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Saga entrepreunariale : Nasty Gal !

Sophia Amoruso, fondatrice et CEO de Nasty Girl a publié en 2014 son livre #Girlboss. Elle y retrace son parcours et comment sa petite boutique sur eBay est devenue l’une des entreprises les plus performantes des États-Unis générant des millions de dollars. Si aujourd’hui l’entreprise connaît comme beaucoup une « restructuration stratégique », elle reste un modèle pour beaucoup d’entrepreneurs FashionTech.

Sophia Amoruso, un parcours atypique

Sophia Amoruso

Présentée comme la Cendrillon 2.0, Sophia Amoruso a surmonté bien des galères avant de devenir la business-girl que l’on connait. Issue de la classe moyenne, elle a tout juste 17 ans quand elle quitte le logement familial et l’école pour enchaîner les petits boulots. Elle avoue que pendant cette période elle a déjà volé dans les magasins. Un jour, la jeune femme se fait attraper et décide de rentrer dans le droit de chemin. Elle s’installe à San Francisco. Souffrant d’une hernie, elle comprend qu’il va lui falloir trouver un travail si elle veut obtenir une assurance maladie pour se soigner. Elle devient contrôleuse d’identité dans une école d’art. Pendant son temps libre, elle commence à vendre des vêtements chinés sur eBay.

NastyGal, une croissance fulgurante

En dix ans d’existence, NastyGal est devenue une référence dans le monde Fashion. Tout commence avec sa boutique eBay  » Nasty Gal Vintage ». Elle a l’œil et sa première vente importante est celle de deux vestes Chanel achetées pour 8$ et revendues à 1500$. Pour attirer les clients, elle se crée un compte MySpace  (LE réseau social de l’époque). Grâce à ça, elle apprend deux leçons :

  • Il faut connaître ses clients
  • Il faut savoir comment faire du marketing gratuit

Elle comprend aussi qu’elle doit endosser tous les rôles : acheteuse, styliste, photographe, modèle, vendeuse… Sous la pression de ses clientes et des autres vendeurs eBay, elle décide de créer son propre site web. Depuis les ventes ne cessent de croître. En revendant des vêtements vintage, NastyGal parvient à se faire plus de 50% de marge brute. L’entreprise déménage souvent pour agrandir ses locaux, elle embauche de plus en plus, elle attire les investisseurs et suscite l’intérêt des médias. Le métier de Sophia change  :

« Je ne voulais pas parler de mon travail, je voulais travailler jusqu’à qu’en parler devienne mon métier. »

NG Melrose

Aujourd’hui, NastyGal est l’anti-fashion qui encourage les femmes à choisir ce que le mot Fashion signifie pour elles. L’enseigne a lancé sa propre marque et deux boutiques ont ouvertes aux États-Unis. Récemment, l’entreprise connaît une restructuration, avec laquelle 10% des employés sont remerciés. Mais l’ambition affichée reste la même : continuer son expansion !

 #GIRLBOSS : une façon de penser

Son livre #GIRLBOSS est un véritable messager pour toutes les femmes. Une #GIRLBOSS c’est une personne qui prend en charge sa vie, elle obtient ce qu’elle veux parce qu’elle travaille pour, elle prend le contrôle et accepte les responsabilités. Pour le devenir : il faut beaucoup de travail et croire en soi. Le livre présente plusieurs témoignages et les conseils que Sophia applique à son quotidien.

Girlboss Foundation

Depuis 2014, la Fondation #Girlboss a accordé plus de 75 000$ de subventions pour des femmes dans le monde de la couture, de la mode, des arts et financer leur avenir de #Girlboss. Les subventions sont accordées aux initiatives entrepreneuriales et chaque projet bénéficie en plus d’une expositions sur les réseaux sociaux et la presse de Nasty Gal.

Quelle sucess story vous inspire ?

Estelle
Un brin de curiosité, un œil de lynx pour repérer les dernières tendances de la FashionTech et un clavier pour plume : voilà ma recette pour écrire avec le sourire.