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La beauté connectée, futur pilier du e-commerce ?

Pendant longtemps sous-représenté sur Internet, le secteur de la beauté est en train de devenir l’un des piliers du e-commerce. Cosmétiques, coiffures, soins du corps, parfums, le marché de la beauté regroupe un large éventail de produits et services. En 2014, d’après une étude de la FEVAD, 27% des internautes achetaient leurs produits beauté et santé sur Internet. La marge de progression est donc très prometteuse … !

E-beauté

Découvrez comment la e-beauté va devenir un pilier du e-commerce.

Internet, le canal d’acquisition obligatoire !

Il y a encore quelques années en arrière, les marques beauté hésitaient à se lancer sur Internet. Le frein principal étant : « Comment nos clients vont pouvoir tester nos produits ? ». Mais face aux succès que les sites de prêt-à-porter ont connus, il est évident qu’acheter sans essayer c’est possible et ces marques doivent maintenant rattraper leur retard. Aujourd’hui, c’est presque chose faite puisque pour les grandes marques possèdent toutes leurs propres boutiques de e-commerce et parfois même de m-commerce !

Et oui, même dans la beauté, Internet est un canal de distribution sur lequel il est primordial d’être présent pour satisfaire ses clients. Il représente un premier point de contact entre la marque et le client, une première vitrine, un site pour trouver les informations de base (produits disponibles, localisation des boutiques…). C’est également un moyen, pour les marques, de récolter des informations et un moyen de fidélisation.

Le groupe l’Oréal l’a bien compris et fut l’un des précurseurs à se lancer dans l’aventure de la beauté connectée. Depuis 2014, l’Oréal a lancé son simulateur de maquillage : Makeup Genius.

Makeup Genius

 

A partir d’une photo, vous pouvez essayer les produits de la marque. Le maquillage en réalité augmentée grâce à votre smartphone.

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Communiquer autour de nouveaux thèmes

Avec la transformation digitale, les marques ont l’opportunité d’améliorer la gestion de leur relation client. Si on observe la communication dans le secteur de la beauté, on constate que les marques ont tendance à imposer leur vision, leur image. Mais à l’ère du digitale, il y a la possibilité d’établir une relation centrée sur les consommateurs et leurs besoins.

C’est également un moyen d’apporter plus de transparence. Par Logo Think Dirtyexemple, l’application Think Dirty permet de scanner le code-barre d’un produit cosmétique pour en découvrir la liste de ses composants, son taux de toxicité et sa nocivité pour la santé. D’après ces fondateurs : « Notre mission est d’informer les consommateurs à propos des ingrédients toxiques qui composent les produits cosmétiques, mais aussi de les encourager, et de leur donner la capacité de prendre des décisions, et de « voter » avec leur argent. »

Les réseaux sociaux simplifient les codes

Selon Olivier Bailloux, Directeur du planning stratégique chez Publicis Modem :

« 91% des discussions relatives à la cosmétique et aux produits de beauté se déroulent sur les réseaux sociaux ».

D’un part, les réseaux sociaux inversent le rapport de force entre les marques et les clients. Les consommateurs ont pu prendre la parole et s’éloigner des diktats de la beauté. Les clientes, principalement, échangent entre elles, donnent leur avis, se conseillent, se plaignent. Les réseaux sociaux devenant ainsi une source d’information fiable et plus riche que les autres médias.

Ensuite, les réseaux sociaux avec notamment la publication de tutoriels ont bouleversé une notion importante dans le domaine de la beauté : la transmission. On le devine facilement, la transmission c’est cet échange des rituels beautés, qui avant se faisait de manière verticale :


Mère

Fille

Mais aujourd’hui, elle se fait de manière horizontale :

Copine → Copine ou Fille → Mère ou Influenceuse → Communauté

Ces nouvelles influenceuses qui ont fait leur apparition sont des Youtubeuses et des Bloggueuses. Comme le souligne Géraldine Cohen, fondatrice du site The Beautyst, l’identification aux influenceurs digitaux est due au fait que nous avons cette « impression que ce sont des filles comme les autres, et [que nous pouvons] devenir comme elles. Par exemple, quand Michelle Phan, qui est l’une des plus connues aux États-Unis, réalise un tutoriel beauté, on voit bien qu’elle n’a pas la technicité d’un maquilleur professionnel, mais, par des gestes simples, elle arrive à un résultat bluffant que les filles peuvent refaire ».

 Vers une « uberisation » de la beauté

Popmyday.

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Cependant, la e-beauté ne doit pas être mettre de côté l’aspect humain lié aux professions qui touchent ce secteur.  De nombreuses applications sont apparues pour faciliter l’expérience client. Parmi elles, Popmyday, fondée par Morgane L’Hostis et Charles Berenguer, offre un accès à la beauté (manucure, coiffure, bien-être…) sur demande, où l’on veut et quand on veut.

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Malgré un démarrage plus lent, la beauté connectée conquit le marché. D’abord en repensant sa stratégie de communication avec de nouveaux messages, de nouveaux médias et en étant plus à l’écoute de ses clients. Ensuite en innovant avec de nouveaux services et l’utilisation de nouvelles technologies comme la réalité augmentée.  Les chiffres de vente en e-commerce de ce secteur ne vont donc pas cesser d’augmenter. Et je vous laisse imaginer ce qu’il en sera quand les distributeurs seront des magasins qui valoriseront le Phygital ?

 

Estelle
Un brin de curiosité, un œil de lynx pour repérer les dernières tendances de la FashionTech et un clavier pour plume : voilà ma recette pour écrire avec le sourire.