Les croquis de Karen Topacio

Juin 2015 : la Revue de Presse

Chaque mois, Modelab reprend dans sa revue de presse l'actualité qui a marqué la Fashion Tech. Start-ups, évènements, applications : voici un récapitulatif des articles qui nous ont le plus marqué ces dernières semaines !

Le développement de la Fashion Tech en France !

 

Logo de Look Forward

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  • Le 8 juin, Showroomprivé.com a ouvert les portes de son incubateur Look Forward avec la présence d’Axelle Lemaire, la Secrétaire d’Etat chargée du Numérique. Cette plateforme d’innovation accueillera des start-ups qui changent les règles de la mode et du retail. Parmi les ressources à disposition : des espaces de travail modernes et conviviaux, des antennes à l’international, l’accès à un écosystème dynamique, de l’accompagnement…

  • A Angers, François Hollande aCité de l'objet connecté inauguré, le 12 juin, la « Cité de l’objet connecté », une plateforme d’innovation industrielle pour concevoir (grâce à des bureaux et machines à disposition), industrialiser et intégrer les objets connectés de demain. Ce projet est porté par 17 actionnaires dont Eolane, Indigo, Air Liquide, Bouygues… Le but est de réunir des compétences et des métiers pour innover plus rapidement et promouvoir le Made In France dans les technologies.

  • L’Institut Français de la Mode (IFM) a dévoilé son programme START qui s’adresse aux entrepreneurs sur des projets innovants liés à la mode et accessoires, au luxe, aux cosmétiques, aux designs… Seulement une douzaine d’étudiants pourront intégrer la session de Septembre 2015 et suivront le programme suivant :
    Programme IFM

Karen Topacio, gagnante des E-Fashion Awards !

Il y a quelques mois, nous vous avions présenté le concours E-Fashion Awards. Le défilé final de cette 5ème édition s’est déroulé le 10 juin dernier sous le thème « Hackers de la Mode ». Parmi le jury : le photographe et artiste Ali Mahdavi, Cécilia Gabizon la rédactrice en chef du MadameFigaro.fr, Joffrey Mongin, créateur et lauréat de l'édition 2014 et en tant que président du jury le grand couturier Alexis Mabille. Des 15 finalistes, c’est Karen Topacio qui ressort gagnante avec ses créations originales mêlant de nouveaux matériaux.

E-Fashion Awards 2015
Crédit photo : James Fonteneau

Le projet Shift Sneakers, les chaussures qui changent de couleur !

Le studio +rehabstudio a conçu des chaussures qui peuvent changer de couleur instantanément ou comment réunir en une paire toutes les chaussures de vos envies !

Selon eux :

"Le potentiel de l'habillement se trouve dans les matériaux qui changent d'état, ou qui sont conçus pour avoir des propriétés inhabituelles, combinées avec de l'électronique intégrée."

Si le projet voit le jour, 5 packs seraient proposés :

  • le « Selfie Pack » qui permet d’assortir ses chaussures à sa tenue à partir d’une photo
  • le « Running Pack » pour évaluer les performances des coureurs
  • le « Connection Pack » pour les couples qui souhaitent uniformiser leurs chaussures
  • le « Cycling Pack » pour illuminer vos baskets dans la nuit
  • le « Fashion Pack » pour obtenir un modèle unique.

http://shiftsneaker.com/img/video.mp4

 

Chez Modelab, nous avons hâte de voir ce projet se concrétiser !

 

N’hésitez pas à nous communiquer d’autres articles intéressants qui auraient pu échapper à notre veille, les commentaires sont là pour ça!


Réalisation Tzuri Gueta

Tzuri Gueta, le créateur de la dentelle de silicone

Tzuri Gueta est designer et ingénieur textile diplômé du Shenkar College de Tel Aviv. Il crée sa marque éponyme à Paris en 2000 et travaille des matières surprenantes à la frontière avec la sculpture qui trompent l’œil et le toucher. En 2005, il mêle art et technologie en inventant la dentelle siliconée qui lui offre un terrain d’expression immense. Cette matière lui permet notamment de s’épanouir dans le bijou, les objets et la haute couture. Il puise son inspiration dans l’environnement naturel qu’il soit terrestre ou sous-marin.

Rencontre avec Tzuri Gueta, créateur d’un univers poétique et mystérieux où la technologie se marie merveilleusement avec l’art et la nature.

Tzuri Gueta

Comment êtes-vous devenu designer ?

C’est grâce à la confiance que j’ai reçu pendant toute mon enfance et la curiosité qui ne me quitte jamais que j’ai évolué très logiquement vers ce métier.

J’ai su très jeune que j’étais créatif. A trois ans déjà, je m’exprimais avec des crayons. J’ai grandi entouré de confiance, ce qui m’a permis de trouver ma personnalité dans mon monde imaginaire. Je suis d’un naturel curieux, j’ai été élevé en bord de mer et mon environnement m’inspirait. Mon entourage me stimulait et me stimule toujours beaucoup. Mes frères sont artisans. J’aime regarder les différentes techniques qui existent dans leur métier (le verre et le bois ndlr), trouver des solutions créatives. Ça m’a donné envie de faire des expériences en mélangeant des matières.

Quand j’étudiais la mode et le textile, il fallait déconstruire un tissu pour le reconstruire ensuite. Mais au lieu de le couper avec des ciseaux ou des outils « normaux », je le brûlais, je le découpais à la scie, je le trempais dans l’acide. Je voulais croiser différents savoir-faire pour voir ce que ça allait donner à la fin. J’aime confronter les matières pour m’exprimer.

C’est trop simple pour moi de dessiner sur du papier. Il me faut du challenge. Dessiner sur du tissu en prenant en compte ses contraintes me convient plus.

Zoom matière

Pourquoi avoir choisi le silicone ?

Je voulais trouver une solution pour utiliser une matière textile comme une surface sur laquelle je pouvais m’exprimer artistiquement. L’encre a besoin d’un support pour se fixer, les traits apparaissent sur les fils et dessiner sur un tissu ajouré, c’est forcément plus compliqué. Il me fallait trouver une solution : je voulais une encre qui pouvait exister sans matière textile. Le silicone est cette encre. C’est une matière d’origine minérale qui se suffit à elle-même. Elle n’a pas besoin de support pour exister.

J’ai approfondi mes recherches et mon intérêt pour cette matière première. J’ai breveté la technique en 2005 et j’en ai fait ma matière d’expression.

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Comment s’est passé cette recherche ?

Toute ma théorie part de l’erreur et de ses interprétations. J’aime faire des erreurs. J’aime ne pas contrôler à 100%. Je laisse la matière s’exprimer et je m’y adapte. Les erreurs servent à cela : attirer notre attention et nous guider. Comme la nature fait ses choix, l’orage s’abat sur les arbres ou non, la matière parle et je prends ma décision en fonction. C’est le « happy accident », l’intégration du spontané dans la maîtrise. Lorsque je fais un geste d’erreur, j’essaie de le recommencer en le maîtrisant pour voir ce que ça donne. En fait, je stimule les accidents pour lire leur message. La technique du silicone vient de là.

Atelier 1 Atelier 2 Atelier 3

Vous travaillez dans trois domaines : le bijou, les objets et la haute couture, comment répartissez-vous votre temps ?

Je pars d’abord de la matière avant de définir le domaine dans lequel je vais la travailler.  Pour la haute-couture, j’avais envie de voir comment la matière allait vivre en mouvement dans les différents tissus. Quand un designer m’appelle, on ne peut pas imaginer le résultat en avance. Il faut que l’effet visuel se mêle à l’effet technique, qu’il n’y ait pas de frontière. Je travaille la matière comme de l’or. Tout est fait à la main, chaque pièce est unique.

BijouxObjetKrikor Jabotian

Quels sont vos projets pour demain ?

Je fais beaucoup de tests plus ou moins étranges pour voir la réaction de la matière. Au plus le domaine semble éloigné de mon univers au plus ça m’intéresse. Par exemple, je pourrais appliquer la dentelle siliconée dans un concept car, un avion, un yacht, un casque de moto.

Je suis en train de réfléchir à travailler plus précisément sur les caractéristiques techniques de la dentelle de silicone pour élargir le spectre d’intervention. Elle est résistante à 300°, elle est transparente comme du cristal, elle est conductrice de courant, elle est antichoc. On peut donc imaginer l’utiliser dans le luminaire, les leds, les arts de la table, les arts culinaires, etc.

Aujourd’hui la décoration prend la majorité de mon temps, il faut que je fasse un peu de place pour développer autre chose. J’aimerais collaborer avec d’autres créateurs et confronter nos deux univers et en créer un autre, encore inconnu.

Un grand merci Tzuri !


Sony dans James Bond

Le placement de produit, outil de promotion de la Fashion Tech

Bien que la notion de Fashion Tech commence à se répandre, elle n’est encore dans l’esprit collectif qu’un concept futuriste. Difficile alors de booster ses ventes quand le consommateur ne perçoit pas à quel besoin répond le produit (ou service)… La communication est alors primordiale.

Parmi les moyens de communication à disposition, il y en a un particulièrement utilisé par les grandes marques : le placement de produit. Cet outil de communication commerciale audiovisuelle consiste à introduire ou évoquer un produit, un service ou une marque dans un film, un clip, une vidéo Internet ou encore un jeu en échange d’une contrepartie financière ou d’un autre arrangement.

Découvrez en quoi le placement de produit est un outil de promotion clé pour la Fashion Tech.

Une publicité qui sort de l’ordinaire

Contrairement aux flux publicitaires où le consommateur prête à peine attention à son écran, la publicité dans un film ou une série est un moyen de marquer les esprits. Plongez dans le noir devant cet immense écran, immergé dans l’intrigue du film, le consommateur est focalisé sur ce qu’il voit. Le placement de produit est alors, pour une marque, une opportunité de faire de la publicité sans que cela ne puisse paraître, en mettant son image en valeur. Et de le faire dans le monde entier.

Même dans les films de science-fiction les plus fous, le cinéma reflète le monde réel. Il faut donc y présenter des produits connus pour crédibiliser l’histoire. C’est un moyen pour la marque de démocratiser l’utilisation du produit en l’intégrant au scénario comme par exemple dans la série Modern Family où un épisode entier a été tourné exclusivement avec des produits Apple :

Modern Family

Créer une communauté

Placer le produit dans les mains d’untel n’est pas anodin et est souvent anticipé dans le scénario. Le spectateur va s’identifier à un personnage : il aimerait pouvoir lui ressembler, s’habiller comme lui, avoir le même mode de vie… Ça, les marques l’ont bien compris et n’hésitent pas à commercialiser des produits dérivés.

Le meilleur exemple : les Nike Air Mag. Vous vous souvenez dans « Retour vers le futur 2 », Marty McFly (incarné par Michael J. Fox) voyage dans le temps pour être propulsé au 21 Octobre 2015 afin de réparer les erreurs commises lors de son premier voyage dans le temps. On y voit alors Marty portait des Nike Air Mag : des baskets à laçage automatique et lumineuses. Objet de fantasme pour alors toute une génération, c’est logiquement pour le 21 Octobre 2015 que Nike annonce la commercialisation de cette paire de chaussures mythique, conçue par le même designer que pour le film, Tinker Hatfield.

Nike Air MagRappelons qu’en 2011, Nike avait déjà édité 1500 exemplaires des Nike Air Mag avec les mêmes LED mais sans les lacets automatiques. Cette édition limitée fut commercialisée sur eBay. L’intégralité des fonds (6 millions de dollars) a été reversée à la Fondation de Michael J. Fox qui lutte contre la maladie de Parkinson.

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Ainsi, le produit qui sort du grand écran pour se retrouver chez le particulier impose un lien émotionnel fort entre la marque et le client qui se sent unique.

La bataille du moment : les montres connectées

Après avoir passé plusieurs années à placer leurs smartphones dans tous les films, les constructeurs high-tech se tournent désormais vers le produit qu’ils aimeraient vendre en masse : la montre connectée. Selon l’institut GFK, le marché en 2015 devrait s’élever à 240 millions d’euros alors qu’il n’avait pas dépassé les 90 millions d’euros en 2014.

Objet phare de l’année 2015, particulièrement avec la sortie de l’Apple Watch, chaque fabricant a dévoilé son modèle : LG avec son LG Watch Urbane, Sony et ses SmartWatches, Motorola avec la Moto 360.

Mais pour le moment, la marque qui remporte la palme du meilleur placement de produit est Samsung avec sa Galaxy Gear qui apparait dans le film et la bande d’annonce de Jurassic World au poignet de l’acteur principal Chris Pratt :

Galaxy Gear
Capture d'écran du trailer Jurassic World.

Son concurrent principal Apple se focalise plutôt sur du placement de produit auprès des stars : Karl Lagerfeld, Katy Perry, Beyonce, Pharrell Williams etc. s'affichent toutes sur les réseaux sociaux avec leur montre personnalisée.

Une stratégie gagnante

Avec Internet, le buzz autour d'un nouveau film est amplifié ainsi que la visibilité des marques.  Ces dernières peuvent elles-mêmes lancer des opérations de blogging pour signaler à leurs clients leur présence dans un film.

Publicité Omega

Bien sûr, le placement de produit reste une technique de communication réservée aux grandes marques qui ont les moyens financiers pour assurer une telle promotion. Cependant c'est une stratégie gagnante car cela permet aux films d'alléger son budget publicitaire et aux marques d'augmenter leurs ventes de produits avec des taux de retour sur investissement qui sont estimés à 440% !

Avec la démocratisation de la Fashion Tech, les placements de produits ne vont pas cesser de se multiplier. D'ailleurs, est-ce que le cinéma ne serait pas parfois précurseur de l'invention de certains objets ? La suite au prochain épisode ! ;)

 


Kimono

La musique est partout même dans les vêtements # Fashion Tech

Modelab a découvert Lise Sansen aux start-ups week-end Fashion Tech à Roubaix et ce fût avec plaisir que j'ai mené cette interview avec cette créatrice  qui invente son propre art  avec un vêtement interactif qui lie tradition et technologie. Un kimono composé de 8 notes avec des sons interchangeables. Un piano, une guitare ou des chants d'oiseaux ? Une multitude de possibilités pour vous envoûter dans l'air de notre temps, quand la Fashion Tech se confronte au monde du spectacle et de l'art...

Bonjour Lise, est-ce que tu peux nous parler de toi ?

Lise-SansenJ'ai fait un bac arts appliqués et Esmod (NDLR : école de mode), ensuite j'ai travaillé pour différentes marques.

Suite à cela, j'ai participé à un concours de jeunes créateurs que j’ai remporté : j’y ai représenté la France. Cela m'a permise de créer ma marque qui a duré 3 ans et ça marchait plutôt bien mais j'étais assez jeune et je voulais tout faire, donc je faisais le marketing, le modélisme, le style, le suivi de prod', vraiment tout ! J'ai beaucoup appris ! Puis, j'ai été démarchée par un prestataire de services qui travaille pour les maisons de couture comme Chanel, Vuitton, Nina Ricci et j'ai été embauchée pour être Responsable Développement pour les maisons de couture pour tout ce qui touche aux maillots de bain, à la lingerie et un peu au prêt-à-porter femme. Je faisais le lien entre ces maisons de couture et les ateliers, grâce à ma double formation de styliste modéliste. Ensuite la boîte a fermé, je suis donc partie travailler à Londres chez Peter Pilotto, et je suis revenue en ayant très envie d'enseigner. Maintenant, je suis enseignante à Paris dans des écoles de mode tout en continuant à travailler en freelance et sur mes projets personnels comme le Kimono par exemple.

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Aujourd'hui, tu ne crées plus de collections ?

Je ne travaille plus sur ma marque de prêt-à-porter mais je dessine encore des collections pour d’autres marques. Maintenant, j'ai découvert la mode liée aux nouvelles technologies et cela me plaît de plus en plus. Créer des collections dans ce domaine n'est pas évident, donc pour le moment j'en suis au stade de recherche.

Kimono-tendance

Raconte-moi l'innovation de ton Kimono Musical ? Comment en es-tu arrivée là ? Et comment l'as-tu créé techniquement parlant ?

J'avais envie de faire quelque chose de nouveau et quelque chose lié à plusieurs corps de métier. En explorant différents fablab et hackerspace j’ai eu l’occasion de participer à un atelier sur les textiles intelligents, j’ai appris à comprendre comment fonctionnaient les fils, les tissus conducteur ou encore les cartes arduino. Le Kimono est parti de l’envie de mettre ses nouvelles compétences en action.

Étant designer de mode, j'ai fait la structure du kimono sans problème, mais toute la partie code ; électronique, musique c'était plus compliqué. J'ai donc demandé de l'aide à différentes personnes qui m’entourent pour cette partie.

Je voulais hybrider cette technologie à son opposé c’est pour cela que j’ai choisi un kimono, vêtement traditionnel par excellence.  J'ai construit le kimono de manière traditionnelle exactement comme ils le font au Japon, c'est-à-dire en prenant un rouleau de tissu et en ne coupant que des rectangles, aucune courbe. La partie électronique une fois en marche apporte une nouvelle fonction au kimono mais lorsque qu’elle est éteinte le kimono reprend sa fonction initiale de vêtement c’est pour cela que j’ai caché toute la partie électronique. A l'intérieur de la manche du kimono, il y a du tissu conducteur relié à une carte Arduino  programmée ainsi qu’une antenne, une seconde antenne est reliée à mon ordinateur. Les deux Antennes communiquent les informations de mouvements à mon ordinateur qui transmettra la musique en live.

Fiche-technique-Kimono
Patronage Industriel du Kimono

Donc tu peux créer de la musique sur ton vêtement et la basculer sur ton ordinateur ?

Exactement, le son sort de l'ordinateur. Le son ne sort pas de mon kimono pour cela il faudrait que j'installe des enceintes et je voulais que le kimono reste portable et très léger.

Techniquement, le tissu conducteur est une membrane que tu ajoutes entre deux couches de tissus ?

Exactement, il passe à l'intérieur.

atelier-tissu-intelligent-fraunhofer
Exemple de textile conducteur

Quelle était ta démarche artistique en créant ce kimono ?

Sortir du système traditionnel de création dans la mode et mélanger différents corps de métier pour arriver à de nouvelles créations, donner une nouvelle fonction au vêtement en l’occurrence ici c’est la musique ! J’en ai profité pour hybrider tradition et nouvelles technologies.

Habituellement en tant que designer de mode je suis plus dans le vêtement prêt-à-porter haut de gamme, le kimono n'est pas un vêtement que l'on porte tous les jours. Il se dirige donc plus vers la scène. C’est intéressant car je découvre encore un autre aspect du textile.

 

Aujourd'hui c'est un prototype, tu ne le vends pas ?

Pas celui-ci, mais on commence à en discuter pour le monde du spectacle.

Le coût de la création est élevé ?

Oui, ce sont les composants, notamment le tissu conducteur et les cartes qui sont chers. Le tissu n'est pas ce qu'il y a de plus cher.

Kimono-techniquePour ce qui est du nom, tu gardes ton nom pour cette marque ?

Cela serait plus mon nom en tant que Lise Sansen ou soit relié à FashionArtLab qui regroupe d'autres créations liées à la mode, aux nouvelles technologies et à l'innovation. Mais je n'ai pas encore de marque propre pour ce projet.

A long terme, penses-tu créer une collection musicale ?

Non pas forcément une collection musicale. Je travaille actuellement sur d'autres choses, mais ce n'est pas forcément une collection, ce sont des pièces qui découlent un peu du kimono. Ce sera quelque chose qui est plus abordable et plus facile à porter.

As-tu d'autres projets en cours ?

Oui, actuellement je travaille beaucoup sur la mode et les innovations, je cherche de nouvelles idées, de nouveaux collaborateurs, de nouvelles personnes avec des métiers différents avec lesquels je pourrais travailler.

L'idée serait de créer une nouvelle mode, la mode de demain.

Et comme je suis enseignante, j'essaie de le transmettre un peu dans mon enseignement aussi, car c'est quelque qui n'est pas encore enseigné (NDLR : Il est vrai que la fashiontech n’est pas démocratisée à travers l’enseignement, ce qui est dommage & dangereux puisqu’elle façonne les métiers de demain)   . Les élèves savent que cela existe, mais comment faire ? Ils se posent beaucoup de questions donc c'est bien de commencer à intégrer cela dans les écoles de mode, notamment l'innovation et l'éthique. C'est important de commencer à travailler sur des vêtements non polluants, avec de nouvelles fonctions etc.  il y a plein de choses à faire.

Est-ce que tu sens que les élèves sont réceptifs à ces questions ?

Oui, mais il faut l'intégrer tout doucement, par petites doses, car cela n'attire pas tout le monde. Cela reste une niche et les étudiants ont encore cette vision de podium. Je sais ce que c'est, j'ai travaillé pour les maisons de couture et c'est génial, mais il faut essayer de trouver des choses un peu intermédiaires qui pourraient faire avancer la mode. Je ne dis pas que ces maisons ne font pas avancer la mode, car ce qu'ils font est fantastique au niveau de la création, mais il faut aussi chercher de notre côté et voir ce qui est possible de faire.

As-tu quelque chose que tu voudrais ajouter ?

Je trouve l'idée du webzine super. Je pense qu'il faut faire évoluer les choses dans ce domaine de la Fashion Tech. On est peu nombreux, mais c'est tellement nouveau que tout le monde se bouge. C'est super de vivre le début de quelque chose et de voir évoluer la chose aussi rapidement !

Chers lecteurs, seriez-vous sensible à un art innovant ? Moi oui !


Recon Jet

Pas de Google Glass ? Tant pis nous on a les Recon Jet !

Aujourd’hui à la Rédac de ModeLab nous avons reçu un joli cadeau à l’essai. Je dis ça surtout pour moi (Clément) car ça me fait un bon prétexte pour aller m’entraîner tout en travaillant. Nous avons donc reçu la toute dernière création de la société canadienne Recon Instrument spécialiste en Head-Up Display (HUD) ou affichage tête haute dans la langue de Molière. Les lunettes connectées Recon Jet s’adressent aux sportifs occasionnels et aux sportifs de haut niveau et sont présentées comme des “lunettes intelligentes pour votre style de vie actif”.

D’après mon interprétation philoso-marketing ce sont des lunettes connectées composées d’un vrai concentré de technologie mais avec un style #sportech agressif et racé qui doivent améliorer la pratique du sport. Cela tombe bien la convergence de la mode, de la technologie et du sport c’est notre domaine. Nous nous sommes donc intéressés à ces lunettes connectées de plus près : style et usages.

Première prise de contact : le packaging

Étant habitué aux produits Apple et à l’expérience qu’ils procurent dès le déballage la barre est haute. Derrière le carton du transporteur, je découvre la Recon Jet Box. Première surprise, la taille de la boite est bien supérieure à ce que j’attendais. Le packaging est soigné, noir et brillant, les visuels racés en accord avec la communication sur le site. Au fur et à mesure des couches d’emballage, je découvre les lunettes la boite de transport contenant les lunettes et les accessoires fournis : chargeur (oui désormais vous allez aussi charger vos lunettes), verres de rechange (3 couleurs) pour les sorties nocturnes ou dans le brouillard. Pour ma part je n’ai eu que les verres solaires pour l’essai. Les lunettes sont là dans leur écrin en mousse, pas très classe mais protecteur. Les choses sérieuses vont pouvoir commencer.

Premiers essayages

Comme toute bonne paire de lunette le style est important mais aussi leur accord avec le visage. C’est encore assez rare pour le souligner mais “essayer de la technologie” c’est toujours aussi différent des essais de vêtement ou d’accessoire traditionnels. On entre ici dans une nouvelle dimension où un produit doit non seulement répondre à des attentes fonctionnelles, être porteur de style et d’émotions même dans son utilisation, mais aussi être à la bonne taille. Je m’étais demandé si différentes dimensions et modèles seraient proposés, pour les femmes mais aussi pour les hommes. La réponse est non. Les lunettes disposent de plaquettes et de branches réglables. Je trouve qu’elles me vont plutôt bien pour des lunettes de sport “techniques” en tout cas c’est mon avis, mais au bureau Laura et Perrine ne sont pas vraiment fan, il est vrai que les lunettes sont grandes et hautes.

Recon Jet

Le premier allumage

Maintenant que j’ai adapté les lunettes à mon visage il est temps de les allumer. Après avoir retiré la languette de contact batterie, une pression sur le bouton power situé sous la branche droite et le démarrage est lancé. Contrairement à une montre gps sportive (pour ma part une Suunto Ambit 3 Sport) c’est un vrai ordinateur qui se cache derrière les verres des Recon Jet, avec certaines contraintes identiques comme un (long) temps de démarrage. Au bout de quelques secondes ça y est, enfin, je vois un écran depuis mon œil droit, un peu flou au début (après quelques minutes d’utilisation mon oeil s’est très bien fait à la distance et je voyais parfaitement), et apparaissent les premières informations à l’écran : le classique “Please connect to a computer”... Plus de peur que de mal, tout se passe bien. En version accélérée ça donne 6 étapes et 25 minutes. On connecte les lunettes à un ordinateur (MacBook Pro pour moi), téléchargement et installation (rapide) de l’outil Recon Uplink, téléchargement de la dernière version du système de Recon OS, synchronisation, redémarrage.

Bref, un conseil donc, ne prévoyez pas de partir courir dans les 5 minutes du déballage de votre jouet. Prévoyez les 25 minutes d’installation et mise à jour et aussi le temps de pleine charge (quelques heures).

L’écosystème logiciel

Recon Engage

Pendant ces longues minutes, j’ai pu installer et faire le tour de l’app iOS Recon Engage qui sert à visualiser et partager ses activités mais aussi configurer quelques unes des nombreuses options des lunettes (Voir plus bas). Et faire connaissance avec la version web du site http://engage.reconinstruments.com qui fait la même chose mais en plus complet.

Recon Instrument le fabricant canadien de ces Recon Jet reprend et applique aux lunettes le modèle multi-plateforme des grands acteurs du marché des montres GPS comme Garmin (Garmin Connect web + app), Suunto (Suunto Movescount web + app) ou Polar (Polar Flow + app) pour ne citer qu’eux.

L’écosystème matériel

On aura l’occasion de revenir sur ce point, chez Recon Jet on ne choisit pas, on met tout. Les lunettes sont donc (vraiment) bardées de technologie. Pour ce qui nous intéresse, c’est à dire la connectivité et la compatibilité avec mes accessoires et équipements actuels il y a le choix : Wifi, Bluetooth LE (4.0) et ANT+. Je vais donc en théorie pouvoir utiliser au choix ma ceinture cardiofrequencemètre Garmin (ANT+) ou Suunto (Bluetooth).

 L’écosystème est ouvert. Bonne nouvelle, cela veut dire que si les “Jets” rencontrent le succès, de nombreux fabricants d’accessoires et capteurs vont s’atteler à rendre leur équipement compatible. Cela ferait de ces lunettes une plateforme centrale et permettrait de s’adapter à de nombreux besoins dans de nombreux sports, je pense notamment au retour vidéo en direct pour travailler des points techniques, au pilotage d’objet ou encore aux applications non sportives dans les milieux industriels notamment.

A l’heure actuelle on trouve déjà quelques applications dans le Store dédié aux lunettes. On notera notamment les app non officielles de « commande à distance » pour les action cam GoPro et Garmin Virb. Le succès des ventes de Jet sera déterminant pour la richesse des applications disponibles par la suite.

Premier essai en trail

Les “Jet” chargées et à jour, cette fois c’est la bonne. Je me posais quelques questions avant ma sortie concernant l’usage des lunettes. Cette protubérance devant mon œil droit ne va-t-il pas perturber mon champs de vision ? Les lunettes vont-elles tenir en place ? Quelle sera la précision des données ? Je pars pour un tout petit tour de « trail » pour me faire un vrai avis. Je suis équipé de ma montre et ma ceinture cardiofréquencemètre Suunto, et j’ai ajouté ma ceinture cardio Garmin jumelée aux « Jet » pour pouvoir comparer les données.

Départ du centre ville, je sélectionne dans l’interface des lunettes l’un des deux sports préconfiguré (running ou biking) « new activity » / « Running ». Première remarque, dans la rue on me regarde de travers pendant que je navigue dans le menu des « Jet ». Il faudra s’y faire car plus encore qu’avec un smartphone on est dans un nouveau monde virtuel et naviguer dans l’interface à l’arrêt nous met dans une posture étrange :

Scott Summers X-men

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La recherche du GPS s’effectue aussi rapidement que la Suunto, je lance les deux activités simultanément. Les lunettes m’affichent des chrono improbables au début de la course en ville, sinon la mesure de fréquence cardiaque fonctionne très bien et est identique sur les deux produits. Par rapport à mes questions d’avant course, je n’ai pas de gêne particulière au niveau de la vision en ville, il n’y a de toute façon pas beaucoup d’obstacles. En revanche, très vite je ressens le besoin de recaler les lunettes sur mon nez.

C’est assez intéressant d’avoir les informations GPS à « porté d’oeil » sans avoir à regarder sa montre ni à détourner entièrement le regard de son chemin. Trois écrans sont préconfigurés avec les données que l’on retrouve sur toutes les montres : FC, chrono, distance, rythme/km, ascension etc… Et d’autres écrans plus inhabituels : le cap, le plan et sa position en direct. Je ne fais pas de course d’orientation mais cela peut-être utile d’avoir son cap en direct sans sortir quoi que ce soit de sa poche. Pour ce qui est du plan en direct j’ai trouvé impossible de courir et regarder simultanément le plan.

Dès la sortie de la ville, j’attaque la Bastille par la Vierge Noire, pour mon petit tour « pas le temps de m’entraîner longtemps ». Le chemin est raide, caillouteux, parfois boueux ou lisse. L’attention est toujours importante. Dans ces conditions les lunettes bougent un peu sur mon nez m’obligeant à les recaler (très) régulièrement, c’est gênant. Je m’aperçois pendant la course que la vision périphérique n’est pas excellente du fait de la présence des composants sur les côtés. La protubérance contenant l’écran devient un peu gênante parfois sans pour autant que cela soit critique en montée et sur le plat.

C’est toujours avec les lunettes sur le nez que j’aborde la descente. Grosse déconvenue. Mon champs de vision naturel était complètement obstrué sur l’œil droit par l’écran et son support. J’ai manqué à 2 reprises de trébucher et m’étaler sur le sol caillouteux. Et c’est donc les lunettes à la main que j’ai redescendu mon parcours, dommage. Je me surprenais dans la descente à rechercher les informations du chronomètre et de la FC en regardant en bas à droite, preuve que les automatismes à l’usage viennent très vite. De manière générale, l’usage en course à pied était confortable sur chemin lisse ou en tout cas sans obstacles majeurs.

Essais en vélo

Comme le mettent en avant la plupart des vidéos promotionnelles de la marque, les « Jets » sont faites pour le vélo. C’est vrai.

Après mon premier essai en trail, deux points primordiaux étaient à vérifier : la tenue des lunettes et la vision plein champs. C’est confirmé, les Jet sont des lunettes conçues pour le vélo avant tout. En effet, les lunettes tiennent très bien en place en vélo (de route, je précise) car les chocs sont inexistants comparé à la course à pied. Et, surprise le champs de vision est bien meilleur en vélo, je m’explique. En course à pied la position de la tête est verticale, le regard peut aller vers l’horizon où aucune protubérance n’est gênante mais lorsque l’on regarde en champs proche « devant ses pieds » alors la vision est altérée. A vélo, la position « couchée » du cyclise offre un excellent confort de vision de l’horizon mais également une bonne vision proche. Les vitesses sont également très différentes; à 15 km/h on regarde ce qui arrive devant soi; au dessus de 25 km/h l’anticipation augmente et le regard s’éloigne pour aller chercher les trajectoires et les éventuels obstacles au delà de 5 mètres.

C’est avec plaisir que j’ai réalisé quelques sorties en vélo, alternant plat, montée, descente et usage urbain. Si les trois premiers ne posent aucun problème, je ne me suis jamais senti très à l’aise avec un usage urbain. L’usage vélo est naturel mais le champs de vision périphérique nécessaire en ville est bien supérieur à celui des sorties sur route ou pistes cyclables.

L’affichage des données à deux roues est efficace, intéressant et non intrusif, il évite d’avoir une installation spécifique sur son vélo avec un compteur mais il ne peut rivaliser en terme de performance. L’autonomie en premier lieu est limité à environ 4 heures en usage sport, les amateurs de longues sorties ou de randonnées de plusieurs jours devront donc emporter avec eux un chargeur de plus, ou se contenter de leur bon vieux compteur.

Ce qu'il faut retenir :

Recon Instrument innove dans un domaine très concurrentiel où la technologie est déjà présente depuis longtemps. Le besoin d’information en direct chez les sportifs a toujours été fort. Au fur et à mesure des avancées technologiques le nombre d’informations n’a fait qu’augmenter et le marché se segmenter. Sont apparus d’abord les premières montre chronomètres, puis les compteurs kilométriques… Aujourd’hui les accessoires spécifiques comme les compteurs vélo GPS et les montres GPS multisports ou ultraspécifiques sont monnaie courante. Chaque année le renouvellement n’apporte que des améliorations mineures en terme de performance ou de mesure. Jusqu’aux Recon Jets.

C’est avec ce regard que la vision de l’entreprise canadienne est intéressante :
Amener les avancées du Head-Up Display (affichage tête haute) jusqu’ici réservé aux avions de chasses ou aux voitures est une approche qui sans aucun doute fait sens. Ne plus chercher l’information, ne plus détourner le regard de son chemin, favoriser la concentration et en définitive améliorer la performance. Les Jets sont donc un premier pas non négligeable dans ce domaine et offrent de nouveaux usages tout en amenant de nouvelles questions.

Pour ma part, remplacer mes équipements multisports ou ultraspécifiques n’est pas encore possible avec cette première version des Jets, les problèmes du champ de vision et de la tenue des lunettes en sont les premières raisons. La pratique quotidienne voire biquotidienne d’un sport outdoor requiert une simplicité d’utilisation optimum, une fiabilité et un confort qui ne sont pas encore atteint selon moi sur le Jets. L’ambition de la marque est grande, peut être un peu trop. La liste des fonctions des lunettes fait tourner la tête : photo, vidéo, gps, cardiofréquencemètre, kit main libre, vue des messages et des appels, … Des fonctions que je n’utilise pas simultanément dans ma pratique sportive mais qui peuvent intéresser des sportifs occasionnels technophiles. A défaut de se focaliser sur une seule chose et de le faire mieux que les équipements actuels, Recon Instrument propose une multitude de petites différences qui font plus penser que les Jets sont le prototype des lunettes sportives ultimes que Recon prépare. On ne peut leur reprocher d’avoir lancer une démarche si différenciatrice sur le marché et souhaitons à Recon Instrument tout le meilleur pour la suite. Impliquer des athlètes et sportifs occasionnels dans leur démarche de création aiderait à choisir quels caractéristiques du produit sont clés, et lesquelles sont superflues.

 

Un grand merci à Xtrème Vidéo pour nous avoir permis de réaliser ce test.

Pour contacter le distributeur France :  Xtrème Vidéo.

Un grand merci à certains de mes étudiants de Grenoble EM qui se sont également prêtés à de petits commentaires concernant l’aspect Fashion du produit :

 Carolina, Brésil

the model is really interesting for sports players, since it looks a lot like what surfers and runners use. At the same time, I believe the male consumers will find it more appealing.

Maybe it would be interesting to develop a model with more colors and that look more high fashion/sun glasses that we can find in famous labels (Chanel, Dior, etc.)

 

Noëlle, France

La première chose est que le plastique utilisé ainsi que la forme des composants qui sont ajoutés aux lunettes font un peu vieux. Le plastique est opaque et les formes un peu trop carrées. Sinon le fait que les lunettes fassent miroir, ça le fait !

Edouard, France

Je dirais que l'aspect fashion n'est clairement pas abouti. On est plus sur un objet qui veut se donner une forme assumée futuriste, sauf qu'avec un plastique qui a l'air aussi cheap ça ne fonctionne pas ! De plus elles sont trop larges pour la majorité des têtes, ça donne une effet robocop. L'emplacement des unités électroniques n'est pas idiot, ça permet de répartir le poids et visuellement ça n'est pas choquant.


Accueil Fitizzy

FITIZZY : Il n’a jamais été aussi simple de choisir la bonne taille sur Internet

Fitizzy, c’est une histoire d’amitié, une histoire de rencontres, une histoire de talents, une histoire d’innovation, une histoire de découvertes.

 Entretien avec Sébastien Ramel, co-fondateur de Fitizzy.

Sébastien Ramel et Gaultier Monier
Sébastien Ramel & Gaultier Monier - les 2 co-fondateurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Peux-tu nous expliquer le concept Fitizzy ?

Fitizzy commercialise auprès des acteurs de l’industrie du prêt-à-porter des solutions pour améliorer l’expérience shopping de leurs clients tant sur Internet qu’en point de vente physique. Nous proposons en parallèle aux consommateurs de renseigner leurs mensurations afin de sauvegarder gratuitement leur passeport morphologique sur Fitizzy.com. L’intérêt pour le consommateur est de pouvoir connaitre la taille la plus appropriée à sa morphologie et des conseils personnalisés sur le bien-aller du produit en question directement sur tous les sites qui ont intégrés notre solution et/ou en magasin via notre application mobile.

Comment l’aventure Fitizzy a-t-elle démarré ?

Nous étions encore étudiants lorsque j’ai rencontré Gaultier. J’étais en École de Commerce à Bordeaux et lui en Ecole d’Ingénieur à Paris. On s’est retrouvé sur un premier projet d’entreprise qui n’a finalement pas vu le jour, mais nous avons continué d’échanger. Suite à une discussion sur l’achat de vêtements en ligne, nous avions constaté que nous avions tous les deux eu de mauvaises expériences, notamment à cause d’erreurs dans le choix de la taille. Fitizzy est alors devenu le projet de fin d’études de Gaultier et a été reconnu comme meilleur projet de la promotion. En parallèle je commençais à travailler sur tous les sujets non-techniques du projet. Et à mon retour d’échange universitaire fin 2011, j’ai décidé de me consacrer à temps plein sur Fitizzy avec Gaultier.

Quelles ont été les étapes de développement ?

En 2012, nous avons cherché un incubateur d’entreprises spécialisé dans le textile afin de pouvoir bénéficier de conseils pour le démarrage de notre projet. INNOTEX, à Roubaix dans le Nord, était le seul en France. Notre projet a été validé à l’unanimité et nous étions financés à condition d’installer notre entreprise dans le Nord de la France. Nous avons donc quitté la Région Parisienne pour nous installer à Lille. Pendant un an, parallèlement au développement de Fitizzy, nous nous sommes formés au modélisme, aux matières, à la manière de réaliser un vêtement. Nous ne venions pas de ce milieu et il était primordial de comprendre cette mécanique. Le Nord est une magnifique région de tradition textile et accueille également de nombreuses entreprises de e-commerce. Nous avons eu à notre disposition des experts et des techniciens qui nous ont beaucoup aidés dans notre démarche. Il nous a fallu un peu plus d’un an pour valider cet outil innovant capable de déterminer la bonne taille.

Nous avons créé la société en juin 2013. Nous avons intégré l’accélérateur de startup d’Euratechnologies, à Lille. C’est un pôle économique dédié aux TIC (Technologies de l’Information et de la Communication ndlr) qui rassemble des entreprises innovantes, de la jeune pousse comme nous à l’entreprise internationale comme ASOS, Cap Gemini ou IBM. En septembre 2013, nous avons démarré la commercialisation du widget auprès des marques.

Nous avons été lauréats de plusieurs concours d’entreprises innovantes nationaux ou nordistes en 2012 et 2013. Grâce à ces récompenses et à leurs subventions, nous avons pu poursuivre notre déploiement.

 

DashboardWidget

 

Et qu’en est-il aujourd’hui ?

Aujourd’hui, nous sommes 14 collaborateurs dont 5 dans la partie technique, 6 dans le développement commercial, 2 en marketing-communication et un associé entré au capital récemment. Grâce à son expérience de chef d’entreprise dans les technologies, il nous aide à nous organiser, à nous structurer et à lever des fonds pour assurer notre développement.

En plus de notre solution pour les sites marchands d’habillement disponible sur de nombreux sites comme Promod.fr, Devred.fr, NafNaf.com et en cours d’intégration sur près d’une centaines d’autres sites, nous avons développé l’appli IOS/Androïd qui est téléchargeable gratuitement. Grâce à elle, le consommateur peut utiliser Fitizzy en magasin pour éviter d’aller en cabine d’essayage. Pour cela il lui suffit de scanner l’un des codes barres du produit qu’il souhaite acheter.

 

Application Mobile
Captures d'écran de l'application Fitizzy

 

Quels sont vos projets pour demain ?

Sur le plan des ressources humaines, nous avons comme objectif d’être à 30 personnes d’ici la fin de cette année et nous avons démarré l’expansion internationale. Nous avons déjà ouvert le Royaume Uni en janvier, l’Allemagne et l’Espagne en mai. Nous prévoyons d’ouvrir d’autres marchés européens très prochainement ainsi que de se développer en Asie (Japon, Chine etc).

Nous continuons de nous développer sur le marché français afin de maintenir notre position de leader. En parallèle, notre équipe technique et R&D travaille sur plusieurs nouvelles solutions pour élargir notre offre pour les acteurs de l’habillement.

 

Un grand merci Sébastien !


The Next Black Affiche

The Next Black : The Future of Clothing

Modelab décrypte pour vous le documentaire "The Next Black : the future of clothing", paru le 21 mai 2014, qui explique à quoi ressemblera l'industrie textile du futur.

Qui se cache derrière ce documentaire ?

Tout commence quand AEG, le producteur allemand d'équipements électroniques et électriques grand public qui détient notamment Electrolux, vient voir l'agence de communication suédoise House of Radon pour la création d'une nouvelle campagne de publicité qui intriguerait l'intérêt commun.

House of Radon s'est alors posée une question simple : quel est l'élément le plus important de la lessive ? Les vêtements évidemment! Inspiré par AEG qui a toujours été innovant et leader dans son domaine, la stratégie proposée est d'explorer l'avenir de l'habillement à travers un documentaire et permettre d'engager un dialogue ouvert entre les consommateurs et la marque.

The Next Black

Que signifie "The Next Black" ?

Le titre "The Next Black" a été soigneusement choisi.  En effet,  "The Next Black" fait référence à l'expression "___ the new black" qui est souvent utilisée dans la mode pour désigner qu'une couleur a remplacé le noir, couleur de référence.  En dehors de la mode, cela se traduit par le fait qu'une idée devienne soudainement populaire au détriment d'une autre idée.  La proposition de ce film étant de proposer une alternative à la mode actuelle.

Quel est le sujet principal ?

Actuellement la mode évolue de plus en plus vite : toujours plus de couleurs, de nouvelles collections, de nouvelles marques, plus de styles... Mais en réalité, l'industrie textile est à court d'innovation. Comme le proclame la célèbre Lidewj Edelkoort : "La mode est morte. Vive le vêtement".

Ce film a pour ambition de découvrir ce qui nous attendra demain.  Il ne parle pas de ce qui est nouveau mais de ce qui va arriver.
Est-ce que la consommation de masse de vêtements va continuer à s'intensifier ? Ou bien reviendrons nous à des pièces de qualités auxquelles nous prêtons plus d'attention ? La mode de demain se concentrera-t-elle autour de vêtements intelligents et des nouvelles technologies ? Utiliserons-nous des méthodes traditionnelles pour la conception ?

C'est à travers des interviews de designers, d'innovateurs, de leaders des 4 coins du monde qui utilisent leur passion pour alimenter le changement que ce film apporte un regard frais sur le futur. Ce n'est pas juste à propos de ce qu'on portera mais comment seront produit les vêtements, comment interagir avec eux et comment les traiter.

CHAPITRE 1 : La fusion entre la technologie et la mode

Nous découvrons Nancy Tilbury, fondatrice et directrice créative de Studio XO (Londres). Elle dévoile son atelier composé entre 3 parties : une partie codage et programmation ; des machines de couture traditionnelles et un espace hybride avec des imprimantes 3D.

Pionnière dans son domaine : elle instaure la technologie dans la mode en s'inspirant de la science fiction. Elle créée des habits qui interagissent et évoluent. Avant de réussir à amener les vêtements dans la rue, Studio XO cherche à gagner en notoriété avec des tenues extravagantes.

Lady Gaga dans la robe Studio XO.

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La robe Anemone, portée par Lady Gaga au Itunes Festival, est une robe qui produit des bulles.

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La fusion entre la mode et la technologie reste donc peu accessible au grand public ou du moins n'est pas encore démocratisée. De plus, la plupart des solutions mises en place à ce jour sont limitées à créer de nouveaux produits sans soulever la question de comment intégrer la technologie aux vêtements traditionnels...

CHAPITRE 2 :  Les vêtements intelligents

Adidas

Matt Hymers est chef de produit au siège d'Adidas en Allemagne.
Depuis quelques temps, Adidas a intégré sur des t-shirts un capteur tissé qui permet de capter des données en temps réel (rythme cardiaque, vitesse, distance...). Le test s'effectue sur des footballers comme par exemple le Milan AC.

Matt a pour pour point de vue que les vêtements intelligents ne seront pas utilisés que pour le sport mais aussi au quotidien parce que les gens font de plus en plus attention à leur santé et surveillent leurs conditions de vie.

Une fois de plus, les vêtements intelligents ne sont développés que pour une partie de la population et requièrent d'être popularisés car le potentiel et la demande sont présents.

CHAPITRE 3 : Le brassage de tissus durables

Suzanne Lee, fondatrice de Biocouture s'est questionnée à titre personnel sur le futur de la mode dans 50 ans. Pour cela, elle est allée à la rencontre de scientifiques et d'ingénieurs. Suite à ce travail de collaboration, elle a développé un produit à base de thé vert, sucre et de levures. Ce matériau une fois séché peut être utilisé pour fabriquer des vêtements.

Biocouture

Selon elle, la biofabrication est la clé pour permettre une production textile plus durable sans déchets toxiques à la fabrication et qui soient recyclables à la fin .

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Cette interrogation prend tout son sens face à nos habitudes actuelles de surconsommation qu'on nomment Fast Fashion. .

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CHAPITRE 4 : FAST FASHION

La "Fast Fashion" correspond à une production de masse de vêtements dans des délais fixes et à des prix attractifs. La production est faite dans des pays à bas salaires et vendue internationalement. Afin de  renouveler ces collections toujours plus souvent, la production augmente mais les impacts négatifs sur l'environnement aussi.

Rick Ridgeway est responsable des initiatives environnementales pour le groupe Patagonia. Patagonia est réputée pour être l'une des marques de vêtements la plus impliquée au niveau environnemental avec par exemple son programme pour recycler les vêtements ou encore ses publicités à l'opposé des messages commerciaux :

Pub Patagonia

Le message principal c'est de n'acheter que ce dont on a besoin, penser à acheter des choses qui durent plus longtemps et acheter moins par conséquence. Patagonia invite à penser avant d'agir.

Toutefois la création de vêtements requiert des procédés particuliers.

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Pour confectionner des vêtements avec un impact faible voir neutre sur le climat il faut diminuer l'utilisation d'eau qui est actuellement abondamment exploitée et réduire l'emploi des produits chimiques.

CHAPITRE 5 : Teindre sans eau

Yeh Group

Le groupe Yeh Group implanté à Bangkok  a inventé une solution pour colorer les vêtements sans utiliser une goutte d'eau. La technologie qu'ils ont inventé utilise du dioxyde de carbone liquide.
Grâce à cela ils réalisent 50% d'économie énergétique.

Sophie Mather, la directrice Innovation du groupe pense que cette technologie pourrait avoir d'autres utilités dans l'industrie textile et qu'il faut s'inspirer davantage de la nature.

Néanmoins quand on parle de développement durable, on blâme souvent les manufactures, les marques, les vendeurs mais sans se dire que la responsabilité vient aussi de nous, les clients...

CHAPITRE 6 : Réparer les choses

Pour faire prendre conscience aux consommateurs de la valeur de leurs vêtements, Patagonia a lancé sur Internet des tutoriels et de kits de réparation.  C'est également la mission de l'entreprise IFIXIT. Pour eux, il est fondamental d'apprendre comment fonctionne un objet consommé pour ne plus être passif mais devenir un consommateur actif en s'impliquant.

Réparer un vêtement permet de créer un nouveau lien avec son porteur. On parle ici de Slow Fashion qui propose d'acheter moins mais de façon plus consciencieuse et de réinstaurer un lien émotionnel dans l'acte d'achat.

Finalement, quel futur nous attend ?

L'avenir de la mode sera plus centré sur le vêtement avec peut-être des prix plus élevés mais une qualité assurée. Le paiement par abonnement sera généralisé. La technologie va arriver dans les vêtements : on portera des ordinateurs sur nous mais qui auront la souplesse de la soie et qui seront faciles à entretenir.

Que faut-il en retenir ?

Aujourd'hui, nous sommes pris dans la boucle du Fast Fashion qui oblige à la surconsommation. Cependant, de nouveaux modèles économiques font leur apparition avec l'économie collective, le faire-soi-même et une nouvelle mentalité qui émerge.

Une nouvelle génération digitale prend place et peut changer les choses grâce à ces nouvelles alternatives.

Une opération de publicité réussie !

Convaincus ou pas par toutes ces réalisations, une chose est sûre c'est que des changements s'opèrent dans l'univers textile.

En tout cas, ce documentaire a atteint son objectif premier qui est de promouvoir AEG. On estime que 60 millions de personnes auraient visionné le film (diffusé sur Internet et en conférences professionnelles). Un an après sa date de diffusion, il suscite toujours de l'engouement sur les réseaux sociaux. Une application Facebook, qui oblige à se connecter pour récupérer nos données personnelles, a même été créée tout spécialement pour le projet.

Si vous souhaitez à votre tour visionner The Next Black :

Quel est votre avis ? Dites-nous tout en commentaires !


Exocet

Exocet - Réveillez votre côté bestial avec l'impression 3D !

La marque EXOCET allie la mode et la technologie pour des femmes actives qui souhaitent se différencier par un produit unique et original :un sac décoré d'un animal imprimé en 3D.  Modelab est allé à la rencontre de ces créatrices Fashiontech.

PORTRAIT-EXOCET2014
Fondatrices d'EXOCET-  Morning Lau originaire de Hong-Kong & Yasmine Jaber originaire de Beyrouth

Comment Exocet est né ?

Nous nous sommes rencontrées lors de nos études à Esmod Paris en 2009 et nous avons tout de suite senti le besoin de mélanger nos deux univers pour créer ensemble.

Pouvez-vous nous présenter EXOCET ?

Exocet c'est une union entre la technologie et la mode ; un mélange d’un savoir-faire traditionnel (le travail des sacs à main) avec une technique avant-gardiste - l’impression 3D. Nous proposons une gamme de sacs à main novateurs et chaque sac et margé avec un animal hybride en impression 3D.

À qui s’adresse EXOCET ?

Nos clientes sont très spécifiques. Les femmes qui sont très modernes et qui font attention aux détails. Elles sont architectes, artistes… Ce sont des femmes puissantes et ayant du pouvoir. Elles aiment bien se distinguer avec un produit haut de gamme et unique.

J’ai vu sur votre site que : EXOCET est le nom d’un poisson volant des mers chaudes, pouvez-vous m’en dire plus ?

Exocet c’est un poisson volant ; un animal hybride. C'est une caractéristique très importante pour nous car c’est un symbole de nous deux, et de nos origines. C’est notre inspiration.

Exocet-Poisson

Où vous produisez vos sacs à main ?

Tout d’abord, les sacs sont fabriqués dans une usine en Italie, et ensuite nous assemblons les sacs avec les pièces en impression 3D dans notre studio à Paris.

Quelques mots sur l’impression 3D ?

C’est magique ce qu’on peut faire avec l’impression 3D, on peut transmettre toutes nos idées en objet réel. Il y a néanmoins des limites ; par exemple il n’y a pas beaucoup de choix en termes de matériaux, et aussi il y a une taille limite pour certaines machines. Le coût est pour l’instant super-cher aussi. C’est très bien de voir les réactions des gens lorsqu'ils découvrent que c’est imprimé en 3D, ils sont très excités et ils veulent en savoir plus sur la technique de l’impression.

Exocet-Sac-3D

L’animal imprimé en 3D est en quel matériau ?

Les animaux sont imprimés en polyamide plastic poudré, c'est un matériau qui est solide et flexible à la fois.

Comment vous créer cet animal ?

Les animaux sont créés sur le logiciel MAYA. Nous sommes parties d’une base d’un animal en carton et après plusieurs modifications nous arrivons à créer nos propres animaux. C’est très technique quand on dessine sur le programme 3D, il faut faire attention aux détails (épaisseur, largeur, les dimensions des trous,etc.). Parfois nous devons imprimer un animal plusieurs fois pour avoir le bon résultat final.

Pourquoi avoir choisi le thème de l'animal ?

Nous nous sentons très proches des animaux et de l’esprit primitif. Avec le temps, on commence à perdre nos esprits animaux. Nous voudrons exprimer ça à travers une technique assez futuriste (l’impression 3D) pour montrer que la technologie nous contrôle de plus en plus.

Excocet-Sac-3D

Quel est le prix d’un sac ?

Notre gamme de prix se situe entre 200 à 600 euros.

Comment fonctionne votre production ?

Nous imprimons l’animal quand on reçoit une commande.

Quelques projets en cours ?

Nous sommes actuellement en collaboration avec la fondation STARCH à Beyrouth. C’est une  ‘’organisation à but non lucratif’ pour les créations libanaises, et ça nous permet de présenter/vendre nos collections dans la boutique pendant un an. Donc c’est une très belle opportunité pour nous de se lancer dans le marché libanais.

L’avenir d’EXOCET à long terme ?

Nous travaillons actuellement sur d’autres accessoires et souhaiterions élargir nos gammes de produits.

Quelques mots sur la FashionTech ?

C’est toujours très intéressant de voir les autres et leurs créations à l’aide de la technologie et nous sommes contentes de faire parties de ce monde.


IOT

Les objets connectés : grande valeur ajoutée pour les entreprises.

Entrepreneurs, industriels,

Vous entendez parler des objets connectés (IOT) un peu partout mais avez-vous déjà pensé que cela puisse être utile pour votre entreprise ?

C’est vrai ; on entend beaucoup parler des objets connectés dans le sport, pour la santé où ils sont déjà démocratisés. Aujourd’hui, les médecins peuvent utiliser leur voix pour partager les données d’un patient pour plus d’efficacité via une smartwatch par exemple. Mais il existe une multitude d’objets aux fonctions différentes.

D’ici 5 ans, 50 milliards d’objets connectés (+ de 15% par rapport au marché actuel) sont prévus.
Avec ces chiffres en tête, nous pouvons facilement estimer vous et moi que les entreprises seront touchées et séduites par l’utilisation des IOT.

Que ce soit au niveau de la création, de la production, du service client ou encore de l’organisation même de l’entreprise, l’objet connecté sera utilisé à tous les niveaux de la chaîne de valeur.

Le fait que Google est retiré en Janvier les Google Glass du marché BtoC pour un repositionnement BtoB appuie mon résonnement.

Les wearables vont transformer les entreprises en multipliant leurs scénarios de travail et le fait de pouvoir accéder aux données en temps réel ce qui aura pour conséquence de booster la productivité d’une entreprise vers de nouveaux sommets.

Concrètement dans quels domaines les objets connectés peuvent être utiles ?

  • Au niveau organisationnel

Accenture Technology Labs a dévoilé une étude sur les wearables et démontre que les IOT augmentent la productivité des employés en ayant un accès aux informations en temps réel, créent une collaboration libre et plus transparente ce qui permet même aux utilisateurs les moins expérimentés de s’adapter aux valeurs des entreprises.

Aujourd’hui, grâce aux technologies, les entreprises sont plus libres. Elles peuvent travailler à distance avec différentes parties prenantes en optimisant le temps et leur efficacité. Les applications, le cloud computing sont devenus des outils indispensables pour l’organisation interne.

L'heureux hasard à fait que j'ai pu découvrir lors du forum 5I à Grenoble, le jeudi 28 mai 2015, la technologie abeeway permettant de rendre n'importe quel objet connecté.  Imaginez toutes les possibilités pour votre entreprise ?  Besoin d'un exemple ? Je le comprends !produit-abeeway

Vous êtes une entité qui loue des bennes à ordures pour les entreprises, avez-vous le contrôle de la localisation de vos bennes ?  Qui les utilisent ? Ont-elles besoin d'être vidées ?

Cette technologie permet de gérer n'importe quel objet à distance et à moindre coût.

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  • Au niveau du service client

Les magasins Phygital sont en plein essor pour offrir aux clients de nouvelles expériences. Les vendeurs sont de plus en plus équipés de tablettes pour contrôler le merchandising et la gestion des stocks.

Des trackers commencent à être intégrés en boutique pour pouvoir suivre le consommateur et lui proposer des produits adaptés.

La technologie NFC qui permet le paiement sans contact ou la diffusion d’informations d’un portable à un PC est de plus en plus utilisée.

Ou encore « Le QR code pour comprendre les usages d’un appareil grâce à l’ouverture d’une page Internet, une notice ou une vidéo. »

Le but étant de faciliter le cheminement du produit jusqu’au client en adaptant son service pour se différencier, l’un des facteurs clés de succès dans un monde hyper compétitif.

à relire -La révolution du Phygital est en marche !

  • Dans le domaine dans la logistique

L’objectif pour ce secteur d’activité est de livrer plus rapidement et que le client puisse suivre sa commande. Des IOT peuvent permettre aux livreurs d’avoir des renseignements sur les conditions de route, optimiser les temps de livraisons et un tracking en temps réel.

En effet, des technologies telle que Primo1D permettent d’intégrer un fil conducteur dans le textile pour avoir une estimation en temps réel des stocks. Ou plus récemment, l’institut de recherche sierrois Icare et l’organisation mondiale des douanes ont créé une application pour les lunettes connectées pour lutter contre la contrefaçon grâce à un code-barres. Ce dernier permet d’avoir une traçabilité du produit  jusqu’à la livraison.Infographie-Objet-connecté

  •  Mais qu’en pensent les employés ?

Si certains salariés restent sceptiques ou ont du mal à se faire au changement, la plupart des salariés sont curieux et enthousiastes vis-à-vis des IOT en entreprise.

D'après une enquête menée par PwC, 77% des répondants pensent que c'est un bénéfice d'utiliser les conseils d'un accessoire connecté pour booster leur efficacité et leur productivité au travail.
Par exemple, le fait de pouvoir suivre une procédure tout en ayant les mains libres facilitent l'accomplissement d'une tâche.

  • Au niveau de la sécurité  ?

Évidemment les objets connectés soulèvent énormément de questions. Où vont vos données ? Comment protéger vos idées ? Maddyness explique dans un de ses articles que « 80% des objets connectés présentant des failles de sécurité, soit 4 milliards d’appareils », ce qui laisse à penser que les créateurs de ces objets se lancent trop rapidement pour une histoire de « Time to market ». C'est-à-dire que les entreprises se lancent trop tôt sur le marché dans le but d'être leader ou d'en tirer un avantage concurrentiel alors que leur produit n'est pas vraiment prêt.

Pendant le forum 5i, Vincent Roca de Privatix signalait qu'à partir de 4 points de géolocalisation on peut localiser à 95% une personne.  On comprend que les entreprises peuvent être effrayés par la possibilité d'être hacker,  d'avoir tout un flux de données à stocker et les problèmes liés aux mises à jour de l'infrastructure.
Ce domaine de sécurisation des données représentent donc une opportunité pour de nouvelles entreprises.

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Une technologie infaillible peut-être LA valeur ajoutée de l’entreprise ? Qu’en pensez-vous ?