Monsieur Tee-Shirt - logo

Monsieurtshirt : une rencontre 2.0

Depuis plusieurs mois, je scrute avec plaisir les nouveaux projets mode qui naissent sur le web, et voici un projet Made in Grenoble qui cartonne : un site dédié aux t-shirts pour homme : Monsieur Tshirt ! Encore une preuve que la mode à Grenoble est bien vivante et peut déboucher sur des success stories...

Évidemment, je rêvais d'en savoir un peu plus sur ce projet. Après un premier échange par mail avec Arnaud, le créateur, élève de l'ESC Grenoble, nous décidons d'un petit échange via Skype afin d'assouvir ma curiosité.Lire la suite


iris van herpen - photo

Comment l'impression 3D révolutionne la mode

En développement depuis les années 90, la technologie de l'impression 3D a été popularisée ces dernières années par l'implantation rapide de fablabs un peu partout dans le monde (et notamment à Grenoble !). Les utilisations de l'impression 3D sont diverses : on a entendu parler, notamment, des prothèses imprimées en 3D ou encore d'Organovo, société californienne reconstituant grâce à une imprimante 3D des tissus musculaires. Mais en dehors de la médecine, la mode et le design n'ont évidemment pas été les derniers à s'approprier la technologie.

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La Casemate FabLab Grenoble - photo

Technologie au service de la création: fablab & mode

Grenoble a été l'une des premières villes françaises à ouvrir un Fablab. Très vite des ateliers focalisés sur la création design y ont été organisés, et n'importe quel curieux pouvait s'y rendre et tester la découpeuse laser, la découpeuse vinyle, l'imprimante 3D... tout en étant accompagné pour réussir à les prendre en main ; ).

Aujourd'hui des écoles de mode intègrent ces principes en mettant ce matériel à disposition des étudiants, et autour des fablabs naissent des initiatives prometteuses, en provenance aussi bien d'associations, d'entreprises que de particuliers. Il y a de quoi faire beaucoup d'articles ; )

Aujourd'hui nous verrons celle de Fabtextiles, de Barcelone, qui met en valeur les projets expérimentaux dans le domaine de la mode.

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5 tendances de la FashionTech en 2015 - Becky Snare

5 tendances de la FashionTech en 2015

2015 s'annonce une année charnière pour la Fashion Tech. Apple a déjà sonné le carillon avec sa montre connectée. Enfin, le monde du luxe et de la silicon valley  coopèrent ensemble.

Dans le même temps, le boom des achats sur le net continue sa fulgurante progression +17,5%, entre 2012 et 2013, selon la Fevad (fédération du e-commerce), soit plus de 600 millions de transactions.

Face à ce constat, quelles seront  les tendances de la fashion tech en 2015 ?

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Pourquoi un webzine sur la Fashiontech - « skin sucka » © Nancy Tilbury

Pourquoi un webzine sur la Fashiontech

Aujourd'hui, ModeLab a décidé de lancer le premier webzine sur la Fashiontech : l'innovation au service de la mode.

Et nous voulons être ce réceptacle permettant de mettre en avant notre passion ou plutôt notre croyance que l'industrie de la mode accompagne les modifications de la société.

L'irruption du digital a modifié les règles du jeu tandis que le consommateur veut dorénavant consommer de manière intelligente.

Pour que ce rêve devienne réalité nous avons regroupé une équipe plurielle et divergente : des designers, fashionistas, innovateurs, makers, webmarketers, codeurs... en effet, la pluralité des points de vue alimentera notre réflexion.

Un webzine sur la fashiontech, pourquoi ?

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Meet My Designer - image

Crowdfunding et mode by Meet My Designer

Le crowdfunding ou financement participatif bouleverse les codes de la mode. Aujourd'hui il est possible de financer ces créateurs et donner la chance à de nouveaux talents de voir le jour.  Pour mieux comprendre les usages de ces plateformes, l'équipe de ModeLab est allée à la rencontre de Boris Mounet, CEO de MeetMydesigner.

MeetMYDesigner-founders
Boris Mounet à gauche - Fabien Millerand à droite -  Fondateurs de MeetMYDesigner

Laura de ModeLab : Boris, d'où t'es venu ton idée de créer Meetmydesigner ?

Boris Mounet, CEO de MeetMyDesigner :

Il y a deux ans, je suis parti à Londres pour voir comment la vie se passe au-delà des frontières de l’hexagone. Et un jour en faisant  du shopping, je me suis retrouvé devant une boutique éphémère où j’ai rencontré des créateurs de mode indépendants. Je me suis rendu compte que ces jeunes talents rencontraient 3  grandes problématiques notamment lorsqu’il s'agissait de lancer leur première collection.

  • Le manque de financement pour fabriquer leur collection
  • Le manque de visibilité pour se faire connaître et acquérir de la notoriété
  • Trouver un type de distribution

Les jeunes marques ont énormément de mal à trouver un point de vente qui respecte leur positionnement et qui leur permet de développer leur vente facilement et si possible à l'international.

Il fallait trouver des solutions à leurs problématiques.

Après être rentré de Londres, je me suis passionné pour le crowdfunding et la  share-economy en général.

Il existait déjà à l’époque le site internet Mymajorcompany.(NDLR : première plateforme de crowdfunding française) où j’avais investi sur des projets.

Finalement pourquoi ne pas permettre aux passionnés de mode, de devenir les mécènes du prochain Yves Saint Laurent ?

J’ai rencontré mon associé Fabien Millerand, puis nous avons fait le Tour de France pour rentrer en contact plus 50 écoles de mode à qui nous avons soumis l’idée :« Vos étudiants vont sortir avec un diplôme ou pas (rires) mais ceux qui auront un diplôme auront une envie c’est deux choses :

  • Lancer une collection
  • Être embauché dans une maison, une marque existante. »

Nous, concrètement, on veut permettre à ces étudiants de trouver facilement du financement via une population de passionnées pour lancer leur collection.

L : Comment fonctionne Meet My Designer ?

B : L’idée est de permettre aux internautes d’investir dans la collection à venir des créateurs.

Première chose, nous avons été la première plateforme de crowdfunding au monde, destinée au marché de la mode, à lancer au même endroit ce que l’on appelle un concept store. Nous permettons non seulement de trouver des fonds nécessaires pour le lancement d’une marque ou d’une collection mais également nous permettons aux créateurs d’ouvrir un corner pour vendre ces pièces via un canal de distribution puissant et international.

Une fois que la collection est financée, le créateur peut lui-même commercialiser ces pièces dans plus de 55 pays sans intermédiaire et sans maîtriser des notions de marketing, ni d’e-commerce.

L : Vous avez donc répondu aux trois problématiques : financement, communication, distribution ?

B : Exact. (rires)  On a souhaité apporter une solution globale aux problématiques que rencontraient des millions de créateurs sur un site unique : meetmydesigner.com

Meetmydesigner aujourd’hui c’est plus 27 000 utilisateurs, 250 créateurs et plus de 25 projets qui ont été financés sur la plateforme, 14 000 pièces de prêt à porter et d’accessoires sur la makertplace.

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L : Comment ça fonctionne : par exemple, je veux acheter une pièce d’un nouveau créateurs. Il va la produire uniquement pour moi ?

B : Pas spécialement, tu as un espace création (pushmydesigner : nouvelle version coming soon) pour présenter ton projet en tant que créateur et exprimer tes besoins. Les utilisateurs ont la possibilité de pré-commander une pièce de la future collection.

L : Donc les « Fashions Angels , c’est nous ?

B : Oui :) et vous avez un grand pouvoir qui implique de grandes responsabilités ! Faire émerger les talents de la mode contemporaine.

L : Quelques mots sur la grande tendance du Crowdfunding ?

B : Oui bien sûr ;).

Aujourd’hui, en 2015, il y aura pas mal de nouveautés. Comme les objets connectés que l’on appelle les wearables que l’on pourra porter, les montres etc. Le crowdfunding dans le milieu de la mode intervient sur ce que l’on appelle la Fashion tech. C’est tout les éléments qui agissent sur la chaîne de valeur du monde de la mode et qui permettent d’apporter un changement radical, d’apporter du digital au cœur de cette industrie.

L : Pensez-vous avoir pu pallier au problème d’uniformité et monotonie de l’offre du prêt à porter ?

B : (rires) C’est ce que l’on essaie de combattre aujourd’hui. Nous voulons sortir du format Mango, H & M etc. Et permettre au maximum de talents  de voir le jour.

Notre désir est d’alimenter les Fashion Weeks avec des créateurs qui sont nés chez nous et qui deviendront les Alexis Mabille, Alexander Wang de demain.

L : Favorisez-vous les créateurs Français ?

B : On aime beaucoup le Made In France mais ce n’est pas un point qui est au cœur de notre stratégie. Nous voulons permettre à tous les créateurs du monde de pouvoir lancer leur première collection. C’est la promesse que l’on a aujourd’hui.

Le problème du Made In France est que les collections que l’on vend aujourd’hui ne sont pas adaptées aux ressources des jeunes qui sont sensibles à ce mode de consommation. C’est le prix qui bloque.

L : Pensez-vous que la France reste encore leader du secteur de la mode ?

: Ah oui ! On en est totalement convaincu. Il faut qu’on arrive à maintenir une avance car avoir le monopole ce n’est pas tout. Il faut que l’on arrive à montrer que l’on sait être innovant. Rentrer de plein de pied dans le mouvement de la Fashion Tech.

Comme Watsize qui permet de trouver la bonne taille sur internet. Il y a tout un tas de start-ups qui sont en train de bouleverser fondamentalement le fonctionnement de l’industrie de la mode et doit être valorisé et de devenir les champions de la FashionTech. Parce que l’on a perdu le combat des wearables, des grosses entreprises tech (Comme Airb&b). On peut encore prendre une position de leader sur la Fashion Tech. Paris est la première destination mode du monde. On doit devenir la première destination Fashion Tech de la planète avec des start-ups à des milliards d’euros qui sont dans cet univers-là.

L : Boris, je te remercie. 


Jonathan Collin - illustration

Le crowdfunding, le super-héros de nos startups ?

Le crowdfunding (ou financement participatif) est la nouvelle révolution de nos entrepreneurs. En effet, ce mode de financement a trois objectifs :

  • valider l'appétence du marché pour la nouvelle offre,
  • trouver des partenaires industriels et commerciaux,
  • financer la première série de fabrication.

Aujourd’hui la société va vite, très vite , il n'est plus possible d'attendre  une année de préparation pour lancer un nouveau produit / service  car votre concept ou idée sera peut-être déjà dépassé !

Votre projet sera financé par des personnes qui ont été touchées par votre démarche et qui croient en votre  business.

C'est tout simple, ça plaît ? Vous êtes financés, Ça ne plait pas, il faut revoir votre copie ou la façon dont vous avez mené votre campagne de promotion.

Ces plateformes se divisent en trois grandes catégories :

  • Le prêt : Une plateforme qui permet aux internautes d’investir à leurs souhaits dans des projets avec ou sans intérêts. Le porteur de projet se doit de rembourser ces investisseurs dans une durée prédéfinie. L’avantage de ce mode de fonctionnement est de ne pas passer par un intermédiaire bancaire qui pourrait être rétif à votre concept et de tester le marché auprès de prospects.

Exemple : Hello merci

  • Le don : Le crowdfunding par le don est la plateforme la plus utilisée. Les projets sont présentés aux internautes. Les montants de leur don sont récompensés par des avantages comme : cadeau, prévente sur un produit ou un service, privilège de la part de l’entreprise.

Exemple : Iamlamode

 

  • Co-production ou equity-crowdfunding :  l’internaute achète directement des actions de l'entreprise.

Ex : Ab-funding

Les avantages ?

Les avantages de ce mode de financement sont nombreux. Mais le plus important à mes yeux est de pouvoir tester votre projet, ce qui vous permettra de créer votre communauté puisque l’acte d’investissement est une preuve de confiance.

Le crowdfunding permet d’éviter le risque d’emprunt qui est souvent difficile d’accès pour nos startups.

C’est aussi votre première campagne de communication avant même la sortie officielle de votre produit ou service.

Le jour du lancement, vos « internautes Angels » seront là pour vous soutenir.

Le crowdfunding au service de la mode ?

Il existe des plateformes de financement participatif pour les jeunes créateurs talentueux qui ont besoin de fonds pour lancer leurs marques ou leurs nouvelles collections.

Ce nouveau service dans le milieu de la mode fait parti de la Fashiontech. Il permet d'améliorer le fonctionnement de la chaîne de valeur (création, production, distribution) et bouleverse les usages pour permettre à de nouveaux talents de voir le jour.

Comme sur wepopit.fr   ou encore meetmydesigner.com où les internautes peuvent financer la collection de leur créateur en pré-commandant un modèle sur le site ou financer l'organisation d'un événement.

Pour approfondir ce sujet nous sommes allés à la rencontre de Boris Mounet, fondateur de meetmydesigner.com pour nous dévoiler le fonctionnement de ça plateforme.

Voir l'interview

Les chiffres de 2014 du Crowdfunding:

66 millions d'euros levés en France le premier trimestre 2014 pour la réalisation de projet.

1 million de Français ont investi.

*À savoir : Depuis la nouvelle réglementation rentrée en rigueur le 1er octobre 2014, l'investissement des projets permet aux internautes d'être exonérés d'impôts de 18 % sous un investissement minimal de 500 euros.

Le crowdfunding a une stratégie Win-Win, un regard communautaire et offre un nouveau pouvoir à l'économie.

Le crowdfunding tendance durable ou phénomène, qu'en pensez-vous ?

Crédit photo : Jonathan Collin