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Shoppe avec le mood qui te correspond ! # Wemood

Wemood.co , la nouvelle façon d’acheter en accord avec son lifestyle ! Un nouveau réseau social à mes yeux plus utile qu’un Pinterest ! On peut trouver un vêtement associé à un style, un festival qui lui est associé, une playlist musique et vidéo ! Bref, tout est fait pour trouver un univers qui nous ressemble et non un grand melting-pot de « bêtises » pour rester poli ! Je vous invite à découvrir ce nouveau concept dans mon interview avec son co-créateur Florian 🙂

WEMOOD

Raconte-nous ton histoire et quelques mots sur Wemood ?

Je m’appelle Florian Ardérighi et je suis un des trois porteurs du projet WEMOOD. Nous sommes trois associés avec également un développeur. J’ai un profil plutôt technique avec un DUT informatique, des études de communication web puis un master en direction artistique. Disons que j’ai des compétences à la fois technique et communicationnelle.

Il y a 5 ans, j’ai lancé un webzine qui s’appelle Le Mauvais Coton , c’est un magazine en ligne qui parle de musique, d’art, de cinéma, de culture au sens large. Il fonctionne bien en ce moment, nous sommes une équipe de 30 collaborateurs photographes et chroniqueurs entre Paris et Lyon. Cela représente entre 30 à 40 000 visites par mois. Dans ce cadre-là, j’ai rencontré Nicolas, mon associé sur WEMOOD qui est aussi responsable des partenariats sur Le Mauvais Coton, outil que l’on garde à côté comme média. Mes deux autres associés sont deux anciens étudiants d’écoles de commerce et Claire que j’ai connue en cours. Pour la petite histoire, on était au collège ensemble donc on se connaît tous bien.

L’idée de WEMOOD est de proposer un site qui a pour ambition de référencer le meilleur en termes de mode, design, déco, sortie et musique sur Internet. Référencer toutes les nouvelles tendances qui sortent sur le web à travers un format inédit qu’on a développé et nommé Mood.

Wemood Beta

Qu’est-ce qu’un mood ?

Un mood c’est un format digital qui s’inspire du principe des moodboards, ce que l’on appelle les planches de tendances. A la base, c’est traditionnellement utilisé par les graphistes, les stylistes pour représenter une direction artistique, un univers. C’est très utilisé par Pinterest sur le principe des boards, c’est-à-dire regrouper pleins d’images sur un thème commun.
Nous sommes partis de cet outil, nous l’avons amélioré en lui apportant un côté interactif.

Dans les moods, tu peux intégrer à la fois des produits que tu trouves sur Internet, mais aussi de la musique, des vidéos et un lien vers une billetterie. Une autre différence avec Pinterest, c’est que nous imposons une contrainte créative, dans un mood, tu ne peux pas intégrer une infinité d’images comme dans Pinterest.

Tu peux, au maximum, mettre 9 vignettes. L’agencement est de 3 lignes sur 3 colonnes, comme une galerie d’images, que tu modules comme tu veux. Chaque vignette est interactive et lorsque tu cliques sur une vignette, tu peux directement aller acheter le produit, lire la vidéo, écouter la musique, etc.

weemood.co

La création de mon 1er Mood 😀

La plateforme est donc destinée aux professionnels et aux particuliers ?

Nous avons plusieurs types d’utilisateurs, tout d’abord : les ambassadeurs. Il peut s’agir de blogueurs, de journalistes, de personnalités ayant une grande portée virale sur Internet, une influence sur leurs lecteurs et un véritable univers à défendre.
Typiquement Le Mauvais Coton pourrait être un ambassadeur, Modelab pourrait être un ambassadeur. Nous leur apportons un outil de présentation. Nous avons développé une application web qui permet de créer les moods et l’enjeu est de pouvoir en créer un en moins de 5 minutes. De la même manière que lorsqu’on poste une photo sur Instagram, on veut offrir la possibilité de créer cette galerie très rapidement.

Le second avantage pour un ambassadeur est qu’il peut mettre ses liens d’affiliation, si un blog par exemple possède des partenariats avec des marques, il pourrait faire ses propres liens d’affiliations et gérer du cash grâce à notre outil.

Troisième point, c’est que chaque mood est exportable de la même manière qu’un player vidéo Youtube, tu peux l’intégrer partout, le partager sur les réseaux sociaux, l’intégrer sur n’importe quel blog, n’importe quel site. Techniquement, cela génère une iframe comme les vidéos Youtube et tu l’intègres en 3 secondes où tu veux en gardant toutes les propriétés interactives.

Ensuite, nous avons l’acteur : la marque. Ce que nous offrons aux marques c’est la possibilité de toucher une nouvelle cible sur Wemood.co, car à chaque fois qu’un mood est créé via l’application, il est référencé sur notre site WEMOOD. Nous visons les 18/30 ans qui sont un peu connectés, sans s’adresser aux personnes accros aux tendances, on veut quand même avoir un public assez large. Mais il s’agit quand même d’un média qui s’adresse aux personnes qui ont l’habitude d’utiliser les réseaux sociaux, qui ont l’habitude de chercher des produits sur Internet : la génération connectée. Mais on souhaite mélanger les genres et ne surtout pas s’arrêter qu’à la mode, qu’aux musiques super pointues, etc.

Chaque mood sera ciblé en fonction d’une communauté ?

Exactement. L’idée est vraiment de laisser l’outil aux ambassadeurs, ou aux prescripteurs, afin qu’ils se l’approprient et qu’ils diffusent ce qu’ils souhaitent diffuser.
On propose aux marques de toucher une nouvelle cible, de faire un lien vers leur site de e-commerce, car on a une ambition commerciale. Notre but est de booster les taux de transformations, on fait le pari qu’il y aura plus de clics, plus d’achats via WEMOOD car l’outil est plus design, plus interactif, tout simplement plus fun qu’un site de e-commerce traditionnel. Dans l’idée, on veut être l’inverse d’un Amazon dans la présentation.
Suite à cela, on analyse les comportements d’achats sur un mood, le nombre de clics sur tel ou tel produit, qui a intégré les produits de telle marque dans son mood, avec quoi l’a-t-il associé, avec tel type de musique, d’artiste, d’événement, etc. Toutes ces informations sont très intéressantes pour les marques, pour développer leur branding, pour avoir de nouvelles opportunités de partenariats, etc.

En tant que particulier, je peux mettre n’importe quelle photo ou faudra-t-il que je choisisse des photos déjà présentes dans votre site ?

Évidemment, chaque particulier peut mettre n’importe quelle photo à partir du moment où elle provient d’un lien sur le web. L’idée est qu’une photo est forcément reliée à un site web pour préserver l’interactivité qui est notre marque de fabrique.
Aujourd’hui nous limitons le nombre d’inscrits sur WEMOOD car le site est toujours en développement et n’est pas encore tout à fait stable. Nous avons lancé la première version BETA début avril et nous avons aujourd’hui 150 utilisateurs actifs et environ 300 utilisateurs en attente de validation. Nous sommes plutôt content de ces chiffres car nous ne communiquons que très peu sur WEMOOD pour l’instant (c’est d’ailleurs notre première interview web). Nous attendons d’avoir un site vraiment quali, comme nous l’avons imaginé, avant de l’ouvrir complètement.

Ndlr : je n’ai pas pu résister à l’envie de me créer un Mood 😉

Imaginons que plusieurs utilisateurs ajoutent le même groupe de musique que vous ne connaissez pas. Allez vous contacter ce groupe pour créer un partenariat ?

Tout à fait. Nous allons faire remonter l’information soit aux marques, soit aux artistes ou aux maisons de disques derrière l’artiste pour leur dire : « cet artiste a été associé à cette marque de vêtement, il y a peut-être quelque chose à faire ». J’en arrive au Business Modèle : pour obtenir cette information, on va proposer une offre pro qui permettra d’accéder à plus de fonctionnalités et surtout plus de données.
Nous sommes encore en train de travailler sur le projet, cela fait 6 mois qu’on travaille sérieusement à plein temps, on a créé la boite en mars, donc c’est tout récent. On se focalise surtout sur le produit, notre but est d’avoir un outil de création de mood qui soit hyper intuitif, simple et fun à utiliser et accessible à tout le monde. Et la monétisation viendra plus tard.

Pourquoi ne pas créer des événements co-brandé avec des groupes de musique, des marques, des objets d’art ?

C’est pour cela qu’à côté, on a une agence de webmarketing et d’événementiel qui s’appelle Wemood Agency. On travaille avec pas mal de blogs et de marques. On met en relation des marques avec des prescripteurs qui correspondent à leur secteur d’activité, on organise de l’événementiel autour. L’idée est que WEMOOD soit une première approche et que derrière, on aille plus loin en proposant de l’organisation d’événements, des collaborations, de la mise en relation.

Votre agence de communication a-t-elle été créée en même temps que la plateforme ?

On a créé l’agence avant tout pour la plateforme, car on avait déjà nos premiers clients et il fallait qu’on facture. Aujourd’hui, on n’entreprend pas pour l’agence, mais pour le réseau de wemood.co car c’est wemood.co qui est incubé à l’incubateur de EM Lyon et qui a vraiment un potentiel à l’échelle nationale voire internationale.

Avez-vous déjà des partenariats avec des marques ?

Aujourd’hui, on a une trentaine de marques partenaires au lancement qui sont prêtes à tester les moods. Il y a un peu de tout, il y a des shops lyonnais et parisien, des concept stores, des marques de vêtements, des blogueurs. Cela représente un gros lectorat qui est partant pour tester au lancement.

C’est vraiment intéressant pour les petites marques qui se lancent, pour leur référencement.

Oui, et c’est aussi intéressant pour les marques qui ont du mal à valoriser leur image de marque.
Dans les prochains mois, on souhaite développer une application qui s’intègre directement dans Chrome qui permettra de récupérer directement le produit ou alors un bouton qui s’implante directement dans les sites de e-commerce. Actuellement, on est obligé de demander de copier l’url. On travaille aussi avec Instagram pour pouvoir intégrer ses images.

Comment allez-vous rémunérer vos influenceurs partenaires ?

Dans un premier temps, ils pourront mettre leur propre lien d’affiliation. Donc s’ils possèdent un partenariat avec une régie publicitaire, avec une régie d’affiliation, ils pourront mettre un lien.
Dans un second temps, on réfléchit à un aspect plutôt de régie publicitaire internalisée dont l’intérêt est de proposer des partenariats et de la diffusion qu’on aura nous-même dealé avec nos partenaires.

Vous allez donc mettre en relation des blogueurs avec des marques ?

Exactement. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que l’outil est complètement gratuit, tout le monde peut créer des moods gratuitement, un pro, un particulier, un ambassadeur, à partir du moment où on a validé son inscription, il accède à l’outil gratuitement. Les fonctionnalités évoluées sont payantes. Pour les marques, c’est également gratuit, mais cela sera frustrant car elles n’auront pas de données sur leur moods. C’est un levier un peu stratégique, en disant : « C’est bien de créer des moods, mais c’est bien aussi de connaître l’impact sur les clients et les lecteurs ». On a d’autres fonctionnalités sur lesquelles on travaille, notamment pouvoir créer un mood privé qui ne sera visible que sur un code. L’enjeu aussi pour les marques est de pouvoir créer un mood et l’envoyer par mail à tous ses contacts presse et, par exemple, lancer une exclusivité à toutes ces Relations Presse avec un mood privé.

Pour terminer, peux-tu nous parler de la FashionTech ?

Quelques mots à dire, si ce n’est qu’il se passe beaucoup de choses en ce moment. Il y a tellement de choses qui se créent que c’est presque effrayant, mais c’est très intéressant, il y a plein de choses à faire. En ce qui nous concerne, on réfléchit pas mal au transfert entre le digital et le physique, l’idée serait de pouvoir dire à un magazine papier qu’il peut faire sa sélection de produit et les transformer directement en mood.

En apportant une nouvelle façon d’acheter, vous faîtes partie du marché de la FashionTech.

Oui et on essaye de briser les cloisons qui existent entre la mode, la musique et d’autres domaines. Je pense qu’on est une génération qui mélange beaucoup, on réfléchit plus en terme de « Lifestyle », (même si je n’aime pas trop employer ce mot) que de mode Homme, mode Femme. On est davantage sur une approche :

« Comment tu vas t’habiller en festival ce week-end ? qu’est-ce que tu vas manger ? qu’est-ce que tu vas écouter comme musique ?  »
Laura Martinet
Passionnée de Mode et d’Innovation depuis toujours. Aujourd’hui je vous dénicherai les dernières nouveautés de la Fashiontech.

Sources :