Application The Net Set

Mai 2015 : la Revue de Presse

Chaque mois, Modelab reprend dans sa revue de presse l’actualité qui a marqué la FashionTech. Start-ups, évènements, applications : voici un récapitulatif des articles qui nous ont le plus marqué ces dernières semaines !

L’Allemagne, promotrice de la FashionTech

Du 4 au 7 mai, Francfort accueillait le Salon Techtextil, considéré comme le principal évènement professionnel dédié au textile technique. A cette occasion, un jury composé d’experts, a sélectionné 8 gagnants pour le prix Techtextil Innovation Award 2015. Parmi les lauréats, on retrouve une ceinture pectorale créée par l’EMPA (Institut Interdisciplinaire Suisse de recherche pour les sciences des matériaux et le développement des technologies) utilisée pour électrocardiogramme.

FashionTech BerlinA présent, allons du côté de Berlin, où le 5 mai s’est déroulé la FashionTech Berlin. Deux journées de conférences qui avaient pour but de :
- Encourager un dialogue ouvert entre la technique et l’industrie de la mode
- Inspirer le monde de la mode
- Créer un environnement pro-business : en faisant émerger de nouveaux business-models accessibles aux investisseurs
- Promouvoir et connecter 2 actifs forts de Berlin : la créativité et les starts-ups

 

Notre start-up du mois : Le Slip Français

Le Slip Français

Créé en Septembre 2011 par Guillaume Gibault, le Slip Français a pour ambition de vendre des produits « Made In France ». Grâce à une communication décalée sur les réseaux sociaux, le Slip Français s’est construit une véritable communauté. Ses produits phares comme les slips et les boxers représentent 80% des ventes. En ce mois de mai, la société a levé 2 millions d’euros auprès du fonds d’investissement 360 Capital Partners. Cet argent va servir au développement à l’international en commençant par les États-Unis.

The Net Set, le réseau social mode et luxe de Net-à-Porter

The Net Set

Lancé depuis le 13 mai et disponible uniquement sur l’Apple Store, the Net Set est à la fois un réseau social qui met en contact des clients, des marques, des icônes modes, des éditeurs et un m-commerce où tout est « shoppable ». L’utilisateur peut créer sa propre liste de vêtements et accessoires pour ensuite la partager avec sa communauté, obtenir des conseils, compléter sa tenue avec de nouvelles pièces. A travers l’application, les consommateurs auront accès à plus de 350 collections de mode avec des délais de livraisons express. Natalie Massenet, fondatrice et PDG de Net-à-porter a déclaré :
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« The Net Set sera au mobile en 2015 ce que fut Net-à-porter.com à l’ordinateur en 2000 ».

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 La FashionTech au service du luxe

  • Revivre un défilé avec les Dior Eyes
    Dior Eyes

Dior Eyes est le 1er casque de réalité virtuelle qui permet de s’immiscer dans les back-stages du dernier défilé de la marque. Le prototype créé avec une imprimante 3D est capable de recréer à la perfection les sensations vécues avec une captation de l’image et du son à 360°. Le produit sera commercialisé au mois de juin dans seulement quelques boutiques à travers le monde.

  • Créer de la peau humaine avec l’impression 3D

Depuis la fin des tests de ses produits sur des animaux, le groupe l’Oréal effectuait ses tests cosmétiques sur des tissus humains provenant d’opérations de chirurgie plastique. Mais face à une forte demande de peau humaine, le groupe s’est associé avec la start-up américaine Organovo, spécialiste de l’impression 3D. Ce recours à la peau synthétique devrait se banaliser au sein de toutes les usines de production au cours des 5 prochaines années.

N’hésitez pas à nous communiquer d’autres articles intéressants qui auraient pu échapper à notre veille, les commentaires sont là pour ça!


Collection Olympe Jaffre

Olympe Jaffré : artisanat numérique et innovation poétique

Olympe Jaffré a créé sa marque OLYMPE75018 en 2011. Elle construit des collections de Prêt-à-Porter créateur Femme Haut de Gamme. A mi-chemin entre Mode et Art, les collections d’OLYMPE75018 inscrivent le vêtement dans des univers référencés et en font une matière à  réfléchir.

Inspirée par une approche protéiforme de la mode, OLYMPE75018 collabore avec DJ’s, VJ’s, plasticiens, chorégraphes, vidéastes, sérigraphes, photographes pour réaliser des projets inédits mêlant innovation, nouvelles technologies, matières nobles et valeurs humaines.

Entretien avec la créatrice qui a réussi le pari de l’artisanat numérique et de l’innovation poétique.

Portrait d'Olympe Jaffré

  • Comment la mode est apparue dans votre vie ?

Portrait Olympe JaffreJe me destinais à un métier de Chargée de Projets dans la Culture après mon DESS en Direction de Projets Culturels. Je me suis d’abord intéressée sur l’alliance possible de l’art et des nouvelles technologies dans le domaine de la danse (auteure de Danse & nouvelles technologies : enjeux d’une rencontre, Editions l’Harmattan, Paris, 2007). La mode a toujours été présente dans ma vie par héritage familial. Je pratiquais beaucoup à titre personnel. Au retour de New York, après une mission à l’ONU en 2009, j’entreprends de me former en Stylisme/Modélisme, en suivant des cours du soir mis en pratique auprès d’un tailleur parisien. Je décide de m’investir pleinement dans la réalisation de mon projet de  griffe de Mode.

En 2010, en off de la Fashion Week parisienne, je monte mon premier défilé, un « Street défilé » pour présenter ma première collection au public. Puis tout s’est enchainé, j’ai construit mon projet de création d’entreprise, en intégrant la couveuse du GEAI (dispositif d’appui à la création d’entreprise, ndlr), puis j’ai été lauréate de la Résidence des Ateliers de Paris et sélectionnée au Grand Prix de la Création de la Ville de Paris, Mode (débutant) en 2012.

Je créée des collections de prêt-à-porter féminin en petite série, fabriquées en France, vendues en ligne sur mon E-shop et lors de ventes de créateurs. J’ai choisi d’utiliser le Bazin, un coton enduit noble, comme matière signature pour faire connaître ce tissu méconnu. C’est un tissu voyageur, un pur joyau du patrimoine textile mondial, d’abord tissé en Europe et teinté de façon traditionnelle en Afrique. Je le mixe avec des matières nobles (cachemire, soie). Il est évocateur de mon parcours : j’ai vécu 7 ans à Abidjan.

  • Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Je suis avant tout animée par la quête de sens. Chaque collection correspond à un univers total dans lequel on retrouve tous les arts. Mon deuxième défilé, « Low Tech Melancholia » en mars 2012, était un défilé chorégraphié dans un décor d’appartement rétro-futuriste.

Je puise également mon inspiration dans la matière urbaine, l’observation des territoires, et l’analyse des évolutions de l’époque liées aux nouvelles technologies. Actuellement, je développe un travail autour de pièces uniques mode, que j’ai intitulé « artisanat numérique » basé sur la matérialisation d’une nouvelle technologie par le fil.

  • En plus de vos collections, vous travaillez sur des pièces uniques qui relient la mode et les nouvelles technologies, pouvez-vous nous décrire le procédé du QRCode ci-dessous ?

Cape QR code

J’ai démarré en 2011, avec un prototype de broderie QR Code, sous la forme d’une « Robe  intelligente », exposée au CETI (Centre européen des textiles innovants) – Lille 3000. La démarche vise à matérialiser le langage numérique en utilisant des techniques d’artisanat textile. J’ai depuis développé différentes déclinaisons : canevas, boutons, perles de nacre et sequins.

Le lien du QR code renvoie à l’œuvre d’un artiste. Le vêtement devient alors une galerie d’art qui est mobile, l’œuvre est à la fois visible et invisible. Par exemple, si vous flashez le vêtement ci-contre, vous accéder à une œuvre de l’artiste digital (Systaime) un gif animé d’une déconstruction de vidéo de défilé, spécialement conçu pour cette pièce. Chaque vêtement est unique, chaque lien est unique.

Gif animé
Captures d'écran du gif animé (Systaime©)

L’idée de ce projet est de donner du contenu au contenant et d’utiliser les nouvelles technologies dans une finalité purement artistique. Le lien encapsulé développe une émotion chez celui qui flashe le code. J’aime ce côté « innovation poétique ».

J’utilise volontairement la palette de couleurs primaires (RGB) par cohérence esthétique et pour conserver la quête de sens qui m’anime en permanence.

Pull QR CodeCette collection de pièces uniques, intitulée « Artisanat numérique » prend la forme d’un Work in Progress qui s’augmente de nouvelles pièces régulièrement. Le dernier prototype en boutons (120 heures /main) a été présenté à l’occasion des Fashion Tech Days à Roubaix, en mars dernier. Je me considère de temps en temps plus comme une chercheuse dans un laboratoire. C’est à ça aussi que servent les designers de mode et l’artisanat. C’est important de faire avancer la création en testant, en innovant et en expérimentant de nouvelles techniques.

 

  • Pourquoi avoir choisi ce nom OLYMPE75018 ?

    Olympe75018

Profondément inspirée par la matière urbaine j’ai fait de mon code postal, une signature. Le 18ème arrondissement m’inspire au quotidien : du Sacré cœur à Château-Rouge en passant par la Chapelle, il représente, à mon sens, la richesse du spectre des territoires et des cultures qui façonne l’identité des grandes capitales.

Je place au cœur de ma démarche la valorisation de l'économie locale, et je participe au développement d’une filière textile haut de gamme dans le 18ème. Je m’attache à collaborer avec des artisans, brodeurs, fournisseurs et autres acteurs de la chaîne textile de ce quartier, afin de mettre en lumière et pérenniser ces savoir-faire traditionnels, héritiers d’une couture parisienne de haute qualité.

Un grand merci Olympe Jaffré !


Textifood Affiche

Quand la mode se met au vert à Milan #Textifood

Depuis quelques années, de nombreuses défaillances liées au textile ont été révélées. En effet, la production des textiles aurait de sérieux impacts sur l’environnement et sur la société. Alors pour vous j'ai mis ma super cape et allumée mes turbos pour tout vous révéler et surtout vous montrer que l'innovation c'est aussi ouvrir son esprit à de nouvelles solutions, rien n'est immuable : nous pouvons faire bouger les choses en ayant le courage de sortir de notre zone de confort et élargir le champs des possibles.

 

Une production textile actuelle trop toxique

Un rapport "Les dessous toxiques de la mode"  rendu par Greenpeace en 2012 dévoilait la présence de substances toxiques dans les vêtements d'une vingtaine de marques. En effet, l'enquête a révélé  la présence de substances dangereuses susceptibles notamment de provoquer des cancers et d'agir comme perturbateurs endocriniens (déréglant ainsi le fonctionnement hormonal et impactant les fonctions reproductives) sur 141 articles achetés dans 29 pays et régions du monde. De même que lors du lavage du vêtement ou au moment de la fin de vie du produit, les substances sont libérées dans les rivières et lacs et peuvent donc s'infiltrer dans les nappes phréatiques, cela ayant un impact désastreux sur l'environnement.

Infographie Greenpeace

Par ailleurs, il y a un véritable problème législatif en termes de contrôle de fabrication des vêtements, car même s'il existe dans l'Union Européenne une réglementation sur les composants textiles, elle ne concerne pas les importations hors UE. Ce qui est affolant dans la mesure où 44% des importations totales de l'UE viennent de Chine, mais aussi du Bangladesh, Vietnam, Malaisie et des Philippines...

Néanmoins aujourd'hui il est possible de créer des matériaux plus propres, et respectueux de la nature. C'est ce que l'exposition Textifood a pu démontrer.

 

Des solutions innovantes pour une production plus responsable

 

Choi Jeong hwa BREATHING FLOWER

Il est en effet possible de créer la matière textile à partir d'autres procédés, notamment avec les déchets alimentaires. Ce qui est fantastique dans cette exposition c'est qu'elle apporte des solutions potentielles sur la problématique des matériaux utilisés et celle de l'insécurité alimentaire qui touche de (trop) nombreuses personnes.
« Nourrir la planète, énergie pour la vie » voici le thème de l’exposition universelle 2015 de Milan. La problématique est cruciale, chaque année 805 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire et selon le Programme des Nations Unies pour le Développement, il y en aurait 600 millions en plus d’ici à 2080. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’exposition lilloise Textifood pensée par le programme culturel Lille3000 qui a pour vocation de faire réfléchir le plus grand nombre sur des questions de société à travers la culture. Avec cette exposition, l'organisation a pour objectif de montrer qu'il est possible d'utiliser des fibres issues d’espèces végétales voire animales pour la création textile. Afin de sensibiliser les individus sur ces procédés alternatifs et innovants, Lille3000 a fait appel à des créateurs conscients de la nécessité de créer une croissance intelligente et durable des ressources de la planète. Ces artistes ont travaillés sur trois types de procédés innovants qu'ils ont représentés par des créations de mode. Et lorsque l'innovation et la mode s'unissent pour se mettre au service de la planète, ça rend de très belles créations.

 

UN TEXTILE INNOVANT AXÉ SUR LA CHIMIE DU VÉGÉTAL ET LE TRAITEMENT DE LA BIOMASSE

La robe de chez A+Z Design, La bonne fée

Geneviève Levivier - A+Z Design - Robe la bonne féeBetterave, maïs, blé et pomme de terre représentent une révolution au sein de l’Industrie textile et permettent la fabrication de fils en matériaux composites polymères biodégradables à base d’acide polyactique (ou PLA). Initialement destinés à des applications médicales ils se déclinent aujourd’hui en fibres textiles produisant un tissu infroissable, fluide et doux.

Spécialisé dans la recherche de textures innovantes et la création de textiles, le studio A+Z Design expérimente sans cesse de nouveaux développements entre technologie avancée et création artisanale qui s’inscrivent dans un respect des normes écologiques et hypoallergéniques.

Pour l’exposition Textifood, Geneviève Levivier expérimente de nouvelles matières non-tissées. Cette robe est donc constituée de PLA (amidon de maïs ou de betterave, développé par Centex- bel), coquilles d’œufs, polymère sans solvants (dont polymère d’huile de ricin), coton, abaca.

Bluffant, non ?! ;)

 

La robe Exocet Dress, création du duo Christine Phung (Styliste) et Morgane Baroghel-Crucq (Designer Textile)

 

Exocet Dress - Christine Phung et Morgane Baroghel-Crucq

Créatrice de mode française, Christine Phung a travaillé pour de nombreuses marques très prestigieuses. En 2011, elle créée sa propre marque, puis gagne le Grand prix de la Création de la Ville de Paris et l’ANDAM en 2013. Pour en savoir plus, vous pouvez accéder à son interview.

La créatrice textile Morgane Baroghel-Crucq créée des matières issues d’expérimentations. Ses recherches reposent sur la rencontre des techniques textiles avec des matériaux innovants.

Ensemble, elles ont créé pour Textifood une robe aux volumes organiques. Cette robe est tissée à la main, faite de fils de métal, de lin et de fibres de collagène de poisson (Oui oui, de poisson!), fibres créées spécialement pour l’occasion par la société Umorfil qui récupère ces écailles pour produire une fibre aux vertus hydratantes, antistatiques et anti UV.

« Exocet Dress » emprunte son nom au poisson volant, aux reflets métalliques, évoquant un lien entre la mer, la terre et l’air, lorsqu’il vole hors de l’eau.

Allez, avouez que si on ne vous l'aviez pas dit, vous n'auriez jamais vu que la robe était composée à base de poisson !?

 

UN TEXTILE INTÉGRANT DES FIBRES NATURELLES OUBLIÉES

En voyant cette robe, vous aurez la banane !

(Bon, ok elle était facile)

Mira Wrap - Ditta Sandico

Le bananier permet d’extraire de ses pétioles (base des feuilles) une fibre textile bien particulière. Très légère et biodégradable, la soie du bananier est utilisée au Japon, au Népal ou encore aux Philippines. Outre son aspect soyeux, ce tissu est également d’une grande résistance, flexible et imperméable.
La fibre du bananier est marron foncé ou blanche selon que l’on prenne le cœur ou le bord des pétioles. Elle demande une grande attention au tissage car sa composition fibreuse la rend très fragile et cassante. Dita Sandico ONG travaille depuis 15 ans aux Philippines avec la soie de bananier. Le processus de conception et de production transforme les fibres de bananier en tissu léger et les transpose dans le monde de la haute couture et de la mode.
Certains ont une feuille de vigne en guise de vêtement, d'autres des feuilles de baobab !

Baobab Couture - Éric Raisina

Arbre emblématique d’Afrique tropicale, le baobab fait l’objet de multiples usages. Dans cet arbre monumental, tout peut-être utilisé : le bois du tronc, la feuille, le fruit (qu’on appelle pain de singe) et l’écorce. Il est utile aux hommes comme aux animaux qui peuvent en consommer les feuilles ou le tourteau des graines après pressage à froid pour obtenir de l’huile.

La partie interne de l’écorce de baobab étant très fibreuse, elle est également utilisée pour la confection de cordes. On découpe sur le tronc de l’arbre de larges bandes d’écorce que l’on bat ensuite pour en extraire la fibre.

Le styliste Éric Raisina est né et a grandi à Madagascar, il a toujours été fasciné par la beauté, la force et l’élégance du baobab malgache. Pour Textifood, il s’est surtout intéressé à la texture de l’écorce de baobab, une matière naturelle imitant étrangement la dentelle perforée ou tout simplement le « non-tissé ». On extrait de l’écorce des fibres discontinues qui peuvent ensuite être tissées avec de la soie ou crochetées.

Éric Raisina a réalisé une pièce unique invitant au voyage, à l’image de ses créations antérieures.

Le soja bon pour la santé ?! Quand vous verrez cette robe vous vous en ficherez !

Robe Aurora Boréalis - Krisitan Von Forselles

Cultivé pour ses graines naturellement riches en protéine et en huile le soja est autant utilisé dans l’alimentation humaine qu’animale. La fibre végétale de soja est issue de la protéine de la plante. Pour obtenir cette fibre, on utilise les résidus de la production du soja : on récupère la protéine présente dans la graine qui subit ensuite plusieurs transformations (filtrage, bain de coagulation ...) pour enfin extraire la fibre de soja qui sera ensuite tissée. On obtient ainsi un tissu soyeux, d’une extrême finesse, autrement appelé «cachemire végétal» ou encore «soie de soja».

Kristian von Forselles est un créateur de mode suédois qui vit et travaille à Paris depuis 2005.
Pour réaliser la robe Aurora Boréalis, création surprenante et futuriste, il s’associe à la maison Darquer (Groupe Noyon), reconnue pour être l’un des plus anciens fournisseurs de dentelle de Calais dans la haute couture française. La maison Darquer lui fournit une dentelle composée de viscose, polyamide et soja, créée spécialement pour l’occasion. La robe et ses accessoires intègrent également un tissu Sli-On 100% ananas confectionné par la créatrice textile Élodie Brunet et teint avec du thé bleu par Kristian Von Forselles.

UN TEXTILE INNOVANT PAR LA CRÉATION DE MATIÈRES

La robe à base de bière de Garry Cass et Donna Franklin, The Beer Dress

Garry Cass et Donna Franklin, The Beer Dress

Oui oui,  vous ne rêvez pas, il s'agit bien d'une robe faite à partir de  bière ! Allez, on vous explique : avec la technique de la biosynthèse, il est possible de matérialiser la fermentation de la bière et ainsi de lui donner l’aspect d’une matière textile. La Beer Dress est issue du processus de formation bactérienne de la bière.
Gary Cass, chercheur australien a développé une matière issue du procédé de fabrication de la bière et a réalisé une robe, inspirée par la fleur de houblon, dessinée par Donna Franklin.

 

Les solutions apportées par Textifood sont innovantes et permettent une production textile bien plus raisonnable pour l'environnement. Je tiens à féliciter l'initiative qui ravit la fashionista engagée que je suis ! Cependant, les impacts sociaux sont aussi à déplorer dans la manière de confectionner les vêtements, des entreprises peu regardantes sur certaines pratiques pourvu que ses coûts de production soit allégés, mais il s'agit là d'une autre mission pour Super-Détective-Sarah… ;)

Quel est votre avis sur ces nouveaux matériaux destinés à changer la manière de créer le textile ? Porteriez vous une robe faite d'écailles de poissons ou en fibre de bananier ? Dites nous tout en commentaire !

 


WEMOOD

Shoppe avec le mood qui te correspond ! # Wemood

Wemood.co , la nouvelle façon d'acheter en accord avec son lifestyle ! Un nouveau réseau social à mes yeux plus utile qu'un Pinterest ! On peut trouver un vêtement associé à un style, un festival qui lui est associé, une playlist musique et vidéo ! Bref, tout est fait pour trouver un univers qui nous ressemble et non un grand melting-pot de "bêtises" pour rester poli ! Je vous invite à découvrir ce nouveau concept dans mon interview avec son co-créateur Florian :)

WEMOOD

Raconte-nous ton histoire et quelques mots sur Wemood ?

Je m'appelle Florian Ardérighi et je suis un des trois porteurs du projet WEMOOD. Nous sommes trois associés avec également un développeur. J'ai un profil plutôt technique avec un DUT informatique, des études de communication web puis un master en direction artistique. Disons que j'ai des compétences à la fois technique et communicationnelle.

Il y a 5 ans, j'ai lancé un webzine qui s'appelle Le Mauvais Coton , c'est un magazine en ligne qui parle de musique, d'art, de cinéma, de culture au sens large. Il fonctionne bien en ce moment, nous sommes une équipe de 30 collaborateurs photographes et chroniqueurs entre Paris et Lyon. Cela représente entre 30 à 40 000 visites par mois. Dans ce cadre-là, j’ai rencontré Nicolas, mon associé sur WEMOOD qui est aussi responsable des partenariats sur Le Mauvais Coton, outil que l'on garde à côté comme média. Mes deux autres associés sont deux anciens étudiants d'écoles de commerce et Claire que j'ai connue en cours. Pour la petite histoire, on était au collège ensemble donc on se connaît tous bien.

L'idée de WEMOOD est de proposer un site qui a pour ambition de référencer le meilleur en termes de mode, design, déco, sortie et musique sur Internet. Référencer toutes les nouvelles tendances qui sortent sur le web à travers un format inédit qu'on a développé et nommé Mood.

Wemood Beta

Qu'est-ce qu'un mood ?

Un mood c’est un format digital qui s'inspire du principe des moodboards, ce que l'on appelle les planches de tendances. A la base, c'est traditionnellement utilisé par les graphistes, les stylistes pour représenter une direction artistique, un univers. C'est très utilisé par Pinterest sur le principe des boards, c'est-à-dire regrouper pleins d'images sur un thème commun.
Nous sommes partis de cet outil, nous l'avons amélioré en lui apportant un côté interactif.

Dans les moods, tu peux intégrer à la fois des produits que tu trouves sur Internet, mais aussi de la musique, des vidéos et un lien vers une billetterie. Une autre différence avec Pinterest, c'est que nous imposons une contrainte créative, dans un mood, tu ne peux pas intégrer une infinité d'images comme dans Pinterest.

Tu peux, au maximum, mettre 9 vignettes. L'agencement est de 3 lignes sur 3 colonnes, comme une galerie d'images, que tu modules comme tu veux. Chaque vignette est interactive et lorsque tu cliques sur une vignette, tu peux directement aller acheter le produit, lire la vidéo, écouter la musique, etc.

weemood.co
La création de mon 1er Mood :D

La plateforme est donc destinée aux professionnels et aux particuliers ?

Nous avons plusieurs types d'utilisateurs, tout d'abord : les ambassadeurs. Il peut s'agir de blogueurs, de journalistes, de personnalités ayant une grande portée virale sur Internet, une influence sur leurs lecteurs et un véritable univers à défendre.
Typiquement Le Mauvais Coton pourrait être un ambassadeur, Modelab pourrait être un ambassadeur. Nous leur apportons un outil de présentation. Nous avons développé une application web qui permet de créer les moods et l'enjeu est de pouvoir en créer un en moins de 5 minutes. De la même manière que lorsqu'on poste une photo sur Instagram, on veut offrir la possibilité de créer cette galerie très rapidement.

Le second avantage pour un ambassadeur est qu'il peut mettre ses liens d'affiliation, si un blog par exemple possède des partenariats avec des marques, il pourrait faire ses propres liens d'affiliations et gérer du cash grâce à notre outil.

Troisième point, c'est que chaque mood est exportable de la même manière qu'un player vidéo Youtube, tu peux l'intégrer partout, le partager sur les réseaux sociaux, l'intégrer sur n'importe quel blog, n'importe quel site. Techniquement, cela génère une iframe comme les vidéos Youtube et tu l'intègres en 3 secondes où tu veux en gardant toutes les propriétés interactives.

Ensuite, nous avons l'acteur : la marque. Ce que nous offrons aux marques c'est la possibilité de toucher une nouvelle cible sur Wemood.co, car à chaque fois qu'un mood est créé via l'application, il est référencé sur notre site WEMOOD. Nous visons les 18/30 ans qui sont un peu connectés, sans s'adresser aux personnes accros aux tendances, on veut quand même avoir un public assez large. Mais il s'agit quand même d'un média qui s'adresse aux personnes qui ont l'habitude d'utiliser les réseaux sociaux, qui ont l'habitude de chercher des produits sur Internet : la génération connectée. Mais on souhaite mélanger les genres et ne surtout pas s'arrêter qu'à la mode, qu’aux musiques super pointues, etc.

Chaque mood sera ciblé en fonction d'une communauté ?

Exactement. L'idée est vraiment de laisser l'outil aux ambassadeurs, ou aux prescripteurs, afin qu'ils se l'approprient et qu'ils diffusent ce qu'ils souhaitent diffuser.
On propose aux marques de toucher une nouvelle cible, de faire un lien vers leur site de e-commerce, car on a une ambition commerciale. Notre but est de booster les taux de transformations, on fait le pari qu'il y aura plus de clics, plus d'achats via WEMOOD car l'outil est plus design, plus interactif, tout simplement plus fun qu'un site de e-commerce traditionnel. Dans l'idée, on veut être l'inverse d'un Amazon dans la présentation.
Suite à cela, on analyse les comportements d'achats sur un mood, le nombre de clics sur tel ou tel produit, qui a intégré les produits de telle marque dans son mood, avec quoi l'a-t-il associé, avec tel type de musique, d'artiste, d'événement, etc. Toutes ces informations sont très intéressantes pour les marques, pour développer leur branding, pour avoir de nouvelles opportunités de partenariats, etc.

En tant que particulier, je peux mettre n'importe quelle photo ou faudra-t-il que je choisisse des photos déjà présentes dans votre site ?

Évidemment, chaque particulier peut mettre n’importe quelle photo à partir du moment où elle provient d’un lien sur le web. L’idée est qu’une photo est forcément reliée à un site web pour préserver l’interactivité qui est notre marque de fabrique.
Aujourd’hui nous limitons le nombre d’inscrits sur WEMOOD car le site est toujours en développement et n’est pas encore tout à fait stable. Nous avons lancé la première version BETA début avril et nous avons aujourd’hui 150 utilisateurs actifs et environ 300 utilisateurs en attente de validation. Nous sommes plutôt content de ces chiffres car nous ne communiquons que très peu sur WEMOOD pour l’instant (c’est d’ailleurs notre première interview web). Nous attendons d’avoir un site vraiment quali, comme nous l’avons imaginé, avant de l’ouvrir complètement.

Ndlr : je n'ai pas pu résister à l'envie de me créer un Mood ;)

Imaginons que plusieurs utilisateurs ajoutent le même groupe de musique que vous ne connaissez pas. Allez vous contacter ce groupe pour créer un partenariat ?

Tout à fait. Nous allons faire remonter l'information soit aux marques, soit aux artistes ou aux maisons de disques derrière l'artiste pour leur dire : « cet artiste a été associé à cette marque de vêtement, il y a peut-être quelque chose à faire ». J'en arrive au Business Modèle : pour obtenir cette information, on va proposer une offre pro qui permettra d'accéder à plus de fonctionnalités et surtout plus de données.
Nous sommes encore en train de travailler sur le projet, cela fait 6 mois qu'on travaille sérieusement à plein temps, on a créé la boite en mars, donc c'est tout récent. On se focalise surtout sur le produit, notre but est d'avoir un outil de création de mood qui soit hyper intuitif, simple et fun à utiliser et accessible à tout le monde. Et la monétisation viendra plus tard.

Pourquoi ne pas créer des événements co-brandé avec des groupes de musique, des marques, des objets d'art ?

C'est pour cela qu'à côté, on a une agence de webmarketing et d'événementiel qui s'appelle Wemood Agency. On travaille avec pas mal de blogs et de marques. On met en relation des marques avec des prescripteurs qui correspondent à leur secteur d'activité, on organise de l'événementiel autour. L'idée est que WEMOOD soit une première approche et que derrière, on aille plus loin en proposant de l'organisation d'événements, des collaborations, de la mise en relation.

Votre agence de communication a-t-elle été créée en même temps que la plateforme ?

On a créé l'agence avant tout pour la plateforme, car on avait déjà nos premiers clients et il fallait qu'on facture. Aujourd'hui, on n’entreprend pas pour l'agence, mais pour le réseau de wemood.co car c'est wemood.co qui est incubé à l'incubateur de EM Lyon et qui a vraiment un potentiel à l'échelle nationale voire internationale.

Avez-vous déjà des partenariats avec des marques ?

Aujourd'hui, on a une trentaine de marques partenaires au lancement qui sont prêtes à tester les moods. Il y a un peu de tout, il y a des shops lyonnais et parisien, des concept stores, des marques de vêtements, des blogueurs. Cela représente un gros lectorat qui est partant pour tester au lancement.

C'est vraiment intéressant pour les petites marques qui se lancent, pour leur référencement.

Oui, et c'est aussi intéressant pour les marques qui ont du mal à valoriser leur image de marque.
Dans les prochains mois, on souhaite développer une application qui s'intègre directement dans Chrome qui permettra de récupérer directement le produit ou alors un bouton qui s'implante directement dans les sites de e-commerce. Actuellement, on est obligé de demander de copier l'url. On travaille aussi avec Instagram pour pouvoir intégrer ses images.

Comment allez-vous rémunérer vos influenceurs partenaires ?

Dans un premier temps, ils pourront mettre leur propre lien d'affiliation. Donc s'ils possèdent un partenariat avec une régie publicitaire, avec une régie d'affiliation, ils pourront mettre un lien.
Dans un second temps, on réfléchit à un aspect plutôt de régie publicitaire internalisée dont l’intérêt est de proposer des partenariats et de la diffusion qu'on aura nous-même dealé avec nos partenaires.

Vous allez donc mettre en relation des blogueurs avec des marques ?

Exactement. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que l'outil est complètement gratuit, tout le monde peut créer des moods gratuitement, un pro, un particulier, un ambassadeur, à partir du moment où on a validé son inscription, il accède à l'outil gratuitement. Les fonctionnalités évoluées sont payantes. Pour les marques, c'est également gratuit, mais cela sera frustrant car elles n’auront pas de données sur leur moods. C'est un levier un peu stratégique, en disant : « C'est bien de créer des moods, mais c'est bien aussi de connaître l'impact sur les clients et les lecteurs ». On a d'autres fonctionnalités sur lesquelles on travaille, notamment pouvoir créer un mood privé qui ne sera visible que sur un code. L'enjeu aussi pour les marques est de pouvoir créer un mood et l'envoyer par mail à tous ses contacts presse et, par exemple, lancer une exclusivité à toutes ces Relations Presse avec un mood privé.

Pour terminer, peux-tu nous parler de la FashionTech ?

Quelques mots à dire, si ce n'est qu'il se passe beaucoup de choses en ce moment. Il y a tellement de choses qui se créent que c'est presque effrayant, mais c'est très intéressant, il y a plein de choses à faire. En ce qui nous concerne, on réfléchit pas mal au transfert entre le digital et le physique, l'idée serait de pouvoir dire à un magazine papier qu'il peut faire sa sélection de produit et les transformer directement en mood.

En apportant une nouvelle façon d'acheter, vous faîtes partie du marché de la FashionTech.

Oui et on essaye de briser les cloisons qui existent entre la mode, la musique et d'autres domaines. Je pense qu'on est une génération qui mélange beaucoup, on réfléchit plus en terme de « Lifestyle », (même si je n'aime pas trop employer ce mot) que de mode Homme, mode Femme. On est davantage sur une approche :

« Comment tu vas t'habiller en festival ce week-end ? qu'est-ce que tu vas manger ? qu'est-ce que tu vas écouter comme musique ?  »

Magasin Phygital

La révolution du Phygital est en marche !

D'après une étude réalisée par l'agence DigitasLBi, 92% des français se renseignent sur Internet avant d'acheter en magasin et 31% admettent que les réseaux sociaux les influencent dans leur choix.

On constate que le digital s'est donc intégré dans nos processus d'achat et s'invite désormais jusqu'en magasin : les vendeurs s'équipent de plus en plus de tablettes, de vitrines interactives, d'écrans... En effet, les enjeux pour ces magasins connectés sont multiples :

  1. Offrir une nouvelle expérience aux clients pour leur faciliter l’achat
  2. Augmenter le trafic en magasin en attirant grâce au digital
  3. Collecter et homogénéiser les données

En poussant le concept plus loin : c'est le Phygital qui va révolutionner le lèche-vitrine !

Le Phygital, mot totalement étrange n’est autre que la combinaison de « Physique » & « Digital ». Il désigne la mutation des magasins physiques sous l'ère du digital : des concepts totalement repensés pour offrir une nouvelle expérience client et utiliser des outils numériques comme support de vente.

Inspiration corridor

Embarcation immédiate pour une visite virtuelle au cœur du phygital !

LA PHASE ANTE ACHAT

1. Le "Pré-shopping" en ligne

Avant de se rendre en boutique, toi comme moi, nous flânons sur Internet pour découvrir  l'étendue des produits qui nous correspondent. Tu rêves, tu t'informes,  tu compares les prix, tu lis les avis pour te rassurer et te décider.

Ce que l'on attend des sites web (et mobile) c'est qu'ils délivrent les bonnes informations : les  conditions d'achats, des fiches produits précises avec de multiples photos, des vidéos, des précisions sur les stocks, les conditions de livraisons et retours, les services annexes proposés...

Le site doit être convivial : l'interaction entre les marques et les internautes devient importante car elle favorise la relation de confiance et permet aux enseignes de s'améliorer via les critiques.

 2. La préparation de la visite en magasin

Une fois ta recherche terminée et que tu te rends compte que tu viens de passer des heures en ligne,  un unique souhait : ne pas te déplacer pour rien !  Pour cela certains éléments sont primordiaux :

  • Connaître le magasin le plus proche
  • Une carte pour le localiser
  • Les différents itinéraires à suivre pour s'y rendre
  • Les heures d'ouverture et de fermeture

Ces quelques renseignements pourtant basiques sont encore inexistants sur certains sites ! Et pourquoi pas aller plus loin en permettant de réserver une place de parking ou prendre un rendez-vous avec un vendeur ?

PENDANT L'ACHAT

1. L'entrée

Voilà tu es prêt et tu rentres enfin dans le magasin ! Ce que tu attends alors c'est une assurance physique. Tu tiens d'abord à être accueilli chaleureusement par un bonjour (même si tu ne réponds pas toujours). Pour te rassurer, tu as besoin  : de voir, de toucher,  d'essayer, d'un conseiller pour te conforter dans tes choix. Le magasin ne peut aussi être pour toi qu'un lieu de retrait de commandes, d'échange ou de remboursement d'un produit. Dans tous les cas, le magasin online et physique ne représente qu'une seule et même enseigne. Il est donc normal qu'en tant que consommateur tu t'attendes à bénéficier des mêmes faveurs.

Les enseignes doivent s'assurer que l'offre entre internet et le retail (magasin physique) est cohérente. Il faut aussi pouvoir différencier les exclusivités web ou magasin. Et puis avec toutes ces fiches clients et ces données personnelles divulguées, on pourrait espérer des offres plus personnalisées ! Imagines comme dans le film Minority Report avec le beau Tom Cruise : dès ton entrée dans le magasin le système informatique te reconnaît, il retrace alors ton historique et t'envoie instantanément une offre promotionnelle sur ton mobile !

 2. Au moment de l'achat

A cet instant, certains consommateurs peuvent ressentir une frustration du fait qu'ils aient moins de visibilité que via Internet et pas de possibilité de comparaison. Malgré la présence d'étiquettes en magasin qui fournissent un descriptif du produit (couleurs, tailles...), il existe aujourd'hui d'autres outils pour faciliter l'achat.

Par exemple :Le Cintre C&A

  • Donner accès à Internet sur votre lieu de vente avec des bornes Wi-fi et faciliter l'accès aux réseaux sociaux. L'enseigne C&A avait testé le cintre connecté à Facebook pour afficher la popularité de la pièce. Attention à ne pas confondre les cintres en rangeant le vêtement  !
  • Le QR code pour comprendre les usages d'un appareil grâce à l'ouverture d'une page Internet, une notice ou une vidéo.
  • Puis pour mettre fin au showrooming, cette pratique qui consiste à se renseigner dans un magasin physique pour finalement acheter en ligne : des bornes qui donnent accès à la commande en ligne (en laissant le choix du lieu de livraison !)
  • Ou encore des imprimantes 3D pour permettre de personnaliser des produits sur demande et le récupérer à la sortie du magasin !

3. Help : besoin d'un vendeur !

Même dans le magasin phygital, le rôle du vendeur reste capital. Il est là pour apporter son expertise, sa connaissance des produits, il incarne des valeurs et représente la marque.  Ce que l'on attend c'est donc d'avoir face à nous une personne renseignée, spécialiste avec laquelle on va pouvoir échanger.

Avec Internet, de nombreux clients s'avèrent parfois mieux informés que les vendeurs et se sentent "supérieurs". Pour les aider à améliorer leur performance, ces derniers sont équipés de tablettes ou smartphones. Là encore ils peuvent explorer leur fichier de gestion de relation client pour exploiter les historiques d'achat et mieux te conseiller.

4. Le paiement

M-paiementSur le web, les moyens de paiement se sont diversifiés (Paypal, carte bleue, virement...) ; le tout de façon sécurisé et rapide. Aux magasins de l'imiter pour mettre fin aux files d'attentes interminables ! Le moment du passage en caisse peut être simplifié  grâce à des bornes ou avec le m-paiement. Cependant, les dispositifs et les montants restent encore limités. Mais quand il faut payer c'est aussi le moment de sortir sa carte de fidélité, perdue parmi toutes les autres dans un coin de ton porte-feuille : là, le mobile peut encore se métamorphoser aussi bien en programme de fidélité ou en  m-couponing.

 LA PHASE POST ACHAT

1. Quand tu quittes le magasin

Déjà, de la même façon que le bonjour, tu apprécies que l'on te dises "Au revoir".  Tu es content de ton achat alors pourquoi pas ne prolonger ces quelques minutes de bonheur ?
Par exemple avec une borne à la sortie pour noter l'expérience en magasin ou bien comme un mail de confirmation de commande, recevoir un mail de remerciement personnalisé qui montre que ton magasin reste un lieu de proximité et de convivialité et qui te donnera à coup sûr envie de revenir.

2. Si j'ai une question, une réclamation...

Peu importe le canal de distribution utilisé, l'enseigne doit se montrer cohérente et s'engager dans ses propos. Ce n'est pas parce qu'un client passe exclusivement par Internet qu'il ne doit pas être traité de la même façon que les autres clients.

De plus, le site doit assurer une transversalité et un partage des informations : si un client fait une réclamation sur Facebook ou pose une question via Twitter, il faut derrière la transmettre au Call center ou service après-vente.

Miliboo

Alors convaincu par le phygital ?

Comme vous l'avez compris, le phygital regroupe les bénéfices du e-commerce comme la recherche facilitée, le gain de temps, une visibilité sur les stocks ,etc. tout en conservant les attraits de l'achat en magasin dont le contact humain, le test des produits, l'achat immédiat. Avec "Le magasin n'est pas mort" de Catherine Barba, on comprend que cette tendance est actuellement en pleine essor et l'alliance entre le physique et le digital n'a pas fini de vous surprendre !

Quel est votre avis sur le Phygital ? Avez-vous déjà mis les pieds dans ces magasins du futur ? Dites-le nous en commentaires !


la-boutonniere

La mode collaborative existe enfin !

La Boutonnière est une plateforme innovante puisque c'est la première plateforme de mode collaborative. Kezako ?!  Me diriez-vous.
Tout simplement, La Boutonnière vous invite à collaborer avec des marques pour créer une mini-collection à l'image de sa communauté.

Qui n’a jamais rêvé de créer le vêtement de ces rêves avec une marque qui nous ressemble ? C'est enfin possible. Modelab est allée à la rencontre de ce nouveau concept pour vous en dévoiler ces secrets.  

Fondateurs- La Boutonnière
Ralph Speyser et Coralie Loum - Fondateurs de La Boutonnière

D’où vous est venue cette idée de créer La Boutonnière ?

Ralph et moi nous nous sommes rencontrés il y a 4 ans, en 2010 dans une école de commerce qui s’appelle l’ISEG sur Lyon.

On a appris à travailler ensemble. À la fin de notre cursus on a décidé de faire un master spécialisé à l’EM. J’ai fait le master spécialisé Entreprendre et Ralph le MS Ingénierie Financière. Et durant cette année, nous avons eu la chance de pouvoir rencontrer de nombreuses entreprises. Effectivement, dans le master Entreprendre, différentes entreprises viennent voir les étudiants pour leur soumettre des projets d’activité. J’ai proposé à Ralph de travailler avec moi sur le projet de Michel Augustin. Travailler ensemble a créé un déclic  entrepreneurial.

On en est arrivé à la Boutonnière parce que j’ai toujours voulu travailler dans la mode, je m’y intéresse depuis quelques années. J’avais tenu un blog sur LVMH, j’ai eu la chance de travailler chez Clarins, Christian Dior. J’adore c’est univers de mode et de luxe donc j’ai voulu créer quelque chose dedans.

Quels besoins aviez-vous détectés pour en venir à la Boutonnière ?

Côté consommateur:

Aujourd’hui on se rend compte que tout le monde est très connecté avec les technologies. Du côté du consommateur, il y a plusieurs choses :  il y a un engouement médiatique, aujourd’hui on se rend compte que tout le monde est très connecté avec les technologies ; il devient collaboratif, c'est-à-dire qu’on voit une montée en puissance de tout ce qui est plateforme de crowdfunding et de crowdsourcing. Ce qui prouve une volonté d’implication de sa part.

Dans le monde de la mode on a constaté qu’il n’y avait pas de plateforme qui permettait une implication dans la conception du vêtement. Il y a énormément de soldes, de promotions, ce qui fait que le consommateur voit sa vision flouée, c'est-à-dire qu’il a du mal à voir le savoir-faire des marques, donc on s’est dit pourquoi pas créer un support grâce auquel la personne est impliquée dans la conception de son vêtement et du même coup, cela lui permettrait de rentrer dans les coulisses de la marque et de se rendre compte de toute la qualité du travail. Comprendre d’où il vient avec des explications sur les matières. On veut vraiment qu’il y ait une explication sur le processus de fabrication des vêtements.

Côté professionnel :

Il y a aussi un besoin du côté des marques. Le marché de la mode est très concurrentiel. Elles doivent se démarquer, ont besoin de visibilité et ça passe aussi par des concepts innovants. L’idée de la plateforme est un nouvel outil ludique pour le consommateur et permet de créer du buzz autour de la marque.

Vous pensez que le besoin du côté des marques se présentera plutôt chez les petits créateurs ou est-ce qu’à ce jour les grosses enseignes ont des attentes aussi ?

 

Je pense qu’il y a deux niveaux : le petit créateur pour qui ce sera d’entrer de jeu la visibilité parce qu’il n’est pas connu. Pour les grosses marques telles que Kookaï ou Comptoire des Cotonniers ce serait plutôt une manière ludique pour séduire, fidéliser une clientèle existante ou de cibler une nouvelle ! L’outil est flexible : il est accessible à tous les types de marque en fonction de leurs besoins.

Pouvez-vous nous expliquer comment fonctionne la plateforme exactement ?

La Boutonnière est une plateforme de mode collaborative, dont le but étant d’intégrer le consommateur dans la conception de son vêtement avec la collaboration d’une marque.

Au début le consommateur s’inscrit, il va renseigner ses goûts, en termes de matières, couleurs, motifs,  de pièces aussi (t-shirt, jean). Les besoins de toute la communauté vont constituer la planche tendance de la marque. La marque va simplement s’en servir comme moodboard.

Aujourd’hui une marque fait le même travail de son côté, elle cherche son inspiration, mais là, cela viendra directement des Boutonniers, notre communauté.

La-boutonnière-création

Deuxième étape, la marque, sur la base de ce moodboard, va faire des propositions de croquis inspirés de nos internautes et de son ADN créatif. Les utilisateurs vont voter sur la base des visuels, des explications. Ils ont la possibilité de choisir les croquis qui leur plaisent le plus.

La-Boutonnière-Vote

Et la dernière étape, les croquis qui auront été les plus appréciés sont lancés en production par la marque. On a une partie e-shop ou les gens peuvent commander les pièces.

La-Boutonnière-E-shop
Robe Adèl et Robe Ana

À terme, le consommateur se connectera sur la plateforme et il pourra choisir les marques avec lesquelles il voudrait collaborer ; nous connaissions la vente privée, nous voulons amener la « création collaborative ».

On peut voir aussi la Boutonnière comme un mode de distribution innovant.

On se rémunère sur la revente des vêtements appliquant un markup de distributeur. À terme on aura un e-shop avec tous les vêtements de nos différentes collaborations, les gens pourront les acheter tout le temps. C’est une market place de création.

Au niveau de la marque ce n’est pas trop compliqué de créer une collection en plus ?

Nous allons fonctionner sur un petit nombre de pièces, c'est-à-dire 3-4 pièces revisitées, donc ce n’est pas une collection de manière classique (dizaine de pièces). Le challenge pour nous c’est de trouver des marques qui produisent en petites séries. Et qui produisent si possible en France pour des contraintes de délais de production. Nous voulons que le processus dure entre 4 et 8 semaines. Le consommateur est impliqué, certes mais aujourd’hui il a quand même le choix d’acheter son vêtement en bas de la rue. Il ne faut pas que ça devienne trop long en termes de production. Donc pour se lancer on essaie de cibler des marques qui produisent soit partiellement ou totalement en France.

Ces marques reprennent des vêtements de base qu’elles ont dans leurs collections et qu’elles remodifient en fonction des avis des internautes ?

 Pour Mihacé, la marque avec laquelle nous avons faits notre première collaboration, il n'y a pas eu de patron, on essaie que vraiment que tout parte du consommateur pour ne pas biaiser le processus, maintenant on va forcément se heurter à des marques qui vont nous dire que c’est plus simple pour elles de repartir de patron existant, mais dans l’idéal on essaie que ça ne se passe pas comme ça. Mihacé la marque avec laquelle on a fait notre première collaboration ne l’a pas fait par exemple. 

Vous viser juste le made in France ou à long terme vous visez aussi le marché européen ?

En fait le made in France c’est uniquement pour se lancer, tester le concept, montrer que ça marche, qu’il y a de l’engouement, qu’on arrive à tenir les délais de 4-8 semaines et après collaborer avec des plus grosses marques qui elles ne produisent plus du tout ou partiellement en France et plutôt en Europe, Asie ou Maghreb, là dessus on est complètement ouvert. Par contre nous avons un positionnement plutôt moyen/haut de gamme.

Pensez-vous que le consommateur est sensible au made in France ?

C’est une bonne question : je pense que le consommateur y est sensible jusqu’au moment où il faut payer. Soit dit en passant c’est une idée préconçue aujourd’hui, et ça, je pense que les gens s’en rendent bien compte, que ce soit des vêtements produits en France, en Europe, en Asie ou autre, pour les marques qu’on vise (y compris celles qui produisent en France) on est sur une même base de prix. Il n’y a pas d’impact lié au made in France, made in China, tout le monde vend les vêtements au même prix aujourd’hui.

C’est en termes de méthode de fabrication qu’on aura des différences ?

Exactement. Mais pour les marques qu’on vise, c'est-à-dire moyen/haute gamme ; pour une marque qui produit en Europe voir en Asie on est sur les mêmes prix qu’une marque qui fait du made in France. Et c’est bien pour ça d’ailleurs qu’aujourd’hui c’est compliqué d’en vivre.

Est ce que vous pouvez m’expliquer la collaboration avec la marque Mihacé ?

Mihacé-Veste

Mihacé c’est une marque lyonnaise créée en 2013 qui a l’habitude de faire des collections éphémères. C’était déjà dans l’ADN de la marque, donc quand on lui a présenter l’outil elle a rapidement compris le fonctionnement, et a adhéré au concept.

Cette collaboration à démarrer le 27 février et on a livré les robes aux alentours du 10 avril aux clientes : ça aura donc pris 5-6 semaines de collaboration.

La marque a proposé de revisiter les robes, elles ne sont pas parties de patron existant mais elles ont quand même proposés de revisiter un type de vêtement, pour lui permettre de se cadrer.

Et ça tombait bien avec l’arrivée du printemps, des beaux jours. Donc les consommateurs ont pu exprimés leur goût en matière de style de robe (casual chic, rétro, glamour), en terme de couleurs c’était plutôt des tonalités (pastels, sombres), également ils ont exprimés leur goût en termes de motifs (voyants, discrets, uni) et enfin la possibilité de partager une photo d’un modèle qui leur plaisait bien. Tout ça a constitué le moodboard de la marque qui a fait des propositions de quatre croquis dont deux qui ont été les plus appréciés. La robe Adèle et la robe Ana.

Si les avis des internautes sont trop différents pour la marque ?

C’est plutôt au niveau des possibilités qu’ils ont qui va faire que ça va être très divergeant. Parce que comme on est dans un processus presque industriel, il faut cadrer un minimum les choses. Et si les personnes peuvent exprimer 10 ou 20 choix, oui tout sera hétérogènes, mais si elle a un choix de 4-5 propositions forcément on sera sur une concentration. C'est-à-dire qu’aujourd’hui on ne peut pas se laisser une liberté totale, ou du moins c’est pour une autre évolution de la plateforme. Parce que là on est sur un format influenceur, où les gens donnent leur avis, donc assez cadré. Mais on peut imaginer une version adaptée à des gens beaucoup plus créatifs.

Quelle est la vision stratégique des marques qui utiliseraient La Boutonnière ? Est-ce que c’est rentable pour elles ou est-ce que c’est un canal de communication ?

Pour la rentabilité, lors de la collaboration avec Mihacé on est rentré dans le minima de la marque. Pour cela, nous avons mis en commande que des prototypes, ça engage la marque à hauteur du prototype que nous pouvons prendre en charge. Cela lui permet d’avoir une prévision de ses ventes.

Maintenant pour les autres, on va tout simplement s’entendre sur un stock avec la marque ; qui sera son minimum de production que nous achèterons. Parce qu’en finalité nous sommes distributeur, nous allons passer commande pour garantir à la marque un minimum de vente.

Vous avez quelques marques à me donner pour votre prochaine collaboration ou c’est secret ?

Oui, elle a débuté le 4 mai et se termine le 31 avec la marque française Anna Studio. Nous en sommes à l’étape du vote des croquis :) !

Anna-studio-la-Boutonnière

Vous allez viser le marché de l’homme aussi ?

On aimerait ! Pour l’instant, on n’est pas du tout en démarchage de marques hommes, le marché de la mode reste quand même un milieu très féminin. Le problème c’est qu’on n’est pas dans de la personnalisation ou du sur-mesure, il y a beaucoup de contraintes liés aux tailles, l’ajustement.

Par la suite pourquoi pas des vêtements classiques pour hommes c’est vrai qu’on a pas mal de retours de personnes qui nous disent qu’ils n’ont pas non plus beaucoup d’outils pour s’impliquer et pour se retrouver autour de quelque chose.

Les marques streetwear se retrouveraient chez la Boutonnière car elles animent des communauté qui se réunissent autour d’évènements, ce qui permet de faire du buzz plus rapidement.

Et à long terme, comment voyez-vous l’avenir de la Boutonnière ? Comment va t-elle se développer ?

Déjà à l’international. D’ici un an ou deux on espère pouvoir se développer dans les pays limitrophes.

Dans un deuxième temps, proposer quelque chose pour des gens plus créatifs où ils auraient plus de liberté et donc on pourrait vraiment faire des trucs de fous en terme de collaboration entre ces artistes et les marques. Donc on veut proposer d’autres produits. Se développer en marque blanche, c'est-à-dire une marque qui ne veut pas forcément passer par la Boutonnière mais qui aime bien le processus, on peut très bien le plugger sur le site internet d’une marque. Donc il y a des tas de possibilité.

Et ce processus de collaboration en 3 étapes :

1. Expression, avant sous forme de questionnaire, désormais ce sera plus sous forme de moodboard
2. Vote des croquis
3. Commande

Pour finir est ce que vous avez quelques mots à dire sur le nouveau marché de la Fashion tech ?

Le marché de la Fashion tech pour moi ça évoque beaucoup de choses. Il y a aujourd’hui un vrai challenge au niveau textile, par exemple H&M a testé une nouvelle start-up qui propose un textile intachable. Donc aujourd’hui pas mal de choses se développe autour des matières très spécifiques, pourquoi pas connectées, mais aussi en terme d’outil, de service proposé...


Porte-bijoux

Les bijoux connectés : le rêve des fashiongeekstas !

Avec la démocratisation de la wearable technologie, on a pu voir les lunettes Google Glass, les chaussures innovantes, les montres intelligentes et maintenant de plus en plus de bijoux connectés arrivent sur le marché. Cependant on ne peut pas dire que l'esthétique soit toujours mise à l'honneur…

Allez ! On dénonce ;)

 

Fineck

Ce collier imaginé par la société Fineck est dédié à un quantified self (mesure et analyse de ses données personnelles) exclusivement réservé pour le dos. Il mesure et analyse la posture du dos et du cou afin d'aider à prévenir les douleurs dorsales, notamment le classique mal de dos dû à une mauvaise position devant l'ordinateur ! Il permet aussi de faire des exercices ludiques pour faire travailler les muscles de la zone. C'est une très bonne idée pour la santé et un concept qui se démarque dans le monde du quantified self mais c'est pas très glam'...

 

Jawbone

Jawbone a créé un bracelet connecté fait d'une matière souple et sans attaches. Il s'apparente à un coach fitness individuel : relève les heures de sommeils, l'activité physique et peut donner des conseils nutritionnels. Une fonctionnalité permet notamment d'envoyer une légère vibration si l'utilisateur reste assis "trop longtemps". Le choix des coloris reste plutôt léger avec du noir et du orange pour seules couleurs, pas top pour associer à nos tenues tous les jours.

 

MOTA ring

MOTA SmartRing ou la bague qui ressemble furieusement aux montres connectées… Par où commencer ? Cet accessoire notifie l'utilisateur de la réception d'un mail, sms, appel, qu'il reçoit sur son smartphone via une application utilisant le bluetooth. Dans la vidéo promotionnelle on voit un homme sur un vélo qui reçoit un rappel de son rendez vous : une bague aussi grosse pour faire du vélo, pas sûre que ce soit très pratique. Également, je me demande si la lecture des mails - s'ils sont un peu longs - se fait facilement. La bague est destinée à un public mixte mais en terme de féminité on a quand même fait mieux. Néanmoins on peut souligner qu'en matière de coût, elle reste raisonnable, il faut compter 75$ pour se la procurer.

On imagine qu'au moment de la création de la plupart de ces "bijoux" connectés, des compromis ont dû être faits, notamment au détriment du côté esthétique... Cependant allier technologie et glamour c'est possible, la preuve !

 

Pour vous, j'ai dégoté la plus belle des parures connectées !

Les boucles d'oreilles,
Ear-O-Smart

 

Ear-O-Smart Présentation

La start-up canadienne BioSensive Technologies a eu l'idée de ces boucles d'oreilles grâce à des études cliniques montrant que le rythme cardiaque était plus facilement mesurable au niveau du lobe de l'oreille. Partant de ce constat les boucles Ear-O-Smart sont les premières permettant de faire du quantified self. À travers plusieurs capteurs, elles mesurent l'activité physique de l'utilisatrice, son rythme cardiaque et les calories dépensées au cours de la journée. Toutes ces informations sont enregistrées et consultables sur smartphones via une application (compatible Android et iOS) qui utilise le Bluetooth 4.0. Pour financer son projet la start-up a eu recours au crowdfunding sur la plateforme KickStarter.

Ear-O-Smart

 

Les + : Il s'agit réellement d'un bijou. Le dispositif est proposé en modèle de base ou personnalisable avec un kit DIY (à faire soi-même).

 

Les - : Elles sont géniales ! Mais… J'avoue que l'autonomie de 8h me pose un peu problème. Je ne sais pas si beaucoup de femmes auront la motivation de recharger leur paire de boucle d'oreilles avant chaque utilisations… Sans parler qu'il y a peu, voir pas du tout d'informations sur le fonctionnement de l'application.

 

Le collier,
BlueJewelz

 

BlueJewelz

BlueJewelz c'est un capteur inventé par Rona Bunn. Un petit capteur d'une trentaine de millimètres. Le dispositif est caché dans le collier et envoie des petites vibrations à l'utilisatrice lorsqu'elle reçoit des notifications sur son smartphone (message, appel, réveil, évènement sur le calendrier, fin de batterie). Ici il s'agit de concentrer l'innovation autour de la notification contrairement à la plupart des objets connectés qui jouent sur le tableau du quantified self. Pour le prix il faudra compter 165$ pour le collier en argent et 229$ pour celui en or. Des pré-ventes seront bientôt disponible !

BlueJewelz

Les + : L'autonomie de la batterie est de 4 jours, il est résistant à l'eau et la chaleur, et dispose d'un tracker bluetooth qui permet au bijou de prévenir l'utilisatrice qu'elle s'éloigne de son téléphone.

 

Les - : Plus d'excuses pour rater un appel si le portable est au fond du sac !

 

La bague,
Ringly

 

Ringly

Cette merveille a été imaginée par Christine Mercando. Cette très jolie bague renferme une technologie qui est liée à une application sur smartphone et envoie des vibrations lors d'un appel, message… Il est possible de paramétrer quatre catégories distinctes dans le téléphone qui fera vibrer la bague de quatre façons différentes. Les bijoux sont plaqués or (18 carats) et sertis de pierres semi-précieuses. L'autonomie est de 3 jours mais la start-up pense pouvoir la rendre plus longue.

 

"I wanted to make beautiful things and put technology into them."

(Je voulais faire quelque chose de magnifique et ensuite y ajouter de la technologie.)

Ringly

 

 

 

C'est carrément réussi Christina !

 

 

 

 

Les + : Un large choix de coloris, mais surtout l'écrin peut être branché par câble usb et donc servir de socle de chargement à la bague, j'adoooooore !

Les - : La livraison en France n'est pas encore prévue ! :(

A travers cette parure, on mesure la véritable évolution de la technologie, loin du gadget et du kitch, ce sont les bijoux du futur !
Messieurs, aucune raison d'être jaloux, pour vous j'ai trouvé les boutons de manchettes usb ! Vous pourrez briller quand tout le monde cherchera sa clé usb, vous, vous l'aurez à portée de main ! ;)

Et vous, que pensez vous de ces bijoux connectés ?


Clothetome

Clothetome : l'application qui révolutionne votre dressing

 Valérie et Adeline sont amies depuis 4 ans. Leur idée est venue d’un problème qu’elles rencontraient tous les jours : "comment je m’habille aujourd’hui ?"

Valérie  « On était tout le temps en retard, et on passait des heures et des heures à ne pas savoir quoi mettre et c’était un réel problème ! »

Deux parcours atypiques :

Fondatrices

Nous nous sommes rendues compte que c’était un problème que tout le monde rencontrait et avons décidé de créer l’application en couplant nos deux parcours !

Les débuts de Clothetome :

Valérie : On a commencé à développer de notre côté l’application et c’est vrai qu’en parlant autour de nous : il y avait des idées et de la demande ! Donc nous avons publié Clothe to Me sur Kisskissbankbank ! Et on a vu qu’il y avait de l’engouement.

Adeline : On a sorti la première version de l’application en novembre 2014 et la version plus approfondie en février 2015 (avec l’intégration des réseaux sociaux et la synchronisation d’un même dressing avec tous les appareils).

Valérie​: Il y a un rapport avec la Fashiontech car outre le fait d’avoir développé une technologie de détourage que nous voulons encore perfectionner, notre objectif est d’utiliser des technologies existantes et d’en développer dans le but de faire gagner le plus de temps possible et d’optimiser le parcours de nos utilisateurs.

Nous souhaitons que la recommandation de looks soit en totale adéquation avec l’utilisateur.

Deux objectifs : gagner du temps et aider à l’inspiration stylistique

Clothetome

J’ai pu voir que si je suis en panne d’inspiration vous me concoctez une tenue ? Comment ça marche ?

Valérie​: Chaque vêtement est doté d’informations rapides à enregistrer : météo, couleur et occasion. L’option “vite une tenue” se charge de composer une silhouette en fonction des envies de l’utilisateur. Cette option va se perfectionner dans les versions à venir. Et nous vous concoctons encore bien d’autres surprises.

ClothetomeTuto#1 from clothe to me on Vimeo.

Donnez-vous des conseils stylistiques si nous sommes en panne d’inspiration ?

Valérie : C’est prévu, mais on garde quelques informations secrètes ;) ! Nous travaillons en ce moment avec des blogueuses et instagrameuses pour inspirer les utilisateurs. Ils peuvent déjà découvrir certains de nos coups de coeur et découvertes chaque semaine à l'intérieur de l'application.

Adeline​: A long terme, nous aimerions rendre l’intégration du vêtement encore plus rapide, nous travaillons encore sur ce chantier.

Vous souhaitez viser plutôt les créateurs ou les grandes enseignes ?

Tout !  Autant des petites boutiques de créateurs car nous voulons faire découvrir des nouvelles marques aux utilisateurs que des grandes enseignes.

Est-ce que vous pensez la développer sur androïd ? (pour mon plus grand bonheur !)

Hahaha (explosion de rire ) ! Évidemment !

Non mais honnêtement c’est par curiosité. Pourquoi avoir choisi de débuter sur IOS plutôt qu’android ?

Valérie​: Alors simplement parce que notre équipe excelle sur le développement iOS. En plus, il y a moins de format et moins d’appareils photo.  De notre point de vue, il était plus judicieux de créer sur iOS et ensuite de l’adapter sur Androïd. Ce n’est pas pour autant que nous oublions les utilisateurs Androïd mais nous ne pouvions pas financièrement faire les deux. Il fallait faire un choix.

C’est vrai ?! Parce qu’au final il y a plus d’appareil dans le monde Androïd que IOS ?

Adeline :  Bien sûr, c’est pour ça que nous voulons nous développer sur Androïd !

Pensez-vous vous développer à l’international ?

Valérie​: Bien évidemment, pour l’instant l’application est traduite en anglais et disponible dans les pays étrangers. Les personnes n’utilisent pas de la même manière leurs applications et n’ont pas le même rapport avec leur dressing donc c’est intéressant de comprendre ce qu’il se passe dans les autres pays. Il est aussi judicieux de profiter de la proximité de nos voisins européens.

Vous avez eu des téléchargements ?

Oui ! Aux Etats Unis, Philippines, Angleterre, Moscou et nous en sommes fières :D

Quel est votre modèle économique ?

Valérie​: Classé confidentiel ;) Mais nous nous concentrons sur la satisfaction de nos utilisateurs. De façon générale nous voulons rester proche d’eux et a​nimer une communauté​ en mettant en avant n​os partenaires.​

Vous récoltez une base de données intéressante. Vous ne pensez pas que vous pourriez vendre du conseil pour les marques ?

Valérie : Nous ne voulons pas vendre de la data. Mais utiliser intelligemment cette dernière pour proposer au mieux des bons plans en adéquation avec le dressing de l'utilisateur.

Aussi, nous ne récoltons pas les données personnelles , il n’y a pas de compte utilisateur. Nous ne voulons pas être intrusifs, nous n’aimons pas ça dans les applications nous mêmes.

 Printemps dans mon dressing

Quelques projets en cours ?

Adeline : Nous avons mis en place des vides dressings, des concours. Comme récemment : « le printemps dans mon dressing ». Nous allons chez l’utilisatrice et nous allons intégrer son dressing dans l’application. Car aujourd’hui c’est l’étape la plus difficile. Nous avons mis en place ce service uniquement sur Paris.

Il y a eu des vides dressing entre utilisatrices de l’application . Nous aimerions créer un partenariat avec une marque pour créer des événements.  D’ailleurs nous organisons le prochain le 31 Mai. Plus d’infos sur notre page Facebook :)

Valérie : On écoute beaucoup les utilisateurs de l’application et nous  essayons de mettre en place des événements en fonction de leurs désirs et leurs besoins.

Et pour l’avenir nous voulons encore développer notre application comme nous te l'avons décrite ! Notre objectif est : facilité l'utilisation. 

Pour qu’elle soit plus rapide, fonctionnelle etc..

Vous allez organiser une deuxième levée de fonds ?

Non, nous avons déjà fait une première levée de fonds sur kisskissbankbank en crowfunding grâce à nos kissbankeurs et la Banque Postale.

Cela nous a permis de faire connaître notre application et de nous faire publier par Glamour Paris.

Mais aujourd’hui c’est la grosse étape ! Nous avons besoin de d’avantage de ressource et nous recherchons activement des investisseurs.

Petit mot sur la Fashiontech ?

L’année dernière, quand nous avons commencé le mot « fashiontech » était presque inconnu ! Aujourd’hui, il est de plus en plus présent ! On sent vraiment qu’il y a​ un gros potentiel sur ce marché​ à tous les niveaux ! Et nous sommes très heureuses de faire partie son développement. Nous sommes d’ailleurs sur les Pépites tech cette semaine,

Venez soutenir le projet pour nous booster sur la French Tech !!!!


Google Glass

5 raisons de l'échec des Google Glass

Annoncé comme un produit révolutionnaire et attendu par certains depuis 2012, le projet Google Glass a fait beaucoup de bruit pour finalement pas grand-chose. Alors que les lunettes intelligentes du géant américain auraient dû être commercialisées en début de l’année 2015, c’est dès le mois de Janvier que la nouvelle est confirmée : les Google Glass ne seront pas vendues auprès des particuliers, en tout cas pas en état.

Pour comprendre pourquoi, revenons sur les 5 principales raisons d’échec des Google Glass.

1. Un produit trop avant-gardiste

Sergei BrinL’annonce des Google Glass par Sergueï Brin, co-fondateur de Google, en a fait rêver plus d’un. Le dirigeant qui ne sortait plus sans son modèle pensait révolutionner la communication avec des lunettes qui permettent d’être connecté mais sans s’exclure d’une conversation.

Projet tenu secret dans les laboratoires Google X depuis 2011, c’est pendant la conférence annuelle du groupe présentant tous les projets en cours (Conférence Google I/O de 2012) que les Google Glass sont présentées comme le produit phare, étant mises en avant dans une vidéo où des parachutistes filment leurs chutes.

Certes les technophiles sont tout de suite intéressés mais quand est-il de Mr-Tout-Le Monde ? Et bien, il se questionne sur les usages de l’appareil ou trouve cela tout simplement ridicule et inutile. En outre : le marché n’est pas prêt. Les consommateurs potentiels n'en comprennent pas l'utilité et trouvent plus d'inconvénients que d'avantages (problèmes de vie privée, danger pour la santé, prix...). Là, nous comprenons que l’enjeu pour Google est de parvenir à vendre cette innovation de rupture à des consommateurs comme vous et moi. Mission échouée car malgré une communication abondante, les consommateurs ne sont pas décidés à bouleverser leurs habitudes. Surtout que d’autres freins pèsent sur l’acte d’achat…

2. Le manque de protection de la vie privée

D’après une étude réalisée par Toluna-Group : 72% des américains refusent d’acheter les Google Glass à cause de l’atteinte à la vie privée. Imaginez-vous dans un bar et qu’une personne autour de vous porte des Google Glass. Elle pourrait très bien vous filmez à votre insu et le publiez instantanément sur les réseaux sociaux. La différence avec un smartphone : on remarque tout de suite quand quelqu’un sort son téléphone de sa poche et le tient en main pour filmer alors que pour les lunettes, seul un petit point rouge s’allume sur le côté… Difficile d’y prêter attention pour vérifier (surtout si vous êtes loin et que la lumière du bar est tamisée). Et puis avec les lunettes intelligentes, il devient facile pour votre interlocuteur de récupérer vos informations personnelles. On s’imagine que les hackers trouveront vite un moyen de contourner les barrières de protection et pourront avoir accès à vos données personnelles. Ainsi l’industrie du cinéma, des casinos ou des bars ont déjà clamés leur veto sur le port des lunettes dans leurs établissements les considérants comme une menace.

En plus d’être une intrusion dans la vie d’autrui, Google s’infiltre aussi dans la vie du porteur. Une fois les lunettes allumées, un lot d’informations est récolté via la géolocalisation qui indique où vous êtes, le moteur de recherche qui enregistre les recherches que vous avez effectuées, les applications qui mémorisent vos activités journalières… Bien sûr, toutes ces informations étant récoltées pour être utilisées à des fins commerciales.

3. Une technologie pas assez au point

Quand vous voulez acheter un nouvel appareil électronique, parmi vos premières questions vient celle sur son autonomie. Ici, la durée de vie de la batterie n’excède pas une journée. Encore pire si la fonction vidéo est utilisée : là ça se réduit directement à quelques heures. Pourtant après 4 ans de recherche et développement, ce problème majeur n’est pas résolu. Nous comprenons alors que la version proposée à la vente n’est qu’une version prototype qui n’est pas encore perfectionnée.

Glass blue

Concernant ses fonctionnalités, elles sont encore limitées. Comme votre smartphone, les Google Glass nécessitent des applications or très peu d’entre elles sont développées mises à part celles appartenant à Google. Pour y contrer, Google avait lancé sur Twitter & Google +, le hashtag #IfIhadGlass pour récolter les avis des internautes sur l’usage qu’ils feraient s’ils étaient en possession des fameuses lunettes. Des milliers d’idées ont émergés comme par exemple : du sous-titrage en temps réel, des jeux en réalité augmentée ou encore un appel automatique aux urgences si vous rencontrez une personne blessée.

4. Un produit trop technique

Glass evolution
Évolution des Google Glass

Une fois le produit en main : pour quelle utilisation ? Pour Mr-Tout-Le-Monde, rien de nouveau que votre smartphone ne sache pas faire. En plus si on compare la taille de l’écran et du clavier, le mobile reste plus simple à utiliser. Le produit est donc trop complexe pour être adapté à un consommateur lambda mais s’adresse plutôt à des technophiles. D’ailleurs, le programme Google Explorer Edition l’illustre bien. Le but du programme : créer une communauté de « bêta-testeurs » pour récolter leurs impressions avec la condition de débourser 1500$ et d’être américain.

Puis le produit est totalement impersonnel. Depuis quelques années, les lunettes de vue sont devenues de véritables accessoires de mode. C’est avec une simplicité enfantine que les branches se changent à volonté pour s’assortir à toutes nos tenues. Mais avec les Google Glass ce n’est pas la même histoire : le produit est trop spécifique avec seulement 5 couleurs disponibles.

5. Une communication vers la mauvaise cible

Google avait choisi d’orienter sa communication vers un public large sauf que sans segmentation et bien plus personne ne se sent concernée. En vérité, comme les premiers acquéreurs le prouvent, le produit s’adresse à une cible de professionnels. D’une part, parce que le prix est beaucoup plus accessible pour eux et d’autre part parce que les applications sont développées spécifiquement pour chaque métier comme par exemple la reconnaissance faciale pour les policiers ou des applications médicales pour suivre le dossier d’un patient ou encore faciliter les interventions chirurgicales.

 

Nous pouvons voir que Google a su rebondir de ses erreurs en changeant de management : en renouvelant son positionnement et modifiant sa communication. Comme quoi même les plus grands connaissent l’échec.

Fin avril, de nouveaux échos sont survenus selon lesquels le projet Google Glass 2 serait en marche avec notamment un partenariat avec Luxottica (qui commercialise Oakley et Ray-ban). Même si le projet était mis en stand-by de nombreux brevets ont continué d’être déposés. Espérons donc qu’à sa sortie le produit soit commercialisable ! Une chose est sûre, vous n’avez pas fini d’en entendre parler… !


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