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Outfither : LA communauté mode

Outfither est un site de recommandations dédié à la mode féminine. L’idée est à la fois de permettre aux consommateurs de trouver un endroit où puiser de l’inspiration pour leurs tenues et de créer un lieu pour les annonceurs où ils puissent communiquer en développant un espace convivial et ludique avec des outils dédiés à la promotion de produits.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Benjamin Boccara et je travaille sur Outfither depuis maintenant 2 ans. Nous avons lancé le site en janvier de cette année.

Je m’occupe du développement technique, du business développement notamment avec les plateformes d’affiliation et les annonceurs et également de la stratégie globale du projet. Avant cela, j’ai cofondé deux autres start-ups qui étaient dans le retail (Happun) et une autre dans les médias sociaux (Boosket), et j’ai occupé pendant deux ans un poste de Consultant Social Media en agence digitale. Mon expérience professionnelle m’a beaucoup servi pour créer Outfither.

Mon collègue, Eric Rambeau, s’occupe quant à lui de la ligne éditoriale du site, de la rédaction de contenus, du Community Management et de l’évangélisation du concept. Il s’appuie pour cela de 27 années d’expériences en tant qu’Attaché de presse dans la mode féminine.

Quel est le concept d’Outfither ?

Logo Outfither

Outfither est un site communautaire ludique et d’inspirations dédié à la mode féminine. Il s’adresse à trois cibles principalement :

  • Aux consommatrices mode qui sont à la recherche d’une expérience d’achat qui soit motivée par l’inspiration et la tendance.
  • Aux tendanceurs (blogueuses, personnalités ou simples fashion-addicts) qui recherchent des supports et des outils pour s’exprimer et revendiquer leur style.
  • Enfin aux marques pour lesquelles c’est un enjeu majeur d’être présentes sur un maximum de points de contacts avec les consommateurs afin de pouvoir rentrer en relation avec eux,  comprendre leurs besoins et dans l’idéal de pouvoir ensuite les conseiller et les motiver dans leurs décisions d’achat.

 

La finalité est de pouvoir retrouver une expérience de découverte, de partage de la mode qui soit ludique et sociale. Nous souhaitons proposer que la découverte de produits ne se fasse plus de manière « traditionnelle » comme au travers d’un moteur de recherche mais plutôt en papillonnant d’une curation de looks à une sélection de produits, des idées de looks ou encore des articles qui parlent de tendances et qui seraient illustrés de produits ou de looks créés par la communauté.

Comment vous est venue cette idée de créer Outfither ?

L’idée est venue d’un certain nombre de constats que j’ai fait notamment à travers mes expériences professionnelles. Il y a eu une évolution du parcours d’achat des consommateurs avec la démocratisation de l’information grand public, de l’internet mobile, du e-commerce, des réseaux sociaux et des blogs. Aujourd’hui, il y a de nouveaux points de contacts et des vecteurs d’influences qui sont apparus rendant le parcours d’achat fragmenté.

Outfither se place en amont du parcours d’achat, à une étape de prescription.  C’est l’envie de créer une communauté où influenceurs, marques et consommatrices peuvent se retrouver et (s)’inspirer.

Quels sont les outils que vous utilisez ?

Le concept principal du site tourne autour d’un outil de maquettage qui permet de créer des looks sous forme de collages de produits, à l’instar de ce que l’on retrouve dans les pages mode des magazines, et de s’improviser styliste.

Outil de créationNous proposons d’autres outils qui tournent autour de cet outil principal :

  • Un outil simple de liste pour faire de la curation de produits ou de looks et organiser ses trouvailles pour trouver de l’inspiration plus tard.
  • Un outil rédactionnel pour permettre d’aller plus loin dans l’expression de la tendance en rédigeant des articles qui peuvent être illustrés de contenus multimédia (images, vidéos), sociaux et également issus du site comme produits du catalogue ou des looks créés par la communauté.

Ces outils sont aussi disponibles pour les marques pour qu’elles puissent animer la communauté autour de leur actualité et faire du Content marketing (storytelling, parler d’une tendance ou d’une nouvelle collection) axé sur la promotion de leurs produits.

Les looks sont bien sûr partageables sur les réseaux sociaux.

Les produits que nous proposons sont issus de plateformes d’affiliation : si une utilisatrice est inspirée par un produit, elle peut l’acheter sur le site de nos boutiques partenaires.

Justement, comment faites-vous quand le lien vers lequel vous avez lié le vêtement ne fonctionne plus ?

Notre catalogue est mis à jour plusieurs fois par semaine. De cette façon, nous savons quand un produit n’est plus disponible et nous l’indiquons sur notre catalogue. Néanmoins il est vrai qu’il ne s’agit pas d’une gestion de stock en temps réel.

Si le produit a été rangé dans une liste ou utilisé sur un look ou un article, nous indiquons son indisponibilité et tentons de proposer d’autres articles qui peuvent éventuellement correspondre.

Pour le moment nous sommes sur une offre basique, c’est-à-dire que les recherches s’effectuent sur une base de mots-clés : catégories, sous-catégories, couleurs mais à terme nous voudrions proposer de la reconnaissance d’image afin que nos suggestions de produits soient les plus proches possibles.

Vous avez-mis en place un système de récompenses, comment fonctionne- t-il ?

Schéma du partage des revenusC’est une volonté de notre part de récompenser nos utilisatrices les plus inspirantes. Pour le moment nous proposons un partage de nos commissions à hauteur de 35%. Ce système est à l’essai, et nous réfléchissons à d’autres mécaniques d’incentives en collaboration avec les marques.

 

Quelles sont les marques présentes sur votre catalogue ?

Page MarquePour le moment nous avons presque une vingtaine de marques partenaires (Mango, Naf Naf, La City, Cache Cache, Zalando, Sephora…) et nous en rentrons de nouvelles de manière  périodique.

Les enseignes sont aussi bien des pure-players, des marques et des enseignes multi-marques. Pour animer la communauté et créer des looks, il faut que le catalogue soit diversifié.

Nous ciblons avant tout la mode du quotidien, celle que toute consommatrice peut acheter. Nous voulons répondre à des questions quotidiennes comme : quelles sont les nouvelles tendances auxquelles je vais avoir droit ? Quels sont les vêtements qui pourraient compléter ma tenue ?

Notre contrainte principale pour les produits que l’on intègre dans le catalogue c’est la qualité des visuels : il faut des photos de bonne qualité et que les vêtements soient photographiés soient à plat soient sur un support pour ensuite permettre à notre algorithme d’effectuer le détourage. La proposition de produits est « neutre » et permet aux utilisatrices de jouer sur la mise en page de leurs looks.

Nous aimerions que les marques s’approprient les outils pour venir animer elles-mêmes leur catalogue sur le site.

Pourquoi avoir cibler les femmes ?

En plus d’avoir une forte sensibilité pour la mode, les femmes sont décisionnaires pour leurs propres tenues, et sont très souvent impliquées dans la recherche et le choix de tenues pour leurs enfants ou leurs compagnons.

Aussi à moyen terme nous voulons nous diversifier avec des produits masculins et enfants, mais toujours en nous adressant à ce public féminin qui a cette position dans les choix vestimentaires.

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Le site est actuellement en français, mais nous aimerions nous développer à l’international. C’est une nécessité pour nos marques qui livrent déjà en Europe de rendre accessible notre site dans d’autres langues pour leur proposer d’étendre leurs points de contacts.

Quel est votre avis sur la FashionTech ?

La Fashiontech regroupe beaucoup de choses : des services sur Internet, des applications,des matériaux, des services…  J’ai participé en mars à  la FashionTech Week au Numa : on constate que sur un domaine aussi ancien que l’habillement, l’innovation est possible et que cette dynamique est réelle en France. J’espère que les grandes marques porteront de plus en plus d’intérêts envers ces projets et les start-ups qui apportent du renouveau au secteur.

Estelle
Un brin de curiosité, un œil de lynx pour repérer les dernières tendances de la FashionTech et un clavier pour plume : voilà ma recette pour écrire avec le sourire.

Sources :