wearables vibrants

Ces wearables qui nous font vibrer

De la tenue de sport correctrice de posture, au métronome à portée de poignée, en passant par la sneaker guide touristique, voici un rapide aperçu de quelques wearables bien pensés utilisant des vibrations pour dialoguer et qui nous veulent du bien.

Nadi X : le wearable de yoga qui corrige votre posture

© Nadi X
© Nadi X

L’idée paraît simple à première vue, mais il fallait y penser. La plupart des wearables dans le domaine sportif servent avant tout à mesurer des constantes : rythme cardiaque, distance parcourue, nombre de calories dépensées... Mais c’est peut-être ne pas pousser assez loin le potentiel d’un objet porté à même le corps. Pourquoi ne pas le faire intervenir directement pendant la séance d’exercice ?

Partant de ce constat, la société Wearable X, fondée par Billie Whitehouse, a développé un pantalon de yoga assez particulier. Embarquant des technologies wearables, ce pantalon a la capacité de corriger la posture durant une séance de yoga. Lorsque le vêtement mesure que la posture de son utilisateur est mauvaise, il peut intervenir directement : A travers de douces vibrations envoyées dans les chevilles, les genoux et les hanches, il aide à atteindre la posture idéale. Cette technologie fonctionne avec un smartphone qui communique avec le pantalon en fonction de la posture effectuée par l’utilisateur.

« Ce pantalon de yoga intègre des capteurs et des transmetteurs. Il émet de douces vibrations et des pressions des chevilles aux genoux jusqu’aux hanches. C’est comme s’il faisait partie de votre corps, ça n’a rien à voir avec une smartwatch par exemple » détaille Billie.

Wearable X se revendique comme une société qui développe rapidement des technologies wearables invisibles, imperméables, durables et centrées sur le design (pas toujours le fort des wearables). Dans des sociétés occidentales soumises à une pression importante, le marché du bien-être a encore de beaux jours devant lui. Les solutions comme Nadi X, qui intègrent la technologie au quotidien sans être perçues comme invasives, font le pari probablement gagnant de remettre l’humain au centre. Les conséquences sur la sérénité dans le monde ne seront peut-être pas immédiatement visibles, mais le nombre de sciatiques devrait au moins diminuer…

Soundbrenner Pulse, le métronome à porter au poignet

© Soundbrenner Pulse
© Soundbrenner Pulse

Soundbrenner Pulse utilise quant à lui les vibrations pour remettre les musiciens dans le droit chemin. À porter au poignet comme un bracelet ou autour de la cheville ou du bras, ce métronome envoie des vibrations à chaque temps pour éviter de se décaler. Plus intuitif qu’un métronome classique, Soundbrenner Pulse peut être synchronisé entre musiciens pour que tous jouent au même rythme. À la clé, un sens du rythme accru et une meilleure unité de groupe. Si ce sujet vous intéresse, vous pourrez découvrir d'autres initiatives à la croisée de la musique et de la fashionTech dans un article de notre nouveau numéro.

Sneakairs, les baskets qui font office de guide touristique

© EeasyJet
© EeasyJet

Ce nouveau prototype de chaussure connectée est développé par EasyJet. Une application smartphone couplée à un GPS communique avec la chaussure par Bluetooth. Ainsi, de légères vibrations sont envoyées dans la chaussure lorsque son porteur dévie de son chemin. Il suffit donc de programmer des routes touristiques pour être guidé par ses chaussures dans une ville inconnue. Cet exemple démontre une fois de plus que les sneakers sont un marché très porteur d'innovation (nous en parlions déjà dans cet article).

La ceinture vibrante, nouvelle canne des malvoyants ?

Des chercheurs du MIT ont récemment révélé la mise au point d’un dispositif pour malvoyants qui pourrait (enfin !) remplacer la fameuse canne blanche. Le système fonctionne à l’aide d’une caméra 3D, de moteurs vibrants et d’une interface en braille. La caméra 3D identifie rapidement les surfaces et leurs orientations afin d’alerter le porteur d’un obstacle à moins de deux mètres via des vibrations de la ceinture. Les vibrations augmentent en intensité et en fréquence si l’utilisateur s’approche de l’obstacle. Ce dispositif permet également de repérer une chaise libre d’une chaise occupée, par exemple. Une belle illustration de la façon dont la fashionTech peut améliorer le quotidien des malades et assurer le suivi de notre santé (voir aussi notre article sur la medtech).

Ces wearables connectés ont encore beaucoup à nous offrir pour améliorer notre quotidien et nous faire "vibrer"! ;)


medtech

Medtech et Fashiontech

La ville de Lyon accueillait en novembre dernier son tout premier Hacking Health. Sur un weekend, cet événement dédié à l’innovation dans la santé a vu naître et se développer une vingtaine de projets s’attaquant à des domaines aussi variés que la communication des personnes malentendantes (Logos, prix médico-social), l’accompagnement à la prise de traitement contre l’asthme chez les jeunes enfants (Joe, prix start-up, également lauréat du grand prix du RespirHacktion en septembre 2016) ou encore le suivi de la polyarthrite rhumatoïde (HandstaCare, prix sanitaire).

Hacking Health au service de la Medtech

A l’origine de cet événement d’ampleur mondiale, une volonté de révolutionner le domaine de la santé en mettant en contact des professions qui, en temps normal, ne se croisent que très rarement : designers et médecins, hackers et patients, développeurs et professionnels de santé. Depuis le premier Hacking Health à Montréal en 2012, 45 weekends se sont succédés en quatre ans sur les cinq continents, amenant plus de 7000 participants à travailler en équipe autour de 600 projets dans ces weekends qui allient goût de l’entrepreneuriat et M&Ms à volonté.

2016 oblige, les objets connectés ont occupé une place de choix dans ce Hacking Health lyonnais. Qu’ils soient là pour mesurer, accompagner, conseiller ou communiquer, ces sympathiques compagnons technologiques du quotidien prennent tout leur sens dans des applications liées à la santé. Autant la frénésie actuelle qui voit tout objet devenir impérativement connecté peut parfois sembler futile voire « gadget » dans certains cas (avez-vous vraiment besoin de toilettes connectées ?), autant la santé lui offre des défis urgents, indispensables et à la hauteur de ses possibilités.

Figure : les toilettes connectées Numi Comfort Height de Kohler, développées en 2014, sont équipées d’un détecteur de présence et d’une cuvette chauffante.
Les toilettes connectées Numi Comfort Height de Kohler, développées en 2014, sont équipées d’un détecteur de présence et d’une cuvette chauffante.

Afin d’être capables de mesurer de manière fiable des signaux physiologiques (rythme cardiaque, respiratoire, température du corps, …), ces objets connectés healthtech requièrent bien souvent d’être en contact avec le corps pendant de longues périodes. Or le plastique et le métal, traditionnellement employés, se révèlent lourds, rigides et inconfortables lorsqu’il s’agit de les porter ceux-ci à même la peau. Le Rapael Smart Glove, un gant connecté conçu par l’entreprise coréenne Neofect, apporte certes une solution innovante et efficace pour la rééducation des patients ayant souffert d’un AVC ; mais difficile d’imaginer que cette structure entièrement plastique soit confortable pour son porteur… et donc que le patient à qui cette invention est destinée s’en servira volontiers.

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Le Rapael Smart Glove de Neofect

Les questions liées au confort d’utilisation, à l’ergonomie et à la discrétion sont essentielles pour s’assurer du succès d’un dispositif médical connecté. En cela, les textiles connectés apportent une solution nouvelle, alliant la performance de ses capteurs au confort, à la souplesse et à la facilité d’usage.

Plusieurs des projets initiés durant ce Hackathon lyonnais envisagent d’employer des textiles connectés. Le projet BeActive cherche à encourager la mobilité des personnes âgées. Rien de mieux pour rester en forme que de maintenir une activité physique : c’est vrai à tout âge, et cela devient essentiel pour les seniors, chez qui le maintien de 30 minutes de marche quotidiennes permet de conserver des capacités musculaires, de retarder la dépendance et de fuir la solitude. Parce qu’on n’arrête pas de jouer avec l’âge, BeActive a choisi de proposer le levier de la gamification pour encourager l’activité physique. Une semelle connectée, comme celles proposées par Feet Me ou Digitsole, est reliée à une application sur plate-forme mobile ou sur ordinateur. Vous avez atteint 3000 pas par jour ? Félicitations, vous débloquez le niveau suivant… et gagnez 10 % de réduction chez votre pâtissier préféré, partenaire de l’opération, qui (comme ça tombe bien !) se trouve justement à quelques minutes de marche de chez vous, encourageant une nouvelle sortie. Votre médecin traitant, en parallèle, suit vos progrès au quotidien. Le choix d’une semelle connectée amène une discrétion, une facilité d’usage et un confort que n’auraient pas eus un podomètre ou une montre connectée.

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La semelle connectée de FeetMe

HandstaCare : Medtech et Rhumatologie

Le projet HandstaCare, auquel j’ai eu le plaisir de contribuer, s’est quant à lui attaché à améliorer le suivi des patients atteints de maladies rhumatismales. En effet, le rhumatologue adapte le traitement de son patient en fonction des retours que lui fait celui-ci sur l’évolution de sa maladie entre chaque consultation. Efficace si ce dernier prend le temps de noter au quotidien chaque événement, chaque nouveau symptôme et la fréquence de ses poussées inflammatoires… Mais lorsqu’on sait que six à neuf mois peuvent s’écouler d’une consultation à l’autre, et que ces maladies touchent aussi bien les jeunes actifs que les seniors, on comprend que cette prise de notes puisse être laborieuse et décourageante. Les consultations se déroulent donc fréquemment sur la base du ressenti immédiat du patient. HandstaCare se propose de faciliter ce suivi tout en lui apportant des éléments objectifs complémentaires. Une application sous la forme d’un journal de bord, ergonomique et simple à prendre en main, est accompagnée d’un gant connecté 100 % textile. Ce dernier emploie des capteurs de pression et d’allongement, capables de quantifier la raideur et le gonflement des articulations. Ces capteurs sont formés de fils conducteurs en nanotubes de carbone, des matériaux qui voient leur conductivité électrique changer en fonction de leur déformation. Un prototype est actuellement en cours de préparation, et le groupe de travail souhaite désormais développer une start-up développant commercialement cette technologie.

Medtech
Prototype de gant connecté 100% textile par Handstacare

Medtech et Fashiontech  : l'esthétique en avant

Et la Fashiontech dans tout ça ? L’aspect esthétique est essentiel dans le développement de ces nouveaux produits. Inutile de développer un textile connecté lourd, inconfortable et inesthétique : il aura beau avoir toutes les propriétés techniques nécessaires, personne ne le portera. Une fois leur maladie maîtrisée et stabilisée, de nombreux patients n’ont qu’une envie : l’oublier. Le développement d’une solution technique affichant de manière trop visible son caractère de « dispositif de santé » a donc toutes les chances de ne pas être utilisée ; et ce, alors même que son utilisation pourrait simplifier la vie de son porteur, voire accélérer sa guérison. Un aspect particulièrement essentiel pour les solutions de gérontechnologies (les innovations destinées aux seniors). Proposez un objet connecté à votre grand-mère en lui soutenant que « mais si, mamie, ça a été développé tout exprès pour les vieux ! », vous avez toutes les chances de vous entendre rétorquer que ça va très bien, merci. Une solution medtech efficace devra prendre en compte ces aspects de design, de confort, d’ergonomie et d’esthétique. La sphère fashiontech a donc tout à lui apporter.  Et n’oublions pas que, dans de nombreux cas, les innovations développées pour le médical ont tendance à se démocratiser par le sport… et que le vêtement connecté développé aujourd’hui pour le suivi des maladies cardiaques a toutes les chances d’être votre T-shirt de marathonien de demain.


Loomia

Loomia, prodige du wearable textile !

Topshop, célèbre entreprise anglaise, a créé le Top Pitch,  compétition qui valorisera chaque année un projet "wearable". À cette occasion, la start-up Loomia (qui avant septembre 2016 était connu sous le nom The Crated) s'est de nouveau faite remarquée.

L'occasion parfaite pour ModeLab de vous présenter cette entreprise pleine de promesses. Nous avons rencontré Janett dans les bureaux de Loomia, installés à New York City, dans le bouillonnant quartier de Brooklyn.

à lire aussi : news, Topshop collabore avec bPay 

Le positionnement de Loomia est simple : travailler la matière textile avec la technologie, pour lui apporter de nouvelles capacités (luminosité, conductibilité...).  La start-up, avec sa jeune équipe de 4 employés et quelques freelances ponctuels, réussit aussi bien sur l'aspect technique, la partie recherche, que sur son développement commercial.

Loomia est mobile. Après s'être installée dans les locaux de la School of Visual Arts, au Brooklyn Fashion + Design Accelerator (un espace ouvert à l'initiative du Pratt Institute), elle fixe en septembre 2016 ses bureaux chez New Lab, un espace interdisciplinaire dans lequel travaillent des entreprises spécialisées dans les technologies émergentes.

Loomia, une start-up qui devient vite incontournable

Lancée en août 2013 sous le nom de The Crated, l'entreprise met en place des collaborations prestigieuses, notamment avec Google, et se fait rapidement un nom dans le milieu.

"C'est très « frankensteinisant », de mettre des choses ensemble et d'espérer que ça fonctionne ainsi !" Janett

Elle identifie des problèmes dans l'industrie de la mode, par exemple liés aux batteries, au lavage des composants en machines... et se met au travail pour élaborer des solutions.

"Le feedback des manufactures, des marques, est très important pour nous, ça nous permet de savoir ce qui fonctionne ou non, et comment rendre nos recherches utiles..." Janett

Chaque projet est différent, selon les entreprises qui font appel à leur service, mais toujours basés sur le même savoir-faire, celui d'innover, de créer des prototypes fonctionnels et... adaptés à la production en série !

"No-one is excited about the flour, they care about the cake. We're much more of a flour kind of company" explique la fondatrice Maddy à Wareable.

Loomia est riche des formations différentes de ses employés, et de sa fondatrice qui, a seulement 23 ans, jongle entre les casquettes d' ingénieure, de designer, codeuse... La polyvalence de l'entreprise, son regard transversal, est l'un de ses atouts !

Cette vidéo présente le projet de robe, en collaboration avec Google, pour Zac Posen, présenté à la Fashion Week de New-York l'hiver dernier.

La fondatrice de Loomia, Madison Maxey, a été identifié par Forbes comme l'une des 30 personnalités de moins de 30 ans à suivre !

La FashionTech, soutenue par le gouvernement américain

En 2016, les Etats-Unis ont lancé le programme AFFOA, Advanced Functional Fabrics of America. Il est soutenu par un financement fédéral de 75 millions de $, auquel s'ajoute d'autres fonds (industriels, universitaires...) pour atteindre un total de 137 millions de $. Le projet permettra de développer des textiles high-tech, notamment pour être utilisés par le département de la Défense.

"C'est très intéressant que le gouvernement fédéral soit derrière ce projet, et le porte, l'aide à se développer..." Janett

INTELiTEX, le projet qui séduit TopShop

 

Maddy Maxey développe ce projet lors d'une résidence à Autodesk. Toujours guidée par sa passion pour le matériel textile, elle crée INTELiTEX, qui permet d'avoir une matière flexible et conductible, et ainsi au textile d'être interactif. L'utilisation peut être variée : pour la médecine (électrodes à usage unique pour électrocardiographes...), les vêtements de travail (correction de posture et protections pour les ouvriers, combinaisons d'astronaute...) et pour la mode (robe de gala lumineuse et légère...).

La compétition a duré un mois. The Crated / Loomia est alors en compétition avec d'autres start-up : Luma Legacy (bijoux connectés) et Pins Collective (pins qui ont des gifs pour motifs). Pour Topshop, Loomia utilise sa technologie pour donner naissance a un blazer chauffant. C'est ce projet, permettant de conserver un style moderne tout en ayant une valeur ajoutée très simple à comprendre pour les clients, qui a convaincu le jury. Il sera peut être un jour commercialisé par l'enseigne !

En remportant la compétition de TopShop, Loomia prouve une fois de plus son habilité à comprendre les besoins des entreprises, et développer pour elles, avec son savoir-faire qui lui est propre, un produit adapté au marché.


SldO

Le SIdO dessine les enjeux de la mode de demain

Penser les usages de demain à travers l’Internet des Objets et les objets connectés, telle est la mission du SIdO, showroom professionnel dédié à l’Internet des Objets qui s’est tenu à Lyon les 6 et 7 avril dernier. La deuxième édition du salon, qui a pour vocation de devenir l’évènement leader européen sur ce secteur, regroupait 200 exposants, 5000 visiteurs et 75 experts. L’Internet des Objets, considérée comme la troisième évolution d’Internet, désigne l’ensemble des objets connectés dans les domaines des smart cities, de l’économie, de la santé, du quantified-self, du retail, de la domotique, des transports et de l’industrie. Comme le rappelle Shawn DuBravac, économiste en chef, directeur de la recherche de la Consumer Technology Association et organisateur du Consumer Electronic Show de Las Vegas :

« Aujourd’hui une large part de l’innovation dans l’internet des objets vient de France »

Il positionne ainsi l’hexagone comme un territoire clé de cette industrie émergente. Il souligne aussi que :

« Nous sommes passés d'une ère du est-ce technologiquement envisageable, à une ère du est-ce technologiquement cohérent ? »

et ancre ainsi l’Internet des Objets dans une réalité économique et technologique contemporaine. Quand on sait en effet qu’en 2020, ce secteur représentera 1900 milliards de dollars et pas loin de 30 milliards d’objets connectés, il semble indispensable de s’intéresser aux enjeux de l’Internet des Objets et ses répercussions sur notre vie quotidienne.

richard phan

L’Internet des Objets : quand la technologie est au service du design

C’est un fait, nous vivons aujourd’hui dans un monde physique constitué d’objets (tables, lampes…) et de structures (toits, murs…) inertes. Et pourtant, nous tendons vers un monde de l’objet tout connecté où fenêtres, chaises et miroirs seront directement liés à Internet. Cette transformation de notre environnement nous oblige à repenser nos interactions avec les objets qui constituent notre quotidien. Mais comment interagir et évoluer avec ces objets s’ils ressemblent à des gadgets futuristes ? Le SIdO via l’Internet des Objets dessine l’enjeu majeur et incontournable de l’acceptabilité sociale. Porter des lunettes connectées, c’est bien, porter des lunettes connectées sans être dévisagé dans la rue, c’est mieux. Google en a fait les frais avec l’échec de ses Google Glass : annoncées comme un produit révolutionnaire, elles ne seront finalement pas vendues auprès du  grand public. Le problème majeur ? Un design trop technique qui ne prend pas en compte l’aspect accessoire de mode des lunettes.

La société OPTINVENT, spécialisée dans les smart glasses, a beaucoup travaillé sur cette problématique d’acceptabilité sociale. Constatant qu’il était difficile d’intégrer les lunettes connectées dans le quotidien de M-tout-le-monde, la société a travaillé sur le fait d’amener l’image flottante par un casque audio connecté. En effet, quoi de plus accepté qu’une personne se promenant avec son casque sur les oreilles ? Si l’objet proposé par OPTINVENT au SIdO manque encore d’ergonomie et d’esthétisme, la société semble pour autant être sur la bonne voie pour concilier contraintes technologiques et esthétiques.

OPTINVENT présente son casque connecté lors du SIdO
OPTINVENT présente son casque connecté

L’acceptabilité des objets connectés est donc devenue une véritable problématique de mode intégrée sous la forme des wearables et smart clothes, ces vêtements et accessoires connectés qui peuvent être portés par tous au quotidien. La mode étant un secteur très porté sur l’innovation et le renouvellement (recherche constante de nouveaux textiles et de nouvelles techniques de fabrication, etc.), il semble presque naturel qu’elle s’empare de la problématique des wearables technologies via les objets connectés. Cet impératif de l’objet connecté design, beaucoup d’entreprises l’ont compris et l’intègrent de plus en plus dans leurs produits. C’est notamment le cas d’Oombrella, un parapluie connecté qui envoie des informations météorologiques sur votre smartphone afin de vous spécifier en avance si vous devez oui ou non sortir avec votre parapluie. La marque a pris le parti de tout miser sur le design en créant son parapluie dans un matériel brillant résistant aux UV et au vent.

Parapluie connecté Oombrella
Le parapluie connecté au design travaillé Oombrella

Clément Guillot, co-fondateur d’Oombrella, confirme que plusieurs clients achètent le parapluie uniquement pour son design et que dans ce cas, le côté technologique passe au second plan. La fonction connectée est considérée comme « un plus ». L’objet est associé à un produit de mode, preuve qu’il est complètement accepté par le consommateur. Il est intéressant de souligner que dès lors, l’objet connecté du futur se transforme en objet plateforme : il n’a plus une seule utilité (son côté technologique), mais plusieurs (la fonction technologique, le design…). Un des exemples les plus parlants est celui de la collaboration Apple Watch x Hermès : volonté affirmée de la marque de faire de sa montre connectée un accessoire de mode à part entière.

Un des enjeux majeurs des objets connectés explicité au SIdO est donc de mettre leur technologie au service de leur design afin d’intégrer leur utilisation au quotidien de leur consommateur. La marque De Rigueur a parfaitement compris cet enjeu en prenant le problème à contre-sens. Plutôt que de créer un objet connecté et ensuite d’adapter son design, ce créateur de maroquinerie de luxe proposant des produits raffinés adaptés à la vie moderne, a décidé d’inventer The Connected Sleeve, une pochette qui recharge votre smartphone par induction électromagnétique. La démarche de la marque consiste donc à partir d’un produit déjà désigné et d’ajouter une plus-value grâce à la fonction connectée qui répond à un besoin de son utilisateur.

The Connected Sleeve, la pochette de la marque De Rigueur qui recharge votre smartphone
The Connected Sleeve, la pochette de la marque De Rigueur qui recharge votre smartphone

Le retail connecté, l’enjeu majeur de la mode connectée au SIdO

Cette volonté de répondre aux besoins des utilisateurs doit être la priorité des créateurs et des entreprises du futur et d’aujourd’hui. Créer un objet connecté pour créer un objet connecté n’a aucun intérêt : il faut penser l’usage avant de penser l’objet. Une étude du cabinet Forrester établit que 90% des consommateurs sont prêts à abandonner une marque dès qu’ils sont déçus par la qualité de son service client. Ce constat s’applique tout particulièrement au milieu du retail : l’utilisation d’objets connectés doit être pensée afin de faciliter le parcours client. En ce sens, le centre commercial semble être le futur du magasin connecté selon plusieurs experts présents au SIdO. Endroit privilégié par les consommateurs pour leur expérience shopping, les malls sont également des lieux de flux importants et apporte ainsi une réelle opportunité pour les objets connectés et l’expérience digitale.

https://youtu.be/8GjX80p1aqM

Le but étant de proposer des services aux clients grâce aux objets connectés sans être trop intrusif : l’objet connecté doit être le moyen de rétablir et fluidifier la communication entre le client et le vendeur. Il ne faut pas oublier que si les objets connectés sont de bons moyens d’interaction avec le –potentiel- client, ils sont également une source importante et indispensable de data sur ces derniers. Plusieurs professionnels le soulignent lors des conférences données au SIdO : tout l’enjeu des entreprises consiste à copier le modèle de récolte et d’analyse de cette data sur les sites web, et de la transposer en magasin. On assiste ainsi à une approche plus scientifique et systématique du retail et du web. L’idée est d’utiliser les données pour réenchanter les magasins et continuer d’en faire des points clés de la stratégie des marques. Ainsi, Hub Institute, Think Thank Digital, a repéré les tendances de l’Internet des Objets au CES de Las Vegas. Par exemple, les entreprises utilisent l'IoT afin d’analyser le parcours client et donc d’améliorer leur merchandising, mais aussi dans le but de soutenir les rapports entre leurs vendeurs et leurs clients. Sephora a ainsi remplacé ses caisses fixes par le paiement sur un appareil mobile avec lequel le vendeur se déplace. Ceci casse la logique de frontière de l'espace "caisse", et modifie les relations avec le client.

Les enjeux dans la collecte et l’analyse de data consistent donc à ne pas être trop intrusif en proposant une expérience ludique et simplifiée au client, et en même temps à récolter suffisamment d’informations sur ce dernier pour permettre d’améliorer et de mieux cibler l’expérience consommateur. La société Aldebaran Robotics, présente au SIdO, a choisi d’axer sa stratégie sur la relation client en développant en magasin le robot Pepper conçu pour vivre et évoluer aux côtés des humains. Ce robot positionné en point de vente présente le triple avantage de collecter des données (il peut enregistrer les réponses des clients, déterminer leur âge…), conseiller les clients en leur recommandant des produits (il peut adapter sa proposition de produits aux clients de manière très précise grâce au recueillement des mensurations, de l’historique d’achat…), et de créer un rapport affectif avec les consommateurs (les clients sont bien plus enthousiasmés par l’idée d’interagir avec ce robot plutôt qu’avec un vendeur équipé d’une tablette).

https://youtu.be/osD6O4LAcpo

La marque Fauchon a, quant à elle, décidé de fluidifier la récolte de données sur ses clients grâce à l’installation de portails Wifi dans ses boutiques.  Etant donné que la clientèle étrangère de Fauchon n’a pas toujours accès à Internet sur leur portable, cet accès gratuit en magasin lui permet de rester plus longtemps dans la boutique, de prendre des photos qu’elle partagent sur les réseaux sociaux… La marque augmente ses ventes tout en récupérant des informations clés sur ses clients (Fauchon a ainsi découvert qu’ils possédaient de nombreux clients brésiliens et ont ainsi choisi d’ouvrir une boutique au Brésil) et en détectant grâce aux points de connexion qu’elles sont les zones chaudes de leurs boutiques (souvent la vitrine de pâtisseries).

Le SIdO a permis de mettre en lumière deux enjeux majeurs pour la mode de demain: tout d'abord, l'importance de produits connectés désignés. Tout d'abord conçu par des programmateurs et des informaticiens, Internet en tant qu'Internet des objets, doit désormais être repensé par des designers afin de placer l'expérience consommateur au cœur de ses préoccupations. L'acceptabilité sociale est un des enjeux majeurs de cette transition vers un monde du tout connecté et les designers de demain devront donc se pencher sur cette problématique via les wearables.  Le second aspect primordial est celui du retail connecté puisque le futur de la mode semble se trouver dans des boutiques physiques qui intègrent pleinement les objets connectés.  Les marques devront réussir à parfaitement concilier collecte de données et facilitation du parcours d'achat du client.

La problématique intrinsèque à cette évolution numérique reste la notion de vie privée : dans un monde où nos moindres faits et gestes sont enregistrés et analysés, que vont faire les marques de toutes ces données ? Quel contrôle pour les consommateurs sur les informations qu'ils communiquent ?


sponge suit

Sponge Suit : le bikini qui absorbe les polluants dans l'eau

De nombreux wearables ont été conçus à des fins de surveillance de l'activité du corps humain dans un but médical ou de prévention. Mais avec le Sponge Suit, c'est à l'environnement que la Fashion Tech s'intéresse. Et qu'est-ce que le Sponge Suit ? Un maillot de bain qui possède la particularité d'être capable d'absorber les polluants présents dans l'eau.

Sponge Suit : un matériau de remplissage absorbant et hydrophobe

Composé d'une armature en électro-plastique souple obtenue par impression 3D et d'un matériau de remplissage, le Sponge Suit résulte d'une découverte de Mihri et Cengiz Ozkan, chercheurs à l'Université Riverside en Californie.

À base de carbone, ce fameux matériau de remplissage fonctionne en fait comme un filtre, ou comme une éponge, d'où le nom de Sponge Suit : il évacue l'eau et retient les polluants.

#9AU7_SPONGESUIT / RESHAPE15 par RESHAPE via Vimeo.

Quant à son utilisation dans un maillot de bain, elle est le fruit du travail du cabinet de design et d'architecture Eray Carbajo, basé à New York. Le plastique de l'armature, extrêmement souple, épouse parfaitement le corps humain.

Le Sponge Suit, éco-responsable et recyclable

Le matériau de remplissage en carbone du Sponge Suit est capable d'absorber 25 fois son poids et retient les huiles, les produits chimiques et le sel présents dans l'eau. N'ayez crainte toutefois : ses créateurs assurent qu'aucun de ces éléments ne peut sortir du maillot et se déposer sur la peau s'il n'est pas chauffé à une température de 1000 °C !

Passée cette température en revanche, le matériau se liquéfie et peut donc être recyclé et réutilisé pour produire un nouveau maillot. En effet, les propriétés d'absorption du Sponge Suit s'estompent après une vingtaine d'usage, mais le matériau de remplissage peut être enlevé, recyclé et remplacé.

Le Sponge Suit, une douce utopie ?

La seule question qui persiste est donc celle de l'efficacité : combien de nageurs faudrait-il équiper de Sponge Suits et combien de temps devraient-ils passer à nager dans l'océan pour réduire significativement la pollution ? Difficile de le dire...

Sponge SuitMais les propriétés nettoyantes et de désalinisation du matériau de remplissage ouvrent sans nul doute des portes intéressantes ! En tout cas, le Sponge Suit a remporté en 2015 le 1er prix de la Reshape Wearable Technology Competition. À suivre donc...

Les wearables peuvent aussi vous protéger des ondes, messieurs : pour en savoir plus, lisez notre interview de Thomas Fayon, co-fondateur de la marque The Faraday Project.

Sources :
Bateaux.com
Creapills.com
Ouest France
Sciencepost.fr
Onearth.org


La protection pensée par la FashionTech

Imprégnés de technologies, nos environnements sont constamment modifiés. Le développement technique comporte de nombreux bienfaits (on ne vous dira pas le contraire chez Modelab), mais évidemment leurs effets ne sont pas tout roses. Certains entrepreneurs en FashionTech se positionnent sur de nouveaux marchés, pour permettre à leurs contemporains (c'est-à-dire nous) de profiter des avancées actuelles, et de réduire leurs aspects négatifs.

Nous vous en présentons 3 français qui travaillent sur la protection aujourd'hui : les foulards de la marque Wair qui ont pour projet de protéger de la pollution de l'air, les costumes Dupuy de Lôme qui évitent le piratage de données, et les boxers Spartan, écrin de protection pour les "bijoux de familles".

Wair, foulard anti-pollution connecté

On a peut-être inventé Internet et toute une flopée de mondes virtuels merveilleux, mais on a pas encore trouvé le moyen de sauver notre bonne vieille terre.
En attendant, Caroline Van Renterghem (ambassadrice et membre active de la fédération FashionTech évoquée aussi ici) se lance dans entrepreneuriat avec comme projet Wair, un foulard équipé d'un petit boitier qui filtre l'air pollué et diffuse un air sain au besoin. Équipé de capteurs, il envoie également des informations à l'application "be awair" qui recoupe celles de tous les foulards en circulation et les informations publiques de la qualité de l'air. Celles-ci sont retranscrites sur une carte collaborative accessible à tous les utilisateurs de l'application, qui sera gratuite.
Un crowdfunding est prévu en Septembre 2016. En attendant retrouver le projet sur Facebook.

Dupuy de Lôme

Dupuy de Lôme, costume de l'homme 3.0

Qui dit danger lié aux nouvelles technologies dit rapidement espionnage ! Piratage ! Violation de la vie privée !
Bon, ces histoires de cookies donnent faim mais aussi la drôle d'impression  d'être constamment sous surveillance. Pour se débarrasser de ce sentiment désagréable,  on vous a déjà parlé par exemple de veste anti-papazzi...
Aujourd'hui c'est une autre innovation qui nous intéresse, le costume Ecran Total de la nouvelle marque pour homme Dupuy de Lôme. Celui-ci permet de protéger ses smartphones et ses cartes de crédits des vols de données réalisés par exemple avec la Near Field Communication. En effet, sans contact des informations comme le numéro de CB et sa date d'expiration sont récupérables. Chez Dupuy de Lôme, " les poches du costume sont conçues pour opérer telle une cage de Faraday et générer une protection bloquant les ondes".

Spartan

Spartan, boxer qui protège des ondes

Pour Spartan il est important de pouvoir continuer à utiliser les technologies actuelles, sans que cela ait un impact négatif sur la santé.  Spartan propose des boxers au design étudié, protégeant des ondes (wifi et celles des téléphones portables). Ils sont fabriqués avec des fibres d'argent pur intégrées dans le tissage de coton, afin de créer une protection électromagnétique. Les fibres d'argents ont aussi un effet anti-bactérien. La marque a lancé sa campagne de crowdfunding le Lundi 9 Novembre !


C'est parti pour le tatouage connecté ?

En 2015, mêler tatouage et nouvelles technologies peut donner des résultats inattendus : faire bugger l'Apple Watch, observer des modifications du motif après son application sur la peau, permettre de se débarrasser d'un geste quotidien... le tatouage connecté va-t-il s'imposer ?

Une apple watch au poignet

Apple Watch VS poignets tatoués

La montre Apple, objet connecté s'adressant au grand public, a fait coulé beaucoup d'encre depuis sa sortie le 24 Avril 2015. Les clients tatoués ont eu la surprise de ne pas pouvoir utiliser le produit... La lumière des capteurs de la montre pouvait être obstruée par l'encre du tatouage... celle-ci en étant complètement perturbée !

Si les testeurs des produits Apple ne sont apparemment pas branchés tatouage, beaucoup d'entreprises se penchent sur la possibilité d'installer leurs technologies à même la peau.

Les recherches sur le tatouage connecté en plein essor

wearing a mood ring

Vous souvenez-vous de la mode des mood rings ? Créées en 1975, ces bagues changent de couleurs en fonction de l'humeur de la personne qui la porte (ou selon la température, choisissez votre version ;)). Ce procédé pourrait-être réadapté par des marques de beautés, imaginez des poudres qui ajustent leur teintes selon votre émotion ! Des tatouages éphémères reprennent cette idée en utilisant la couleur, la luminosité du motif pour transmettre une information.

project by Divya Seshadri and Meghan O'Neill
SafeStamp

Pour déterminer le niveau d'alcool présent dans le sang, le SafeStamp utilise une micro puce qui analyse la sueur de la personne qui le porte. Le prototype a été créé par deux étudiantes américaines :  Chennai Divya Seshadri et Meghan O'Neill, qui avaient déjà travaillé à la création d'un soutien gorge pour détecter le cancer du sein avec la marque Victoria Secret. SafeStamp a remporté le prix Futur Lions 2015 à Cannes et est quant à lui soutenu par la marque Heineken. Le prix de la puce nécessaire à son fonctionnement est actuellement d'1$, abordable pour remplacer les tampons d'entrées en soirée ! 

En attendant d'être tous des cyborgs, on peut déjà s'implanter des petits éléments pour se libérer les mains, remplacer des petits gestes qui nous font perdre quelques précieuses secondes au quotidien.

Des technologies à même la peau, déjà utilisées pour veiller sur la santé

Electronic Skin - John A. Rogers
Electronic Skin - John A. Rogers

Appliquer sur la peau des capteurs permet de pouvoir analyser notre corps, lui donner un nouveau moyen d'expression, le comprendre. La première utilisation des tatouages connectés concerne donc la santé. L’Université UCSD en Californie a mis au point un tatouage temporaire, composé de capteurs électro-chimiques qui peuvent récolter des informations, les analyser et les communiquer. Cette technologie ouvre de nombreuses possibilités. De la même manière, l'invention de la chinoise Lu Nanshu, l’Electronic Tattoos, une membrane en silicone qui épouse les mouvements du corps, permet d'analyser l'état de santé de la personne. Par exemple, lors d'un suivi médical, les informations sont récoltées directement et peuvent être traitées à distance, ce qui permet de limiter les déplacement de la personne malade.

Certains parlent de peaux électroniques, et la plupart des projets actuels n'utilisent pas la technique du tatouage mais créent principalement des motifs applicables sur la peau de manière éphémère.

C'est le cas de Chaotic Moon Studios:

Une autre des problématiques les plus répandue est celle de la connexion avec le téléphone.

Est-il temps de fusionner avec nos téléphones portables?

la meilleure photo
la meilleure photo

Un brevet de tatouage autocollant servant de kit main libre a été déposé par Motorola. Installé au niveau de la gorge il pourrait avec ses émetteurs-récepteurs permettre de passer des appels.

Pour déverrouiller son mobile, la société VivaLnk propose de remplacer le code pin par le simple contact avec un tatouage adhésif.
L'entreprise Dangerous Things a quant à elle développé la puce NFC, qui, implantée sous la peau du doigt peut servir à la même fonction, et permet aussi de stocker des petites quantités de données (comme une liste de contact par exemple). Elle délivre un « kit » après commande sur le web, et laisse ses clients s'implanter eux-même la puce, et choisir ses fonctions. La recherche esthétique n'est pas prise en compte dans leur projet.

puce

Nokia a déposé un brevet pour un « tatouage » pouvant se connecter à un téléphone portable. Il prend la forme d'un patch amovible, et fonctionne avec des ondes dynamiques magnétiques, qui permettent de sentir une vibration lors de la réception d'un appel, d'un message ou d'un mail. Comme la forme du tatouage et son emplacement, la vibration est elle aussi personnalisable. Dans son brevet, Nokia évoque aussi la possibilité de fonctionner avec un vrai tatouage connecté, réalisé avec de l'encre ferromagnétique! 

by NewDealDesign

Le prototype d'Underskin fonctionne grâce à l'énergie électrochimique du corps et a été mis au point par NewDealDesign. Leur projet d'ici cinq ans est de permettre avec un tatouage connecté de débloquer une carte de crédit, la porte de chez soi, ou encore d'échanger des données en se serrant la main. Ce que certain bracelets connectés permettent aujourd'hui.

Le collectif Grindhouse Wetware, composé de biohackers, à développé un implant lumineux, le "Northstar V1". Les leds se retrouvent sous la peau pour un résultat plutôt bluffant:

Pour en savoir plus, nous vous conseillons cet article sur Ladn.eu.

Va-t-on se débarrasser des objets ?

Patchs pour suivre en temps réel sa santé, autocollants pour remplacer son téléphone, ses clés ou encore son disque dur...

Tous ces projets vont dans la même direction : nous rendre de plus en plus connectés tout en faisant disparaître l’objet progressivement...  la question de l’esthétique disparaîtra-t-elle aussi en emportant la FashionTech?


Recon Jet

Pas de Google Glass ? Tant pis nous on a les Recon Jet !

Aujourd’hui à la Rédac de ModeLab nous avons reçu un joli cadeau à l’essai. Je dis ça surtout pour moi (Clément) car ça me fait un bon prétexte pour aller m’entraîner tout en travaillant. Nous avons donc reçu la toute dernière création de la société canadienne Recon Instrument spécialiste en Head-Up Display (HUD) ou affichage tête haute dans la langue de Molière. Les lunettes connectées Recon Jet s’adressent aux sportifs occasionnels et aux sportifs de haut niveau et sont présentées comme des “lunettes intelligentes pour votre style de vie actif”.

D’après mon interprétation philoso-marketing ce sont des lunettes connectées composées d’un vrai concentré de technologie mais avec un style #sportech agressif et racé qui doivent améliorer la pratique du sport. Cela tombe bien la convergence de la mode, de la technologie et du sport c’est notre domaine. Nous nous sommes donc intéressés à ces lunettes connectées de plus près : style et usages.

Première prise de contact : le packaging

Étant habitué aux produits Apple et à l’expérience qu’ils procurent dès le déballage la barre est haute. Derrière le carton du transporteur, je découvre la Recon Jet Box. Première surprise, la taille de la boite est bien supérieure à ce que j’attendais. Le packaging est soigné, noir et brillant, les visuels racés en accord avec la communication sur le site. Au fur et à mesure des couches d’emballage, je découvre les lunettes la boite de transport contenant les lunettes et les accessoires fournis : chargeur (oui désormais vous allez aussi charger vos lunettes), verres de rechange (3 couleurs) pour les sorties nocturnes ou dans le brouillard. Pour ma part je n’ai eu que les verres solaires pour l’essai. Les lunettes sont là dans leur écrin en mousse, pas très classe mais protecteur. Les choses sérieuses vont pouvoir commencer.

Premiers essayages

Comme toute bonne paire de lunette le style est important mais aussi leur accord avec le visage. C’est encore assez rare pour le souligner mais “essayer de la technologie” c’est toujours aussi différent des essais de vêtement ou d’accessoire traditionnels. On entre ici dans une nouvelle dimension où un produit doit non seulement répondre à des attentes fonctionnelles, être porteur de style et d’émotions même dans son utilisation, mais aussi être à la bonne taille. Je m’étais demandé si différentes dimensions et modèles seraient proposés, pour les femmes mais aussi pour les hommes. La réponse est non. Les lunettes disposent de plaquettes et de branches réglables. Je trouve qu’elles me vont plutôt bien pour des lunettes de sport “techniques” en tout cas c’est mon avis, mais au bureau Laura et Perrine ne sont pas vraiment fan, il est vrai que les lunettes sont grandes et hautes.

Recon Jet

Le premier allumage

Maintenant que j’ai adapté les lunettes à mon visage il est temps de les allumer. Après avoir retiré la languette de contact batterie, une pression sur le bouton power situé sous la branche droite et le démarrage est lancé. Contrairement à une montre gps sportive (pour ma part une Suunto Ambit 3 Sport) c’est un vrai ordinateur qui se cache derrière les verres des Recon Jet, avec certaines contraintes identiques comme un (long) temps de démarrage. Au bout de quelques secondes ça y est, enfin, je vois un écran depuis mon œil droit, un peu flou au début (après quelques minutes d’utilisation mon oeil s’est très bien fait à la distance et je voyais parfaitement), et apparaissent les premières informations à l’écran : le classique “Please connect to a computer”... Plus de peur que de mal, tout se passe bien. En version accélérée ça donne 6 étapes et 25 minutes. On connecte les lunettes à un ordinateur (MacBook Pro pour moi), téléchargement et installation (rapide) de l’outil Recon Uplink, téléchargement de la dernière version du système de Recon OS, synchronisation, redémarrage.

Bref, un conseil donc, ne prévoyez pas de partir courir dans les 5 minutes du déballage de votre jouet. Prévoyez les 25 minutes d’installation et mise à jour et aussi le temps de pleine charge (quelques heures).

L’écosystème logiciel

Recon Engage

Pendant ces longues minutes, j’ai pu installer et faire le tour de l’app iOS Recon Engage qui sert à visualiser et partager ses activités mais aussi configurer quelques unes des nombreuses options des lunettes (Voir plus bas). Et faire connaissance avec la version web du site http://engage.reconinstruments.com qui fait la même chose mais en plus complet.

Recon Instrument le fabricant canadien de ces Recon Jet reprend et applique aux lunettes le modèle multi-plateforme des grands acteurs du marché des montres GPS comme Garmin (Garmin Connect web + app), Suunto (Suunto Movescount web + app) ou Polar (Polar Flow + app) pour ne citer qu’eux.

L’écosystème matériel

On aura l’occasion de revenir sur ce point, chez Recon Jet on ne choisit pas, on met tout. Les lunettes sont donc (vraiment) bardées de technologie. Pour ce qui nous intéresse, c’est à dire la connectivité et la compatibilité avec mes accessoires et équipements actuels il y a le choix : Wifi, Bluetooth LE (4.0) et ANT+. Je vais donc en théorie pouvoir utiliser au choix ma ceinture cardiofrequencemètre Garmin (ANT+) ou Suunto (Bluetooth).

 L’écosystème est ouvert. Bonne nouvelle, cela veut dire que si les “Jets” rencontrent le succès, de nombreux fabricants d’accessoires et capteurs vont s’atteler à rendre leur équipement compatible. Cela ferait de ces lunettes une plateforme centrale et permettrait de s’adapter à de nombreux besoins dans de nombreux sports, je pense notamment au retour vidéo en direct pour travailler des points techniques, au pilotage d’objet ou encore aux applications non sportives dans les milieux industriels notamment.

A l’heure actuelle on trouve déjà quelques applications dans le Store dédié aux lunettes. On notera notamment les app non officielles de « commande à distance » pour les action cam GoPro et Garmin Virb. Le succès des ventes de Jet sera déterminant pour la richesse des applications disponibles par la suite.

Premier essai en trail

Les “Jet” chargées et à jour, cette fois c’est la bonne. Je me posais quelques questions avant ma sortie concernant l’usage des lunettes. Cette protubérance devant mon œil droit ne va-t-il pas perturber mon champs de vision ? Les lunettes vont-elles tenir en place ? Quelle sera la précision des données ? Je pars pour un tout petit tour de « trail » pour me faire un vrai avis. Je suis équipé de ma montre et ma ceinture cardiofréquencemètre Suunto, et j’ai ajouté ma ceinture cardio Garmin jumelée aux « Jet » pour pouvoir comparer les données.

Départ du centre ville, je sélectionne dans l’interface des lunettes l’un des deux sports préconfiguré (running ou biking) « new activity » / « Running ». Première remarque, dans la rue on me regarde de travers pendant que je navigue dans le menu des « Jet ». Il faudra s’y faire car plus encore qu’avec un smartphone on est dans un nouveau monde virtuel et naviguer dans l’interface à l’arrêt nous met dans une posture étrange :

Scott Summers X-men

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La recherche du GPS s’effectue aussi rapidement que la Suunto, je lance les deux activités simultanément. Les lunettes m’affichent des chrono improbables au début de la course en ville, sinon la mesure de fréquence cardiaque fonctionne très bien et est identique sur les deux produits. Par rapport à mes questions d’avant course, je n’ai pas de gêne particulière au niveau de la vision en ville, il n’y a de toute façon pas beaucoup d’obstacles. En revanche, très vite je ressens le besoin de recaler les lunettes sur mon nez.

C’est assez intéressant d’avoir les informations GPS à « porté d’oeil » sans avoir à regarder sa montre ni à détourner entièrement le regard de son chemin. Trois écrans sont préconfigurés avec les données que l’on retrouve sur toutes les montres : FC, chrono, distance, rythme/km, ascension etc… Et d’autres écrans plus inhabituels : le cap, le plan et sa position en direct. Je ne fais pas de course d’orientation mais cela peut-être utile d’avoir son cap en direct sans sortir quoi que ce soit de sa poche. Pour ce qui est du plan en direct j’ai trouvé impossible de courir et regarder simultanément le plan.

Dès la sortie de la ville, j’attaque la Bastille par la Vierge Noire, pour mon petit tour « pas le temps de m’entraîner longtemps ». Le chemin est raide, caillouteux, parfois boueux ou lisse. L’attention est toujours importante. Dans ces conditions les lunettes bougent un peu sur mon nez m’obligeant à les recaler (très) régulièrement, c’est gênant. Je m’aperçois pendant la course que la vision périphérique n’est pas excellente du fait de la présence des composants sur les côtés. La protubérance contenant l’écran devient un peu gênante parfois sans pour autant que cela soit critique en montée et sur le plat.

C’est toujours avec les lunettes sur le nez que j’aborde la descente. Grosse déconvenue. Mon champs de vision naturel était complètement obstrué sur l’œil droit par l’écran et son support. J’ai manqué à 2 reprises de trébucher et m’étaler sur le sol caillouteux. Et c’est donc les lunettes à la main que j’ai redescendu mon parcours, dommage. Je me surprenais dans la descente à rechercher les informations du chronomètre et de la FC en regardant en bas à droite, preuve que les automatismes à l’usage viennent très vite. De manière générale, l’usage en course à pied était confortable sur chemin lisse ou en tout cas sans obstacles majeurs.

Essais en vélo

Comme le mettent en avant la plupart des vidéos promotionnelles de la marque, les « Jets » sont faites pour le vélo. C’est vrai.

Après mon premier essai en trail, deux points primordiaux étaient à vérifier : la tenue des lunettes et la vision plein champs. C’est confirmé, les Jet sont des lunettes conçues pour le vélo avant tout. En effet, les lunettes tiennent très bien en place en vélo (de route, je précise) car les chocs sont inexistants comparé à la course à pied. Et, surprise le champs de vision est bien meilleur en vélo, je m’explique. En course à pied la position de la tête est verticale, le regard peut aller vers l’horizon où aucune protubérance n’est gênante mais lorsque l’on regarde en champs proche « devant ses pieds » alors la vision est altérée. A vélo, la position « couchée » du cyclise offre un excellent confort de vision de l’horizon mais également une bonne vision proche. Les vitesses sont également très différentes; à 15 km/h on regarde ce qui arrive devant soi; au dessus de 25 km/h l’anticipation augmente et le regard s’éloigne pour aller chercher les trajectoires et les éventuels obstacles au delà de 5 mètres.

C’est avec plaisir que j’ai réalisé quelques sorties en vélo, alternant plat, montée, descente et usage urbain. Si les trois premiers ne posent aucun problème, je ne me suis jamais senti très à l’aise avec un usage urbain. L’usage vélo est naturel mais le champs de vision périphérique nécessaire en ville est bien supérieur à celui des sorties sur route ou pistes cyclables.

L’affichage des données à deux roues est efficace, intéressant et non intrusif, il évite d’avoir une installation spécifique sur son vélo avec un compteur mais il ne peut rivaliser en terme de performance. L’autonomie en premier lieu est limité à environ 4 heures en usage sport, les amateurs de longues sorties ou de randonnées de plusieurs jours devront donc emporter avec eux un chargeur de plus, ou se contenter de leur bon vieux compteur.

Ce qu'il faut retenir :

Recon Instrument innove dans un domaine très concurrentiel où la technologie est déjà présente depuis longtemps. Le besoin d’information en direct chez les sportifs a toujours été fort. Au fur et à mesure des avancées technologiques le nombre d’informations n’a fait qu’augmenter et le marché se segmenter. Sont apparus d’abord les premières montre chronomètres, puis les compteurs kilométriques… Aujourd’hui les accessoires spécifiques comme les compteurs vélo GPS et les montres GPS multisports ou ultraspécifiques sont monnaie courante. Chaque année le renouvellement n’apporte que des améliorations mineures en terme de performance ou de mesure. Jusqu’aux Recon Jets.

C’est avec ce regard que la vision de l’entreprise canadienne est intéressante :
Amener les avancées du Head-Up Display (affichage tête haute) jusqu’ici réservé aux avions de chasses ou aux voitures est une approche qui sans aucun doute fait sens. Ne plus chercher l’information, ne plus détourner le regard de son chemin, favoriser la concentration et en définitive améliorer la performance. Les Jets sont donc un premier pas non négligeable dans ce domaine et offrent de nouveaux usages tout en amenant de nouvelles questions.

Pour ma part, remplacer mes équipements multisports ou ultraspécifiques n’est pas encore possible avec cette première version des Jets, les problèmes du champ de vision et de la tenue des lunettes en sont les premières raisons. La pratique quotidienne voire biquotidienne d’un sport outdoor requiert une simplicité d’utilisation optimum, une fiabilité et un confort qui ne sont pas encore atteint selon moi sur le Jets. L’ambition de la marque est grande, peut être un peu trop. La liste des fonctions des lunettes fait tourner la tête : photo, vidéo, gps, cardiofréquencemètre, kit main libre, vue des messages et des appels, … Des fonctions que je n’utilise pas simultanément dans ma pratique sportive mais qui peuvent intéresser des sportifs occasionnels technophiles. A défaut de se focaliser sur une seule chose et de le faire mieux que les équipements actuels, Recon Instrument propose une multitude de petites différences qui font plus penser que les Jets sont le prototype des lunettes sportives ultimes que Recon prépare. On ne peut leur reprocher d’avoir lancer une démarche si différenciatrice sur le marché et souhaitons à Recon Instrument tout le meilleur pour la suite. Impliquer des athlètes et sportifs occasionnels dans leur démarche de création aiderait à choisir quels caractéristiques du produit sont clés, et lesquelles sont superflues.

 

Un grand merci à Xtrème Vidéo pour nous avoir permis de réaliser ce test.

Pour contacter le distributeur France :  Xtrème Vidéo.

Un grand merci à certains de mes étudiants de Grenoble EM qui se sont également prêtés à de petits commentaires concernant l’aspect Fashion du produit :

 Carolina, Brésil

the model is really interesting for sports players, since it looks a lot like what surfers and runners use. At the same time, I believe the male consumers will find it more appealing.

Maybe it would be interesting to develop a model with more colors and that look more high fashion/sun glasses that we can find in famous labels (Chanel, Dior, etc.)

 

Noëlle, France

La première chose est que le plastique utilisé ainsi que la forme des composants qui sont ajoutés aux lunettes font un peu vieux. Le plastique est opaque et les formes un peu trop carrées. Sinon le fait que les lunettes fassent miroir, ça le fait !

Edouard, France

Je dirais que l'aspect fashion n'est clairement pas abouti. On est plus sur un objet qui veut se donner une forme assumée futuriste, sauf qu'avec un plastique qui a l'air aussi cheap ça ne fonctionne pas ! De plus elles sont trop larges pour la majorité des têtes, ça donne une effet robocop. L'emplacement des unités électroniques n'est pas idiot, ça permet de répartir le poids et visuellement ça n'est pas choquant.


IOT

Les objets connectés : grande valeur ajoutée pour les entreprises.

Entrepreneurs, industriels,

Vous entendez parler des objets connectés (IOT) un peu partout mais avez-vous déjà pensé que cela puisse être utile pour votre entreprise ?

C’est vrai ; on entend beaucoup parler des objets connectés dans le sport, pour la santé où ils sont déjà démocratisés. Aujourd’hui, les médecins peuvent utiliser leur voix pour partager les données d’un patient pour plus d’efficacité via une smartwatch par exemple. Mais il existe une multitude d’objets aux fonctions différentes.

D’ici 5 ans, 50 milliards d’objets connectés (+ de 15% par rapport au marché actuel) sont prévus.
Avec ces chiffres en tête, nous pouvons facilement estimer vous et moi que les entreprises seront touchées et séduites par l’utilisation des IOT.

Que ce soit au niveau de la création, de la production, du service client ou encore de l’organisation même de l’entreprise, l’objet connecté sera utilisé à tous les niveaux de la chaîne de valeur.

Le fait que Google est retiré en Janvier les Google Glass du marché BtoC pour un repositionnement BtoB appuie mon résonnement.

Les wearables vont transformer les entreprises en multipliant leurs scénarios de travail et le fait de pouvoir accéder aux données en temps réel ce qui aura pour conséquence de booster la productivité d’une entreprise vers de nouveaux sommets.

Concrètement dans quels domaines les objets connectés peuvent être utiles ?

  • Au niveau organisationnel

Accenture Technology Labs a dévoilé une étude sur les wearables et démontre que les IOT augmentent la productivité des employés en ayant un accès aux informations en temps réel, créent une collaboration libre et plus transparente ce qui permet même aux utilisateurs les moins expérimentés de s’adapter aux valeurs des entreprises.

Aujourd’hui, grâce aux technologies, les entreprises sont plus libres. Elles peuvent travailler à distance avec différentes parties prenantes en optimisant le temps et leur efficacité. Les applications, le cloud computing sont devenus des outils indispensables pour l’organisation interne.

L'heureux hasard à fait que j'ai pu découvrir lors du forum 5I à Grenoble, le jeudi 28 mai 2015, la technologie abeeway permettant de rendre n'importe quel objet connecté.  Imaginez toutes les possibilités pour votre entreprise ?  Besoin d'un exemple ? Je le comprends !produit-abeeway

Vous êtes une entité qui loue des bennes à ordures pour les entreprises, avez-vous le contrôle de la localisation de vos bennes ?  Qui les utilisent ? Ont-elles besoin d'être vidées ?

Cette technologie permet de gérer n'importe quel objet à distance et à moindre coût.

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  • Au niveau du service client

Les magasins Phygital sont en plein essor pour offrir aux clients de nouvelles expériences. Les vendeurs sont de plus en plus équipés de tablettes pour contrôler le merchandising et la gestion des stocks.

Des trackers commencent à être intégrés en boutique pour pouvoir suivre le consommateur et lui proposer des produits adaptés.

La technologie NFC qui permet le paiement sans contact ou la diffusion d’informations d’un portable à un PC est de plus en plus utilisée.

Ou encore « Le QR code pour comprendre les usages d’un appareil grâce à l’ouverture d’une page Internet, une notice ou une vidéo. »

Le but étant de faciliter le cheminement du produit jusqu’au client en adaptant son service pour se différencier, l’un des facteurs clés de succès dans un monde hyper compétitif.

à relire -La révolution du Phygital est en marche !

  • Dans le domaine dans la logistique

L’objectif pour ce secteur d’activité est de livrer plus rapidement et que le client puisse suivre sa commande. Des IOT peuvent permettre aux livreurs d’avoir des renseignements sur les conditions de route, optimiser les temps de livraisons et un tracking en temps réel.

En effet, des technologies telle que Primo1D permettent d’intégrer un fil conducteur dans le textile pour avoir une estimation en temps réel des stocks. Ou plus récemment, l’institut de recherche sierrois Icare et l’organisation mondiale des douanes ont créé une application pour les lunettes connectées pour lutter contre la contrefaçon grâce à un code-barres. Ce dernier permet d’avoir une traçabilité du produit  jusqu’à la livraison.Infographie-Objet-connecté

  •  Mais qu’en pensent les employés ?

Si certains salariés restent sceptiques ou ont du mal à se faire au changement, la plupart des salariés sont curieux et enthousiastes vis-à-vis des IOT en entreprise.

D'après une enquête menée par PwC, 77% des répondants pensent que c'est un bénéfice d'utiliser les conseils d'un accessoire connecté pour booster leur efficacité et leur productivité au travail.
Par exemple, le fait de pouvoir suivre une procédure tout en ayant les mains libres facilitent l'accomplissement d'une tâche.

  • Au niveau de la sécurité  ?

Évidemment les objets connectés soulèvent énormément de questions. Où vont vos données ? Comment protéger vos idées ? Maddyness explique dans un de ses articles que « 80% des objets connectés présentant des failles de sécurité, soit 4 milliards d’appareils », ce qui laisse à penser que les créateurs de ces objets se lancent trop rapidement pour une histoire de « Time to market ». C'est-à-dire que les entreprises se lancent trop tôt sur le marché dans le but d'être leader ou d'en tirer un avantage concurrentiel alors que leur produit n'est pas vraiment prêt.

Pendant le forum 5i, Vincent Roca de Privatix signalait qu'à partir de 4 points de géolocalisation on peut localiser à 95% une personne.  On comprend que les entreprises peuvent être effrayés par la possibilité d'être hacker,  d'avoir tout un flux de données à stocker et les problèmes liés aux mises à jour de l'infrastructure.
Ce domaine de sécurisation des données représentent donc une opportunité pour de nouvelles entreprises.

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Une technologie infaillible peut-être LA valeur ajoutée de l’entreprise ? Qu’en pensez-vous ?


Google Glass

5 raisons de l'échec des Google Glass

Annoncé comme un produit révolutionnaire et attendu par certains depuis 2012, le projet Google Glass a fait beaucoup de bruit pour finalement pas grand-chose. Alors que les lunettes intelligentes du géant américain auraient dû être commercialisées en début de l’année 2015, c’est dès le mois de Janvier que la nouvelle est confirmée : les Google Glass ne seront pas vendues auprès des particuliers, en tout cas pas en état.

Pour comprendre pourquoi, revenons sur les 5 principales raisons d’échec des Google Glass.

1. Un produit trop avant-gardiste

Sergei BrinL’annonce des Google Glass par Sergueï Brin, co-fondateur de Google, en a fait rêver plus d’un. Le dirigeant qui ne sortait plus sans son modèle pensait révolutionner la communication avec des lunettes qui permettent d’être connecté mais sans s’exclure d’une conversation.

Projet tenu secret dans les laboratoires Google X depuis 2011, c’est pendant la conférence annuelle du groupe présentant tous les projets en cours (Conférence Google I/O de 2012) que les Google Glass sont présentées comme le produit phare, étant mises en avant dans une vidéo où des parachutistes filment leurs chutes.

Certes les technophiles sont tout de suite intéressés mais quand est-il de Mr-Tout-Le Monde ? Et bien, il se questionne sur les usages de l’appareil ou trouve cela tout simplement ridicule et inutile. En outre : le marché n’est pas prêt. Les consommateurs potentiels n'en comprennent pas l'utilité et trouvent plus d'inconvénients que d'avantages (problèmes de vie privée, danger pour la santé, prix...). Là, nous comprenons que l’enjeu pour Google est de parvenir à vendre cette innovation de rupture à des consommateurs comme vous et moi. Mission échouée car malgré une communication abondante, les consommateurs ne sont pas décidés à bouleverser leurs habitudes. Surtout que d’autres freins pèsent sur l’acte d’achat…

2. Le manque de protection de la vie privée

D’après une étude réalisée par Toluna-Group : 72% des américains refusent d’acheter les Google Glass à cause de l’atteinte à la vie privée. Imaginez-vous dans un bar et qu’une personne autour de vous porte des Google Glass. Elle pourrait très bien vous filmez à votre insu et le publiez instantanément sur les réseaux sociaux. La différence avec un smartphone : on remarque tout de suite quand quelqu’un sort son téléphone de sa poche et le tient en main pour filmer alors que pour les lunettes, seul un petit point rouge s’allume sur le côté… Difficile d’y prêter attention pour vérifier (surtout si vous êtes loin et que la lumière du bar est tamisée). Et puis avec les lunettes intelligentes, il devient facile pour votre interlocuteur de récupérer vos informations personnelles. On s’imagine que les hackers trouveront vite un moyen de contourner les barrières de protection et pourront avoir accès à vos données personnelles. Ainsi l’industrie du cinéma, des casinos ou des bars ont déjà clamés leur veto sur le port des lunettes dans leurs établissements les considérants comme une menace.

En plus d’être une intrusion dans la vie d’autrui, Google s’infiltre aussi dans la vie du porteur. Une fois les lunettes allumées, un lot d’informations est récolté via la géolocalisation qui indique où vous êtes, le moteur de recherche qui enregistre les recherches que vous avez effectuées, les applications qui mémorisent vos activités journalières… Bien sûr, toutes ces informations étant récoltées pour être utilisées à des fins commerciales.

3. Une technologie pas assez au point

Quand vous voulez acheter un nouvel appareil électronique, parmi vos premières questions vient celle sur son autonomie. Ici, la durée de vie de la batterie n’excède pas une journée. Encore pire si la fonction vidéo est utilisée : là ça se réduit directement à quelques heures. Pourtant après 4 ans de recherche et développement, ce problème majeur n’est pas résolu. Nous comprenons alors que la version proposée à la vente n’est qu’une version prototype qui n’est pas encore perfectionnée.

Glass blue

Concernant ses fonctionnalités, elles sont encore limitées. Comme votre smartphone, les Google Glass nécessitent des applications or très peu d’entre elles sont développées mises à part celles appartenant à Google. Pour y contrer, Google avait lancé sur Twitter & Google +, le hashtag #IfIhadGlass pour récolter les avis des internautes sur l’usage qu’ils feraient s’ils étaient en possession des fameuses lunettes. Des milliers d’idées ont émergés comme par exemple : du sous-titrage en temps réel, des jeux en réalité augmentée ou encore un appel automatique aux urgences si vous rencontrez une personne blessée.

4. Un produit trop technique

Glass evolution
Évolution des Google Glass

Une fois le produit en main : pour quelle utilisation ? Pour Mr-Tout-Le-Monde, rien de nouveau que votre smartphone ne sache pas faire. En plus si on compare la taille de l’écran et du clavier, le mobile reste plus simple à utiliser. Le produit est donc trop complexe pour être adapté à un consommateur lambda mais s’adresse plutôt à des technophiles. D’ailleurs, le programme Google Explorer Edition l’illustre bien. Le but du programme : créer une communauté de « bêta-testeurs » pour récolter leurs impressions avec la condition de débourser 1500$ et d’être américain.

Puis le produit est totalement impersonnel. Depuis quelques années, les lunettes de vue sont devenues de véritables accessoires de mode. C’est avec une simplicité enfantine que les branches se changent à volonté pour s’assortir à toutes nos tenues. Mais avec les Google Glass ce n’est pas la même histoire : le produit est trop spécifique avec seulement 5 couleurs disponibles.

5. Une communication vers la mauvaise cible

Google avait choisi d’orienter sa communication vers un public large sauf que sans segmentation et bien plus personne ne se sent concernée. En vérité, comme les premiers acquéreurs le prouvent, le produit s’adresse à une cible de professionnels. D’une part, parce que le prix est beaucoup plus accessible pour eux et d’autre part parce que les applications sont développées spécifiquement pour chaque métier comme par exemple la reconnaissance faciale pour les policiers ou des applications médicales pour suivre le dossier d’un patient ou encore faciliter les interventions chirurgicales.

 

Nous pouvons voir que Google a su rebondir de ses erreurs en changeant de management : en renouvelant son positionnement et modifiant sa communication. Comme quoi même les plus grands connaissent l’échec.

Fin avril, de nouveaux échos sont survenus selon lesquels le projet Google Glass 2 serait en marche avec notamment un partenariat avec Luxottica (qui commercialise Oakley et Ray-ban). Même si le projet était mis en stand-by de nombreux brevets ont continué d’être déposés. Espérons donc qu’à sa sortie le produit soit commercialisable ! Une chose est sûre, vous n’avez pas fini d’en entendre parler… !