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Le Lab: inauguration d’un espace créatif fashiontech

On nous invite à découvrir le Lab ; on gravit quelques marches, sous la nuit noire, et l’on dresse le regard face à l’immense bâtiment de verre aux néons vifs : La Fabrique. Puis on avance, pas à pas, au fil d’un grand hall, de couloirs impeccables, on parvient enfin à l’espace qui n’est pas sans rappeler une belle galerie marchande ; sol scintillant, vitrines sur les côtés, munie de bibelots, de sacs à main, d’objets de décoration, de rouge à lèvres. Autant d’artéfacts de merchandising, de marketing, de création, qu’a créés l’école La Fabrique.

La Fabrique, porte de Champerret

La Fabrique, porte de Champerret

La directrice ensuite, Chantal Fouqué, s’exprime, souriante. L’atmosphère est tamisée, douce, on sent, on voit les sourires des invités. Tous sont présents par envie, par joie de partager l’inauguration du premier espace créatif lié à la fashiontech. Le mercredi 9 décembre 2015, deux ans jour pour jour après la création de La Fabrique, école des métiers de la mode et de la décoration de la CCI Paris Ile-de-France.

Le discours retentit, touchant :

« Le Lab et l’Observatoire nous sont nécessaires pour rester innovants face aux évolutions permanents du secteur marqué par la révolution « fashion tech ». C’est aussi un devoir, en tant qu’école, pour garantir à nos étudiants l’accès aux métiers de demain. Avec ces deux outils, La Fabrique continue à réinventer la tradition, mission au cœur de sa démarche depuis sa création en 2013 ».

Puis c’est au tour de Nelly Rodi, présidente du conseil d’établissement, de prendre la parole, et de confirmer les propos de la directrice.

« Dans un monde en transition, où les évolutions d’outils et d’usages sont très rapides, il est essentiel de réfléchir et de travailler à adapter nos techniques à la mode de demain ».

 Les applaudissements retentissent dans le couloir aux allures de galerie, pour l’inauguration du Lab.

Enfin vient la présentation des appareils et outils qui vont permettre aux étudiants, startups, créateurs, innovateurs de designer les artefacts fashiontech de demain. On pénètre dans l’une des salles de cours, et l’on a sous nos yeux le « stuff » fashiontech, une machine à découpe laser. Des morceaux de cuir trônent sur les immenses tables « so study », aux airs de dentelle cristalline. Une démonstration survient, impressionnante. Des catalogues sont sur la table, présentant l’école de La Fabrique, ses trois parcours, maroquinerie, décoration et vêtement.

La Fabrique, Ateliers Gregoire, maroquinerie

La Fabrique, Ateliers Gregoire, maroquinerie

L’espace est inédit, on sent l’effervescence, la bonne humeur ambiante, de cette ouverture d’espace dédié à la création tech, à la fashion tech.

Enfin ! un espace libre où les jeunes gens au savoir-faire français pourront laisser libre cours à leur imagination, à leur inventivité, à leur technicité. Le premier atelier numérique au sein d’une école de mode, qui permet aux talents d’intégrer dans leur travail les techniques et systèmes de la fashiontech.

La Fabrique, Visual merchandising

La Fabrique, Visual merchandising

Pour l’occasion l’école de La Fabrique a présenté brièvement son premier numéro de son Observatoire de la fashiontech. Il s’agit d’une note, d’un écrit analytique, qui propose des regards croisés, des paroles, des pensées sur les nouvelles tendances technologiques de la mode et de la décoration. Dans cet observatoire de paroles et de pensées sur la mode et les nouvelles performances technologiques, on trouve les contributions de Pascal Denizart, directeur général du Centre Europée des Textiles Innovants (CETI), et de Sophie Boutillier, docteure en économie et en sociologie. Ils s’interrogent également sur la place de la France au sein de la fashiontech.

Ne nous reste plus qu’à attendre patiemment les jeunes créatifs et créateurs, étudiants, startups, qui rempliront durant l’année 2016 l’espace du Lab, dédié à l’imagination fashiontech. Peut-être y croiserons-nous des designers comme Anouk Wipprecht, ou les créateurs innovants du Lab, qui à leur tour, seront un jour sur les catwalk de la Fashiontech week, à saluer le public.

Justine
Littéraire, dessinatrice, peintre, couturière, cosplayeuse… Rien ne peut définir proprement quelqu’un, sinon lui-même. Rêveuse, est encore le mot le plus adapté.