Marte Hentschel

Marte Hentschel : la Fashiontech à la sauce berlinoise.

Notre numéro papier sur Berlin et ses innovations étant maintenant épuisé (merci chers lecteurs pour votre enthousiasme!), nous vous proposons aujourd'hui une séance de rattrapage et inaugurons une série d'articles directement tirés de ce numéro spécial.

Nous avions eu le plaisir de rencontrer pour une interview Marte Hentschel, créatrice et PDG de Sourcebook, plateforme dédiée aux professionnels et à leur mise en relation. Sans ambages, elle nous avait livré sa vision de la Fashiontech et des spécificités berlinoises en matière de création de mode. Une rencontre toute en fraicheur et spontanéité à découvrir (ou à re-découvrir) dès à présent.

Modelab : Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Marte Hentschel. Je suis la PDG de Sourcebook, une start-up basée à Berlin que j’ai fondée en 2015. Au départ, nous faisions partie d’un projet de R&D financé par l’Union Européenne pour connecter et mettre en contact les fournisseurs, les fabricants et les designers afin de favoriser des chaînes d’approvisionnement transparentes et locales en Europe. Aujourd’hui, nous sommes la plus importante plateforme gratuite de sourcing en ligne, et nous faisons aussi office de base de données. Nous comptons plus de 2 000 entreprises inscrites, venant de différents secteurs de l’industrie. Notre mission consiste à créer des ponts entre le développement durable et l’innovation technologique, parce que nous sommes convaincus que ces domaines seront capables de faire avancer la mode et l’industrie textile. J’ai une formation en design de mode et gestion de production, je suis conférencière et intervenante et j’aime les produits intelligents, bien faits et résistants !

Marte Hentschel
Équipe Sourcebook - crédits Sourcebook

Que penses-tu de l’écosystème mode à Berlin ?

Marte Hentschel : C’est un domaine très vibrant, en pleine expansion, et pourtant encore très jeune. Il y a une longue histoire de production de textiles techniques en Allemagne, mais la fashion tech en elle-même a fait son entrée il y a environ cinq ans, et cet écosystème est extrêmement segmenté et aurait besoin d’une infrastructure solide. Cela dit, certaines communautés communiquent très bien. L’écosystème mode berlinois regroupe le DIY, les hackers et les makers, les développeurs de logiciels et de hardware et de nombreux designers de mode tout juste diplômés. Il y a dix écoles de mode rien qu’à Berlin ! La plupart de ces acteurs sont de petites entreprises, mais il y a aussi quelques grands groupes. Certains acteurs majeurs encouragent l’innovation et la professionnalisation du secteur, comme Premium Exhibitions. Ils fournissent une plateforme pour la fashion tech, la retail tech et les wearables avec leur conférence FASHIONTECH BERLIN, qui est maintenant un temps fort de la fashion week de Berlin. Ici, on a aussi Zalando, un géant de l’e-commerce qui est un employeur important pour les jeunes diplômés. Ils proposent des programmes et des incubateurs pour la scène fashion tech berlinoise, qui est de plus en plus mise en valeur au sein de l’écosystème tech et start-ups. Les médias tirent aussi leur épingle du jeu, parce que la mode commençait à être un peu obsolète et les Allemands ne la voyaient plus comme un héritage culturel important.

Comment imagines-tu le futur de la Fashiontech d’ici cinq ans, à Berlin et en Europe ?

Marte Hentschel : De nouveaux business models sont en train d’émerger, les marques de produits de consommation vont peu à peu devenir des prestataires de services et les fournisseurs des plateformes. L’ordre traditionnel sera bientôt bouleversé avec à la clé de nouvelles opportunités pour les petites marques et les fabricants spécialisés dans les produits de haute qualité, les technologies de pointe et les services proches du marché. On commence à voir des mouvements à contre-courant, des marques de mode qui proposent des collections pharaoniques pour les défilés et dépensent des milliers pour un événement de 20 minutes qui ne touche qu’un public très limité ne sont plus la norme. Aujourd’hui, les PME peuvent même se permettre de commencer avec un seul produit, qui se teste rapidement et peut être lancé à l’international quasi-instantanément. Un projet centré sur la tech peut se réaliser avec une perspective design et développement durable. C’est une approche plus holistique qui permet d’acquérir une base de fans loyaux. C’est vraiment intéressant, et je crois sincèrement que lorsque l’on disposera d’une infrastructure plus solide, ce genre de business model se multipliera, ainsi que les actions de lobbying. Alors qu’il s’agit pour l’instant d’un sujet de niche un peu geek mais à la pointe de l’innovation, la fashion tech deviendra bientôt un marché de masse avec un vrai poids économique, à Berlin et ailleurs.

Marte Hentschel
Next Tex Innovation Show - crédits Sourcebook

Une injection massive d’argent dans le secteur pourrait essouffler un peu les passions...

Marte Hentschel : C’est vrai. Et si l’on regarde les autres industries, comme l’agroalimentaire ou les produits de consommation, on peut déjà voir ce qu’il se passe quand le marché se consolide : les esprits très indépendants, les hackers et les makers talentueux que Berlin a su attirer pourraient bien disparaître. Dans un écosystème plus commercial, ces pionniers de la fashion tech pourraient devoir sortir du secteur pour trouver des opportunités intéressantes et de l’inspiration. Quand les coûts augmentent, les entrepreneurs doivent prendre plus de risques pour réaliser leurs idées, mais les idées prometteuses peuvent aussi être réalisées de façon plus professionnelle quand il y a plus d’argent. C’est aussi pour cela qu’on a besoin des politiques et des institutions en plus de l’esprit open source et de co-création qu’on trouve dans les labos et les incubateurs. Ce serait vraiment dommage que la fashion tech devienne un secteur de placement comme les autres centré sur les scénarios de sortie, sans apporter de véritable valeur culturelle et créative sur la durée. C’est un challenge important pour une ville au cœur de l’Europe avec une scène start-ups jeune. Comment trouver l’équilibre entre un viviers de talents dans un écosystème qui attire certains des esprits les plus brillants au monde, tout en leur offrant une fondation solide où les idées qui en valent la peine peuvent être développées de façon durable ? Je crois que la collaboration entre tous les investisseurs est la clé, qu’ils soient publics ou privés, grands ou petits.

C’est peut-être la question. Dans la fashion tech, il y a de nombreux projets un peu gadgets. Qu’en penses-tu ?

Marte Hentschel : Pour être honnête, j’aime beaucoup vivre dans une ville où ce genre de projets sans intérêt est encore possible. C’est amusant de faire partie d’un laboratoire local où les idées les plus folles peuvent naître et arriver à recruter une équipe de passionnés. Comme l’Electronic Textile Institute Berlin (ETIB) où l'on hacke des machines de tricot et de broderie. Je crois que nous sommes en ce moment à un point où tout ce que l’on voit sur le marché des wearables, pour l’instant, ce sont des gadgets bizarres. Mais au fur et à mesure que la technologie deviendra plus accessible et plus compréhensible, on devrait pouvoir mêler les secteurs de l’électronique et de la mode pour proposer des solutions plus globales pour le quotidien. Mais malgré ces vagues de croissance et de stabilisation, je crois que certains de ces soi-disant textiles et wearables intelligents ne sont pas si bien pensés ni si bien développés, pas seulement en terme de design mais aussi d’un point de vue économique, éthique et écologique. Je suis assez critique quand on parle de développement durable : lorsque l’on ajoute des composants électroniques au textile et que le produit devient en conséquence toxique et impossible à recycler, je ne suis pas sûre que l’on puisse parler d’intelligence. Alors, chers ingénieurs, s’il vous plaît, travaillez à créer des produits et des services véritablement intelligents, qui ne font pas partie du problème mais bien de la solution. Et les créateurs de mode devraient embrasser la technologie comme nouvel outil de design et se lancer dans la collaboration inter-disciplinaire !

Veux-tu ajouter quelque chose ?

Marte Hentschel : De mon point de vue de conférencière à l’université, l’éducation a besoin d’une révision et les professionnels doivent élargir leurs perspectives. Par exemple, des technologistes créatifs qui comprennent bien l’industrie de la mode et ont accès aux outils numériques et à la technologie. De nombreux créateurs de mode sont encore formés de manière plutôt traditionnelle – ils ont peur de la technologie ! Je crois que tout créateur devrait apprendre à coder, et que tout programmeur devrait avoir une formation en arts manuels. J’espère vraiment que les prochaines générations se comprendront mieux et que l’on pourra former des ponts entre ces mondes séparés que sont le monde des ingénieurs, celui des designers et celui des forces de vente. Et cela doit commencer par l’éducation.


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Merito, nouveau visage du recrutement d'extras dans le retail

Loin d’être limitée à la création de nouveaux produits, l’innovation dans la mode touche tous les domaines : le retail et le recrutement s’enrichissent eux aussi de méthodes novatrices. C’est en tout cas l’idée qu’ont eu Marion, Pierre et Édouard, co-fondateurs de la start-up Merito, une agence spécialisée dans le placement de vendeurs en CDD qui vient d’intégrer la nouvelle promotion de l’incubateur des Galeries Lafayette. Marion revient pour nous sur le concept de cette entreprise prometteuse.

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Merito, la start-up qui coupe l’herbe sous le pied aux préjugés

D’abord consultante en transformation digitale des entreprises, Marion a occupé pendant un an un poste en management chez Leroy-Merlin. Elle y travaillait avec de nombreux intérimaires, et c’est ainsi que lui est venue l’idée de Merito : une agence qui se spécialiserait dans le placement d'équipes de force de vente en se basant sur les avis de leurs managers. Plus de discrimination à l’embauche, moins de risques de se tromper dans son recrutement : pour les entreprises et les candidats, c’est une solution gagnant-gagnant.
« L’idée, c’est de se dire que l’on ne présente que des candidats qui sont recommandés par des managers, » explique-t-elle. « Chez Merito, on ne croit pas aux tests de personnalité. Ce sont les managers sur le terrain qui recommandent les meilleurs éléments. » L'automatisation du processus de recrutement et l’utilisation de l’outil numérique remettent donc l’humain au cœur de la démarche.
« Le manager est capable de distinguer quelle personne est faite pour quel poste, » argumente Marion. « L’idée est donc d’avoir une communauté physique qui recommande les meilleurs éléments. » Les managers sur le terrain sont effectivement les plus à mêmes de juger si un candidat correspond effectivement au profil d’un poste ou non !
Pourquoi perdraient-ils leur temps, cependant, à recommander des candidats à leurs concurrents ? Facile : les managers qui prennent le temps d’effectuer des recommandations sont récompensés par des recrutements gratuits. Simple et efficace.

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Des missions sur mesure adaptées aux profils des candidats

Et côté candidat, comment ça se passe ? « On se positionne sur des startings instantanés. Au fil des missions, le candidat aura ensuite le luxe de choisir comment il veut travailler. C’est avantageux pour tout le monde : en magasin, on a des équipes fraîches et toujours motivées et le candidat se sent mieux dans un environnement qui lui est adapté. »
La digitalisation de tous les processus d’entretien permet par ailleurs d’approfondir la relation avec les candidats tout en optimisant le temps. « Cela nous permet de bien creuser les profils, » appuie Marion. « On arrive à savoir mieux que le candidat quel magasin est fait pour lui. On tutoie nos candidats, on est très honnête avec eux. »
Et le concept séduit, puisque Merito a déjà réussi à attirer l’attention de trois incubateurs : après un passage par celui de l’IESEG, l’école de commerce de son associé Pierre, et une accélération avec Unibail Rodamco, Merito intègre maintenant celui des Galeries Lafayette, axé sur la fashion tech. Une jeune pousse à suivre !


La protection pensée par la FashionTech

Imprégnés de technologies, nos environnements sont constamment modifiés. Le développement technique comporte de nombreux bienfaits (on ne vous dira pas le contraire chez Modelab), mais évidemment leurs effets ne sont pas tout roses. Certains entrepreneurs en FashionTech se positionnent sur de nouveaux marchés, pour permettre à leurs contemporains (c'est-à-dire nous) de profiter des avancées actuelles, et de réduire leurs aspects négatifs.

Nous vous en présentons 3 français qui travaillent sur la protection aujourd'hui : les foulards de la marque Wair qui ont pour projet de protéger de la pollution de l'air, les costumes Dupuy de Lôme qui évitent le piratage de données, et les boxers Spartan, écrin de protection pour les "bijoux de familles".

Wair, foulard anti-pollution connecté

On a peut-être inventé Internet et toute une flopée de mondes virtuels merveilleux, mais on a pas encore trouvé le moyen de sauver notre bonne vieille terre.
En attendant, Caroline Van Renterghem (ambassadrice et membre active de la fédération FashionTech évoquée aussi ici) se lance dans entrepreneuriat avec comme projet Wair, un foulard équipé d'un petit boitier qui filtre l'air pollué et diffuse un air sain au besoin. Équipé de capteurs, il envoie également des informations à l'application "be awair" qui recoupe celles de tous les foulards en circulation et les informations publiques de la qualité de l'air. Celles-ci sont retranscrites sur une carte collaborative accessible à tous les utilisateurs de l'application, qui sera gratuite.
Un crowdfunding est prévu en Septembre 2016. En attendant retrouver le projet sur Facebook.

Dupuy de Lôme

Dupuy de Lôme, costume de l'homme 3.0

Qui dit danger lié aux nouvelles technologies dit rapidement espionnage ! Piratage ! Violation de la vie privée !
Bon, ces histoires de cookies donnent faim mais aussi la drôle d'impression  d'être constamment sous surveillance. Pour se débarrasser de ce sentiment désagréable,  on vous a déjà parlé par exemple de veste anti-papazzi...
Aujourd'hui c'est une autre innovation qui nous intéresse, le costume Ecran Total de la nouvelle marque pour homme Dupuy de Lôme. Celui-ci permet de protéger ses smartphones et ses cartes de crédits des vols de données réalisés par exemple avec la Near Field Communication. En effet, sans contact des informations comme le numéro de CB et sa date d'expiration sont récupérables. Chez Dupuy de Lôme, " les poches du costume sont conçues pour opérer telle une cage de Faraday et générer une protection bloquant les ondes".

Spartan

Spartan, boxer qui protège des ondes

Pour Spartan il est important de pouvoir continuer à utiliser les technologies actuelles, sans que cela ait un impact négatif sur la santé.  Spartan propose des boxers au design étudié, protégeant des ondes (wifi et celles des téléphones portables). Ils sont fabriqués avec des fibres d'argent pur intégrées dans le tissage de coton, afin de créer une protection électromagnétique. Les fibres d'argents ont aussi un effet anti-bactérien. La marque a lancé sa campagne de crowdfunding le Lundi 9 Novembre !


Barlenn, la nouvelle expérience d'achat

Comment Barlenn va modifier notre façon d'acheter ?

Barlenn est une plateforme innovante qui permet de créer des pop-ups store directement chez le consommateur. Une pop-up store chez le consommateur est simplement une nouvelle sorte de réunion tupperware mais pour la mode :) . La marque est basée sur la valeur du relationnel et veut donner une nouvelle expérience aux marques partenaires et aux consommateurs. Pour en savoir plus, je suis allée à la rencontre de Justin Brisset, fondateur de Barlenn.com  pour comprendre comment cela va modifier notre façon d'acheter. 

Justin, avant de nous expliquer le fonctionnement de Barlenn.com, pouvez-vous nous raconter votre histoire ?

Je m’appelle Justin BRISSET. J’ai toujours été passionné par la mode et l’événementiel.

À 15 ans, j’ai commencé à organiser des soirées. C’était mon astuce pour pouvoir rentrer en boîte sans avoir à montrer ma carte d’identité aux physios. C’était les soirées Supermercado, ça marchait pas mal.

Pendant mes études, j’ai fait tous mes stages dans la mode à Paris. Ils m’ont permis de découvrir des marques et de rencontrer des créateurs vraiment talentueux.

Je suis diplômé du programme IDEA de l’EM Lyon et l’École Centrale de Lyon. C’est une formation en entrepreneuriat et innovation.

Pouvez-vous nous présenter Barlenn.com

Barlenn c’est un réseau de vente à domicile qui met en scène les marques pour créer une expérience client ciblée et originale.

Nos vendeurs à domicile créent des pop-up stores de quelques heures chez nos consommateurs. Chaque évènement est l’occasion de passer un bon moment entre amis et de découvrir une sélection exclusive de vêtements. Barlenn utilise la vente à domicile pour recréer un lien direct avec les consommateurs et fédérer une communauté grâce à des concepts originaux.

Comment vous avez eu l’idée de créer Barlenn?

Barlenn est né du constat que la relation entre les marques et les consommateurs se digitalise de plus en plus. Avec Barlenn, on a voulu redonner de la valeur à l’expérience d’achat en apportant convivialité, conseil et proximité.  La vente à domicile est également un canal de vente très flexible qui nous permet de déployer des ventes rapidement.

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Comment fonctionne la plateforme  ? 

La plateforme est un outil qui nous permet de faciliter l’organisation des ventes et la communication avec nos conseillers.

Les consommateurs peuvent directement s’inscrire sur la plateforme. Nous leur proposons nos concepts d’évènements puis un conseiller prend contact avec eux.

La plateforme est en train de s’enrichir mais c’est encore en cours.

Comment sélectionnez-vous vos créateurs  ?

Barlenn est un mot breton qui signifie « le vêtement du travailleur ». Pour nous c’est un vêtement de qualité qui est lié à un savoir-faire. Nous sélectionnons les marques que nous aimons et que nous pourrions acheter. Parmi elles, il y a des créateurs en devenir, des fabricants plein de talents et des marques oubliées.

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Quelques noms ?

Cae qui est une marque de prêt à porter.

Nous organisons un gros évènement avec des marques d’ici un mois. Pour en savoir plus je vous invite à vous inscrire sur : Barlenn.com

Favorisez-vous le made in France ? 

Non. On favorise la qualité et le talent. En France, il y a beaucoup de savoir-faire et de très beaux produits qu’on a plaisir à distribuer. Mais il y a aussi d’autres pays qui font de très belles choses et qui les font différemment. Ça fait partie de notre richesse de les partager avec notre audience.

Comment recrutez-vous vos conseillers ? Quels avantages pour eux ?

Les conseillers que nous recrutons ont la mission de transmettre nos valeurs. Nous recherchons des personnes qui aiment le contact social et qui ont la passion des beaux produits. Ils bénéficient d’une rémunération liée au chiffre d'affaire qu'ils réalisent et des avantages exclusifs que nous avons avec nos marques partenaires.

popup-store-barlenn

Je fais un événement chez moi, comment allez-vous procéder pour sélectionner des vêtements qui me ressemblent et qui conviennent à mes amis ?

Nos conseillers connaissent nos produits mieux que personne. C’est eux qui vous accompagneront pour sélectionner les produits et les marques qui vous conviendront le plus.

Barlenn c’est avant tout une question de conseil et de relationnel.

 

Qu’apportez-vous aux marques partenaires de Barlenn ?

Nous permettons à nos marques partenaires de recréer du contact avec leurs consommateurs. Elles se positionnent au plus près des consommateurs pour valoriser leurs produits et leur savoir-faire. Les marques développent leur notoriété et positionnent leur image. La richesse et l’originalité de nos concepts de ventes permettent de recréer de la fidélité entre les marques et les consommateurs.

Quel est votre modèle économique ?

On réalise une marge sur nos ventes.

L’avenir de Barlenn ?

 On souhaite développer notre réseau sur tout le territoire français et faciliter l’accès de nos clients à des espaces d’achat privilégiés. Barlenn veut faire de chaque expérience d’achat un moment exceptionnel. Les outils numériques que nous développons nous aideront à atteindre ce but.


Le cintre w - logo

Le Cintre W, une expérience sensorielle intense.

"Alexandre Wielgus vous propose, avec Le Cintre W, une expérience émotionnelle et sensorielle intense. Vous êtes conviés à effectuer un voyage qui fera appel à chacun de vos cinq sens." 

Bienvenue dans son univers ! 

lecintreW-modelab

Avant de commencer, quelques mots sur vous ? Votre Parcours ?

Je m’appelle Alexandre Wielgus. Je suis diplômé de l’école de commerce Kedge Business School et j’ai exercé pendant 10 ans les fonctions d’ingénieur commercial dans la commercialisation de solutions de relation client en France et à l’international.

En parallèle de mon activité, j’ai développé une sensibilité particulière pour la mode et les belles matières, tout d’abord à travers les souliers, puis les vêtements en prêt-à-porter et en sur-mesure.

Lorsque j’ai assouvi ma « boulimie » d’achats de vêtements, je me suis mis à la recherche de cintres élégants et à ma taille que je pourrais suspendre harmonieusement dans mon dressing. À l’époque, mon dressing était constitué d’une multitude de cintres en plastique fournis par les marques de vêtements, aux largeurs différentes, inélégants et fragiles.

C’est à ce moment que tout a commencé : Je me suis mis à faire des recherches sur Internet dans le but d’équiper mon dressing, je me suis intéressé à l’histoire du cintre, j’ai lu des ouvrages et, compte tenu du manque d’originalité des offres, j’ai tout bonnement pris la décision de quitter mes fonctions pour me consacrer à 100 % au développement d’un projet de création et de commercialisation de cintres haut de gamme. Je suis parti d’une feuille blanche et j’ai imaginé le cintre au design de mes rêves qui apporterait des solutions pratiques dans l’usage quotidien.

Pouvez-vous nous présenter lecintrew.com ?

 Le Cintre W réunit des passionnés de l’univers vestimentaire haut de gamme, du design et de l’artisanat d’art. C’est par l’association judicieuse de ces univers que nous sommes en mesure de proposer un service exclusif de confection de cintres sur-mesure à destination des particuliers exigeants.

Nous travaillons à créer le cintre le plus ergonomique, le plus élégant et surtout unique en associant à un design incroyable, la noblesse des matériaux et le savoir-faire de nos artisans français.

Si nous devions résumer notre métier : « Nous exauçons les souhaits de chacun de nos clients grâce à un vaste choix de personnalisation et un soin particulier apporté aux finitions, sans aucune limite… si ce n’est celle de votre imagination ».

À qui s’adresse lecintrew.com ?

Le Cintre W élabore des pièces d’exception pour des particuliers exigeants et des établissements de prestige avec une promesse : « Que le bon maintien et la longévité de leurs vêtements soient assurés ».

LecintreW©NilsLouna037

Expliquez-nous votre innovation ?

 Lors de la phase de création et de design, j’ai souhaité mettre l’accent sur l’éveil des sens pour créer un vécu émotionnel et sensoriel intense.

Ainsi chaque client est convié à effectuer un voyage qui fera appel à chacun de ses sens :

  • Un crochet disposant d’une surface de pose évasée pour un meilleur maintien dans le dressing ainsi qu’un gainage en cuir sous le crochet qui produit un son feutré lors de la pose du cintre sur la barre de dressing évitant ainsi le bruit désagréable du métal que l’on connaît,
  • Des épaulettes en cuir pour assurer un meilleur maintien des vêtements et apporter une touche de personnalisation supplémentaire,
  • Une barre de suspension de pantalon ergonomique qui permet de passer aisément le pantalon, et habillée d’un gainage afin d’éviter que pantalon ne glisse.
  • Et enfin la fameuse capsule de parfum qui s’intègre à nos cintres. Le principe innovant étant d’intégrer le parfum de son choix dans une capsule dont le mécanisme novateur permet une diffusion délicate et continue du parfum dans votre dressing.

Cette capsule est en finalisation de tests R & D et verra le jour au second semestre 2015.

Un cintre sur mesure ? Comment procédez-vous ?

 Nous proposons un véritable service sur-mesure, digne du « bespoke » dans l’univers du tailoring, (ndlr : sur mesure) qui se traduit par une co-création du cintre avec le client.

Au-delà de la réalisation de cintres conçus selon le gabarit du client, nous offrons un vaste choix d’essences de bois, de cuirs, de métaux, de gravures (ou de toutes autres fantaisies qui nous seraient suggérées) pour une personnalisation du cintre poussée à son extrême.

Quel est son prix pour un particulier ?

 Le Cintre W est un objet totalement personnalisable dont le prix débute à 1900 €/cintre et évolue selon la combinaison de matériaux ou de la rareté des matières premières. Par exemple, la combinaison de crocodile, laiton, nacre et pierres précieuses peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Où sont-ils fabriqués ? 

Le Cintre W réalise ces objets exclusifs en France par des artisans d’art. Chaque cintre est ainsi façonné et assemblé à la main. Il faut donc patienter environ 3 mois à partir de la commande.

lecintrew-modelabComme j’aime à le rappeler : « L’amour du beau geste » et « la tradition au service de l’innovation » sont les valeurs qui parlent le mieux de notre ADN.

Le temps consacré à l’élaboration du cintre fait que cette pièce un objet si unique.

 

On peut déjà retrouver vos cintres dans de splendides hôtels ?

 Des discussions sont en cours avec des établissements de prestige. La clientèle est pour le moment constituée de particuliers et d’entreprises pour leur usage personnel ou pour offrir. C’est un cadeau très personnel puisque l’on entre dans l’intimité du dressing du client et qui est fort apprécié.

Votre avis personnel, pensez-vous que les Français sont sensibles au made in France ?

Les Français mais pas uniquement. Le Made in France dispose d’une aura incroyable dans le monde entier. Cet argument est d’autant plus valable dans les secteurs premium et le luxe.

Mais il faut avant tout réussir à proposer un produit, ou un univers novateur : La création et le design sont à mon sens les clés de la réussite d’un projet entrepreneurial.

Sans ces fondamentaux le Made in France à lui seul n’offrira que très peu de chance de succès aux porteurs de projets.

Pensez-vous que la France est encore leader dans le secteur de la mode ?

La France conserve incontestablement une image iconique dans le secteur de la mode mais doit évoluer rapidement pour ne pas se faire rattraper et dépasser par ses voisins.

Comme l’a rappelé Karl Lagerfeld lors du sommet de l’économie Challenges, « il ne faut pas que Paris devienne une belle au bois dormant ». Notre pays repose sur une histoire et une tradition qui ont fait son succès, il faut à mon sens aujourd’hui impulser une nouvelle dynamique pour que la France reste présente dans l’échiquier mondial de la mode et ne se transforme pas en musée.

La France et les acteurs de la mode vont devoir se repenser et innover pour faire face aux assauts de créativité des Italiens, des Anglais…

Livraison-Le-Cintre-W-modelab

L’avenir de lecintrew.com ?

Le Cintre W va poursuivre un développement structuré et mettre en place une stratégie de communication relayée au travers de médias ciblés (sites Internet, blogs et magazines premiums). Nous prévoyons également un développement à l’international à court terme pour permettre l’accessibilité de nos cintres exclusifs sur les différents continents.

Pour finir, nous aurons le plaisir de dévoiler une collection de cintres haut de gamme avec un design qui ne laissera pas indifférent dès le second semestre 2015.