Silicon B

Juillet 2015 : la Revue de Presse

Chaque mois, Modelab reprend dans sa revue de presse l'actualité qui a marqué la Fashion Tech. Start-ups, évènements, applications : voici un récapitulatif des articles qui nous ont le plus marqué ces dernières semaines !

Adidas, ses sneakers à partir de déchets recyclés

Adidas x Parley

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A l'occasion de la journée "Les Océans. Climats et vie. " organisée par les Nations Unies, Adidas et l'organisation écologique "Parley for the oceans" ont dévoilé le fruit de leur collaboration : une sneaker conçue entièrement à partir de déchets marins, ici un filet de pêche.  Au-delà du message de lutte contre la pollution c'est également un exemple du procédé de zéro gaspillage qu'Adidas dévoile. Une philosophie bientôt utilisée sur toute une collection.

Quand le tailleur Chanel s'approprie la 3D...

Défilé Chanel
Photo Imaxtree

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Présenté le mardi 7 Juillet, le défilé haute couture de Chanel prenait vie dans un décor de casino. Karl Lagerfeld, a revisité le tailleur emblématique de Chanel grâce au procédé de frittage sélectif par laser (utilisé pour créer des objets 3D).  Le créateur a expliqué son idée de faire vivre la couture avec l'ère du temps :

"Prendre la veste la plus iconique du XXème siècle et d'en faire une version XXIème siècle, qui techniquement n'était même pas imaginable à l'époque où elle est née. La veste est d'une seule pièce, il n'y a aucune couture, c'est moulé".

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Silicon B : le 1er écosystème du commerce connecté

Silicon B

A l'initiative du groupe Beaumanoir (Cache-Cache, Bréal, Bonobo, la City...), Silicon B se veux de devenir "l'usine à idées" pour le monde du retail. Ce laboratoire du commerce connecté va anticiper les futures tendances et améliorer l'expérience d'achat des clients. A la fois incubateur et accélérateur de start-ups, sa 1ère promotion sera composée de Click-N-Dress et de la Boutonnière.

Notre start-up du mois : Liganz

Liganz

Créé en 2011, Liganz est un assistant shopping personnalisé. Grâce à un puissant algorithme, ce site intelligent propose des articles de mode  selon les goûts de chacun.  Avec plus de 2 millions d'articles et 6 000 marques telles qu'Asos, Mango, Levi's, Christian Louboutin etc., cette start-up française a pour ambition d'agrandir sa communauté et d'ajouter de nouvelles fonctionnalités.  Dans cette optique, Liganz a réalisé une levée de fonds pour poursuivre son développement stratégique.

 

N’hésitez pas à nous communiquer d’autres articles intéressants qui auraient pu échapper à notre veille, les commentaires sont là pour ça!

 


L'IFM START : le programme axé Mode et Start-up

L’IFM, l’Institut Français de la Mode, a été créé en 1986, à une époque où l’industrie textile/mode faisait face à de gros  changements (délocalisation, poussée de la distribution organisée…). Pour faire face à ces problématiques de management, des professionnels, des  fédérations, des grandes écoles ont créé cette école qui accompagne le talent créatif et permet de développer une activité où le management « se plie » au désir du créatif.
L’IFM accueille environ 90 étudiants par an, dans son programme de management et a développé pour Septembre un nouveau programme qui met en avant l’entrepreneuriat : IFM START.

Rencontre avec Franck Delpal, Responsable de ce programme.

Franck Delpal

En quoi consiste le programme IFM START ?

C’est un programme post-graduate (après un bac +3 ou +4), qui va permettre de se spécialiser. L’idée c’est de comprendre les spécificités du secteur de la mode et de placer les étudiants dans une logique de professionnalisation. Nous voulons montrer qu’il ne suffit pas seulement de créer mais qu’il faut que la création soit soutenable en termes industriels et commerciaux. Il s’adresse à tous ceux qui souhaitent entreprendre dans les industries créatives et les services innovants liés à la mode, au luxe, aux cosmétiques, aux designs, à l’art de vivre…

Il intervient en amont du parcours entrepreneurial. Chaque participant aura un suivi individualisé. Il arrive avec son insatisfaction, ses bribes d’idées et va développer son projet en cours d’année avec l’aide de mentors, de professionnels, d’experts qui vont l’aider à concrétiser ce projet-là en apportant les bonnes compétences et connaissances sur le secteur et apporter un appui dont il va avoir besoin pour se lancer.

Ainsi, pour Septembre, nous allons partir sur une promotion pilote de 10 étudiants.

Quel sera son contenu ?

Programme IFM

L’année s’articulera autour des différents modules :

  • Les apports fondamentaux IFM, qui sont autour du marketing, de la culture mode et du luxe, la distribution…
  • Les cours spécifiques START pour valoriser l’entrepreneuriat et la créativité. Par ailleurs, le corps professoral de l’IFM est constitué de professionnels qui viennent pour transmettre les notions-clés et des savoir-faire acquis via leur carrière dans le privé. Cela permet de raccorder les pratiques réelles du secteur et de se tenir au fait de ce qu’il se passe dans les entreprises.
  • La mission Start-up : Nous sommes partis du constat que pour les étudiants, faire un stage en fin d’année ne répondait pas à l’objectif de lancer son activité. La mission Start-up, qui se déroulera au milieu de l’année, va donc permettre de prendre en compte la réalité de l’entrepreneuriat et de nourrir son projet. Cela va être un processus de sélection réciproque entre des start-ups qui ont envie d’accueillir des étudiants de l’IFM dans le but de faire évoluer leurs missions et les besoins des étudiants qui sont à la recherche de compétences pour leurs projets personnels.
  • Des ateliers collaboratifs en partenariats avec d’autres écoles comme la London College of Fashion ou l’École 42.
    Par exemple, pour l’École 42, le constat est qu’aujourd’hui entreprendre dans les industries créatives au sens large nécessite une composante digitale. Ce partenariat va permettre d’apprendre le langage de l’autre, que nos étudiants aient des notions de codage et pourquoi pas qu’ils trouvent un binôme pour concrétiser leur projet.

Chacun reste dans son cœur de métier. L’idée est que des projets innovants puissent voir le jour avec des compétences croisées.

Comme vous le disiez c’est une année pilote mais quelle est votre vision à long terme ?

Nous aimerions que le programme puisse faire ses preuves et pouvoir compter parmi nos anciens de nouvelles pousses. Le but n’est pas forcément d’accueillir plus d’élèves car cela demande du temps pour coacher, mentorer, il faut que ça reste à dimension humaine et que l’on puisse suivre chacun individuellement. L’idée est de faire pousser une nouvelle génération et de porter les succès de demain. Par exemple, des cofondateurs de Place des tendances ou de Vestiaire Collective sont sortis de l’IFM. Pour cela je pense qu’il faut croiser les compétences, par exemple l’équipe de Vestiaire Collective n’est pas 100% IFM. Notre force c'est de pouvoir nous entourer de personnes aux compétences variées pour créer de nouvelles activités qui exigent à la fois de la polyvalence et de l’expertise. Finalement, nous devons multiplier les partenariats pour trouver des compléments naturels qui feront que tout se passera bien.

En vous plaçant en ante-création, ne souhaitez-vous pas à terme créer un incubateur ?

DocksNous ne ferons pas un incubateur, premièrement parce que nous n’en avons pas la place. D’autre part, je dirais que ce n’est pas notre métier. Nous sommes plus intéressés par nous positionner dans l’écosystème existant et de ne pas rajouter une énième structure. A Paris, il y a des structures prêtes à accueillir des projets modes comme Creative Valley, Paris & Co, 104Factory, La Paillasse…

Après de notre point de vue, c’est vrai qu’il existe 3 moments-clés dans la création : cette phase en amont où on est au stade de la réflexion qui correspond à IFM START et pour lequel nous allons définir la bonne stratégie, rentrer dans les bons réseaux, mentorer le projet pour qu’il fasse ses preuves…

Puis nous avons aussi un autre programme qui s’appelle l’IFM LABELS, qui correspond plus à des marques d’ores et déjà établies, présentes à l’internationale, qui ont des échos dans la presse.

Mais entre les deux : entre l’amorce du projet et le début de reconnaissance, il y a besoin à combler. Ce sont des gens qui se sont lancés il y a 6 mois, un an et qui ont besoin de passer la 2ème vitesse. Notre réponse à terme sera d’ouvrir IFM START à ces gens-là. Le programme sera un peu plus « light » avec certains modules ouverts mais ce sera toujours dans le but de les aider à penser leur stratégie et valider leur projet aux contacts de professionnels.

Comment l’IFM se positionne face à l’émergence du phénomène FashionTech ?

D’un point de vue historique, l’IFM a plutôt une culture d’innovation immatérielle que d’innovation matérielle : nous sommes très bons sur le marketing, sur cette dimension de création de marque. Cela est très important pour nous et c’est l’un des éléments sur lequel nous sommes reconnus et pertinents. Du coup, sur la dimension technologique, quand on ne sait pas faire on s’adresse à des gens, qui eux, savent faire.

C’est pour cela que nous nous sommes rapprochés de certains acteurs qui soutiennent ces projets-là notamment à travers Créative Valley, la Paillasse, des fonds d’investissements comme Fashion Capital Partners… Nous allons renforcer les ateliers, les enseignements liés aux liens entre mode et technologie qui influencent toute la chaîne de valeur. Le but est de faire connaître tous ces nouveaux modèles économiques, démontrer la façon dont ces nouvelles pratiques bouleversent la chaîne de valeur et remettent en question les méthodes traditionnelles.

Parmi nos participants, il y a une sensibilité majeure à utiliser les outils à disposition pour casser les règles et sortir de la domination de certains leaders du luxe ou de la distribution. Par exemple, le fait de pouvoir rentrer en contact directement avec son client, le fait de pouvoir co-créer avec lui, le fait d’être transparent, ce ne sont pas des pratiques traditionnelles dans le milieu de la mode. Ces nouveaux outils sont vraiment une façon d’inventer un modèle alternatif, c’est vraiment ce que beaucoup de consommateurs recherchent aujourd’hui. On va voir pousser des projets dans ces univers-là qui sont hyper intéressants.


Holographie

L'holographie et la mode

L'holographie, vous connaissez ? Un peu ? Pas du tout ? C'est vrai que c'est un nom bizarre... Si je vous parle d'hologramme, ce terme vous est peut être plus familier. Non, toujours pas ? Mais si ! Souvenez-vous dans Star Wars quand R2-D2 projette l'image de la princesse Leia : et bien, ceci est un hologramme.

StarWars

Et là vous vous demandez mais quel est le rapport avec le secteur de la mode ?

Rassurez-vous cet article vous explique tout et vous dévoile toutes les utilisations possibles de l'holographie dans la mode.

Qu'est-ce que c'est l'holographie ?

Avant tout, mettons nous d'accord sur les termes. Le mot holographie vient de la contraction de deux mots grecs "holos" (en entier) et "graphein" (écrire) que l'on peut interpréter par "tout représenter".  Inventé autour des années 1940 et amélioré avec l'invention du laser en 1960, l'holographie est une méthode de photographie en relief qui utilise les interférences produites par la superposition de deux faisceaux laser : l'un provenant directement de l'appareil producteur, l'autre diffracté par l'objet à photographier.  L'image 3D projetée est un hologramme.

Des Fashion Shows qui vous en mettent plein les yeux !

Les Fashion Shows, ces défilés qui se déroulent pendant les semaines de Fashion Weeks ont pour but de présenter les prochaines collections d'un créateur.  Le vrai objectif ? Gagner en notoriété et séduire le public présent pour ensuite apparaître dans les magazines. Cependant, la concurrence est rude. Alors, comment faire pour sortir du lot ? Pour cela, les designers imaginent de véritables spectacles transportant le public dans un autre univers avec  des décors, des jeux de lumières, de la musique...

Et pour se renouveler, la mode utilise aujourd'hui les nouvelles technologies dont l'holographie. Ici, l'holographie offre aux spectateurs une nouvelle expérience et provoque facilement le buzz. Alexander Mc Queen fut le premier à l'utiliser lors de la Fashion Week de Paris en 2006 où Kate Moss renaissait de ses cendres.

Par la suite, de nombreuses marques l'ont imité : Diesel, Burberry, Forever 21 et tout dernièrement Ralph Lauren qui offrait pendant la Fashion Week de New York (2014) une projection holographique en 4D :

Des publicités interactives

Après les défilés et les magazines, il faut attirer les clients en magasin pour qu'ils valident l'acte d'achat. Pour cela, les marques communiquent abondamment. Et les écrans deviennent le support le plus utilisé pour le faire : que ce soit à la télévision, sur Internet, sur vos smartphones, la publicité est partout et est interactive.

Les magasins physiques se mettent aussi en avant avec par exemple des vitrines holographiques. La société française COMactive est justement spécialisée dans la création de créations virtuelles.

Lors de la sortie de la Free 5.0, Nike a fait appel à JCDecaux Innovate et Kinect pour créer  une publicité holographique afin de valoriser la flexibilité de sa chaussure :

Le tissu aux effets holographiques

Holographic fashion.

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Sans aller jusqu'à l'utilisation de la technologie, les créateurs peuvent utiliser du tissu aux effets holographiques. Son aspect brillant qui hypnotise apporte un avant-goût de la mode du futur. Des marques comme Chanel ou Burberry ont déjà mis en avant des pièces holographiques dans leurs défilés. Et pour ceux dont le porte-monnaie ne peut pas suivre, Asos propose aussi une large gamme de produits. De quoi apporter une touche d'originalité à toutes vos tenues !

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Des hologrammes au quotidien ?

Au-delà de votre dressing, les hologrammes pourraient bien faire leur apparition dans votre quotidien. Le groupe Microsoft travaille sur HoloLens, un casque de réalité augmentée qui permet de simuler des hologrammes dans votre champ de vision :

Microsoft HoloLensUne incroyable façon de pouvoir contrôler tous ses écrans à distance mais on peut également l'imaginer comme un outil d'aide à la conception. En effet, ce casque permettrait de mieux visualiser un objet dans l'espace, d'améliorer son ergonomie,  de pouvoir faire des démonstrations...

Et pourquoi pas avoir un smartphone holographique ? La marque chinoise Estar a dévoilé il y a un peu plus d'un an son prototype :

Vous l'aurez compris l'holographie a pour but de rendre le monde virtuel plus vrai que nature. Le potentiel de cette technologie est, pour le moment, sous-exploité mais ne devrait cesser d'être amélioré et d'offrir de nouvelles fonctionnalités.

Pour le secteur de la mode qui est sans cesse à la recherche de nouvelles sources d'inspirations, de nouvelles innovations, cette technologie permet de se renouveler, de se différencier, d'apporter une nouvelle expérience aux consommateurs. Mais l'émergence de la FashionTech n'étant qu'à ses débuts, est-ce que l'holographie serait une technologique trop futuriste ? Ce qui est sûr, c'est que c'est un procédé coûteux, ce qui explique que seules les grandes maisons l'utilisent.

 


E-beauté

La beauté connectée, futur pilier du e-commerce ?

Pendant longtemps sous-représenté sur Internet, le secteur de la beauté est en train de devenir l’un des piliers du e-commerce. Cosmétiques, coiffures, soins du corps, parfums, le marché de la beauté regroupe un large éventail de produits et services. En 2014, d’après une étude de la FEVAD, 27% des internautes achetaient leurs produits beauté et santé sur Internet. La marge de progression est donc très prometteuse … !

Découvrez comment la e-beauté va devenir un pilier du e-commerce.

Internet, le canal d’acquisition obligatoire !

Il y a encore quelques années en arrière, les marques beauté hésitaient à se lancer sur Internet. Le frein principal étant : « Comment nos clients vont pouvoir tester nos produits ? ». Mais face aux succès que les sites de prêt-à-porter ont connus, il est évident qu’acheter sans essayer c’est possible et ces marques doivent maintenant rattraper leur retard. Aujourd’hui, c’est presque chose faite puisque pour les grandes marques possèdent toutes leurs propres boutiques de e-commerce et parfois même de m-commerce !

Et oui, même dans la beauté, Internet est un canal de distribution sur lequel il est primordial d’être présent pour satisfaire ses clients. Il représente un premier point de contact entre la marque et le client, une première vitrine, un site pour trouver les informations de base (produits disponibles, localisation des boutiques…). C’est également un moyen, pour les marques, de récolter des informations et un moyen de fidélisation.

Le groupe l’Oréal l’a bien compris et fut l’un des précurseurs à se lancer dans l’aventure de la beauté connectée. Depuis 2014, l’Oréal a lancé son simulateur de maquillage : Makeup Genius.

Makeup Genius

 

A partir d’une photo, vous pouvez essayer les produits de la marque. Le maquillage en réalité augmentée grâce à votre smartphone.

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Communiquer autour de nouveaux thèmes

Avec la transformation digitale, les marques ont l'opportunité d'améliorer la gestion de leur relation client. Si on observe la communication dans le secteur de la beauté, on constate que les marques ont tendance à imposer leur vision, leur image. Mais à l'ère du digitale, il y a la possibilité d'établir une relation centrée sur les consommateurs et leurs besoins.

C'est également un moyen d'apporter plus de transparence. Par Logo Think Dirtyexemple, l'application Think Dirty permet de scanner le code-barre d'un produit cosmétique pour en découvrir la liste de ses composants, son taux de toxicité et sa nocivité pour la santé. D'après ces fondateurs : "Notre mission est d’informer les consommateurs à propos des ingrédients toxiques qui composent les produits cosmétiques, mais aussi de les encourager, et de leur donner la capacité de prendre des décisions, et de "voter" avec leur argent."

Les réseaux sociaux simplifient les codes

Selon Olivier Bailloux, Directeur du planning stratégique chez Publicis Modem :

"91% des discussions relatives à la cosmétique et aux produits de beauté se déroulent sur les réseaux sociaux".

D’un part, les réseaux sociaux inversent le rapport de force entre les marques et les clients. Les consommateurs ont pu prendre la parole et s’éloigner des diktats de la beauté. Les clientes, principalement, échangent entre elles, donnent leur avis, se conseillent, se plaignent. Les réseaux sociaux devenant ainsi une source d’information fiable et plus riche que les autres médias.

Ensuite, les réseaux sociaux avec notamment la publication de tutoriels ont bouleversé une notion importante dans le domaine de la beauté : la transmission. On le devine facilement, la transmission c’est cet échange des rituels beautés, qui avant se faisait de manière verticale :


Mère

Fille

Mais aujourd’hui, elle se fait de manière horizontale :

Copine → Copine ou Fille → Mère ou Influenceuse → Communauté

Ces nouvelles influenceuses qui ont fait leur apparition sont des Youtubeuses et des Bloggueuses. Comme le souligne Géraldine Cohen, fondatrice du site The Beautyst, l’identification aux influenceurs digitaux est due au fait que nous avons cette « impression que ce sont des filles comme les autres, et [que nous pouvons] devenir comme elles. Par exemple, quand Michelle Phan, qui est l’une des plus connues aux États-Unis, réalise un tutoriel beauté, on voit bien qu’elle n’a pas la technicité d’un maquilleur professionnel, mais, par des gestes simples, elle arrive à un résultat bluffant que les filles peuvent refaire ».

 Vers une "uberisation" de la beauté

Popmyday.

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Cependant, la e-beauté ne doit pas être mettre de côté l'aspect humain lié aux professions qui touchent ce secteur.  De nombreuses applications sont apparues pour faciliter l'expérience client. Parmi elles, Popmyday, fondée par Morgane L'Hostis et Charles Berenguer, offre un accès à la beauté (manucure, coiffure, bien-être...) sur demande, où l'on veut et quand on veut.

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Malgré un démarrage plus lent, la beauté connectée conquit le marché. D'abord en repensant sa stratégie de communication avec de nouveaux messages, de nouveaux médias et en étant plus à l'écoute de ses clients. Ensuite en innovant avec de nouveaux services et l'utilisation de nouvelles technologies comme la réalité augmentée.  Les chiffres de vente en e-commerce de ce secteur ne vont donc pas cesser d'augmenter. Et je vous laisse imaginer ce qu'il en sera quand les distributeurs seront des magasins qui valoriseront le Phygital ?

 


Catherine Barba - Image à la une

Entretien avec Catherine Barba

Catherine Barba, pionnière du Web en France, s’appuie sur son expérience du e-commerce et du digital pour accompagner les entreprises dans leur transition numérique. Chroniqueuse sur BFM TV et dirigeante de CB Group, c’est l’une des personnes les plus influentes sur le domaine du e-commerce en France.

Rencontre avec Catherine Barba, cette expert du numérique.

Catherine Barba

Quelques mots sur son parcours…

Diplômée de l’ESCP Europe, Catherine Barba a toujours été entrepreneuse dans l’âme. Dans le groupe Omnicom, elle intègre l’agence média OMD et fonde OMD Interactive dédiée à Internet et la publicité en ligne. Puis, elle rejoint le site iFrance en tant que Directeur Général. En 2004, elle créée Cashstore.fr, un portail de shopping, revendu en 2010 au groupe Plebicom et ensuite son cabinet de conseil en e-business, Malinéa, revendu en 2011 aux fondateurs de Vente-privée.com.

Impliquée auprès des jeunes et des entrepreneurs, Catherine est membre de l’Association « 100 000 Entrepreneurs » et marraine d’UnionWeb. Elle est également administratrice de start-ups innovantes et business angel. En outre, elle a publié deux rapports référents :

Vous allez prochainement déménager aux Etats-Unis pour développer un observatoire du commerce connecté, pouvez-vous m’en dire plus ?

Oui, ce sera un centre d’observation sur l’innovation du retail basé à New York, qui est la ville référente du domaine omnicanal. Cette nouvelle structure sera lancée en septembre 2015 sous le nom de PEPS (Plein d’Expériences Pour Se réinventer).

Je pense que les marques en France ont besoin de souffle pour innover et donc je pars à la recherche de sources d’inspirations pour accélérer la transition numérique et l’évolution du parcours client.

Pour cela, je vais observer, sur différents secteurs, le parcours client dans les retails (géolocalisation, utilisation du mobile, digitalisation des points de vente, techniques de drive-to-store, vendeurs «augmentés »…). Je vais également interviewer des dirigeants, des salariés pour comprendre comment se déroule la transformation en interne.

Ensuite, je restituerais de façon régulière, sous forme de vidéos et de books ce qu’il faut retenir. J’organiserais des ateliers trimestriels (en France) pour partager mes connaissances. Le but est de donner toutes les clés à nos entreprises pour leur permettre de réussir leur transformation, celle-ci doit se faire au plus vite, et répondre à la question « Comment se réinventer quand on est un magasin traditionnel ? »

Selon vous, comment les entreprises doivent parvenir à réussir leurs transitions numériques ?

Aujourd’hui, il faut oublier les canaux et penser orientation client. C’est en regardant mieux les clients et comment ils ont évolués, que les entreprises peuvent le mieux s’adapter à leurs besoins.

Sur les stratégies multicanales, il y a un décalage entre l’offre et la réalité. C’est comme offrir deux visions de la même entreprise.

Certes, il y a des besoins d’investissements. Par exemple, il est difficile de mettre en place des solutions comme l’e-réservation ou le click-and-collect. Il faut donc s’interroger sur quels sont les indicateurs de performance ?

  • Le contact. Le digital souligne l’importance du lien entre les marques et les clients. Aujourd’hui, les clients peuvent contacter les marques à presque tout instant. C’est un nouveau type de relation plus relationnelle que commerciale. Le secteur bancaire illustre bien cet exemple avec la digitalisation des points de contacts et l’accessibilité à des services à distance.
  • Les datas. Comment font les entreprises pour connaître les consommateurs ? Est-ce que les informations sont partagées entre tous les services ? Investir sur les datas est très important car elles permettent d’être plus pertinent et de personnaliser son offre.
  • L’humain. Le vendeur doit trouver sa place. L’équipement à sa disposition doit être un soutien à la vente et notamment offrir un gain de temps.

De manière générale, il y a de nouvelles valeurs à inventer et la proximité est à redéfinir.

Vous avez aussi des missions tournées vers l’entrepreneuriat, quelle en est votre vision ?

C’est vrai que j’ai deux leitmotivs : comprendre les évolutions du commerce et l’entrepreneuriat. En ce moment, le phénomène entrepreneurial prend de l’ampleur et j’essaye de l’encourager. Par exemple, j’ai lancé le programme « Entreprendre C grandir », diffusé sur M6.

Aujourd’hui, en France, l’entrepreneuriat est valorisé. C’est quelque chose qui fait bonne presse. Il y a un changement de point de vue qui s’opère : les échecs suite à l’entrepreneuriat sont mieux perçus. Je reprendrais la citation d’un de mes amis : « Les échecs en entreprise c’est comme les balafres sur le visage d’un gangster, si tu n’en as pas tu n’es pas crédible ». Cela demande de l’audace et comprendre de ses erreurs et ce sont des qualités qui sont appréciées en entreprise.

Je suis investie dans l’association « 100 000 Entrepreneurs » qui initie à la culture entrepreneuriale auprès des jeunes grâce à des témoignages dans leurs établissements scolaires. Je faisais également partie du jury pour le concours de start-up sur BFM TV. Cette année, le gagnant est David Zhang, avec Prynt, une coque pour smartphones qui imprime vos photos instantanément.

Puis avec Delphine Remy-Boutang, nous avons créé la journée de la femme digitale dans le but de pousser les femmes à entreprendre.

Que pensez-vous de la FashionTech ?

Je pense que c’est génial ! On invente, on teste, il y a beaucoup de nouveautés.  Après je me demande toujours : qu’est-ce ça apporte aux clients ?
En somme, nous avons 90% de gadgets et 10% de projets qui survivent sur du long terme. Pour moi, c’est très important que le produit ou service répond à un besoin, qu’il existe pour résoudre le problème d’un client.

Certes il y a des inventions qui sont plaisantes, divertissantes mais il faut toujours qu’il y ait une valeur ajoutée. En tant qu’investisseur, je me demande toujours quel est le business-model qui se cache derrière.

Selon moi, être un pure-player est difficile aujourd’hui car les coûts sont trop importants. Le business-model qui me semble le plus efficace c’est un modèle mix avec une partie abonnement qui assure une source de revenus récurrente et de la publicité.

Un petit mot pour la fin ?

« Amusez-vous ! Faîtes-vous plaisir dans ce que vous faîtes et soyez créatifs !
Entourez-vous de gens bienveillants qui pourront vous accompagner ! Profitez-en car la vie est courte ! »


Fleur de lin

Un Nouvel air pour le lin

Le lin est une matière qui représente la simplicité et la sophistication. Mais à part les draps de grands-mère cela ne vous évoque pas grand chose. Heureusement, je suis là pour vous aider !

Une production Made In France

La matière première provient d'une petite fleure violette cultivée dans le nord de la France et en Belgique. Pour vous donner un ordre d'idée sur le territoire français, cela représente 80 000 hectares et particulièrement en Normandie avec 60 % de la production française totale. Ce qui place la France comme premier producteur mondial suivit de près par la Belgique.

Le lin est la seule fibre textile dont la culture et la transformation sont faites en France. Paradoxalement elle ne représente qu'une part infime du textile mondiale (0,5%).
Sa culture est faite de plusieurs étapes minutieuses :

1. L’arrachage comme son nom l’indique, consiste à déraciner la plantes pour ensuite la laisser au sol rouir.

2. Le rouissage est une étape importante puisque la tige, par la pluie, change de couleur et s’assèche.

3. L’étape du retournage qui rend homogène l’effet du rouissage. La matière peut alors être extraite de la tige.

Après toutes ces étapes, on peut comparer le lin à de beaux cheveux blonds, qui seront envoyés dans des filatures pour la transformation en tissu.

fibre lin

Le lin dans la mode

Vous n'êtes pas encore conquis ? « Pas assez moderne » ou encore  « ça gratte ». Et bien, je peux faire le pari avec tous ceux qui n’y croiraient pas un tee-shirt 100% lin ne grattera jamais. Au contraire, il est très agréable à porter en été comme tunique ou en sortie de bain.

J'irai du côté des défilés pour vous dire que OUI, le lin est tendance.
Les maisons de coutures comme Gucci ou Chloé l'ont utilisé pour des tops, chemises ou encore des pantalons. Les créateurs ont trouvé en cette matière la noblesse et le naturel. Pour un rendu unique, fluide et moderne. C'est une possibilité de création à l'infini puisqu'on peut choisir de le travailler épais ou très fin, créer des reliefs ou non et le mélanger à un autre textile.

Pour celles ou ceux qui ne comptent pas dépenser l'équivalent d'un SMIC dans une pièce en lin, ne vous inquiétez pas, j'ai aussi de quoi faire votre bonheur. Vous en trouverez facilement dans les basics de chez Zara par exemple ou encore chez Hartford.

Déflié Chloé
Défilé Chloé

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Une source d'innovation

Le lin est une fibre différente des autres fibres et qui a ses propres propriétés. Pour produire un kilo de fibre de lin il faut 5 fois moins d'énergie que pour la fibre de verre et 20 fois moins que le charbon, représentant un avantage considérable au niveau écologique.
Le tissu technique a des propriétés phoniques : c'est-à-dire qu'il isole les vibrations, cela est très rare dans le domaine du composite. L' évolution de ce matériau va devenir exceptionnelle. On développe des nouvelles fibres et tissus à partir du lin. De nos jours il y a un besoin d'évolution, de capacité, d’innovation mais aussi une responsabilité environnementale pour les producteurs. Un retournement serait donc possible : produire enfin des objets exclusivement en Europe.

"Nous avons l'espoir que dans deux à trois ans nous aurons surmonté tous les aléas de la R&D pour être en mesure de faire homologuer de nouveaux matériaux" à base de fibres de lin, assure Marc Audenaert, vice-président de FiMaLin (nldr. Association structurant de filière autour du lin technique) et responsable Recherche chez Arkéma, premier groupe chimique français.

Flax Composite

Les secteurs de l'automobile et de l'habitat commencent à prendre conscience de ses capacités. Il est possible que votre carrosserie soit composée de fibre de lin. Sa légèreté intéresse peu à peu le sport , en effet, depuis quelques années, Décathlon a développé sa propre raquette de tennis. Vous pourriez aussi tomber sur des planches de surf ou des vélos de course.

Je vous ai conquis n'est-ce pas ?
Pour ma part j'espère que le lin deviendra un des textiles les plus utilisés dans un futur proche. Les retombés aussi bien économiques, écologiques et technologiques pour la France seront gigantesques. Une matière moderne qui s'adaptera au goût de chacun !

Quel est votre avis ?


Outfither

Outfither : LA communauté mode

Outfither est un site de recommandations dédié à la mode féminine. L’idée est à la fois de permettre aux consommateurs de trouver un endroit où puiser de l’inspiration pour leurs tenues et de créer un lieu pour les annonceurs où ils puissent communiquer en développant un espace convivial et ludique avec des outils dédiés à la promotion de produits.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Benjamin Boccara et je travaille sur Outfither depuis maintenant 2 ans. Nous avons lancé le site en janvier de cette année.

Je m’occupe du développement technique, du business développement notamment avec les plateformes d’affiliation et les annonceurs et également de la stratégie globale du projet. Avant cela, j’ai cofondé deux autres start-ups qui étaient dans le retail (Happun) et une autre dans les médias sociaux (Boosket), et j’ai occupé pendant deux ans un poste de Consultant Social Media en agence digitale. Mon expérience professionnelle m’a beaucoup servi pour créer Outfither.

Mon collègue, Eric Rambeau, s’occupe quant à lui de la ligne éditoriale du site, de la rédaction de contenus, du Community Management et de l’évangélisation du concept. Il s’appuie pour cela de 27 années d’expériences en tant qu’Attaché de presse dans la mode féminine.

Quel est le concept d’Outfither ?

Logo Outfither

Outfither est un site communautaire ludique et d’inspirations dédié à la mode féminine. Il s’adresse à trois cibles principalement :

  • Aux consommatrices mode qui sont à la recherche d’une expérience d’achat qui soit motivée par l’inspiration et la tendance.
  • Aux tendanceurs (blogueuses, personnalités ou simples fashion-addicts) qui recherchent des supports et des outils pour s’exprimer et revendiquer leur style.
  • Enfin aux marques pour lesquelles c’est un enjeu majeur d’être présentes sur un maximum de points de contacts avec les consommateurs afin de pouvoir rentrer en relation avec eux,  comprendre leurs besoins et dans l’idéal de pouvoir ensuite les conseiller et les motiver dans leurs décisions d’achat.

 

La finalité est de pouvoir retrouver une expérience de découverte, de partage de la mode qui soit ludique et sociale. Nous souhaitons proposer que la découverte de produits ne se fasse plus de manière « traditionnelle » comme au travers d’un moteur de recherche mais plutôt en papillonnant d'une curation de looks à une sélection de produits, des idées de looks ou encore des articles qui parlent de tendances et qui seraient illustrés de produits ou de looks créés par la communauté.

Comment vous est venue cette idée de créer Outfither ?

L’idée est venue d’un certain nombre de constats que j’ai fait notamment à travers mes expériences professionnelles. Il y a eu une évolution du parcours d’achat des consommateurs avec la démocratisation de l’information grand public, de l’internet mobile, du e-commerce, des réseaux sociaux et des blogs. Aujourd’hui, il y a de nouveaux points de contacts et des vecteurs d’influences qui sont apparus rendant le parcours d’achat fragmenté.

Outfither se place en amont du parcours d’achat, à une étape de prescription.  C’est l’envie de créer une communauté où influenceurs, marques et consommatrices peuvent se retrouver et (s)’inspirer.

Quels sont les outils que vous utilisez ?

Le concept principal du site tourne autour d’un outil de maquettage qui permet de créer des looks sous forme de collages de produits, à l’instar de ce que l’on retrouve dans les pages mode des magazines, et de s’improviser styliste.

Outil de créationNous proposons d’autres outils qui tournent autour de cet outil principal :

  • Un outil simple de liste pour faire de la curation de produits ou de looks et organiser ses trouvailles pour trouver de l’inspiration plus tard.
  • Un outil rédactionnel pour permettre d’aller plus loin dans l’expression de la tendance en rédigeant des articles qui peuvent être illustrés de contenus multimédia (images, vidéos), sociaux et également issus du site comme produits du catalogue ou des looks créés par la communauté.

Ces outils sont aussi disponibles pour les marques pour qu’elles puissent animer la communauté autour de leur actualité et faire du Content marketing (storytelling, parler d’une tendance ou d’une nouvelle collection) axé sur la promotion de leurs produits.

Les looks sont bien sûr partageables sur les réseaux sociaux.

Les produits que nous proposons sont issus de plateformes d’affiliation : si une utilisatrice est inspirée par un produit, elle peut l’acheter sur le site de nos boutiques partenaires.

Justement, comment faites-vous quand le lien vers lequel vous avez lié le vêtement ne fonctionne plus ?

Notre catalogue est mis à jour plusieurs fois par semaine. De cette façon, nous savons quand un produit n’est plus disponible et nous l’indiquons sur notre catalogue. Néanmoins il est vrai qu’il ne s’agit pas d’une gestion de stock en temps réel.

Si le produit a été rangé dans une liste ou utilisé sur un look ou un article, nous indiquons son indisponibilité et tentons de proposer d'autres articles qui peuvent éventuellement correspondre.

Pour le moment nous sommes sur une offre basique, c’est-à-dire que les recherches s’effectuent sur une base de mots-clés : catégories, sous-catégories, couleurs mais à terme nous voudrions proposer de la reconnaissance d’image afin que nos suggestions de produits soient les plus proches possibles.

Vous avez-mis en place un système de récompenses, comment fonctionne- t-il ?

Schéma du partage des revenusC’est une volonté de notre part de récompenser nos utilisatrices les plus inspirantes. Pour le moment nous proposons un partage de nos commissions à hauteur de 35%. Ce système est à l’essai, et nous réfléchissons à d’autres mécaniques d’incentives en collaboration avec les marques.

 

Quelles sont les marques présentes sur votre catalogue ?

Page MarquePour le moment nous avons presque une vingtaine de marques partenaires (Mango, Naf Naf, La City, Cache Cache, Zalando, Sephora…) et nous en rentrons de nouvelles de manière  périodique.

Les enseignes sont aussi bien des pure-players, des marques et des enseignes multi-marques. Pour animer la communauté et créer des looks, il faut que le catalogue soit diversifié.

Nous ciblons avant tout la mode du quotidien, celle que toute consommatrice peut acheter. Nous voulons répondre à des questions quotidiennes comme : quelles sont les nouvelles tendances auxquelles je vais avoir droit ? Quels sont les vêtements qui pourraient compléter ma tenue ?

Notre contrainte principale pour les produits que l’on intègre dans le catalogue c’est la qualité des visuels : il faut des photos de bonne qualité et que les vêtements soient photographiés soient à plat soient sur un support pour ensuite permettre à notre algorithme d’effectuer le détourage. La proposition de produits est "neutre" et permet aux utilisatrices de jouer sur la mise en page de leurs looks.

Nous aimerions que les marques s’approprient les outils pour venir animer elles-mêmes leur catalogue sur le site.

Pourquoi avoir cibler les femmes ?

En plus d’avoir une forte sensibilité pour la mode, les femmes sont décisionnaires pour leurs propres tenues, et sont très souvent impliquées dans la recherche et le choix de tenues pour leurs enfants ou leurs compagnons.

Aussi à moyen terme nous voulons nous diversifier avec des produits masculins et enfants, mais toujours en nous adressant à ce public féminin qui a cette position dans les choix vestimentaires.

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Le site est actuellement en français, mais nous aimerions nous développer à l’international. C’est une nécessité pour nos marques qui livrent déjà en Europe de rendre accessible notre site dans d'autres langues pour leur proposer d’étendre leurs points de contacts.

Quel est votre avis sur la FashionTech ?

La Fashiontech regroupe beaucoup de choses : des services sur Internet, des applications,des matériaux, des services…  J’ai participé en mars à  la FashionTech Week au Numa : on constate que sur un domaine aussi ancien que l’habillement, l’innovation est possible et que cette dynamique est réelle en France. J’espère que les grandes marques porteront de plus en plus d’intérêts envers ces projets et les start-ups qui apportent du renouveau au secteur.