Intel Free Press - Wearable

Comment le wearable invente le futur de la fashiontech

Aujourd'hui, je suis parti à la rencontre de Richard Phan spécialiste des wearables afin d'échanger sur l'avenir des objets connectés dans le domaine de la mode.

Bonjour Richard, pourriez-vous vous présenter.

Je m’appelle Richard Phan et j’ai travaillé 7 années dans la Silicon Valley. J’ai également participé activement à la candidature d’Annecy pour les jeux olympiques. Aujourd’hui, je lance Inventhys qui accompagne les startups et grands groupes dans la création d'objets connectés, développement mobile et mise en place de Cloud.

Richard Phan

Justement parlez-nous de vos clients ?

Nous travaillons avec Schneider Electric, le spécialiste numéro un de la gestion électrique, pour qu’ils arrivent à connecter leurs produits.

Avec Hexo+ qui a développé un drône qui vous filme en train de vous déplacer comme dans un film. Nous les accompagnons sur la gestion de projet : électronique, logiciel embarqué et apps mobiles.

Enfin, nous avons également aidé Nest, spécialiste sur du thermostat connecté, lors de leur installation en France, notamment en formant les installateurs.

Je crois que vous développez une méthodologie pour aider ces startups et grands comptes à développer des objets connectés, pourriez-vous nous en parler ?

Notre modèle s'appelle Connected Device Design Canvas.

Il s'inspire du business model canvas qui permet de développer un produit ou un service dans un marché. Nous l'avons adapté au monde des objets connectés.

Ainsi, il contient deux parties. D'une part, le produit qui s'intéresse à l'usager et comment les données sont collectées et surtout avec quelle technologie.

Chaque brique devant être remplie cela oblige à appréhender la problématique de manière globale.

D'autre part, l'écosystème, avec des interrogations sur le canal de vente (magasins physique ou internet), quelles connaissances à obtenir et définir les bons sous-traitants. D'ailleurs, nous travaillons avec un réseau de partenaires ce qui permet de passer de manière concrète à l'action
Entre ces deux niveaux, bien évidemment nous définissons un modèle économique.

Enfin, je tiens à préciser que nous ne sommes pas uniquement un bureau de conseil mais également un relais pour la mise en oeuvre.

Maintenant que nous vous connaissons un peu mieux, pourriez-vous nous expliquer les spécificités liées à l'industrie de la Mode ?

Tout d’abord, laver un vêtement ne lui fait pas du bien. Vous n'avez jamais pensé mettre votre iPhone dans une machine à laver. En effet, il contient de l'électronique. Et là, c'est le gros problème du textile.

Ainsi, il convient de développer un objet qui supporte le lavage ou qui s'intègre directement dans la tenue donc qu'on peut retirer.

C'est pour cela qu'on voie surtout des bijoux ou des montres connectées.

Concernant le textile, aujourd'hui, la recherche a su créer des composants électriques souples donc ils peuvent s'intégrer directement dans le vêtements.

En revanche la batterie reste un problème. En effet, comment recharge-t-on un vêtement ?

Un autre aspect de la fashiontech qui pourrait intéresser vos lecteurs concerne le déplacement des clients dans les magasins. Grâce à la technologie iBeacon, qui permet de capter les déplacements d'un individu grâce à son téléphone via le bluetooth, nous pouvons savoir ce qu'il regarde, combien de temps il reste devant un article et donc optimiser le parcours d'achat. Les capteurs pour cette technologie peuvent avoir une autonomie d’un an mais cela reste une exception.

Enfin, le wearable produit des données, il convient ensuite de les récupérer. Et à ce jour, le téléphone portable reste la solution la plus simple. La montre connectée est la prochaine étape dans le device qui collecte.

Tout cela nous renvoie donc au big-data ?

Effectivement, l'enjeu consiste à produire des données pertinentes mais surtout à les analyser correctement.

Par exemple, votre tenue connectée produit une data comme votre rythme cardiaque ou votre sudation. Après, il convient de savoir ce qu'on en fait. Une donnée en dehors de son contexte ne sert à rien. Il convient de la mettre en perspective.

Comment pouvez-vous aider les startups qui veulent se lancer dans la FashionTech ?

Dorénavant, il convient que des objets connectés différents se parlent. Ainsi, une semelle connectée pourrait s’interfacer avec un thermostat Nest par exemple, et savoir que votre activité se réduit. Donc elle augmentera la température de votre foyer.

L’avenir de la FashionTech ?

Aujourd’hui, il devient urgent que des métiers qui ne se parlent pas se mettent enfin à dialoguer.
Ainsi, des ingénieurs doivent commencer à échanger avec des tisseuses. Ou que des imprimeurs 3D s’intéressent au packaging d’un vêtement.

Nous sommes uniquement au tout début d'une nouvelle ère.


Fibre de lotus

Le biotextile : une innovation responsable

Et si, l'innovation consistait également à se rapprocher des savoirs ancestraux et ainsi redécouvrir les possibilités que nous offre la nature ? Je vous embarque pour le Cambodge à la découverte d'un biotextile, la fibre de Lotus.

C'est après de nombreuses expérimentations et autant de recherches dans des villages reculés, en quête d'un savoir-faire presque tombé dans l'oubli, que vont renaître les vêtements tissés de fil de lotus. Le lotus va se révéler alors comme une plante au potentiel considérable, un concentré de possibilités.

En effet, le tissu créé à partir des tiges de la fleur de lotus se présente comme un intermédiaire entre la soie et le lin. Il fut historiquement utilisé pour tisser les robes des moines bouddhistes de haut rang. Ce tissu unique et doux est respirant, infroissable, naturellement résistant aux tâches et imperméable à l'eau en raison de son origine aquatique.

En plus de cela, la fleur de Lotus est sacrée en Asie, notamment dans la culture bouddhiste du Cambodge.

La permanence et la force du bouddhisme au Cambodge est l’un des traits caractéristiques de l’histoire khmère. Avant d’adopter la religion bouddhiste, le peuple khmer, de même que les autres peuples de la préhistoire, vénérait les éléments naturels : l’eau, la terre, le feu, le vent. Représentés par des génies et des divinités, il voyait dans les forêts ou les rochers des sources de salut. Ainsi s’explique que, de nos jours encore, se soit conservée la tradition de fêtes rituelles dédiées à ces génies tutélaires. L’avènement du Bouddhisme fut un remède contre toutes ces croyances et superstitions sans pour autant les rejeter. Elles furent parfois intégrées comme des pratiques bouddhistes.

Le Lotus dans le symbolisme bouddhique.

La fleur de Lotus renvoie aux trois stades de l'existence : le passé, le présent et l'avenir.

Le caractère sacré attribué au Lotus s'explique principalement pour la pureté de ses fleurs jaillissant de la saleté des eaux stagnantes. La fleur de Lotus devint ainsi, le symbole de l'esprit pur sortant de la matière impure du corps.

Cette plante voit son potentiel se déployer sous l'impulsion de la marque Samatoa crée par Awen Delaval.

C'est en 2003, avec l'arrivée au Cambodge d'Awen Delaval, que naît Samatoa, une entreprise textile construite sur les trois piliers du développement durable : l'efficacité économique, l’équité sociale et la protection de l'environnement. L'idée de l'entrepreneur breton était de créer des ateliers de couture où des personnes en situation de handicap et des femmes en situation précaire pourraient être formées au travail de la soie, leur permettant ainsi de devenir autonome et d'accéder à une reconnaissance sociale.

Basé dans la ville d'Angkor, le fondateur et gestionnaire de l'entreprise d'éco textile est entouré par une spiritualité historique. Le lotus apparaît comme la pierre angulaire dans son projet, offrant symbolisme, noblesse de l'esprit, beauté et pureté. De plus, pour Samatoa, le Lotus représente l'apogée de la quête ultime de l'excellence par l'entreprise.

 

Depuis 2003, Samatoa a créé au Cambodge un processus unique afin d’extraire la fibre de la tige de lotus, de la tisser et d’obtenir un tissu exclusif.

Un procédé précis et fastidieux puisque la fabrication d'une veste nécessite 4 mètres de tissu, soit 12 000 mètres de fibres et 2 mois de travail pour un fileur. Il ne peut être réalisé qu'à la main, ce qui explique la rareté du tissu.

fibre de lotus

Les vêtements en lotus, un produit de luxe pour un marché de niche.
Le travail nécessaire a sa confection et les vertus propres au vêtement en lotus font qu'il est très onéreux et n'alimente aujourd'hui qu'un marché restreint. La demande pour ce tissu exceptionnel et dont la fabrication ne produit pas de déchets, elle, ne fait qu'augmenter. La qualité des confections en tissu naturel est telle que Samatoa reçu en 2012 le prix d'excellence de l'Unesco pour l'Asie du sud-est.

L’objectif de cette entreprise est d’offrir a des marques de couture éthique un service complet  de la fabrication de tissus écologiques jusqu’à la production de produits finis, sous le strict respect des engagements envers le commerce équitable.

L'éclosion de nouvelles ambitions.

Afin de diversifier la gamme des ses vêtements et accessoires, Samatoa développe, en plus du coton, de la soie et du lotus biologique, le tissage d'autres plantes comme le bananier et le kapok. D'autres fibres naturelles, uniques au monde, devraient également voir le jour au fil des années.

Aujourd'hui, Samatoa emploie une cinquantaine de salarié(e)s à temps plein, un chiffre qui va rapidement augmenter puisque l'objectif est de créer pas moins de cinq cent emplois en cinq ans ! Pour ce faire, l'entreprise va bâtir de nouveaux ateliers (dont un proche de Phnom Penh), au Cambodge et dans d'autres pays d'Asie du sud-est, qui s'ajouteront à ceux situés dans les environs de Siem Reap et Battambang. A terme, il y a la volonté affichée d'une production d'origine 100 % cambodgienne, libérée des importations, aujourd'hui toujours nécessaires, de produits thaïlandais et vietnamiens.

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur Samatoa et la Lotus Farm, je vous invite à consulter le site ici : http://www.samatoa.com/PrestaShop/

Vous l'aurez compris à la lecture de mon article, l'innovation est multiple, elle peut également être un des facteurs de la sauvegarde de la biodiversité, d'un développement économique responsable d'un territoire et dans le même temps à la pointe de la recherche.


Watsize- logo

Startup : Watsize.com révolutionne le shopping

"Watsize est un service de recommandation  de taille, pour trouver sa bonne taille sur internet ou en magasin physique, mais pas que ! Il permet aussi de trouver la bonne taille d'un ami ou d'une personne de votre famille grâce au réseau Watsize. Pour mieux comprendre ce nouveau service, je suis allée à la rencontre de Julien Dussauge, fondateur de la startup Watsize.com  "

 

Startup-Watsize-Julien-Maxime-modelab
Julien Dussauge à gauche - Maxime Blanc à droite - Fondateurs de la startup Watsize.com

Bonjour Julien ! Avant de commencer la présentation de Watsize, peux tu nous dire quelques mots sur toi ? 

Bien sûr ! Alors, je suis Grenoblois et j’ai fait un Master Ingénierie Marketing à l’IAE de Grenoble. Puis, étant un passionné de Mode, je me suis orienté vers ces métiers. J’ai donc travaillé pour des marques de prêt-à-porter comme Ripcurl Europe à Hossegor, Esprit à Londres, Levi’s Europe à Bruxelles et enfin je suis revenu en France pour le Groupe Happychic (Jules, Brice, Bizzbee) c’est à ce moment là que j’ai co-fondé la société Watsize, avec mon associé Maxime Blanc.

Mon métier principal était Chef de Produit (responsable de collection) mais j’ai aussi fait du merchandising et gestionnaire de points de ventes pour essayer de comprendre l’ensemble du cheminement et les interactions dans les métiers du prêt à porter, j’ai toujours eu l’idée de Watsize en tête depuis la fin de mes études.

Peux-tu nous présenter Watsize?

Watsize est un service de recommandation de taille qui permet d’acheter des vêtements à la bonne taille sur internet, en magasin (grâce à une appli) et même pour offrir ! On a voulu vraiment proposer une offre globale et multicanale pour répondre à tous les besoins des consommateurs lorsqu’ils font du shopping. Et ne pas simplement comme au départ du projet, être présent uniquement sur internet qui représente aujourd’hui seulement 15 % du marché.

 Alors, comment ça marche ? !

En tant que consommateur, tu te rends sur Watsize.com. Tu crées un compte gratuitement en quelques secondes. Tu rentres tes mensurations qui te créent un passeport que tu peux par la suite utiliser partout !

La première utilisation peut être faite sur Watsize.com, on a référencé plus d’une centaine de marques sur lesquelles tu peux déjà trouver ta bonne taille directement sur notre site.

En parallèle, on travaille déjà avec les marques pour implanter notre widget directement sur leur site pour permettre d’être présent lorsque tu es en train de faire ton shopping sur le web.

Par exemple sur le site de Levi’s, lorsque tu fais ton shopping, tu auras envie d’avoir un petit widget, au moment où tu vas choisir ta taille, qui te dit chez Levi’s je fais telle taille.


Ce widget existe déjà sur vos sites référencés ?

 Aujourd’hui, on plusieurs POC (Proof Of Concept) le projet avec des grands groupes/Marques. Mais le nom de ces groupes est pour l’instant gardé secret.

D’accord J. Tout à l’heure je me suis inscrite sur Watsize, j’ai pris mes mensurations avec le maître ruban fournis par le site. Maintenant je clique sur H & M, Watsize va me proposer une liste des vêtements qui vont m’aller ? Comment ça va se passer ?

Non plus simplement, en fonction de tes mensurations nous comparons avec les données que nous disposons chez H & M, pour te dire par exemple qu’il te faut un S pour les hauts, un 38 pour les pantalons etc.

La première étape de notre projet a été d’apporter dès aujourd’hui, un maximum d’informations pour les consommateurs. Parce que l’on s’est rendu compte que l’utilisateur, pour choisir un outil de recommandation de taille, va attendre celui qui lui propose le plus d’informations sur les marques qu’il a l’habitude d’acheter.

Nous avons donc décidé d’utiliser le guide des tailles pour avoir notre première base de données des marques. Ce qui nous a permis de référencer plus de 100 marques sur le site Watsize, avec certes un résultat un peu moins précis en fonction de la qualité du guide des tailles, mais qui nous laisse le temps de travailler avec les professionnels sur la version « Premium » tout en apportant un premier élément de réponse aux consommateurs.

C’est le guide des tailles standard ou le guide des tailles des marques que vous utilisez ?

Celui des marques. Ce qui permet aux utilisateurs de savoir qu’un haut chez H & M est plus grand qu’un haut chez Zara par exemple, les tailles sont différentes. Nous avons même des professionnels qui retravaillent pour nous fournir des guides des tailles par catégorie pour être encore plus précis.

Startup-Watsize-modelab

 Vous n’avez référencé que des enseignes Françaises ? Car je sais que nous n’avons pas la même morphologie et donc les mêmes tailles qu’en Allemagne par exemple.

Exactement, nous travaillons actuellement sur ce que l’on appelle le MVP Minimum Viable Product

C’est-à-dire que nous nous concentrons sur la France dans le prêt à porter. Nous avons vocation d’étendre à l’ensemble des catégories de vêtements et d’internationaliser.

Puisque justement, le gros avantage dans le futur sera de pouvoir ouvrir l’e-commerce et de dire : « Je suis français mais j’ai envie d’acheter sur un site d’e-commerce Allemand, comment vais-je faire pour trouver ma taille puisque ce n’est pas les mêmes matrices ? J’aurai Watsize ».

Ce qui permettra aussi d’acheter sur des sites aux États-Unis avec l’unité de mesure en inch et de savoir ma taille française en cm.

La deuxième étape sera d’affiner notre référentiel des tailles en utilisant les données de production des marques. Ce qui nous permettra de conseiller les consommateurs par rapport à la stratégie et la volonté des marques, nous prenons en compte des informations telles que quel est le style de telle ou telle marque, plutôt slim ?, plutôt standard ?, etc. Ce qui te permettra de trouver la marque à ton image et surtout correspondant à ton style.

 D’accord, donc cela veut dire que si plus tard je veux acheter une chemise à mon copain mais je ne sais quelle coupe il doit porter par rapport à sa morphologie Watsize sera me guider ?

Exactement. Tu as un système de réseaux qui te permet d’inviter tes proches et d’être guidée pour offrir un cadeau sans avoir accès à ses mensurations exactes (confidentialité oblige).

C’est-à-dire que l’on te dira : « Pour Célio Club, il lui faudra une chemise S en coupe regular »

Comment cela se passe en retail physique ? Si je veux offrir un cadeau qui vient d’un magasin ?

C’est le même principe, si tu arrives à Grand-Place (ndlr : Centre commercial Grenoblois) et que tu ne sais pas où chercher. Tu ouvres ton application Watsize (bientôt disponible), tu cliques sur le logo du Magasin, tu cliques sur le logo de la personne à qui tu veux offrir un cadeau et elle te guidera pour choisir la taille adéquate .

Startup-Watsize - Guide des tailles - Appli

cadeau-watsize

 Watsize pour les chaussures ? Est-ce possible dans un futur proche ?

 Bien sûr, c’est en cours de développement. Bientôt Watsize sera pour les vêtements, pour les chaussures et mêmes pour les accessoires et les sous-vêtements.

Quelle est votre stratégie de référencement pour les marques ? Vous visez les grands groupes ou plutôt les créateurs ?

Aujourd’hui, sur la partie guide des tailles nous avons favorisé, c’est vrai, les grandes enseignes du prêt à porter parce que l’idée était de pouvoir dire au consommateur que quand il arrive dans un centre commercial qu’il puisse trouver 80- 90 % de ses marques préférées sur notre plateforme.

Maintenant, concernant le widget nous nous concentrons sur la globalité du secteur de la mode dans son ensemble : marques, distributeurs, dégriffeurs, créateurs.

 Quel est le modèle économique de ta startup : Watsize.com ?

Tout d’abord, les services Watsize sont entièrement gratuits pour les consommateurs

La 1ère phase de notre Business Model est qu’aujourd’hui si tu essayes sur Watsize.com tu seras redirigé directement sur un site de marque. Nous sommes rémunérés sur le trafic qualifié apporté sur le site de la marque : c’est l’affiliation marketing.

Vous êtes payé aux clics ou à l’achat ?

Cela dépend des marques.

Ensuite 2ème phase, nous nous rémunérons sous la forme d’un abonnement mensuel en fonction de la formule choisie (Lite ou Premium) et en fonction du nombre de ventes annuelles du professionnel. (Prix bientôt en ligne sinon disponible sur demande)

Et la dernière partie de notre BM la phase se 3 consiste à exploiter les datas récoltées mais de façon anonyme et agrégée, nous pourrons ainsi proposer des services annexes :

  • Du micro-targeting : Par exemple tu vas ouvrir un nouveau magasin à Grenoble dans une semaine. Tu veux que l’on envoie une invitation aux 2000 personnes les plus proches du magasin et qui ont déjà exprimé un intérêt pour ta marque ou qui ont déjà essayé un de tes produits. Nous apporterons forcément des invitations qualifiées, chose qui n’existe pas aujourd’hui à part dans le fichier client des entreprises même.
  • Business intelligent : c’est ce qui concerne les datas. Par exemple tu es une marque espagnole qui veut s’implanter sur le marché Français en région parisienne et tu as besoin de connaître la morphologie des femmes de 18-35, cela va permettre de savoir si la collection va plaire ou s’il faut la rediriger par rapport à la cible visée.

Ou alors imaginons que tu veux ouvrir plusieurs magasins mais tu ne sais pas où. Tu vas donc te baser sur une étude de comportement d’achat de ta cible, les hommes de 20 à 35 ans. Nous serons capables de te dire qu’il vaut mieux que tu t’implantes à Marseille dans une zone de centre commercial et à Lille en plein centre-ville.

Comment exploitez-vous votre base de données ? Par exemple je suis une entreprise de mode qui souhaite faire du sur-mesure puis-je créer un partenariat avec vous puisque vous avez les tailles des consommateurs ?

On ne revendra JAMAIS les fichiers clients car la protection des données des utilisateurs est primordiale pour nous. On te permettra avec l’autorisation du consommateur de créer « un lien d’amitié temporaire» pour que l’entreprise de sur-mesure puisse avoir accès à ton profil et être en mesure de créer ton costume par exemple.

 Vous allez permettre l’e-commerce du sur-mesure !

En tout cas, on va le renforcer et l’encourager. Car nous voulons automatiser le processus de mesure. Car pour l’instant sur Watsize tu l’as très bien dit tout à l’heure…

 … Tu prends toi-même tes mesures.

Oui et c’est problématique, mais nous n’avons pas d’autre choix aujourd’hui de passer par le manuel. Il faut quand même demander un effort au consommateur.

Aujourd’hui, nous le faisons manuellement parce que tout ce qui existe aujourd’hui n’est pas suffisamment précis pour avoir les datas de qualités suffisantes pour avoir une bonne recommandation de taille. Les personnes qui annoncent le contraire, ils se mentent un peu à eux-mêmes… Ce n’est pas encore possible, même avec des systèmes aboutis plus grand public on a encore environ 1,5 cm de marge d’erreur (Ndlr : presque une taille de plus !!).

C’est-à-dire que pour commencer à avoir des datas vraiment précises, il faudrait utiliser une kinect et tout le monde n’a pas une kinect de Microsoft dans son salon ou un scanner corporel de type médical, couteux et encombrant.

La kinect de la Xbox ? Je n’y aurais pas pensé ^^

Effectivement en parallèle de la prise de mesures manuelles, nous sommes en train de travailler avec notre partenaire la société Pixeliris sur un projet R & D pour développer une solution pour prendre des mesures pour le grand public. Cela sera beaucoup plus simple notamment sur le sur-mesure pour pouvoir leur proposer des offres. Car aujourd’hui il y a une quinzaine de points de mesure… Sauf que pour faire un costume d’homme sur-mesure, avec 15 points cela va te donner une bonne idée de la morphologie, mais ce ne sera pas un vrai costume sur-mesure de qualité...

C’est vrai et en plus il y a les retouches…

Exactement.

 Quelques mots sur le mouvement de la fashiontech ?

Je pense qu’aujourd’hui la Fashion Tech, telle que je l’entends va être un passage obligé pour les marques actuelles et pour toutes les startups qui vont vouloir se lancer dans l’avenir. Aujourd’hui, simplement vendre du prêt à porter, malheureusement on s’aperçoit que cela ne suffit plus. Il faut être capable de proposer au consommateur, qui est de plus en plus exigent, un certain nombre de services annexes pour satisfaire ses besoins et de pouvoir se différencier de la concurrence qui est de plus en plus présente et acharnée.

Et si ce n'est réservé qu’aux élites et aux grandes marques, on risque, à terme, de perdre cette diversité de la mode. Déjà que l’on peut remarquer une certaine concentration ces dernières années, il faut absolument que la fashion tech reste accessible à toutes les marques pour que justement on soit capable de continuer à développer des petites marques de créateurs, des nouveaux projets et de ne pas continuer à favoriser uniquement les grands groupes ou enseignes.

Tu m’as parlé de Watsize à long terme mais à très long terme tu as d’autres projets ?

Pour la petite anecdote, nous avons toujours considéré Watsize comme une première étape dans un projet qui est beaucoup plus global, on veut aider les consommateurs à faire leur shopping quelque soit leur façon de shopper et la recommandation de taille est une façon d’aborder le marché parmi beaucoup d’autres…. mais grâce à la Fashion tech il y a énormément d’opportunités qui s’offrent à nous pour compléter Watsize ; nous avons d’ailleurs déjà commencé à travailler sur beaucoup d’autres services pour apporter une solution globale.

Et c’est une surprise ?

Oui ;). On est observé par la concurrence et plusieurs mauvaises expériences nous obligent maintenant à en dire le moins possible. L’effet de surprise reste primordial aujourd’hui.


Le cintre w - logo

Le Cintre W, une expérience sensorielle intense.

"Alexandre Wielgus vous propose, avec Le Cintre W, une expérience émotionnelle et sensorielle intense. Vous êtes conviés à effectuer un voyage qui fera appel à chacun de vos cinq sens." 

Bienvenue dans son univers ! 

lecintreW-modelab

Avant de commencer, quelques mots sur vous ? Votre Parcours ?

Je m’appelle Alexandre Wielgus. Je suis diplômé de l’école de commerce Kedge Business School et j’ai exercé pendant 10 ans les fonctions d’ingénieur commercial dans la commercialisation de solutions de relation client en France et à l’international.

En parallèle de mon activité, j’ai développé une sensibilité particulière pour la mode et les belles matières, tout d’abord à travers les souliers, puis les vêtements en prêt-à-porter et en sur-mesure.

Lorsque j’ai assouvi ma « boulimie » d’achats de vêtements, je me suis mis à la recherche de cintres élégants et à ma taille que je pourrais suspendre harmonieusement dans mon dressing. À l’époque, mon dressing était constitué d’une multitude de cintres en plastique fournis par les marques de vêtements, aux largeurs différentes, inélégants et fragiles.

C’est à ce moment que tout a commencé : Je me suis mis à faire des recherches sur Internet dans le but d’équiper mon dressing, je me suis intéressé à l’histoire du cintre, j’ai lu des ouvrages et, compte tenu du manque d’originalité des offres, j’ai tout bonnement pris la décision de quitter mes fonctions pour me consacrer à 100 % au développement d’un projet de création et de commercialisation de cintres haut de gamme. Je suis parti d’une feuille blanche et j’ai imaginé le cintre au design de mes rêves qui apporterait des solutions pratiques dans l’usage quotidien.

Pouvez-vous nous présenter lecintrew.com ?

 Le Cintre W réunit des passionnés de l’univers vestimentaire haut de gamme, du design et de l’artisanat d’art. C’est par l’association judicieuse de ces univers que nous sommes en mesure de proposer un service exclusif de confection de cintres sur-mesure à destination des particuliers exigeants.

Nous travaillons à créer le cintre le plus ergonomique, le plus élégant et surtout unique en associant à un design incroyable, la noblesse des matériaux et le savoir-faire de nos artisans français.

Si nous devions résumer notre métier : « Nous exauçons les souhaits de chacun de nos clients grâce à un vaste choix de personnalisation et un soin particulier apporté aux finitions, sans aucune limite… si ce n’est celle de votre imagination ».

À qui s’adresse lecintrew.com ?

Le Cintre W élabore des pièces d’exception pour des particuliers exigeants et des établissements de prestige avec une promesse : « Que le bon maintien et la longévité de leurs vêtements soient assurés ».

LecintreW©NilsLouna037

Expliquez-nous votre innovation ?

 Lors de la phase de création et de design, j’ai souhaité mettre l’accent sur l’éveil des sens pour créer un vécu émotionnel et sensoriel intense.

Ainsi chaque client est convié à effectuer un voyage qui fera appel à chacun de ses sens :

  • Un crochet disposant d’une surface de pose évasée pour un meilleur maintien dans le dressing ainsi qu’un gainage en cuir sous le crochet qui produit un son feutré lors de la pose du cintre sur la barre de dressing évitant ainsi le bruit désagréable du métal que l’on connaît,
  • Des épaulettes en cuir pour assurer un meilleur maintien des vêtements et apporter une touche de personnalisation supplémentaire,
  • Une barre de suspension de pantalon ergonomique qui permet de passer aisément le pantalon, et habillée d’un gainage afin d’éviter que pantalon ne glisse.
  • Et enfin la fameuse capsule de parfum qui s’intègre à nos cintres. Le principe innovant étant d’intégrer le parfum de son choix dans une capsule dont le mécanisme novateur permet une diffusion délicate et continue du parfum dans votre dressing.

Cette capsule est en finalisation de tests R & D et verra le jour au second semestre 2015.

Un cintre sur mesure ? Comment procédez-vous ?

 Nous proposons un véritable service sur-mesure, digne du « bespoke » dans l’univers du tailoring, (ndlr : sur mesure) qui se traduit par une co-création du cintre avec le client.

Au-delà de la réalisation de cintres conçus selon le gabarit du client, nous offrons un vaste choix d’essences de bois, de cuirs, de métaux, de gravures (ou de toutes autres fantaisies qui nous seraient suggérées) pour une personnalisation du cintre poussée à son extrême.

Quel est son prix pour un particulier ?

 Le Cintre W est un objet totalement personnalisable dont le prix débute à 1900 €/cintre et évolue selon la combinaison de matériaux ou de la rareté des matières premières. Par exemple, la combinaison de crocodile, laiton, nacre et pierres précieuses peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Où sont-ils fabriqués ? 

Le Cintre W réalise ces objets exclusifs en France par des artisans d’art. Chaque cintre est ainsi façonné et assemblé à la main. Il faut donc patienter environ 3 mois à partir de la commande.

lecintrew-modelabComme j’aime à le rappeler : « L’amour du beau geste » et « la tradition au service de l’innovation » sont les valeurs qui parlent le mieux de notre ADN.

Le temps consacré à l’élaboration du cintre fait que cette pièce un objet si unique.

 

On peut déjà retrouver vos cintres dans de splendides hôtels ?

 Des discussions sont en cours avec des établissements de prestige. La clientèle est pour le moment constituée de particuliers et d’entreprises pour leur usage personnel ou pour offrir. C’est un cadeau très personnel puisque l’on entre dans l’intimité du dressing du client et qui est fort apprécié.

Votre avis personnel, pensez-vous que les Français sont sensibles au made in France ?

Les Français mais pas uniquement. Le Made in France dispose d’une aura incroyable dans le monde entier. Cet argument est d’autant plus valable dans les secteurs premium et le luxe.

Mais il faut avant tout réussir à proposer un produit, ou un univers novateur : La création et le design sont à mon sens les clés de la réussite d’un projet entrepreneurial.

Sans ces fondamentaux le Made in France à lui seul n’offrira que très peu de chance de succès aux porteurs de projets.

Pensez-vous que la France est encore leader dans le secteur de la mode ?

La France conserve incontestablement une image iconique dans le secteur de la mode mais doit évoluer rapidement pour ne pas se faire rattraper et dépasser par ses voisins.

Comme l’a rappelé Karl Lagerfeld lors du sommet de l’économie Challenges, « il ne faut pas que Paris devienne une belle au bois dormant ». Notre pays repose sur une histoire et une tradition qui ont fait son succès, il faut à mon sens aujourd’hui impulser une nouvelle dynamique pour que la France reste présente dans l’échiquier mondial de la mode et ne se transforme pas en musée.

La France et les acteurs de la mode vont devoir se repenser et innover pour faire face aux assauts de créativité des Italiens, des Anglais…

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L’avenir de lecintrew.com ?

Le Cintre W va poursuivre un développement structuré et mettre en place une stratégie de communication relayée au travers de médias ciblés (sites Internet, blogs et magazines premiums). Nous prévoyons également un développement à l’international à court terme pour permettre l’accessibilité de nos cintres exclusifs sur les différents continents.

Pour finir, nous aurons le plaisir de dévoiler une collection de cintres haut de gamme avec un design qui ne laissera pas indifférent dès le second semestre 2015.

 

 


Who's Next - image

Le who's next 2015 s'intéresse à la FashionTech

Le 23 et 26 janvier a eu lieu à Paris le 20ième Who's Next. Ce salon mythique a toujours eu pour ambition de mettre en avant le prêt-à-porter et de présenter les nouvelles tendances. C'est aussi et surtout le salon privilégié des professionnels de la filière textile, où les confectionneurs de vêtements rencontrent leurs futurs acheteurs et distributeurs.

Alors ce Who's Next, fashiontech ou non ?

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