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LES CACHOTIÈRES, le site des Princesses 2.0

Agathe  a toujours eu en tête de créer son entreprise. Suite à des études en mode et marketing et après une expérience professionnelle en tant que Chef de Produits dans des marques de prêt-à-porter féminin de renom, à 28 ans, Agathe Cuvelier s’est lancée dans l’aventure de entrepreneuriat. Elle a créé Les Cachotières, un site de location de robes de soirée haut de gamme entre particuliers.

Agathe Cuvelier

Comment vous est venue cette idée des Cachotières ?

J’ai toujours voulu créer mon entreprise. Je suis diplômée d’Esmod et de ModSpé et je voulais créer ma propre marque de vêtement. Mais ça me paraissait très compliqué, les marchés étant saturés. J’ai expérimenté ce moment où je n’avais pas la tenue adaptée à l’événement auquel je devais aller et où j’aurais bien eu besoin d’une robe uniquement pour l’occasion. L’idée a germé, j’ai préparé un dossier l’an dernier pour être intégrée dans l’incubateur d’Euratechnologies à Lille. Il a été accepté, j’ai démissionné en août, j’ai intégré l’incubateur en novembre et j’ai lancé mon premier site test en février.

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En quoi consiste le concept ?

J’aimerais préciser qu’au-delà d’un site ou d’une marque, Les Cachotières c’est avant tout un état d’esprit. Le concept permet de consommer la mode de manière tout à fait différente puisqu’on ne la possède plus. C’est un nouveau tournant.

En plus de location de robes, j’ai créé des partenariats avec des créateurs qui déposent au show-room des accessoires pour agrémenter les tenues. Les clientes ont la possibilité de louer ou d’acheter leurs accessoires.

Quel est votre cœur de cible ?

Je vise la tranche d’âge 25-35 ans. Les jeunes femmes actives qui s’installent dans leur vie personnelle et leur vie professionnelle, qui ont de nombreuses occasions de devoir être bien habillées sans avoir le temps de faire les magasins et qui ne souhaitent pas remettre la même tenue plusieurs fois. Mais en réalité, la tranche d’âge des clientes est bien plus large, elle couvre les 18-60 ans.

D’où viennent les robes ?

J’ai deux sortes de clientes : celles qui m’envoient leurs robes pour que je les mette à disposition au showroom et prochainement sur le site. Ce sont des contrats de 3 mois et elles touchent une commission à chaque location. Et celles qui les louent pour un événement particulier. Nous fixons un rendez-vous dans mon show-room (en métropole lilloise ndlr) pour qu’elles puissent choisir et essayer la ou les robes qui les intéressent. Bientôt elles pourront les emprunter directement depuis la plateforme web.

Le prix de la location varie bien évidemment en fonction du modèle choisi, entre 35 et 60 euros, pressing inclus. Il y a une caution à verser pour éviter toute mauvaise surprise. La durée de location est comprise entre 4 jours et 1 semaine.

Comment avez-vous démarré ?

Tout est venu des réseaux sociaux. J’ai volontairement axé ma communication et ma stratégie sur cet effet communautaire. L’idée est de créer une émulation pour que chaque femme puisse participer. Le démarrage a été très rapide, j’ai reçu 100 robes en un mois. J’ai commencé en mettant les miennes puis d’autres ont suivi. Aujourd’hui j’en ai 150 que je trie chaque semaine.

Pour l’instant la majorité de mes clientes se trouvent à Lille et dans ses environs. Je reçois de plus en plus de demandes de Paris. A terme, l’idée est de pouvoir couvrir le plus large territoire possible.

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Quelle est votre actualité ?

Je suis en pleine recherche de financement. La phase de test depuis février est passée et est très concluante. Je vais donc pouvoir développer le site. Pour le moment, c’est plus une vitrine d’explication du concept. Demain, mon but est que tout se passe via le site : l’inscription, le renseignement des mensurations, le choix des robes. Je travaille avec Fitizzy pour permettre aux clientes d’intégrer leur passeport morphologique directement en ligne. J’élabore également ma stratégie logistique pour être capable de livrer les robes chez mes clientes à leur domicile ou sur leur lieu de travail et de les récupérer par le même transporteur pour leur éviter de les renvoyer elles-mêmes.

Comment vous voyez-vous dans 2-3 ans ?

Dans 2-3 ans, j’espère pouvoir faire travailler une dizaine de personnes, couvrir le marché français et pourquoi pas européen.

Un grand merci Agathe !

Alexandra Legai
J’accompagne les créateurs pour leur permettre de se consacrer le plus sereinement possible à leur cœur de métier qu’est la recherche d’inspiration et la création. J’aime le « behind the scene » de la mode et suis fascinée par la technologie au service du textile.

Sources :