Août 2015 : la Revue de Presse

Chaque mois, Modelab reprend dans sa revue de presse l'actualité qui a marqué la Fashion Tech. Start-ups, évènements, applications : voici un récapitulatif des articles qui nous ont le plus marqué ces dernières semaines !

Swipecast, l’application « uber pour mannequins »

Swipecast

Créée par Peter Fitzpatrick, fondateur de l’agence de mannequinat Silent Models, l’application Swipecast permet aux marques, magazines, stylistes et photographes de recruter des mannequins sans passer par des intermédiaires.

En consultant les books des mannequins et grâce à un système de filtres (ville, couleur de cheveux…), les annonceurs peuvent recruter les modèles de façon instantanée et la facturation s’effectue directement via l’application. Contrairement aux fortes commissions et délais imposés par les agences traditionnelles, Swipecast ne prend que 10% de commissions et effectue le paiement en quelques jours.

Pour éviter toute controverse, chaque profil est examiné, vérifié et noté. Les utilisateurs peuvent également signalés ou bloqués les profils douteux. Les ambitions de Fitzpatrick sont d’étendre son service à d’autres types de réservation car selon lui l’industrie de la mode est mûre pour subir les perturbations de l’économie de partage comme Uber ou Airbnb ont pu le faire.

H&M mise sur une mode plus durable

Depuis 2013, H&M a déployé un programme de collecte de vêtements dans tous ses magasins : peu importe leur état et la marque. En échange des pièces rapportées, les participants reçoivent des bons d’achats allant de 5 à 30€. En deux ans, ce sont plus d’un million de kilos de vêtements et de linge de maison qui ont été collectés.

.

Closing the loop

Cette collecte s’inscrit dans la démarche d’une mode plus durable. Préoccupée par les pénuries futures potentielles de coton (qui utilise beaucoup d’eau et de pesticides), la marque lance sa collection « Close the Loop » que l’on traduit par « Fermer la boucle ». Comme le montre le schéma ci-contre, le recyclage est le moyen le plus rapide pour que l’industrie textile puisse réduire considérablement le nombre de ressources utilisées.

.

.

.

.

La collection sera composée de quelques pièces pour hommes, femmes et enfants sur le thème Noir & Gris.

Collection Close the Loop

Les dirigeants de H&M expliquent qu’aucune entreprise, fast-fashion ou non, ne peut continuer comme aujourd’hui. Il faut trouver une technologie qui permet de recycler les fibres avec une qualité inchangée.

Lancement du concours l’Alliance LoRa

Créée en début de l'année 2015, l'Alliance LoRa rassemble plusieurs acteurs dont IBM, Cisco, Semtech, Eolane, Kerling, Sagemcom etc pour promouvoir la technologie LoRa. LoRa, diminutif de Long-Range (longue portée) permet de faire communiquer des objets connectés grâces à des communications radio longue-portée à faible consommation d'énergie.

Cette technologie apporte déjà des solutions dans plusieurs domaines :

  • Optimisation de Supply Chain
  • Fabrication/Production industrielle
  • Bâtiments intelligents
  • Ville intelligente et connectée
  • Sécurité
  • Maison connectée
  • Normalisation
  • Santé

Afin de faire connaître leur technologie, le groupe organise un concours mondial dédié à l’innovation pour l’internet des objets connectés. Les inscriptions qui ont débutées le 31 Août s’étendront jusqu’au 15 Décembre 2015. Le concours est ouvert à tous : développeurs indépendants, start-ups, des industriels, des laboratoires de recherche ou des universités. Les meilleurs projets bénéficieront du soutien de LoRa Alliance pour le développement de leur produit. Pour plus d'informations : ici.

Notre start-up du mois : Modalist

MyModalist

Pour les deux fondateurs diplômés de HEC, le constat est simple. En majorité, on ne porte que 30% de sa garde-robe. Mais à la question "Pourquoi tu ne revends pas tes vêtements inutilisés ?" la réponse est partagée entre le manque de temps et la flemme de s'en occuper. Leur idée est donc de proposer un vide-dressing avec zéro contrainte, Modalist.

Les utilisatrices ont juste à commander un sac sur le site et le retourner gratuitement avec les vêtements à vendre. Pas de photos, pas d'annonce à publier, pas de frais. Le site s'occupe de tout. En interne avec leur logiciel, ils vont estimer la valeur du sac et appliquer le rachat cash. Une solution pour expérimenter le neuf au prix de l'occasion.

.

N’hésitez pas à nous communiquer d’autres articles intéressants qui auraient pu échapper à notre veille, les commentaires sont là pour ça!


Grafitee-Homepage

GRAFITEE, la référence T-Shirt Graphique !

Depuis 2008, Grafitee explore le monde en quête de tee-shirts originaux, cools ou décalés. D’abord sous la forme d’un blog, Grafitee opère aujourd’hui sa petite révolution en lançant sa place de marché exclusivement réservée aux labels de t-shirts indépendants ! Découvrez l’histoire de ces Gurus du T-shirt, avec Damien, l’un de ses fondateurs…

Comment est né GRAFITEE ?

L’histoire a démarré en 2008 avec un blog sur les tee-shirts créé par Garry POUPIN. L’idée était de faire découvrir différentes marques aux concepts originaux et créatifs qui existent à travers le monde. Pourquoi le T-shirt ? Parce que c’est le produit textile le plus vendu dans le monde (plusieurs milliards chaque année…) et que c’est un support qui permet une rotation permanente en matière créativité artistique.

Aujourd’hui, 4 personnes composent le noyau dur de l’équipe et un cercle d’une dizaine de personnes gravitent autour du projet pour des collaborations, du rédactionnel, etc. A partir du blog, une nouvelle idée est née : la création d’une place de marché dédiée aux marques indépendantes de tee-shirts. Le projet a mûri pendant 3 ans pour aujourd’hui proposer une plateforme de qualité, qui regroupe à peu près tous les styles qu’on peut trouver (Geek / Streetwear / Trendance / Lettrage…).

Pourquoi avoir attendu 3 ans pour vous lancer ?

Grafitee Responsive

Pendant ce temps de maturation, nous avons beaucoup réfléchi au positionnement du projet et à l’ergonomie de la plate-forme. Nous avons voulu orienté la place de marché autour de 3 valeurs centrales : l’originalité, la qualité et la simplicité. Pour cela, le site a été entièrement réalisé en Responsive Design (l’interface s’adapte aux différents environnements) et en Speed Checkout (le client peut passer une commande sans créer de compte, le tout en moins d’une minute).

Pour garantir la fluidité et la simplicité d’utilisation, nous avons déployé plusieurs filtres de recherche avancés comme le tri par taille, par genre, par type, par couleur, par thème, par pays, par prix, etc. Nos fiches de produits sont ultra-détaillées avec des photos prises par nos soins, la mention de l’artiste qui a réalisé le visuel, et toutes les informations relatives aux matières, aux coupes, au pays de provenance etc. L’e-shop est également multilingue et le paiement en est disponible en 7 devises.

Comment sélectionnez-vous les marques ?

Nous choisissons les marques selon des critères qualitatifs précis : la créativité, l’éthique, l’authenticité. Il faut que ce soit de (vraies) marques indépendantes, qui ont déjà une certaine expérience (…) et qui sont capables d’expédier à l’international. Condition sine qua non pour travailler avec nous.

Pour l’ouverture de la marketplace, nous avons fédGrafitee-Brandséré une première tranche d’une centaine de marques, dans une vingtaine de pays. Certaines griffes sont déjà connues - comme Shaman et Wasted Paris en France, MNKR et Ambitious Collective aux États-Unis ou Daydream Supply et Funkrush au Royaume-Uni (…) - et d’autres sont de jeunes pousses qui ne demandent qu’à être découvertes, comme Californie Française, DRX Legend, Northbeach, Veni Vedi Vici ou encore Natri. Leur point commun : passion, audace et talent. Notre objectif est ainsi de proposer une offre à la fois large et sélective, plutôt middle range…

Quel est votre business-model ?

Aujourd’hui, le site est composé de la place de marché, d’un magazine sur la culture urbaine en générale et d’un blog plutôt dédié aux coulisses du projet. Finalement, nous voulons surtout construire « Un Temple du Cool » et nous projetons également de lancer notre propre marque à terme. Nous allons enfin élargir notre offre sur d’autres produits comme des accessoires ou des produits personnalisés, tout en conservant le Tee-shirt comme élément central.

Du côté pratique, tout se passe en Drop-Shipping, c’est-à-dire que les marques expédient directement leurs produits aux clients en contrepartie d’une commission sur vente. Nous ne sommes donc qu’intermédiaires de vente. En parallèle à la marketplace, nous continuons à développer le Magazine pour asseoir notre rôle d’ambassadeur médiatique. Nous avons également des perspectives de lancement sur différents types de médias (dont un volet sonore en préparation). En synthèse, nous sommes ce qu’on appelle une « Marque-Média », avec des leviers de croissance divers et variés.

Grafitee - Lettering Sessions - 1st Round from Grafitee on Vimeo.

Quel est votre avis sur la FashionTech ?

L’aspect de la FashionTech que je connais le mieux est celui de la chaîne de fabrication et de distribution. Je pense qu’il va y avoir un retour à des circuits de distribution courts et à des marques nationales. En France, on le constate déjà avec de belles initiatives de re-localisation dans le slip, le jean, ou encore les chaussettes, bien que les produits proposés restent encore chers pour des basiques…

La Fast Fashion commence clairement à atteindre ses limites : il commence à y avoir une prise de conscience collective sur le fonctionnement de l’industrie textile et la notion d’ « habillement responsable » émerge de plus en plus. La France étant l’un des pays pionniers du textile (200 ans d’histoire et premier exportateur mondial pendant des années), il me semble absolument vital de conserver nos savoir-faire, d’autant qu’il est déjà impossible de préserver la totalité de l’emploi. La perte du savoir-faire est la dernière limite à ne pas franchir. C’est un point de non-retour.


Awanga

AWANGA, le e-shop de la mode meilleure !

AWANGA c'est la boutique en ligne de la mode meilleure. Ce site d'e-commerce propose une sélection de marques de mode respectueuses et avant tout stylées. AWANGA, inspiré du mot Maori āwangawanga qui signifie préoccupé-concerné, traduit bien l’état d’esprit de cet acteur Fashion Tech.

Comment est né AWANGA ?

L’aventure a démarré suite à un préjugé que l'on a identifié : la mode respectueuse serait incompatible avec le style. Jusqu’à maintenant, cela évoquait des produits type ponchos péruviens, de couleur verte, qui appelaient à la non-consommation, des sites de ventes qui ne mettaient pas en avant les produits etc. Aujourd’hui, il existe des dizaines de marques respectueuses et super stylées mais elles restent inconnues et mal distribuées. Avec AWANGA, le but est permettre de découvrir plus facilement les marques de mode respectueuse et de rendre leur offre compréhensible et sexy afin qu'elles s’adressent à un plus large public.

Nous sommes deux associés fondateurs : Adrien qui s’occupe du développement technique, des partenariats avec les bloggeuses et de la partie happiness - satisfaction client et moi-même, Benoît, qui suis en charge de la partie commerciale et marketing. Ariane a également rejoint notre équipe, elle s’occupe de l’aspect rédactionnel, du design du site et des interviews avec les marques. Nous avons lancé notre e-shop à la fin du mois de mai de cette année et nous préparons de nombreux projets pour la rentrée.

Pour vous, qu’est-ce que la mode responsable ?

Nous préférons parler de mode meilleure plutôt que de mode responsable. D’ailleurs, notre slogan est « Better Clothing ».

Mais meilleure pour qui ?

  • Les clients : pour leur santé et leur peau
  • Les personnes participant à la fabrication des produits
  • La planète

Quels sont vos critères de sélection des marques ?

Nous mettons en avant sur Awanga uniquement les marques qui correspondent à nos critères. Ces marques assurent une traçabilité de leurs produits avec à l'appui des certifications…
Il y a déjà une quarantaine de marques présentes sur Awanga, mais on a signé avec beaucoup d'autres qui arrivent très bientôt sur la plateforme.

Nous avons définis 7 standards qui sont des points de repère pour le client qui lui permettent d'identifier en un clin d’œil en quoi les produits sont meilleurs :

Standards Awanga

  • Made In France : La France étant l’un des pays aux normes sociales et environnementales parmi les plus respectueuses du monde.
  • Eco-friendly : C’est la garantie d’un impact environnemental minime avec des process écologiques qui visent à mieux utiliser les ressources et l’énergie.
  • Coton bio : Le coton biologique est doux et respectueux pour la peau. C’est une matière sans additifs chimiques ni toxiques qui respecte la santé et la planète.
  • Second Skin : Des vêtements « deuxième peau » qui garantissent qu’aucun résidu de produits toxiques ou allergènes ne viennent mettre en danger la peau.
  • Made In Vieille Europe : Rigoureuse sur les normes, la Vieille Europe offre des productions respectueuses de son environnement et de ses travailleurs.
  • Second life : Des matières recyclées sont utilisées dans la conception.
  • Fait-Main avec Respect : C’est la mise en valeur de l’artisanat, les produits sont réalisés à partir d’un savoir-faire unique et dans les meilleures conditions.

Comment expliquer cette plus forte sensibilité de la part des consommateurs pour une mode meilleure ?

Les retours que nous avons sont : « un site comme ça, ça manquait », « cela n’existait pas ». Il y avait une demande de la part des consommateurs mais pas d’offre correspondante. Aujourd’hui, d’un point de vue général, le consommateur moderne est curieux. Il s’intéresse aux procédés de fabrication (qui fabrique ? dans quelles conditions? quelles matières sont utilisées ?) dans plusieurs secteurs que ce soit l’alimentation, les cosmétiques et désormais également la mode. Le drame du Rana Plaza a malheureusement été un élément déclencheur pour de nombreux acteurs. Aujourd’hui, les consommateurs sont connectés et désirent tout savoir. Ils veulent de la transparence et les outils digitaux les ont habitués à tout savoir sur tout en quelques clics. L’industrie textile, encore très opaque, doit s’adapter : la mode du futur sera transparente, il y a aura une obligation de dire ce qu’il y a derrière les produits. Et d'adapter la production en conséquence.

Awanguys

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Nous cherchons à gagner en notoriété. Pour la rentrée, nous avons préparé plusieurs projets sympas, des partenariats avec des bloggeuses, des surprises qui arrivent…

Nous souhaitons élargir notre offre et nous sommes en contact avec toujours plus de marques respectueuses pour pouvoir les distribuer sur Awanga.

Enfin, nous aimerions élargir notre communauté #Awanguys pour continuer de faire vivre notre concept de la mode meilleure et ainsi poursuivre notre mission qui est de faire de la mode respectueuse la norme de toute l'industrie !

 


Pixglass

Pixglass, le miroir photographique connecté

D'après une étude réalisée par le magazine belge Gondola, "46% des consommateurs connectés souhaitent avoir des miroirs connectés pour des essais sur point de vente et recevoir des offres personnalisées".  Grâce à Pixglass, le miroir photographique connecté c'est aujourd'hui possible.

Concept Pixglass

Comment est né Pixglass ?

Pixglass est une histoire franco-belge qui est née il y a un peu plus d’un an. C’est la rencontre d’un entrepreneur Belge, Frédéric Dubois, actif dans le domaine des nouvelles technologies depuis plus de 15 ans et d’un ancien ingénieur de chez Dassault System, Stéphane Gosset qui a développé et breveté le concept de Pixglass : un boitier avec une caméra qui se place derrière un miroir sans tain et qui permet via une tablette (iPad ou Android) de pouvoir prendre des photos ou des vidéos. A partir du moment où l’on peut se prendre en photo on offre la possibilité aux utilisateurs de pouvoir partager ces photos directement sur les réseaux sociaux notamment sur Facebook, Twitter, Instagram. Aujourd’hui il existe plein d’écrans interactifs, mais nous nous voulons être au plus proche de la réalité et c’est pour cela que nous avons choisi un miroir qui est un objet familier.

A la base, nous sommes 3 entrepreneurs avec tous les trois des expériences passées dans l’entrepreneuriat dans différents secteurs high-tech. C’est un domaine que nous connaissons bien et nous offrons la possibilité d’utiliser ces technologies (QR code, RFID, NFC…) que l’on peut dériver facilement dans un miroir. Notre structure est implantée en Belgique où nous pouvons tester les concepts et démarrer des projets pilotes avec différents profils de clients. Notre développeur produit est resté en France et s’occupe des améliorations techniques tandis que notre service commercial teste, valide, produit et commercialise le produit au niveau mondial. Nos marchés de prédilections sont la France, la Belgique, l’Italie et les USA puisque ce sont là les principaux marchés qui nous intéressent. On constate énormément de réactivité de la part du marché et une demande claire.

Quels secteurs d’activités sont concernés ?

Notre offre est orientée vers plusieurs applications et plusieurs segments.

Nous avons 3 produits différents : un miroir essentiellement pour de l’évènementiel, un miroir orienté secteur cosmétique/mode et un miroir orienté Retail en général pour des animations produits dans la grande distribution. Nous proposons 3 formats standards mais qui peuvent ensuite être totalement personnalisés : la taille est variable, l’habillage peut être fait sur-mesure (miroirs suspendus, make-up bar…).

Concernant la partie mode/optique, on constate qu’il y a une base installée de miroirs dans les magasins et notre objectif est de les remplacer progressivement par des miroirs connectés.

  • Pour le secteur de la mode, Pixglass est un outil d’aide à l’achat pour les clients qui se trouvent dans le magasin. Le miroir est un support externe aux cabines d’essayage car nous ne voulons pas être intrusifs. Le client essaye différents articles (vêtements, accessoires) et va pouvoir se prendre en photo près des cabines. Ensuite, il pourra partager en direct ses essayages avec ses amis, sa famille et puis valider son choix à travers les réseaux sociaux.Make-up Bar
  • Le secteur de l’optique et de la vente de chaussures sont aussi intéressés par notre concept. Nous travaillons sur des projets pilotes avec plusieurs grandes chaînes qui verront le jour en fin d’année.
  • Le secteur des cosmétiques est également concerné. C’est un secteur très enclin à l’utilisation de miroirs et qui cherche des innovations qui concordent avec la digitalisation des points de vente. Nous travaillons par exemple sur un projet pilote de face make-up, c’est-à-dire qu’une cliente va pouvoir se photographier avant et après une séance de maquillage pour la partager sur les réseaux sociaux. Il y a également un mode vidéo qui là va permettre de filmer la séance où une esthéticienne assiste la cliente et cette dernière pourra s’envoyer par email ou partager sur les réseaux sociaux ce tutoring.

.

Quelles fonctionnalités sont disponibles ?

Interface PixglassUne fois les miroirs installés, nous proposons à nos clients d’utiliser une plateforme SAS (Sofware As a Service), une interface web sur laquelle le client peut lui-même configurer les applications qu’il souhaite mettre en place. C’est un produit simple, à la fois hardware et software tout à fait en ligne avec l’ère du phygital.

Pour les magasins qui souhaitent mieux connaître leurs clients, le miroir permet premièrement d’identifier les clients, de récolter leurs coordonnées et donc de développer son programme de fidélisation puis deuxièmement de calculer le taux de fréquentation, la localisation du client dans le magasin et d’analyser pourquoi le client n’achète pas le produit. Par exemple, pour certains produits c’est la taille qui n’est pas adaptée donc avec le miroir le client va pouvoir le signaler et le magasin pourra réorganiser son merchandising.

Il y a également un extranet disponible pour pouvoir consulter et monitorer les miroirs à distance. Ainsi, il y a des statistiques claires sur la fréquentation et le taux d’utilisation des miroirs.

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Nos perspectives sont à la fois en terme de produit et en terme d’internationalisation. Il est évident que nous sommes sur un marché international. Nous développons petit à petit de nouvelles versions, qui soient plus ergonomiques, qui permettent plus d’interactivité avec le miroir. Par exemple, nous avons un magasin dont les clients possèdent une carte de fidélité avec un capteur NFC (puce sans contact intégrée dans la carte) et donc le fait de flagger vers le miroir permet une reconnaissance automatique du porteur de carte. Ce sont des technologies qui facilitent la vie et la rapidité dans les magasins. Par la suite, nous pourrions proposer des miroirs parlants ou des vitrines photographiques connectées.

Dans un second temps, nous aimerions arriver à développer une offre pour les particuliers. Par exemple pour le Face Make-Up, il est clair que les clientes qui ont enregistré en vidéo une séance de maquillage seront contentes d’avoir dans leur salle de bain un miroir qui diffuse la vidéo. Il est clair qu’il y a un marché à développer mais cependant c’est une volonté de notre part d’éviter le côté intrusif.

Quelles précautions sont prises d’un point de vue sécurité ?

Nous sommes très attentifs à la CNIL et à la condition de la vie privée. Déjà, notre application est sécurisée : les photos ne peuvent pas être déclenchées n’importe où ni n’importe comment seulement via un réseau Wifi et par le client lui même. Notre volonté est de protéger la vie privée. Nous ne conservons aucune photo sur nos serveurs : elles sont automatiquement supprimées.

Quel est votre avis sur la FashionTech ?

La FashionTech m’évoque surtout la digitalisation des points de vente. C’est le challenge du moment. Dans le secteur de la mode, le parcours d’achat est différent : il y a la prévente qui se passe sur Internet, les magasins permettent de tester et de valider les choix effectués avec des vendeurs qui sont avant tout là pour conseiller puis le service après-vente aux conseils beaucoup plus personnalisés. La question essentielle que beaucoup de marketers se posent dans le secteur c’est : quelles technologies choisir ? Comment différencier les inventions gadgets de celles qui sont viables sur le long terme ? Il faut donc identifier les technologies qui perdureront demain dans les points de vente et qui permettront d’aider à l’achat. Beaucoup de marketers doivent faire appel à des prestataires externes et à des spécialistes de la technologie pour pouvoir les aider à monter de tels projets. Ces derniers sont relativement complexes puisqu’ils demandent de combiner à la fois du physique, du digital et de l’humain.

Avec Pixglass, nous avons réussi à créer un concept unique qui permet une interactivité entre, un consommateur, une marque, un produit, un point de vente et le tout en temps réel avec un partage sur les réseaux sociaux.