Dialogue silencieux

Textiles et matières actives : l'innovation technopoétique

Portrait © Florence Bost.
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Florence Bost, designer textile, est spécialiste de l’intégration des nouvelles technologies  dans le textile. Sa démarche innovante et sensorielle s’inscrit dans les nouveaux usages qui démultiplient les possibilités d’utilisation du textile dans de nombreux domaines d’application.

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Comment procédez-vous ?

J’intègre de la technologie sur une base textile existante de manière physique et graphique.  Les éléments techniques doivent être lisibles par l’utilisateur. Il est primordial que l’utilisateur dépasse la technique pour entrer dans la matière et pour cela il faut la rendre transparente soit par la miniaturisation soit en l’intégrant graphiquement dans la conception. Sa présence prend alors tout son sens et se justifie par elle-même.

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Accentuez-vous plus sur l’aspect graphique ou l’aspect technologique ?

Le produit doit avoir sa propre identité graphique au-delà de l’aspect technologique. Il serait difficilement vendable dans le cas contraire. Les clients pourraient porter leur choix sur un autre tissu graphiquement plus intéressant. La technologie doit s’associer au tissu et non l’inverse. Jusqu’à présent la matière textile est essentiellement 2D. Aujourd’hui, les matières actives, les « smart textiles » permettent de créer une 3ème dimension et ouvrent de nouvelles explorations. Ces nouvelles dimensions qui sont souvent immatérielles donnent au textile de nouveaux territoires. C’est très important. Par exemple, un tissu olfactif n’est plus seulement 2D puisqu’il y a une présence au-delà de sa dimension physique. Ce rayonnement augmente son action et entre dans l’imaginaire. Nous voyons le même phénomène pour les leds ou les envois de données dans les vêtements connectés.

Quels sont les domaines de votre métier ?

Il y en a trois. Tout d’abord je développe de plus en plus un service via des passerelles créatives. C’est-à-dire que je me positionne en amont du développement produit par rapport à un cahier des charges prédéfini avec le client. J’apporte une réflexion sur de nouveaux concepts. Le résultat peut prendre la forme d’un cahier d’idées, comme un outil technique et un levier créatif qui décrit les prémisses d’une conception produit, ou d’une veille technologique qui analyse les produits existants, les procédés techniques, les découvertes scientifiques, les composants, les normes, les matières ou/et les matériaux.

Ensuite, je réalise des créations sur-mesure pour des agences événementielles, des boutiques ou des grands magasins comme le rideau lumineux conçu pour l’espace Lingerie du BHV Marais.

Enfin, j’ai un service « démonstrateur » ou prototypage. Lorsqu’un produit met en avant une avancée technologique, il peut se passer beaucoup de temps avant qu’il soit industrialisable.  Par exemple le projet de Faurecia sur l’hypovigilance en voiture ou  les jouets communicants pour France Telecom. Cette étape est indispensable pour les industriels. Elle leur permet d’évaluer les coûts techniques et humains à mettre en œuvre au sein de leur entreprise pour développer de nouvelles technologies. Elle permet aussi d’anticiper les aspects techniques, juridiques mais aussi les valeurs d’entreprise que ces nouveaux produits devront véhiculer.

Enfin - et pas des moindres - le démonstrateur est un formidable outil de communication et de motivation pour les équipes. Le prototypage révèle la capacité de mise en industrialisation.

démonstrateur © Sable Chaud
Le démonstrateur

Quelle vision avez-vous sur les avancées infinies de la technologie ?

La technologie doit rester un outil pour l’homme et non l’inverse ! Le bon sens est donc de mise pour éviter le technologie à tout prix. Souvent, elle n’est pas une finalité mais un passage, comme un révélateur ou un levier d’innovation. Elle permet de créer de nouvelles méthodes de travail et elle est directement liée à notre mode de pensée pour s’intégrer dans la société. Je pense que la technologie reflète notre relation aux autres, notre rapport au corps, notre vision de l’avenir, notre manière de fonctionner. Lorsque des problèmes techniques surviennent, je me suis rendue compte que la cause était le plus souvent liée à des soucis relationnels qui ont entraîné des erreurs de conception.

Dialogue au crépuscule
Dialogue au crépuscule

Quels sont vos projets à court terme ?

Mes projets de passerelles créatives me passionnent. Je suis ravie de voir qu’il y a un intérêt grandissant de la part des industriels et le domaine offre de très belles opportunités. Mon travail consiste souvent à regarder les choses sous un angle différent et il m’est arrivé plusieurs fois de participer à une conception produit qui, au final, ne contient aucune technologie.

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D’où vient l’appellation « Sable Chaud » ?

Je voulais associer à mon travail une marque olfactive, un appel à l’imaginaire. Le sable a des capacités de transformation incroyables : entre souplesse et rigidité, micro et macro, grain épars et vaste étendue compacte. L’expression m’est apparue comme une évidence car c’est le point de départ d’un voyage onirique, d’une évasion sensorielle. Il est à la fois sérieux et intrigant, il est intimement lié à la matière. Et le sable est une source d’inspiration illimitée.

Un grand merci Florence !

Sable Chaud est disponible sur son site Internet : http://www.sablechaud.eu. Actuellement, en refonte, vous pouvez retrouver toutes les informations principales sur : http://www.ancien.sablechaud.eu.


Comment les réseaux sociaux modifient-ils l’acte d’achat ?

Depuis quelques années, les réseaux sociaux sont devenus des outils incontournables sur Internet. Transformant complètement les interactions entre les individus, les marques se les sont appropriés. Aujourd'hui, être présent sur les réseaux sociaux est devenu une nécessité. Et pour cause, les réseaux sociaux modifient l'acte d'achat.

Quels sont les réseaux sociaux les plus connus ?

Avant tout, un réseau social est un ensemble d'individus liés entre eux par des liens sociaux permettant des interactions. Voici la liste des réseaux sociaux les plus connus en France avec leurs éléments de différenciation :

  • Facebook  : Réseau social le plus utilisé au monde avec 1.5 milliards d'utilisateurs, Facebook  permet de partager tout type de contenus (photos, articles, textes, liens, vidéos...). Il convient aux marques B2C  et sert souvent de service après-ventes pour les pures players.
  • Twitter : Ciblant les 15 - 35 ans, le site de l'oiseau bleu permet de diffuser un message limité à 140 caractères pour délivrer les informations en temps réel.
  • Linkedin : Ce réseau professionnel recense les CV de ses utilisateurs.
  • Google + : Principal concurrent de Facebook, Google + offre à ses utilisateurs la possibilité de créer leur profil et de partager différents contenus.
  • Instagram : Application de partages de photos et de vidéos, son moteur de recherche fonctionne avec des hashtags (#).
  • Pinterest : Ce réseau permet de partager des photos pour ainsi rassembler ses idées et ses centres d'intérêt. Pinterest vient de franchir le cap des 100 millions d'utilisateurs mondiaux.
  • Youtube : Avec plus d'un milliard d'utilisateurs mondiaux, Youtube est le site référent en hébergement vidéos.
  • Snapchat : L'application diffuse des images et des vidéos à durée limitée pour cibler un public jeune.

Alors comment les réseaux sociaux modifient-ils l'acte d'achat sur Internet ?

LA PHASE ANTE ACHAT

 

  • Rechercher, Partager, Se décider

Pour les marques, il est important de comprendre comment les consommateurs perçoivent les réseaux sociaux pour améliorer leur stratégie de communication. D'après une étude réalisée par IBM-Ipsos Mori, 77% des internautes estiment qu'Internet est une étape importante avant l'achat en magasin. Effectivement, Internet a de multiples fonctions : il est à la fois un outil de recherche de produits, une source d'informations, un catalogue de promotions et un recueil d'avis clients.  C'est pour cela qu' 1 internaute sur 2 consulte les réseaux sociaux pour s'informer et se rassurer avant de décider d'acheter. Les exclusivités partagées sur les réseaux attirent les clients connectés qui pour plus de 50% d'entre eux s'abonnent aux marques pour bénéficier de bons de réductions ou d'échantillons de produits.

  • Séduire de nouveaux influenceurs

Avec l'apparition de ces réseaux, de nouveaux influenceurs sont également apparus. A chaque publication, des milliers d'abonnés suivent les recommandations de ces personnes devenues expertes sur une thématique. Ciblant un public jeune, qui s'identifient rapidement à leurs idoles et cherchent à se comporter comme elles, les marques ont trouvé comment les attirer. Le principe est simple : une marque envoie des échantillons gratuitement à un influenceur en lui demandant de parler d'elle dans sa prochaine publication. Et hop ! Les ventes augmentent.

Ils existent 3 types de nouveaux influenceurs :

  • Les Blogueurs : ils sont très actifs. Les blogueurs sont très nombreux et écrivent en lien avec des thématiques particulières.
  • Les Youtubeurs : Très nombreux, chaque chaîne est spécialisée sur un thème. Les vidéos de beauté et gaming sont les catégories qui fonctionnent le mieux ce qui est intéressant pour les marques de ces secteurs dont les produits sont souvent onéreux.
  • Instagrammers et Pinners : Les photos sont ici le moyen de partage pour ces influenceurs. Cette fois-ci le panel de sujets abordés est beaucoup plus grand.
EnjoyPhoenix
Capture d'écran Youtube - EnjoyPhoenix, chaîne de beauté française la plus suivie avec plus de 1 millions d'abonnés.
  • Une nouvelle vitrine de communication

Depuis l'émergence des réseaux sociaux, les marques ont su réinventer leur relation avec leurs clients. Leurs pages de profils leur permettent d'instaurer une proximité et d'informer à grande échelle. En effet, les réseaux sociaux sont des outils efficaces pour faire de la publicité à faible coût en touchant le plus grand nombre de personnes. C'est un moyen simple pour acquérir du trafic et également de créer une communauté. Grâce à l'organisation de jeux concours, les marques entretiennent des relations de type émotionnel dans le but de fidéliser.

Pour les marques de luxe, les réseaux sociaux ont permis d'instaurer un nouveau souffle et d'assurer une plus grande visibilité. Par exemple, sur Intagram, Louis Vuitton affiche 6.6 millions d'abonnés et Chanel 6.3 millions. Une bonne stratégie quand on sait que 93% des consommateurs sont plus engagés sur Instagram.

PENDANT L'ACHAT

  • Les réseaux sociaux, nouveaux sites de e-commerce

Pinterest ou encore Facebook ont récemment annoncés la possibilité d'acheter directement depuis leur site.

Pour Pinterest, cela prend la forme de "Buyable Pins", un bouton bleu "Buy It" qui est disponible uniquement aux Etats-Unis pour le moment. Après le clic, il suffit de choisir la couleur, la taille, l'adresse de livraison et de payer sans même quitter le site.

Facebook E-commerce

Facebook, quant à lui, va complètement modifier la présentation des ses pages. Comme expliqué dans son blog :

« Les nouvelles fonctionnalités des pages reflètent notre conviction que, que vous soyez un plombier, un fleuriste, un organisme caritatif ou une marque, votre page devrait contenir les informations que les gens recherchent, vous aider à communiquer avec vos clients et soutenir vos objectifs ».

De nouveaux boutons feront leur apparition comme : "Nous contacter", "Envoyer un message" et "Appeler maintenant" en plus du e-shop. Toutes les informations essentielles au client seront visibles immédiatement.  Pour Facebook, c'est une  évidence de faire de ses pages des mini-sites Internet parce que créer une page est gratuit et à la portée de tous.

Twitter et Instagram ne sont pas en reste avec des boutons en phase de tests.

LA PHASE POST ACHAT

 

  • Une nouvelle forme de service après-vente

Les consommateurs devenant de plus en plus exigeants, ils requièrent que les marques présentes sur les réseaux sociaux soient plus réactives. Une question postée sur Facebook ou Twitter doit obtenir une réponse dans la journée.

Les marques doivent particulièrement se méfier des publications visibles par tous qui peuvent rapidement devenir virales, surtout lorsqu'il s'agit de plaintes créant des bad buzz.

  • Influencer à acheter toujours plus ?

Avec les réseaux sociaux, les selfies se sont multipliés et avec une profusion de tenues toujours différentes, ringardisant le fait de s'habiller deux fois de la même façon. Les vendeurs de prêt-à-porter auraient observé une hausse des ventes lorsque les articles étaient présentés individuellement pour être associés avec plusieurs pièces. Selon Bertrand Duperrin, responsable du pôle transformation digitale à l'agence de communication Emanika : "Les consommateurs veulent vivre quelque chose après l'achat en se mettant en scène avec le produit, dans un look qu'ils ont eux-mêmes constitué. Les vêtements s'y prêtent particulièrement car ce sont des "produits très personnels, sujets de singularisation. Il y a une envie de partager, d'en parler, d'interpeller." Pour les marques, c'est un moyen de prolonger l'expérience produit. La stratégie de Primark est basée sur cela : aucun frais de communication car les clients s'en chargent.

TopShop-TwitterLors de la Fashion Week de Londres, l'enseigne Topshop s'est associée à Twitter pour identifier les tendances avec les tweets. Elle a associé ces tendances à des produits Topshop disponibles immédiatement faisant augmenter les ventes de 18% en une semaine. Les réseaux sociaux sont donc un moyen de récolter des données et de faire des études de marché.

Un nouveau défi

Les professionnels ont une opinion mitigée mais évaluent la difficulté du taux de conversion : d'une part pour Matthieu Aubusson, du cabinet de conseil PwC pense que "Pinterest, Snapchat, Facebook et Twitter sont avant tout des réseaux sociaux. Leur succès repose sur les interactions sociales, ils ne peuvent bouleverser complètement leur business-model pour entrer en collision avec les mastodontes du e-commerce. Ils pourront grignoter des parts de marché, oui, mais à une petite échelle." D'autre part, Greg Zemor, Directeur marketing de Neteven,  affirme que : "Convertir des visiteurs en acheteurs est un réel challenge. L'ajout des services marchands est un risque car les réseaux sociaux pourraient y perdre leur ADN. Il est possible que le succès des réseaux sociaux soit lié au fait qu'ils n'aient rien à vendre.

Pour les marques, elles ne doivent pas se perdre en voulant être présentes de partout, elles doivent communiquer un message unanime et rassurant et surtout être réactives. Les réseaux sociaux semblent être devenus une source sûre, d'évaluations, d'informations et de conseils.


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Popmyday : l'Uber de la beauté !

Lancée en Octobre 2014, l’application Popmyday révolutionne les services beauté et bien-être. Implantée sur Paris, la start-up a reçu le Prix du Meilleur Potentiel de l’Incubateur HEC. Derrière cette initiative, deux jeunes entrepreneurs dynamiques : rencontre avec ses fondateurs Morgane L’Hostis et Charles Berenguer.

Comment vous est venue l’idée de Popmyday ?

Morgane : Pendant mes études à HEC Paris (dans le master Entrepreneur), j’ai effectué une césure dans la Silicon Valley où j’ai découvert l’effervescence pour le numérique et qui m’a conforté dans mon choix d’entreprendre. En 2012, j’ai effectué un stage chez Airbnb alors que ce n’était encore qu’une start-up. J’ai donc appris comment mettre en place et faire fonctionner une marketplace. Je me suis demandé dans quels secteurs il n’y avait pas eu de services de réservation, une rupture comme Uber avait pu en provoquer. Je me suis aperçue que dans le secteur de la beauté il n’y avait aucune application mobile : pas un simple service de réductions mais une vraie application qui permette de réserver où l’on veut, quand on veut et qui propose un service de qualité.

Charles : J’ai une formation d’ingénieur en informatique. Pendant mon Master à HEC, j’ai rencontré Morgane. Par hasard, j’avais travaillé sur un cas d’école sur l’analyse du secteur de la beauté et j’ai réalisé que c’était un marché gigantesque dans laquelle la France était légitime avec des groupes comme L’Oréal ou Yves Saint Laurent. Lors d’un hackathon* organisé par l’Oréal à l’école 42 nous devions répondre à comment révolutionner le lien entre les coiffeurs et leurs clients. Nous avons développé une version bêta de l’application qui rapprocherait les clients et des professionnels de la beauté, recrutés au préalable. Nous avons remporté le premier prix qui nous a permis d’être incubé pendant un mois chez l’Oréal où des experts nous ont conseillés.

*Hackathon : Mix entre Hack et Marathon, cet évènement est une compétition de développement informatique. Des profils commerciaux et ingénieurs sont regroupés pour mettre au point la maquette d’un produit qui répond à une problématique et le présenter devant un jury.

Comment sélectionnez-vous les prestataires ?

Chez nous les prestataires s’appellent les Popartistes. En moyenne, nous recrutons un popartiste sur 10 postulants. La sélection se déroule en plusieurs étapes, tri sur CV suivi de plusieurs entretiens et de plusieurs essais.

Contrairement à des marketplaces, nous avons une forte sélection à l’entrée des prestataires car nous exigeons une vraie qualité dans les services rendus.

Popmyday-app4

Les médias vous ont attribué le nom de « Uber de la beauté », que pensez-vous de l’ubérisation de l’économie ?

Le terme « ubérisation » est souvent employé mais sans être réellement défini.

Du point de vue de l’offre, l’ubérisation c’est la montée des freelances dans l’économie grâce à des applications mobiles qui les connectent en temps réel à des potentiels clients. Du point de vue de la demande, l’ubérisation c’est la généralisation des services à la demande. De ce point de vue là, Popmyday se différencie légèrement d’Uber car nous ne fonctionnons pas qu’en instantané, il est possible de prendre rendez-vous jusqu’à 3 semaines à l’avance.

L’uberisation en cours va rapidement nous obliger à repenser notre modèle économique et social pour adapter nos lois, notre protection sociale à cette nouvelle forme de travail, plus souple, plus flexible mais aussi plus précaire d’un certain point de vue.

Le secteur de la beauté n’est qu’aux prémices de la transformation digitale. Il y a encore beaucoup de choses à faire. Nous sommes passés des Pages Jaunes qui listaient les instituts de beauté à des sites permettant de prendre rendez-vous en ligne. La troisième étape, c’est Popmyday, l’institut de beauté mobile et connecté qui n’a pas de murs.

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Il y a deux axes de développement qui s’offrent à nous :

  • Développer de nouveaux services. Suite à un sondage Facebook, nous avons interrogé nos clients sur les nouveaux services qu’ils aimeraient voir et c’est pour cela que nous allons ajouter prochainement du coaching sportif et du yoga.
  • Etendre notre zone géographique. Actuellement nous sommes implantés sur Paris où il y a déjà une demande importante. Par la suite, nous aimerions nous développer vers une autre ville en France ou en Europe.

Quelle est votre cible ?

Nous ciblons majoritairement les femmes mais nous invitons aussi les hommes à utiliser Popmyday. Il y a deux segments  de clients :

  • Les femmes actives qui apprécient la flexibilité  de notre service : nos horaires s’étendent de 7H à 21H, 7 jours sur 7.
  • Les femmes enceintes ou les mamans qui sont à la recherche du confort : elles peuvent bénéficier d’un soin à domicile sans se préoccuper de faire garder leurs enfants.

A quels challenges avez-vous été Popmyday-app-3confronté lors du développement de l’application ?

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Aujourd’hui presque tous les outils nécessaires sont déjà existants quand on veut créer quelque chose. Par exemple pour faire un site de e-commerce, on peut facilement s’inspirer de ce qui existe et s’entourer de prestataires qui savent comment faire. Pour Popmyday, nous avons dû construire à partir d’une page blanche « Comment trouver pour un client un coiffeur à proximité en moins de 10 minutes ? ». C’est un service notateur et risqué surtout quand on propose un service de réservation instantané, tout doit être parfait. C’est un challenge au quotidien.

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 Quel est votre avis sur la FashionTech ?

Morgane : Pour moi, c’est un ultime exemple que le monde digital va toucher tous les secteurs. Les vêtements connectés et les accessoires parviendront à séduire quand ils allieront l’esthétique et la technologie.

Charles : Selon moi, la beauté et le textile sont déjà en retard, la FashionTech est un phénomène inévitable. J’observe deux tendances : la première est une révolution qui met fin à la surconsommation et la deuxième est que nous entrons dans une nouvelle logique de conception du textile. Pour le moment on ajoute de l’intelligence à un objet mais la vraie réflexion devrait se tourner sur comment on peut modifier la nature de l’objet : faire des tissus intachables, qui ne s’abiment pas, certains scientifiques s’intéressent au biomimétisme, c’est-à-dire observer la nature pour comprendre son fonctionnement et ensuite copier ses mécanismes à d’autres domaines comme le textile par exemple.


WSN 2015

Fashion Tech Day au Who's Next 2015

Depuis plus de 20 ans, le salon Who's Next est le rendez-vous incontournable pour tous les acteurs de la mode. A travers des défilés, des conférences et expositions, tous les secteurs de la mode sont représentés.

Source de tendances et invitation à la collaboration, ce salon semi-annuelle a conscience que l'offre digitale et les réseaux sociaux sont en train de modifier le marché de la mode et de bousculer les codes marketing.

Who's Next Édition Septembre 2015 a donc proposé une journée entièrement dédiée à la Fashion Tech.

Une sélection de 10 Start-Ups FashionTech !

  • Le Lab : Développé par Sébastien François, le Lab est actuellement incubé au sein d'INNOTEX du Centre des Textiles Innovants (CETI) à Lille. Le Lab propose des chemises antitaches et à mémoire de forme le tout dans un style élégant. Travaillées par un maître-tailleur parisien, les chemises sont coupées dans un coton innovant pour offrir une nouvelle expérience client.
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  • WAIR : Fondé par Caroline Van Renthergem, Wair c'est le 1er foulard connecté anti-pollution.  En mesurant la qualité de l'air, Wair permet de faire du vélo en ville en sécurité.

    Dupuy de LômeDUPUY DE LOME : Créée par Magali B. Roussel, la marque Dupuy de Lome offre les premiers costumes de luxe anti-hacking.  Réservés aux businessmen  soucieux de protéger leurs données et celles de leur entreprise.

  • 4BB2 : Conçue par Anthony Buisse, cette marque pour enfants propose des maillots de bain connectés qui protègent des UV.

  • Les Cachotières : Lancé par Agathe Cuvelier, les Cachotières est un site de locations de robe de designers qui permet de consommer autrement.
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  • WEMOOD : Cofondés par Florian Aderighi, Claire Maissiat et Nicolas Chapdelaine, ce nouveau réseau social permet d'échanger grâce à des moodboards : un nouveau moyen de communiquer pour les marques ou les influenceurs.
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  • STIMSHOP : Porté par Dominique Palacci, Stimshop propose un outil de géolocalisation afin que les enseignes de mode interagissent avec les clients ciblés. 
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  • FRANCK AUDRAIN, créateur de défilés en images 3D pour les marques de mode.
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  • MUSHIN : Créée par Bernard Soriano, cette application est un outil collaboratif de co-création de produits. Une aide pour les entreprises pour leur gestion de projets.
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  • HUBMODE : Orchestré par Annick Jehanne, Hubmode est la première plateforme de formation digitale pour les entreprises de mode.

L’innovation à travers 6 conférences

Conférence

Au programme :

    • "Les nouveaux business-models de la mode !"  par Annick Jehanne, Showroomprivé.com, l'incubateur Look Forward et Fashion Tech Week Paris.
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    • "Les nouvelles plateformes en ligne B2B pour les marques, les acheteurs et la presse" par la marketplace Le New Black, Fashion GPS et Fashion Capital Partners.
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    • "Produits innovants : le nouveau pouvoir des matières" avec Le Lab, Wair, 4BB2 et Dupuy de Lome.
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    • "Nouvelles aspirations, nouveaux comportements d'achat du consommateur"  avec les Cachotières, Wemood et la Boutonnière.
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    • "Les technologies d'interaction au service du client final" par Stimshop et Fitizzy.
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    • "Nouveaux outils B2B en ligne pour travailler et apprendre en mode collaboratif" par Annick Jehanne et Mushin.

Le bilan du salon Who's Next

Cette édition a enregistré 41 198 visiteurs avec de nombreux européens et également un public international (Japon, Malaisie, Afrique du Sud...). Cette saison, les marques leaders ont consolidé leurs ventes et les petites structures, surtout au style urban, se sont démarquées. Un bilan positif qui assure d'autres nouveautés à sa prochaine édition.

 

Le prochain rendez-vous Who's Next : du 22 au 25 janvier 2016 !


Les Cachotières

LES CACHOTIÈRES, le site des Princesses 2.0

Agathe  a toujours eu en tête de créer son entreprise. Suite à des études en mode et marketing et après une expérience professionnelle en tant que Chef de Produits dans des marques de prêt-à-porter féminin de renom, à 28 ans, Agathe Cuvelier s’est lancée dans l’aventure de entrepreneuriat. Elle a créé Les Cachotières, un site de location de robes de soirée haut de gamme entre particuliers.

Agathe Cuvelier

Comment vous est venue cette idée des Cachotières ?

J’ai toujours voulu créer mon entreprise. Je suis diplômée d’Esmod et de ModSpé et je voulais créer ma propre marque de vêtement. Mais ça me paraissait très compliqué, les marchés étant saturés. J’ai expérimenté ce moment où je n’avais pas la tenue adaptée à l’événement auquel je devais aller et où j’aurais bien eu besoin d’une robe uniquement pour l’occasion. L’idée a germé, j’ai préparé un dossier l’an dernier pour être intégrée dans l’incubateur d’Euratechnologies à Lille. Il a été accepté, j’ai démissionné en août, j’ai intégré l’incubateur en novembre et j’ai lancé mon premier site test en février.

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En quoi consiste le concept ?

J’aimerais préciser qu’au-delà d’un site ou d’une marque, Les Cachotières c’est avant tout un état d’esprit. Le concept permet de consommer la mode de manière tout à fait différente puisqu’on ne la possède plus. C’est un nouveau tournant.

En plus de location de robes, j’ai créé des partenariats avec des créateurs qui déposent au show-room des accessoires pour agrémenter les tenues. Les clientes ont la possibilité de louer ou d’acheter leurs accessoires.

Quel est votre cœur de cible ?

Je vise la tranche d’âge 25-35 ans. Les jeunes femmes actives qui s’installent dans leur vie personnelle et leur vie professionnelle, qui ont de nombreuses occasions de devoir être bien habillées sans avoir le temps de faire les magasins et qui ne souhaitent pas remettre la même tenue plusieurs fois. Mais en réalité, la tranche d’âge des clientes est bien plus large, elle couvre les 18-60 ans.

D’où viennent les robes ?

J’ai deux sortes de clientes : celles qui m’envoient leurs robes pour que je les mette à disposition au showroom et prochainement sur le site. Ce sont des contrats de 3 mois et elles touchent une commission à chaque location. Et celles qui les louent pour un événement particulier. Nous fixons un rendez-vous dans mon show-room (en métropole lilloise ndlr) pour qu’elles puissent choisir et essayer la ou les robes qui les intéressent. Bientôt elles pourront les emprunter directement depuis la plateforme web.

Le prix de la location varie bien évidemment en fonction du modèle choisi, entre 35 et 60 euros, pressing inclus. Il y a une caution à verser pour éviter toute mauvaise surprise. La durée de location est comprise entre 4 jours et 1 semaine.

Comment avez-vous démarré ?

Tout est venu des réseaux sociaux. J’ai volontairement axé ma communication et ma stratégie sur cet effet communautaire. L’idée est de créer une émulation pour que chaque femme puisse participer. Le démarrage a été très rapide, j’ai reçu 100 robes en un mois. J’ai commencé en mettant les miennes puis d’autres ont suivi. Aujourd’hui j’en ai 150 que je trie chaque semaine.

Pour l’instant la majorité de mes clientes se trouvent à Lille et dans ses environs. Je reçois de plus en plus de demandes de Paris. A terme, l’idée est de pouvoir couvrir le plus large territoire possible.

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Quelle est votre actualité ?

Je suis en pleine recherche de financement. La phase de test depuis février est passée et est très concluante. Je vais donc pouvoir développer le site. Pour le moment, c’est plus une vitrine d’explication du concept. Demain, mon but est que tout se passe via le site : l’inscription, le renseignement des mensurations, le choix des robes. Je travaille avec Fitizzy pour permettre aux clientes d’intégrer leur passeport morphologique directement en ligne. J’élabore également ma stratégie logistique pour être capable de livrer les robes chez mes clientes à leur domicile ou sur leur lieu de travail et de les récupérer par le même transporteur pour leur éviter de les renvoyer elles-mêmes.

Comment vous voyez-vous dans 2-3 ans ?

Dans 2-3 ans, j’espère pouvoir faire travailler une dizaine de personnes, couvrir le marché français et pourquoi pas européen.

Un grand merci Agathe !


C'est parti pour le tatouage connecté ?

En 2015, mêler tatouage et nouvelles technologies peut donner des résultats inattendus : faire bugger l'Apple Watch, observer des modifications du motif après son application sur la peau, permettre de se débarrasser d'un geste quotidien... le tatouage connecté va-t-il s'imposer ?

Une apple watch au poignet

Apple Watch VS poignets tatoués

La montre Apple, objet connecté s'adressant au grand public, a fait coulé beaucoup d'encre depuis sa sortie le 24 Avril 2015. Les clients tatoués ont eu la surprise de ne pas pouvoir utiliser le produit... La lumière des capteurs de la montre pouvait être obstruée par l'encre du tatouage... celle-ci en étant complètement perturbée !

Si les testeurs des produits Apple ne sont apparemment pas branchés tatouage, beaucoup d'entreprises se penchent sur la possibilité d'installer leurs technologies à même la peau.

Les recherches sur le tatouage connecté en plein essor

wearing a mood ring

Vous souvenez-vous de la mode des mood rings ? Créées en 1975, ces bagues changent de couleurs en fonction de l'humeur de la personne qui la porte (ou selon la température, choisissez votre version ;)). Ce procédé pourrait-être réadapté par des marques de beautés, imaginez des poudres qui ajustent leur teintes selon votre émotion ! Des tatouages éphémères reprennent cette idée en utilisant la couleur, la luminosité du motif pour transmettre une information.

project by Divya Seshadri and Meghan O'Neill
SafeStamp

Pour déterminer le niveau d'alcool présent dans le sang, le SafeStamp utilise une micro puce qui analyse la sueur de la personne qui le porte. Le prototype a été créé par deux étudiantes américaines :  Chennai Divya Seshadri et Meghan O'Neill, qui avaient déjà travaillé à la création d'un soutien gorge pour détecter le cancer du sein avec la marque Victoria Secret. SafeStamp a remporté le prix Futur Lions 2015 à Cannes et est quant à lui soutenu par la marque Heineken. Le prix de la puce nécessaire à son fonctionnement est actuellement d'1$, abordable pour remplacer les tampons d'entrées en soirée ! 

En attendant d'être tous des cyborgs, on peut déjà s'implanter des petits éléments pour se libérer les mains, remplacer des petits gestes qui nous font perdre quelques précieuses secondes au quotidien.

Des technologies à même la peau, déjà utilisées pour veiller sur la santé

Electronic Skin - John A. Rogers
Electronic Skin - John A. Rogers

Appliquer sur la peau des capteurs permet de pouvoir analyser notre corps, lui donner un nouveau moyen d'expression, le comprendre. La première utilisation des tatouages connectés concerne donc la santé. L’Université UCSD en Californie a mis au point un tatouage temporaire, composé de capteurs électro-chimiques qui peuvent récolter des informations, les analyser et les communiquer. Cette technologie ouvre de nombreuses possibilités. De la même manière, l'invention de la chinoise Lu Nanshu, l’Electronic Tattoos, une membrane en silicone qui épouse les mouvements du corps, permet d'analyser l'état de santé de la personne. Par exemple, lors d'un suivi médical, les informations sont récoltées directement et peuvent être traitées à distance, ce qui permet de limiter les déplacement de la personne malade.

Certains parlent de peaux électroniques, et la plupart des projets actuels n'utilisent pas la technique du tatouage mais créent principalement des motifs applicables sur la peau de manière éphémère.

C'est le cas de Chaotic Moon Studios:

Une autre des problématiques les plus répandue est celle de la connexion avec le téléphone.

Est-il temps de fusionner avec nos téléphones portables?

la meilleure photo
la meilleure photo

Un brevet de tatouage autocollant servant de kit main libre a été déposé par Motorola. Installé au niveau de la gorge il pourrait avec ses émetteurs-récepteurs permettre de passer des appels.

Pour déverrouiller son mobile, la société VivaLnk propose de remplacer le code pin par le simple contact avec un tatouage adhésif.
L'entreprise Dangerous Things a quant à elle développé la puce NFC, qui, implantée sous la peau du doigt peut servir à la même fonction, et permet aussi de stocker des petites quantités de données (comme une liste de contact par exemple). Elle délivre un « kit » après commande sur le web, et laisse ses clients s'implanter eux-même la puce, et choisir ses fonctions. La recherche esthétique n'est pas prise en compte dans leur projet.

puce

Nokia a déposé un brevet pour un « tatouage » pouvant se connecter à un téléphone portable. Il prend la forme d'un patch amovible, et fonctionne avec des ondes dynamiques magnétiques, qui permettent de sentir une vibration lors de la réception d'un appel, d'un message ou d'un mail. Comme la forme du tatouage et son emplacement, la vibration est elle aussi personnalisable. Dans son brevet, Nokia évoque aussi la possibilité de fonctionner avec un vrai tatouage connecté, réalisé avec de l'encre ferromagnétique! 

by NewDealDesign

Le prototype d'Underskin fonctionne grâce à l'énergie électrochimique du corps et a été mis au point par NewDealDesign. Leur projet d'ici cinq ans est de permettre avec un tatouage connecté de débloquer une carte de crédit, la porte de chez soi, ou encore d'échanger des données en se serrant la main. Ce que certain bracelets connectés permettent aujourd'hui.

Le collectif Grindhouse Wetware, composé de biohackers, à développé un implant lumineux, le "Northstar V1". Les leds se retrouvent sous la peau pour un résultat plutôt bluffant:

Pour en savoir plus, nous vous conseillons cet article sur Ladn.eu.

Va-t-on se débarrasser des objets ?

Patchs pour suivre en temps réel sa santé, autocollants pour remplacer son téléphone, ses clés ou encore son disque dur...

Tous ces projets vont dans la même direction : nous rendre de plus en plus connectés tout en faisant disparaître l’objet progressivement...  la question de l’esthétique disparaîtra-t-elle aussi en emportant la FashionTech?


Alain-Benssouan-Avocats

Fashiontech's world - Connaissez-vous vos droits ?

Modelab conscient de l’importance du droit dans le domaine de la Fashiontech comme dans tout secteur d’activité est allé à la rencontre de Naïma Alahyane Rogeon avocate et directrice du secteur design et création au sein du Cabinet Alain Benssoussan Avocats, cabinet dédié aux technologies avancées et ce depuis 1978.

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Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis avocate directrice du département design et création. J’exerce au sein du cabinet Alain Bensoussan qui est un cabinet spécialisé dans le droit des technologies avancées et qui dispose de 35 ans d’expertise dans ce domaine.
J’assiste les designers, les stylistes mais aussi des sociétés et fédérations du secteur des industries créatives (tout particulièrement dans le domaine de la mode & du design).

J’anime des conférences, des formations et rédige des articles dans la presse professionnelle et juridique.

J’interviens aussi en partenariat avec des incubateurs.

Cette année, je participe à la Fashion Tech Week qui aura lieu en septembre prochain.

Parlez-nous du droit des technologies avancées ?

Le droit informatique recouvre l’ensemble des dispositions légales, réglementaires et jurisprudentielles relatives aux technologies de l’information et de la communication.

Je travaille tout particulièrement sur les interactions entre la mode et les technologies d’un point de vue juridique. A titre d’exemple, j’interviens sur les problématiques juridiques que peuvent poser le prototypage virtuel, les tissus intelligents, les vêtements connectés, l’impression 3D en matière de mode …

Qu’entendez-vous par le prototypage virtuel ?

Je pense au design d’une robe faisant appel à la CAO 3D.

Sur des logiciels comme Lectra par exemple ?

Oui, c’est exactement ça ! Je m’interroge sur le type de problématiques juridiques auxquelles peut être confrontée une société qui met sur le marché ce type de logiciel ou un créateur qui souhaite commercialiser un vêtement ayant utilisé ce type de technologie.

J’interviens au niveau de la protection juridique de l’innovation, tel que par exemple les textiles intelligents.

J’accompagne également les professionnels de la mode sur un plan contractuel afin de leur proposer les contrats adaptés pour leur création innovante. Je pense tout particulièrement au contrat de partenariat entre créateurs, éditeurs et distributeurs de textiles intelligents.

Je travaille actuellement sur l'écosystème des objets connectés des acteurs de la mode et du design.

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Par exemple je suis un créateur qui créé un tissu innovant, comment pensez-vous m’accompagner ?

Dans un premier temps, je vérifie si l’innovation peut être protégée et comment assurer sa confidentialité.

Sur un plan contractuel, nous réfléchissons ensemble sur le type de contrat  (partenariat, distribution …) envisageable pour pouvoir mettre sur le marché l’ innovation en respectant ses caractéristiques.

J’aborde également la question sous l’angle de l’information du consommateur, puisque il ne s’agit pas d’un produit comme un autre.

Vous accompagnez votre client au niveau juridique de la création à la commercialisation de son produit ?

Exactement.

Au sein du cabinet nous travaillons en mode projet et sur un principe de collaboration avec nos clients.

Votre expertise pour le marché de la Fashiontech ?

J’accompagne notamment des acteurs qui projettent de mettre sur le marché des tissus et vêtements intelligents qui allient mode et technologie (smart textile, objets de mode connectés …).

Je me tiens informée des nouveautés technologiques grâce à des salons, des événements, par la presse spécialisée et par le biais d’échanges et de rencontres avec les professionnels du secteur.

Les acteurs de la mode sont véritablement pionniers au niveau du numérique. C’est un nouveau terrain de création. Les acteurs de la mode et du design sont conscients du potentiel du numérique sur un plan artistique et créatif.

Les innovations technologiques en matière de mode et de design permettent de pousser les frontières de ce marché. L’interaction joue dans les deux sens, les technologies permettent de s’implanter différemment sur le marché (service, produit…) mais ces nouvelles technologies permettent aussi de repenser le travail créatif.

Effectivement, par exemple Modelab a interviewé une créatrice Fashiontech qui crée un nouveau type de tissu en s’inspirant de l’obsolescence programmée des appareils photo.

Je pense également à l’utilisation de l’impression 3D dans le secteur de la mode.

Existe-t-il de nouvelles lois en la matière?

Non, il s’agit des règles existantes mais qui sont à appliquer à ces nouvelles technologies.

satellite©titimel35-Fotolia.com

En tant que professionnel :

Comment mon comportement est surveillé sur internet en tant que professionnel ? Car je connaissais un logiciel qui permettait justement de regarder ce que mes contacts professionnels sur les réseaux sociaux faisaient, avec qui ils interagissaient etc..

Des cookies peuvent exister sur les sites, mais des règles existent en la matière. L'accord des utilisateurs du site est nécessaire.

La finalité des cookies doit être indiquée et également l'information de l'utilisateur qu'il peut s'opposer à ce que ces cookies soient utilisés lorsqu'il navigue sur le site.

Ces cookies peuvent être revendus ? Concrètement, qu'est-ce que l'on va savoir sur les utilisateurs ?

Le cookie est un traceur permettant de récupérer les informations. Non, les informations ne peuvent pas être utilisées sans le consentement du titulaire des données.

D'accord, merci !  Comment bien protégé mon site d'’e-commerce ? (piratage, copie etc). L'année dernière je travaillais pour un site d’e-commerce et un site frauduleux a copié complètement le site, donc des données d'utilisateurs ont été volées…

À titre préventif, pour informer les tiers que vous disposez de droits de propriété intellectuelle, il est recommandé de prévoir une clause Propriété Intellectuelle prévoyant que vous êtes titulaire de ces droits sur votre site et qu'aucune utilisation des signes distinctifs, logos, marques ne peut être effectuée sans votre autorisation préalable.

S'il y a copie du site, il est possible de réfléchir à l'opportunité d'une action en contrefaçon et concurrence déloyale.

Que recouvre la notion de droit de propriété intellectuelle ?

La notion recouvre la Propriété Littéraire et artistique (droit d’auteur) et les droits de propriété industrielle constitués notamment des marques, dessins et modèles, brevets ...

Et un site internet peut-il faire l’objet d’un dépôt de marque ?

Le site internet peut être protégé par le droit d'auteur, mais la société qui exploite le site peut également déposer le nom de son site comme marque.

Data-Protection©Mathias-Rosenthal_Fotolia

En tant que Consommateur :

En tant que consommateur, comment je peux me protéger de toutes ces récoltes de données ? Faut-il que je n’accepte aucun cookie ?

Le consommateur a le choix, mais s'il refuse tous les cookies, il peut perdre des fonctionnalités proposées par le site. Il est recommandé de lire la politique cookies des sites afin de savoir si on souhaite ou non donner son accord.

Où se trouve cette page en général ?

Soit dans les mentions légales (ou notice légale) soit dans une rubrique spécifique appelée Cookies ou Politique cookies, mais le souci est que tous les sites ne disposent pas de ces documents.

Ne sont-ils pas obligatoires ?

Les sites doivent comporter ce type d’informations.

As-tu d’autres choses à rajouter ?

Je suis ravie qu’un webzine comme le vôtre existe car il permet de retracer l’actualité sur la Fashion Tech et donner la parole aux intervenants du domaine.