Vardama-Home-screenshot

Startup : Vardama la fin des tâches

L'avenir de la mode passe également par les nanotechnologies. Pour les non-initiés, c'est une techno de l'infiniment petit. Elle est principalement utilisée dans des secteurs de la biologie ou de l'énergie comme pour les LED. Par contre la mode a toujours été le parent pauvre jusqu'à Vardama.

Cette compagnie américaine située à New York s'est lancée en novembre 2014. Et, elle a développé une technologie appelé Equa-Tek. Dans un interview accordée à Business Insider, l'un des co-créateur, Kaustubh Varma, raconte que "l'idée lui est venue durant un voyage familiale en Inde". En effet "j'étais coincé dans ma chambre d'hôtel à cause d'une forte pluie et je regardais à travers la fenêtre les feuilles d'une plante qui restait impeccable et sèche. Et là, je me suis demandais si mes vêtements pouvaient être pareil ?".

Une startup techno...

Après de nombreux prototypes (plus d'une centaine), leur technologie était enfin au point. Et, il décidèrent de l'appeler Equa-Tek™.

Cette technologie permet au textile de résister aux éclaboussures et donc d'être imperméable. En d'autres termes, si vous êtes fêtards ou si vous avez des enfants un peu turbulents cette marque est faite pour vous.

Mais comment ont-ils réussi ce tour de force ?

En fait, il traite chaque fibre au niveau du microscope en utilisant la nanotechnologie. Ainsi, il traitent chaque fibre que cela soit du coton ou de la soie.

... mais surtout Fashion

Au niveau de la gamme de produit, Vardama a créé des chemises, des costumes et des cravates. On peut s'interroger sur leur choix de segment uniquement homme.

Un début de réponse pourrait venir du fait que cette marque est avant tout techno et qu'à priori les hommes seraient plus sensible à cette valeur que les femmes.

VardamaVardamaVardamaVardama

Cependant, après ce premier succès masculin, Vardama lors de la dernière fashionweek newyorkaise, a dévoilé une collection pour femme.

Conclusion

Cette incursion de la mode dans les nanotechnologies va-t-elle modifier le business de la mode ?

Je ne le crois pas car cette technologie est "invisible". En effet, le principe des nanotechnologies  c'est qu'elle ne se voit pas.

"Innover c'est facile. La difficulté c'est de transformer une innovation en vrai business"

Michael Dell, fondateur de Dell

Ainsi, le fait qu'un costume devienne imperméable devient un plus indéniable. Néanmoins, la mode comme son nom l'indique fluctue en fonction des saisons et cette technologie aussi performante soit-elle ne marque pas, à mon sens, un changement majeur.

En revanche, elle ouvre un champ des possibles notamment sur le développement durable. Les vêtements ont une durée de vie plus longue. Il manque le côté indéchirables et là nous atteindrions le nirvana...

Qu'en pensez-vous ?


CETI

FashionTechDays : pari tenu !

Toujours dans l’esprit curieux et innovant, le Buisness Fashion Forum s’est associé à NUMA Paris le temps des Fashion Tech Days. Pendant 2 jours à Roubaix au CETI, professionnels de la mode, du luxe et de la Tech ont planché dur pour titrer le meilleur de ce grand « brainstorming ».

Impression 3D

Les Fashiontechdays en mode exploratoire

L’objectif : affiner, explorer les technologies mises au service de la mode. Car enfin il apparait clair que sans elles le futur de la mode semble bien compromis.

Un bon timing, les conférences se sont tenues en mode Keynote de 15 min, une formule dynamique qui engage à l’interaction. Au programme on a parlé Sociologie et Matières, de Mode et Robots.

Beaucoup de questions sur la place de la mode dans la société et comment celle-ci, peut être de toute évidence, le lien entre des ressources et la technologie. L’intervention de l’auteur, designer Florence Bost soulignait particulièrement ce dernier point.

Fashiontech

Du côté matières ont n’évite plus la composante « bio », on en fait une force. Recyclage, système-D, DIY, mais surtout qualité. Nous sommes en France, le label compte aussi, il est donc important de répondre des normes sans que celles-ci ne deviennent un frein. Innovation aussi sur le traitement des matériaux, on travaille sur la teinture améliorée et les nanotextiles.

La grande nouveauté technologie c’est l’apparition de l’impression 3D, qui ouvre des perspectives à tout niveau : modèle, mesure, production. Philippe Ribera, directeur régional de Lectra, spécialiste en marketing produit, est intervenu sur les enjeux et les possibilités de l’utilisation de cette nouvelle technologie notamment dans la mode.

Capture d’écran 2015-03-24 à 09.21.20

Si le premier jour a tourné autour du produit même, le second est allé vers la commercialisation de celui-ci.

À la recherche d'une commercialisation fashion

Sylvie Loiseau/ Dailyshopwindow, donne le ton de la journée : la vitesse et le e-commerce. La consommation et la commercialisation ont radicalement changé, on le sait mais les intervenants ont aussi insisté sur l’importance de l’humain que l’on oublie trop souvent.

Capture d’écran 2015-03-24 à 09.23.47

Lionnel Damm, fondateur de « On boit un café », agence de communication digitale spécialisée dans les réseaux sociaux le rappel : sans humain pas de réseau. Les comportements humains au sein des réseaux, les good et bad buzz, et comment les gérer, c’est le sujet de Fabrice Jonas, qui au terme d’une intervention remarquée et très dynamique, nous aura fait découvrir « le bruit » qu’il faut savoir écouter sur les réseaux pour savoir où parler ! Il faut rester une personne connectée pour devenir un expert.

On a parlé aussi de la place des community managers dont le travail évolue en permanence au sein des réseaux. L’humain une fois de plus au coeur du digitale. Interlocuteur de choix, il permet un discours, une discussion qui donne aux consommateur le beau rôle, car c’est à lui seul que l’on répond.

Capture d’écran 2015-03-24 à 14.57.43

Enfin le e-merchandising présenté par Julien Decroix, nous a éclairé sur la façon de mettre en valeur les produits, l’importance du visuel et de la facilité d’utilisation des sites. Comment placer les produits pour les rendre plus accessibles, plus attractifs et améliorer les ventes.

Bref, une première plus que réussite, nous attendons la seconde édition avec impatience.

Emma.


Bjork-Vulnicura

Art, mode, et technologies, un bouillon de cultures…

Ne tournons pas autour du pot, l'art et notamment la peinture ont depuis longtemps influencé de nombreux créateurs de mode, si ce n'est la mode elle-même. Mais d'ailleurs, la mode, de l'art ou du cochon ?

La Haute Couture a toujours été entremêlée avec des mouvements artistiques tels que l’art nouveau, le surréalisme, le dadaïsme, le cubisme, et l’art abstrait. La mode emprunte l’imaginaire aux peintres. Cependant, art et mode sont de nature différente : l’art évolue dans le temps alors que la mode se démode. De plus, elle doit s’adapter au corps humain, de ce fait le vêtement ne peut pas être une œuvre entièrement libre.

Des créateurs comme Jean-Paul Gaultier ou Karl Lagarfeld sont convaincus que la mode n’est pas de l’art. Cependant, la mode peut prendre une position aussi radicale que dans une démarche artistique, et de nombreux défilés sont de purs moments de création proposant un réel spectacle pour le public.

Yves Saint Laurent

© Copyright

Yves Saint Laurent qui a repris l’art de Mondrian pour ses robes en jersey en 1965 en est un très bon exemple.

So what ?! Me direz-vous, et vous n'aurez pas vraiment tort.

Bjork : une artiste totale

Avec l'avènement des nouvelles technologies, les frontières entre les disciplines artistiques tendent à s'estomper, voire disparaître pour certains artistes. Bjork, illustre bien ce propos, elle qui s'expose au MOMA depuis le 8 mars dernier, est une artiste totale, au sens qu'elle développe des concepts où se mêlent des sons, des vidéos, des robes, des coiffures, des maquillages, des instruments de musique, des photographies, autour de sa musique.

CNNCTD+ connecte pour un projet global

Autre projet total, cette fois-ci de l'autre côté de l'Atlantique, CNNCTD+ est une agence créative New-yorkaise qui a pour principe de ne pas se prendre au sérieux, de participer et d'accueillir dans son tiers lieu, des projets qui mêlent les genres : arts, musique, mode, technologie et sociétés. À ce jour, leur projet le plus récent est également le plus ambitieux.

En effet pour le mener à bien, le fondateur de CNNCTD+, Roman Grandinetti, aka Dj Manero, s'est associé à Bibi Cornejo Borthwick (fille de la créatrice de mode Maria Cornejo et du photographe Mark Borthwick). Ensemble ils ont sollicité 100 artistes majeurs et autres icônes culturels, pour leur demander d'enregistrer images et sons.

CNNCTD+

© Copyright

La liste des enregistrements sonores et des images inclus un ensemble de notables New-yorkais, comme Santigold, Pharrel Williams, Yoko Ono, Spike Lee, Cindy Sherman et Paz de la Huerta, pour n'en citer que quelques-uns. Pour avoir la chance de découvrir ce projet hybride, vous devez vous rendre à New York et vous procurer un « Playbuttons », un pins sur lequel est fixé un mini lecteur MP3, où encore, au hasard de vos pérégrinations, vous tomberez peut-être accroché sur un mur ou sur un poteau, une des « Sound Graffiti boxes ». Merci de les laisser là où vous les trouverez !

medium_sound2IMG_1122_detail_em (1)

© Copyright

Pierre Debusschere

Changement de continent, de langue, à la rencontre d'un artiste photographe, cinéaste et plasticien belge. Il s'appelle Pierre Debusschere, son nom ne vous évoquera peut-être rien, mais lorsque je vous dirai qu'à à peine 30 ans, il a déjà réalisé deux clips pour Beyoncé et des campagnes pour Raff Simons et bien d'autres projets encore…

Raff Simons

Son univers fantasmagorique s'exprime en images percutantes, que ce soit dans un de ces films comme « I know simply the sky will last longer than I », un objet cinématographique hypnotisant, dans lequel il déroule un montage d'ambiances poignantes, ou dans ses shootings de mode. Je vous invite d'ailleurs à plonger dans son univers pictural ici-même.

Glass Animals ou quand la musique

Terminons ce tour d'horizon, par un groupe anglais from Bristol, dont l'univers n'a pas fini d'affoler les fashionistas et leurs ami(e)s. On dit de Glass Animals qu'il « réécrit le psychédélisme, taillant dans les murs aveugles d'une époque poisseuse des fenêtres aux vitraux colorés qui ne refusent pas la mélancolie ».

glass animals

Sur "Zaba", leur premier album , le groupe de Bristol montre comment le calme et la douceur pouvaient être à l’origine de tempêtes incontrôlées. Car leur musique, sous couvert de pop-songs mélodiques, est un savant maelstrom d’expérimentation, de dance-music et de chamanisme new age, comme en témoigne l'excellente reprise de "Love Lockdown" de Kanye West. Mais pas d’esbroufe d’hypnotiseur apprenti : cette science de la religion vient de chez Animal Collective autant que de la fausse légèreté d’Alt-J. De Glass Animals, on attend des visions d’apocalypse, de paysages cramés et de jungle luxuriante. Oh que oui, vous voulez voir à quoi ça ressemble ...
 

Pour en savoir plus

Pour ceux et celles qui souhaiteraient aller plus loin dans le décryptage des liaisons fructueuses entre l'art et la mode , je vous conseille vivement de lire l'excellent article de la non moins excellente Elisabeth Quin !

Dernière petite chose, pour ceux et celles qui n'auront pas la chance d'aller à New-York pour voir la rétrospective de Björk au MOMA, vous pouvez voir à quoi cela ressemble sur sa page web française.

Enfin, si vous voulez connaître les 4 autres tendances de la Fashiontech en 2015 c'est par là.


WearableTech

Wearable Tech : la convergence de la Technologie, la Mode et du Sport ?!

Du Sexy, du Désirable, c’est le leitmotiv de nombre d’industries qui se “consumerisent”. L’automobile, l’informatique, ou encore de la téléphonie ont mis en défaut notre vision fonctionnelle et ont ouvert une brèche vers des approches centrées sur l’émotion et l’artistique. La FashionTech et le SportTech sont en première ligne de ces bouleversements profonds qui touchent nos façons de concevoir et vendre d’un côté, mais aussi d’acheter et d’utiliser des produits de l’autre.

 

La révolution Wearable Tech ?

clouds-17866_640

Le consommateur, vous, moi, sommes irrationnels. Nous pensons acheter et consommer de façon rationnel, choisir sur des critères logiques et fonctionnels, nous nous trompons. L’Industrie de la Mode est d’ailleurs l’une des seules industries où nous admettons acheter irrationnellement, nous achetons du style, une marque, une signature, un lifestyle, pour nous mais aussi pour les autres.

 

Les influenceurs en tout genre le savent bien, des milliers (millions?) d’entre eux utilisent leur image pour promouvoir des produits et services, c’est l’endorsement que vous connaissez déjà très bien avec les sports stars et les pop stars. Mais il existe une autre catégorie d’influenceurs plus méconnus, ils sont les influenceurs de la conception et des tendances, les lead users. Ces consommateurs sont particuliers en deux points : ils rencontrent des problèmes et expriment des besoins que rencontrera en masse la population dans un avenir plus ou moins proche.

 

Le Wearable Tech, (ou “informatique vestimentaire” ou encore “technologie à porter”) est pour ces raisons un défi majeur à relever pour les industriels de l’électronique qui voient en cette catégorie de produit un relais de croissance pour leur activité. Mais ils ne sont pas les seuls à s’y intéresser, les grands noms du vestimentaire que ce soit dans le Fashion ou le Sport sont également dans le coup. Créer de nouveaux produits à forte valeur émotionnelle et que l’on va porter sur soi est révolutionnaire. Qui aurait imaginé que les téléphones des années 2000 seraient devenu vecteurs de réussite sociale et créerai des clivages religieux (Google vs Apple ;) ).

 

Spécialistes de l’électronique et du monde de la mode ont plus que jamais besoin les uns des autres pour satisfaire l’équation ultime du XXI° siècle :

Comment créer un produit sexy, fonctionnel et utile, gagner de l’argent en le faisant tout en sachant que nous l'achèterons sur des critères totalement irrationnels ?

Les influenceurs sont logiquement la première réponse à cette question : sportifs, stars, et consommateurs sont désormais observés, analysés, intégrés dans les démarches de conception et ont donné lieu à des évolutions majeures cette dernière décennie… Nous voyons naître de nouveaux évènements et conférences spécialisée aussi atypiques que passionnantes.

 

Les Knicks, Intel, Pigalle, Moonlab, Accenture et des startups, le cocktail gagnant ?

cocktail-5853

L’évènement “FAST A/W15: A Fashion x Sports x Technology Experience,” qui a eu lieu à New York en Février dernier est une illustration très intéressante des nouvelles relations qui se tissent pour approcher le marché naissant du Wearable Tech. Intel, leader mondial des microprocesseurs a co-organisé avec Carmelo Anthony (oui, le joueur de NBA des Knicks de New York) et sa Venture Capital et accueilli Pigalle, une boutique française de mode, MoonLab un studio d’enregistrement, Accenture le monstre mondial du conseil et des startups de la Wearable Tech Industry.

 

Pourquoi rassembler ces personnes et organisations qui à première vue n’ont absolument rien en commun ? La plupart des invités ne s’étaient jamais rencontré, un vrai mélange de genre et de fonctions. Mais le Wearable Tech était au centre des discussions, l’évènement a permis à chaque partie d’exprimer sa vision des tendances existantes afin de mieux comprendre les enjeux des 5 ou 10 prochaines années. Quant aux startups, elles ont pu confronter leurs prototypes et approches du marché avec des acteurs de classe mondiale et des influenceurs.

 

Les startups présentes donnent (ou redonnent) une idée des projets en cours de gestation dans l’industrie naissante de la FashionTech :

 

 

Le bracelet Pavlok

 

© copyright

 

 

  • des chaussures et T-shirts avec Sols et Athos

sols-adaptiv-chaussures-3D-sur-mesure-personnalisable_w_600     Sols adaptiv : des chaussures révolutionnaires et évolutives

© copyright

      Spire contrôle votre respiration

© copyright

 

Ces startups ont inventées et travaillent d’arrache pied sur de nouvelles promesses marketing qui nous seront peut-être demain évidentes : créer des vêtements personnels (CMM pour Custom Mass Manufactured) et intelligents, de changer (encore) sa façon de communiquer, de mesurer ses efforts dans un objectif fitness ou musculaire, de diminuer le nombre de gadgets lors de la pratique de votre sport, de vous réchauffer ou vous rafraîchir (Si si).

 

Leurs approches remettent sur le tapis des discussions concernant les business models de ces sociétés comme on les connaît aujourd’hui sur le marché des smartphones. De quoi vivront elles ? De vos données ou de la vente des produits ? D’autres modèles vont ils émerger ?

 

Les challenges qu’ils relèvent et que nous abordons également chez ModeLab sont toujours plus d’actualité. Le juste équilibre de Tim Brown (Ideo) entre désirabilité, viabilité, et faisabilité est désormais aussi accompagné d’une reflexion sur l’éthique et notre volonté de continuer à faire progresser le monde au travers d’innovations.
Et vous ? Qu’est ce que cela vous inspire ? Vous êtes les premiers concernés !


Crowdfunding-montage

AB Funding : le crowdfunding en equity appliqué à la fashiontech

Aujourd’hui, une interview un peu particulière. En effet, nous nous sommes intéressés au financement participatif. Et pour cela nous sommes allés à la rencontre de Jean-Charles Cotin qui a créé AB Funding, une plateforme de mise en relation d’investisseurs et d’entreprises en besoin de financement.

Avant de commencer un petit rappel pour comprendre ce qu’est le financement participatif et plus particulièrement le financement participatif par l’entrée au capital des entreprises. Le terme consacré à ce type de financement est le Crowdfunding en Equity. Oui, vous verrez,  cela se place bien en soirée.

money-bag-400301_640

Le crowdfunding en equity permet de mettre en relation des entreprises ayant besoin de fonds pour se développer avec des personnes physiques, (vous, moi) ou des personnes morales, (des entreprises) qui souhaitent participer à une aventure entrepreneuriale en achetant des actions d’entreprises. Dit autrement, cela permet à tout un chacun de devenir très facilement un Business Angel même avec des sommes très modestes.

Actuellement en France en 2014, le crowdfunding en équity représente 25M€ / an. Il est en pleine croissance. Pour comparatif, le crowdfunding en don représente 38M€ et celui du prêt 88M€. Bref, vous l’avez compris, cette tendance au financement collaboratif est une tendance en plein essor ces dernières années.

Source : Baromètre Financement Participatif France 2014.

 

Phto portrait3

 Jean Charles Cotin, vous Êtes fondateur  d’AB funding. Pourriez-vous vous  présenter ?

Je suis ingénieur de formation puis j’ai effectué un MBA option  finance. J’ai 20 ans d’expérience  de direction d'entreprises dans le  bâtiment, l’industrie et les services. En 2009, j'ai participé à la la  création du club d’investisseurs Arts et Métiers business Angels  Rhône-Alpes qui aujourd’hui comprend 50 membres. Au cours de  ces cinq dernières années, j’ai accompagné des entrepreneurs  d’horizon différents. Et, à la même époque j’ai vu émerger le  financement participatif ou crowdfunding. J’ai trouvé ce type de  financement complémentaire pertinent.

Ainsi en 2014, j’ai décidé de créer ma propre plate-forme de crowdfunding. Comme cela, je pouvais mettre mon expérience de business Angel et de dirigenant à profit pour démocratiser à la fois le financement des entreprises par le collaboratif et permettre à tout un chacun de donner du sens à ses investissements.

Parlez-nous précisément de cette plate-forme : AB Funding?

logo ab

Notre métier est de mettre en relation, via une plateforme Web, des entreprises en recherche de fonds avec des investisseurs. Nous intervenons alors sur des levées de fonds de 100 000 à 1 million d'euros et investissons systématiquement dans les entreprises sélectionnées.

Nous aidons aussi bien les start-up qui ont déjà un produit que les entreprises en développement (avec des ventes). En moyenne, le besoin de financement s'élève à environ 250 000€.

Nous pouvons également intervenir sur des sociétés en phase de transmission : cession reprise qui auraient besoin de fonds en apport.

En outre, AB-Funding travail avec des entreprises sur Rhône-Alpes, Bourgogne et Auvergne. Toutefois, les investisseurs peuvent provenir de tout le territoire et même de l'étranger.

Enfin, nous accompagnons également les entreprises après financement.

Justement comment se passe cet accompagnement ?

Celui-ci dure entre 5 à 7 ans. Nous effectuons un reporting semestriel auprès des investisseurs. Celui-ci est financier mais également managérial.

Nous sommes en quelque sorte une courroie de transmission entre l’entreprise et ses actionnaires.

Pourquoi une entreprise ferait appel au crowdfunding ?

Bien entendu pour lever des fonds nécessaires à son développement, mais aussi pour se faire connaitre et élargir le cercle de ses actionnaires qui peuvent avoir un rôle de conseil et surtout de networking. Ils peuvent ouvrir leur carnet d’adresses et donc par voie de conséquence créer des opportunités pour le développement de l'entreprise.

Pour l’instant quelles entreprise avez-vous aidées ?

Nous avons financé une société industrielle : Solight, qui produit et commercialise des carrosseries très innovantes pour des véhicules utilitaires sans permis PL.

Les bénéfices clients sont très importants puisque la charge du véhicule peut être augmentée de 75 % par rapport à une carrosserie classique et la consommation de carburant réduite de 3 litres aux 100 kilomètres.

Plusieurs dossiers sont à l’étude dans le monde de la mobilité de l’environnement, du textile et du WEB.

Pourquoi une entreprise se financerait par AB funding ?

Pour la rapidité de la pré-étude : une première réponse est fournie sous 48 heures.

Pour la rapidité d’obtention des fonds (compter 4 mois) et l'accompagnement des dirigeants une fois l'augmentation de capital réalisée.

Le professionnalisme de l'équipe ainsi que le suivi des souscriptions en temps réel.

Pourquoi un particulier investirait sur votre plateforme ?

Essentiellement parce qu'il croit dans un projet présenté sur la plateforme et qu'il a envie de participer au développement de l'entreprise présentée en achetant des actions afin de devenir actionnaire.

La plateforme permet de réaliser rapidement et simplement, en ligne la souscription des actions de l'entreprise et ce dès 1 000 euros.

Par ailleurs, le cadre fourni par AB Funding permet de sécurier l'investissement et de s'assurer que le projet a été rigoureusement  sélectionnée. Nous apportons aussi le cadre juridique qui convient à ce type de transaction. Nous sommes d’ailleurs enregistrés à l'ORIAS (Registre unique des Intermédiaires en Assurance, Banque et Finance).

Ainsi, AB Funding permet à des non experts de participer au développement d'entreprises proches de leurs centres d'intérêt, de leurs valeurs ou de chez eux.

Pour nos lecteurs, comment cela pourrait s’appliquer à la fashiontech ?

Cette démarche peut tout à fait s’appliquer pour une entreprise qui mettrait sur le marché un textile innovant ou un vêtement intelligent. Ce peut être le cas également d’une entreprise qui souhaite développer un nouveau réseau commercial. Une précision importante, nous ne sommes pas là pour financer des collections mais vraiment pour supporter l’innovation et la croissance. Pour cela, il existe des plates-formes dédiées comme Meet My Designer.


Centre européen du textile innovant (Ceti), Saison-Menu, Roubaix, nommé à l'Equerre d'argent 2011 : vue d'ensemble

Fashiontechdays Roubaix : Innovation et Mode du Futur

Les FashionTechdays auront lieu à Roubaix du 19 au 21 mars, j'ai pu échanger avec Annick Jehanne qui est à l'initiative du projet.

Annick Jehanne

Bonjour Annick, pourriez-vous vous présenter ?

J'ai travaillé durant 20 ans dans des grands groupes de Mode (tels que Printemps, Galeries Lafayette, Jacqueline Riu) a développé de nouvelles marques et offres.
Depuis cinq ans j'exerce une activité indépendante :
J'anime l'Association Business Fashion Forum qui est un réseau d'innovateurs de tous les Métiers.
Nous organisons une Rencontre par mois a PARIS, dans des Ecoles de Mode et de Design.

Business Fashion Forum

J'interviens dans des Ecoles de Mode et Business telles que IESEG/INSEEC/EDEHC/ENSAIT/IFA/MODSPE/MODA DOMANI
Je forme des professionnels de la Mode(Innovation, Créativité, Entrepreneuriat, Nouveaux Business Models)

Et depuis un an je développe le projet Hubmode, la première plateforme de formation digitale et interactive pour les entreprises de Mode.

En mars,Business fashion Forum organise les Fashiontechdays Roubaix.
Cette manifestation est un satellite de la manifestation créée par NUMA PARIS, l'accélérateur de Start Ups. Lors de la fashiontechweek j'y ai pitché pour Hubmode en septembre dernier. J'ai trouvé cela formidable et je leur ai proposé d'organiser une version "Nord"

Les Fashiontechdays Roubaix,c'est toute l'innovation a destination des marques et enseignes de MODE : un grand bol d'air du Futur.
Métiers, Technologies, procédés de fabrication, mais également outils digitaux, vêtements connectés : parler de tout ce qui arrive demain.

Que va-t-il se passer?

Deux journées de Keynotes (conférences très courtes et échanges) de témoignages de patrons sur l'innovation Mode, de table rondes,et surtout beaucoup de convivialité :
Un afterwork le 19,des Démos sur place(3D/HacKing de machines a Tricoter,Dentelle innovante)

CETI

Pourquoi Roubaix?

Parce que cette ville est un Lab naturel ou artistes, chercheurs, créateurs, distributeurs, écoles forment un écosystème puissant.
Roubaix a un fort ADN Textile, des générations y ont passé toute leur vie, des entrepreneurs ont construit des modèles innovants, recommençons!
Sans passéisme, mais avec cette force que donne tout ce qui a déjà été fait ici.
Le Ceti, notre partenaire pour Fashiontechdays, est le lieu ou mijote la Mode du Futur, celle qui va allier innovation, développement durable, local et international, créativité multi sources : les artistes doivent rencontrer les chercheurs et les créateurs doivent rencontrer les distributeurs.
Pour cela il faut un lieu et des volontés farouches, et travailler ensemble, ce que nous faisons;
Fashiontechdays est un point de croisement de toutes ces énergies. Roubaix est également proche de Bruxelles, des Pays Bas, de Londres et trouve naturel de rencontrer ses voisins!
Comme les anglais de Cute Circuit par exemple.

Quels sont les objectifs des FashionTechDays :

Inspirer, permettre les rencontres, faire passer un moment professionnel ou l'humain est en premier!

Que va-t-il se passer après?

Nous verrons ! Le croisement des énergies devrait se faire d'avantage et en continu, sur des projets concrets, qui puissent faire naitre des Startups a fort potentiel.
Tous les acteurs Mode de la Région doivent y travailler.
Business Fashion Forum amène sont gout du réseau concret, sa capacité de réfléchir la Mode de demain en connaissant très bien tous les fonctionnements, et une bonne dose de disruption indispensable pour créer des activités nouvelles, à potentiel international, donc des emplois.
Nous fonctionnons de manière frugale et agile, nous sommes bénévoles, nous voulons seulement faire avancer la Mode.


fashiontech battle

FashionTech Paris #2 by Numa

Le Numa organise la deuxième session de la FashionTech Paris. Et, cet évènement  a pour ambition d'effectuer un état des lieux de la FashionTech mais surtout d'être un catalyseur de cette nouvelle tendance qui mêle technologie, innovation et mode. Bien évidemment,  je ne pouvais pas rater ce moment si particulier.

Voici en revue ce qui m'attends...

L'avenir de la mode le lundi

Ainsi cette semaine, je commencerai par découvrir en ouverture dès lundi soir "Quelle mode pour demain". Avec notamment Céline Lippi de FashionCapitalPartners, le premier fonds d'investissement dédié entièrement à la FashionTech, et Pierre François Lelouet, PDG de NellyRodi, le fameux cabinet de tendance. Ils présenteront les enjeux et les problématiques qui attendent les startups et les grandes maisons de mode.

Fashioncapitalpartners

Le mardi c'est pitch ou danse

Le Mardi, deux évènements pour deux ambiances différentes.

Le choix s'annonce difficile entre  un concours de Pitch sous le parrainage d'Iconity, qui me permettra de découvrir les jeunes pousses de demain. À cette occasion, je retrouverai Clother le gagnant du premier startup weekend fashiontech de septembre dernier. J'avais participé au également à ce concours et j'avais apprécié la maturité de leur projet. Au niveau design, il m'avait complétement époustouflé. En 52 heures, ils avaient accompli un travail colossale.

clother

Et, Jeanne Bloch, artiste chorégraphe qui développe des textiles lumineux. Elle utilise la danse comme moyen d'expression et s'interroge sur les alternatives écologiques à l'éclairage scénique. Durant cet atelier interactif au CND, il convient de venir habiller en noir pour profiter au maximum.

Jeanne Bloch

Le mercredi : business model et techno

L'ESCP mode organise une soirée intitulée "L'influence des technologies sur les business models de la mode". J'avoue une belle curiosité pour cet évènement et surtout j'espère qu'ils arriveront à mêler avec justesse le glamour et le business.

value proposition design

Savoir se différencier le jeudi

Jeudi une table ronde que j'aurais le plaisir d'animer (si si c'est vrai) sur "Comment se différencier grâce à de nouvelles solutions de communication et de vente en ligne" prendra place à l'ESMOD.

Pendant ce débat, vous pourrez rencontrer des jeunes startupeurs  lyonnais fougueux et talentueux. Comme, Wemood, une plateforme qui permet de créer un mur interactif en fonction des marques qu'on aime que j'avais rencontré lors du dernier Who's Next. Il y aura également Upfit qui règle les problèmes de taille mais aussi Let's Dress, qui vous permet mesdemoiselles de louer une robe le temps d'une soirée. Barlenn quant à eux organisent des évènements chez des particuliers ou dans des shops pour découvrir des produits.

public FT

Bref, nous avons préparé une soirée aux petits oignons... Au fait pour s'inscrire c'est par ici.

Le Vendredi

Enfin, la soirée de clôture, vendredi, aura lieu à la Paillasse sous l'égide d'Alice Gras du Hall Couture que j'ai rencontré récemment. Elle déploie une énergie incroyable et communicative pour développer ce lieu qui ressemble plus à un incubateur qu'à un fablab.

hall couture

Le FashionTech Showroom de cette soirée est ouvert au grand public et c'est l'occasion idéal pour découvrir de visu la mode de demain : hâte d'y être.

Conclusion

J'espère que ces temps d'échanges et de rencontres permettront aux acteurs de la FashionTech de continuer le dialogue engagé afin de promouvoir au maximum notre écosystème.

Voilà pour ce joli programme, en espérant, vous rencontrez lors de ces différents évènements... à très vite.