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Wair invente le foulard anti-pollution

En ce mois de novembre marqué par l’élection de Donald Trump, il convient de se réconforter un peu (même beaucoup). En effet, depuis son élection surprise de nombreuses rumeurs font état d’une sortie probable des USA de la COP21 😿

Afin de me rassurer sur l’état de notre monde, j’ai eu le plaisir d’échanger avec Caroline de WAIR qui a décidé de créer le premier foulard antipollution connecté.

Pour accélérer leur développement, ils viennent de lancer une campagne de prévente via un crowdfunding sur Ulule.

Fabrice JONAS (FJ) : Salut Caroline, pourrais-tu te présenter et nous expliquer ton parcours ?

Caroline Van Renthergem (CVR) : Je suis la Fondatrice de WAIR le premier foulard anti-pollution intelligent.

Avant, j’étais étudiante à science-po avec une spécialité en marketing. Ensuite, pendant 5 ans, j’ai travaillé pour le Who’s Next.

Pendant cette période, j’ai eu l’opportunité d’accompagner des jeunes créateurs. Ainsi, j’ai pu créer « The Future of Fashion Program » qui permet comme son nom l’indique d’aider de jeunes talents à se faire connaître. Ainsi, il consiste à un accompagnement sur toute la chaîne de valeur (marketing, produit, juridique…).

Grâce à cette expérience au cœur de l’industrie mode, je me suis interrogée sur le sens de renouveler saison après saison ses vêtements. Pourquoi, une telle frénésie d’achat ?

Ensuite, je me suis lancée comme Free-lance sur le « brand developpement » pour des marques européennes.

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FJ : Mais comment en es-tu arrivée à l’idée de développer un foulard anti-pollution ?

Et bien, lorsque j’habitais Paris, il m’est arrivé une drôle d’histoire. Ainsi, je me déplaçais en vélo. Et un jour, j’ai eu des problèmes respiratoires.

Mon médecin m’a expliqué que cela était dû tout simplement à la pollution. Comme je ne souhaitais pas arrêter de me déplacer avec mon fidèle destrier j’ai décidé de me protéger. À la pharmacie du coin, j’ai trouvé mon bonheur avec un masque en néoprène.

Malheureusement, au bout de quelques minutes d’utilisation, je n’arrivais plus à respirer et mon maquillage était ravagé.

À la place, j’ai utilisé mon foulard, beaucoup plus pratique. En revanche, mon médecin m’a expliqué que  cela ne servait à rien.

Bref, je me suis dit qu’il y avait quelque chose à réaliser.

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En outre, si l’être humain a pu envoyer un vaisseau spatial sur la lune, il pouvait également créer un foulard anti-pollution pour monsieur et madame tout le monde.

FJ : Je te sens extrêmement préoccupée par la santé des gens et de notre planète…

En effet, en portant ce foulard, je voulais aussi alerter l’opinion publique sur les dangers de la pollution. Ainsi, plus des gens portent notre foulard plus nous aurons du poids pour changer les choses.

Par ailleurs, chez WAIR, nous avons développé une application qui alerte les utilisateurs en zone de pollution : SUPAIRMAN by WAI.

Elle a pour but de donner de la cohérence à notre produit puisque avant de porter des foulards anti-pollution il faut savoir que la pollution de l’air en ville est dangereuse pour notre santé et il faut savoir quand et où se protéger !

Cette application pourra, dans une version ultérieure, être connectée au foulard afin d’améliorer l’expérience d’utilisation, d’être plus précis sur les alertes… tout ça est en préparation mais comme toute innovation il faut un peu de temps et d’argent, d’où cette campagne !

FJ : Caroline, je  comprends parfaitement ton positionnement relatif à la santé cependant tu t’attaques également au secteur de la mode. Comment, envisages-tu la création d’un produit qui se veut un objet utile et design .

CVR : Effectivement, je ne me sentais pas forcément légitime pour créer une marque de mode. En revanche, je me sens complètement légitime sur le vêtement pour la fonctionnalité et le bien-être.

Ce qui m’intéresse c’est réellement l’innovation. Si on s’intéresse au secteur de la mode, les coupes de vêtements datent du début du siècle, cela me semble tellement aberrant qu’il n’y ait pas plus de personnalisation.

Ainsi, chez WAIR, nous essayons de créer une synergie entre l’innovation et la mode.

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FJ : Dans l’écosystème Fashiontech, je te vois également énormément présente. Par exemple, tu as participé à l’organisation de la dernière Fashiontech week.  Quel est ton avis sur notre écosystème ?

CVR : Je me souviens qu’en présentant WAIR lors de la Fashiontech night de 2015, je suis rentrée dans le petit monde de la fashiontech.

Lors de cette soirée, j’ai pitché pour la première fois : un souvenir incroyable.

Concernant l’écosystème Fashiontech, ce qui nous anime c’est la fin de la fast fashion et le développement d’une industrie mode plus responsable. En effet, ce phénomène de production de masse et de consommation de masse n’est plus tenable.

À mon avis, l’industrie de la mode va devoir muter pour s’adapter aux nouvelles demandes du consommateur qui se veut dorénavant acteur d’une mode plus transparente.

Enfin, faire partie d’un courant qui tend à se développer me paraît hyper-excitant. Nous sommes  au début d’un grand truc.

Nous sommes en quelque sorte des pionniers 😀

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fabrice Jonas
Créateur du Magazine Modelab, je passe mon temps à rechercher de nouvelles tendances et à les partager.