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Novembre 2015 - La Revue de Presse de la Fashiontech

Chaque mois, Modelab reprend dans sa revue de presse l'actualité qui a marqué la FashionTech. Start-ups, évènements, applications : voici un récapitulatif des articles qui nous ont le plus marqué ces dernières semaines !

"Showroom privé" introduit en bourse

maddyness le magazine des startups françaises

Spécialisé dans l'actualité des Startups française, Maddyness a suivit de prêt l'introduction de Showroomprivé en Bourse. Nous vous parlions en Juin de leur incubateur, c'est ce mois-ci une nouvelle étape pour cette entreprise emblématique de la French FashionTech, n°2 en France du destockage !

Le lookbook augmenté

Autre actu frenchy repérée par Creapills, Lacoste présente un livre augmenté, interactif, sur ce sport qui a marqué l'histoire de la marque : le tennis ! Le LT12book est issu d'une collaboration avec l'agence MNSTR.

Autre projet similaire, le site GeekGoesChic présente le lookbook de la nouvelle collection de la marque polonaise Hector & Karger. Celui-ci nommé RE_ALITY a de particulier de donner la possibilité d'accéder à d'avantage de contenu en utilisant son smartphone.  Les tenues présentées sur le papier se laissent alors découvrir en 3D.

Le webzine Fashioningtech présente les nouveaux uniformes d'Easy Jet

Cet article comporte de nombreux visuels des nouveaux uniformes de la compagnie aérienne, réalisés par Cute Circuit, entreprise londonienne, spécialisée en mode interactive et wearables.

Eram se lance dans la chaussure connectée 

Le modèle #Choose, réalisé par Eram et Phoceis, permet de choisir la couleur de ses chaussures, et de la modifier à la demande. L'article d'Entreprise Ouest France Entreprise nous en dit plus sur ce projet.  Les modèles sont réalisés avec du textile constitué de fibres optiques et des leds RGB.

Print all over me s'associe à la Processing Foundation pour une sublime collection FashionTech

print all over me et Processing Foundation
Le site PSFK présente le résultat de cette collaboration étonnante, entre l'entreprise FashionTech "Print all over me" et la "Processing Foundation", organisme à but non lucratif qui permet aux artistes de se former sur des logiciels et fait la promotion de la culture visuelle.  Le principe est de proposer au client des designs en mouvement. Il peut mettre l'animation sur pause, figer le moment où le motif lui plaît, et sélectionner ainsi l'image précise qui sera imprimée sur le vêtement. Il recevera également un exemplaire du logiciel utilisé, et 30% des bénéfices seront reversés à la fondation pour soutenir ses activités.

Et en Bref:

  • Fossil rachète la startUp FashionTech Misfit pour 260M$
  • Les dernières Fashion Week ont présenté des accessoires connectés, donc certains conçus pour faciliter le paiement. Le bureau de tendances WSGN a prêté attention à la collaboration entre Topshop et bPay, qui a donné naissance à ces accessoires colorés et fun, loin de l'image austère des CB. Ils permettent le paiement sans contact.

    N'hésitez pas à nous communiquer d'autres articles intéressants qui auraient pu échapper à notre veille, les commentaires sont là pour ça !


E-commerce, vers un conseiller virtuel ?

Qu'on y soit accro ou réfractaire, on passe tous par la case shopping... pas toujours facile de faire son choix... surtout quand on croule sous les offres, les produits qui répondent aux mêmes attentes. C'est au moment où l'on se perd dans les nuances que l'on apprécie d'avoir à ses côtés un bon conseiller : pas celui qui va essayer de vous refourguer ce dont il souhaite se débarrasser au plus vite, mais celui qui va comprendre vos attentes, s'attarder sur votre cas, cerner vos envies et vous faire LA proposition qui satisfera votre besoin, correspondra à votre budget, et vous fera ainsi gagner un temps précieux. Dans les boutiques en ligne on cherche le bon conseiller virtuel !

Avec le développement de l'e-commerce (+10% en France en 2015?), comment les e-shops intègrent-ils aujourd'hui ce besoin de conseils personnalisés ? Sous quelle forme se présente le conseiller virtuel ?
3 exemples ont retenu notre attention : La Redoute, acteur incontournable de la vente à distance,  la start-up Liganz qui s'engage sur le marché, et enfin l'entreprise ChicTypes qui se développe rapidement.

Le service client

Customer service

Pour faire la différence, les e-shops se dotent d'un très bon service client, cherchant à être disponible et réactif : la boutique est ouverte 24h/24, le service client s'engage souvent à répondre dans un délai de moins de 24h...

En préparant cet article, j'ai par exemple contacté La Redoute en passant par sa page Facebook principale, aux 2,143,058 followers. En moins de 10 minutes, j'avais une réponse personnalisée !

Conversation Facebook la Redoute service client

Et pour le conseil lors de la simple visite d'une boutique en ligne ? Si le client potentiel ne se manifeste pas ? Pour vous suggérer des produits lorsque vous visitez un site, ce sont souvent vos informations qui sont utilisées : suggestions de marques que vous aimez, de produits similaires à ceux que vous avez précédemment achetés, d'articles qui ont plu à des personnes qui ont un « profil similaire » au vôtre...

La Redoute, acteur français incontournable de la vente à distance

LaRedoute site de vente à distance

La Redoute innove dans ce domaine, notamment en s'associant avec des Start-ups.

Avec Antvoice, la page d’accueil du e-shop de la Redoute est dotée d'un module qui présente à chaque internaute une sélection individualisée. Pour cela, l'interaction est mise en avant, le visiteur clique pour indiquer son avis sur ce qu'il voit (sous le modèle du « j'aime », « j'aime pas » qui s'impose sur le web). Tous les gestes du potentiel client (affichage de produits, recherche de mots clés...) sont observés et le site réagit en fonction, comme un « conseiller virtuel ».

antvoice experience utilisateur

Dans la rubrique dédiée à la maison et la décoration, la Redoute et Early Birds présentent « My personal Shopper » où attractivité et interactivité sont les maîtres-mots ! L'internaute est invité à exprimer ses goûts pour des images qu'on lui présente, et à communiquer ses critères : type de produit recherché, style et budget disponible pour l'achat. Earlybird collecte et interprète les informations en provenance du site mais aussi des réseaux sociaux, leur idée est de réinventer le conseil client. Leur démarche s'inspire des conseillers magasins, et utilise les outils spécifiques au web.

Autre innovation, primée au salon du e-commerce, la mise en place d'un chat communautaire avec Howtank : le « click to Community® ».

la redoute ambassadeurs

L'idée est de confier le conseil des internautes à d'autres clients, ambassadeurs de la marque, qui peuvent notamment orienter les nouveaux arrivants sur le site web...

Pour en savoir plus sur La Redoute, vous pouvez consulter cet article du Journal du net sur les galeries personnalisées.

Liganz, la startup "conseiller virtuel"

Liganz, nous en avons parlé à l'occasion de leur levée de fonds en Juillet.

liganCette Start-Up a placé la problématique du conseil au cœur de son offre. Le principe est simple : à chacune de vos visites sur le site, Liganz apprend à mieux vous connaître, et les sélections d'articles qu'il vous propose s'affinent progressivement. Leur objectif est de proposer un shopping « simple, efficace et amusant ».

liganz presentation

Chictypes, un concept de shopping personnalisé qui trouve son public

Chictypes est une entreprise installée à Paris, qui change la donne. Pour les hommes qui n'aiment pas perdre du temps à faire du shopping, ou qui manquent d'inspirations, Chictypes propose un service personnalisé :

chictypes

Dans ce modèle, tout commence par le conseil client. Un(e) styliste est attribué(e) à chaque client, et prend le temps de cerner ses attentes, afin de lui proposer ensuite des sélections personnalisées !

La commercialisation actuelle d'articles de mode est omnicanal. Aujourd'hui, les magasins physiques repensent leurs organisations pour évoluer avec le phygital. Ils mettent notamment en avant leurs services de conseil individualisé, avec leurs vendeurs / conseillers de vente.
L'assemblage des données utilisateurs pour optimiser la personnalisation de l'offre, l'invention de nouveaux services pour satisfaire les e-shoppers... Les boutiques en lignes cherchent elles aussi à apporter de la valeur ajoutée pour se démarquer. Les entreprises de ventes à distance cherchent à connaître leurs clients, afin de bien les conseiller et de faire des ventes adaptées à leurs attentes, et ainsi de les fidéliser. 


Ulule présente « Les clés pour réussir votre campagne de financement participatif dans la mode et la création ».

La plateforme européenne de crowdfunding Ulule organise des rencontres spéciales : « Les clés pour réussir votre campagne de financement participatif dans la mode et la création ». La prochaine aura lieu ce Mercredi 25 Novembre !
A cette occasion, nous avons rencontré Annika Schlüter, Good Idea Manager chez Ulule, porteuse du projet. Elle nous en dit plus sur les enjeux du crowdfunding, sur son expérience et les ambitions du projet.

- Bonjour Annika, tu es « Good Idea Manager » chez Ulule, concrètement, ça veux dire quoi ?

Les Good Idea Manager chez Ulule sont ceux qui sont en contact direct avec les porteurs de projets qui veulent se lancer dans le financement participatif. Chez Ulule, chaque porteur de projet est accompagné avant, pendant et après la collecte de fonds, afin qu'ils aient en main toutes les clés de succès pour réussir leur collecte et aller au-delà de leur premier objectif. Dans leur processus de créativité ou d'innovation, nous sommes là pour leur rappeler l'importance de la communication, de l'approche personnelle et de la transparence vis à vis de leur communauté et leurs futurs adeptes. Nous pourrions dire coach, accompagnateur projet, ou encore project specialist mais nous aimons bien ce terme "Good Idea Manager" car il représente notre devise "Make good things happen". Concrètement à quoi ressemble une journée de travail ? Beaucoup d'aller-retours par mail et téléphone avec les (futurs) porteurs de projets, du suivi des projets en cours, l'animation des formations et tables rondes...

Make good things happen

- Et comment en es-tu arrivée là ? 

Je suis allemande, arrivée à Paris après mon bac pour faire des études d'économie international, parcours gestion marketing franco-allemand. Mon stage de fin d'études s'est passé chez Ulule et j'ai eu la chance de pouvoir rester pour accompagner les porteurs de projet dans leur collecte. Cela fait 3 ans déjà. Avec une passion particulière pour la mode et grâce au lancement de la marque Rehwind que j'ai crée il y a deux ans en parallèle avec mon amie de l'université Saskia Grebenstein, j'ai découvert le secteur des petits créateurs ainsi que les difficultés d'avancer rapidement dans son projet souvent à cause du manque d'argent. Voilà le déclic et un nouveau défi, me mettre plus particulièrement au service des jeunes créateurs de mode, comprendre leurs difficultés et leur permettre de recevoir un premier coup de boost au niveau du financement et de la communication grâce au financement participatif. Il y a ceux comme moi qui ne s'étaient jamais lancés sans le crowdfunding, et ceux pour lesquels c'est devenu une démarche indispensable pour tester et pré-vendre leurs collections. C'est marrant de se dire maintenant que tôt où tard j'aurais toqué à la porte d'Ulule.

- Depuis ton arrivée chez Ulule, quelle est la campagne qui t'as le plus marquée ?

Après trois ans d'accompagnement de projets, c'est difficile de ne choisir qu'une seule collecte, il a beaucoup de moments, d'actions menés, d'échanges et de mobilisations qui m'ont marqué, les moments les plus forts ont sûrement été durant mes propres collectes et cela m'aide énormément dans l'accompagnement de celles des autres depuis.
Annika & Saskia
Annika & Saskia

- Peux-tu nous en dire un peu plus sur cette marque Rehwind que tu as co-créée ?

En travaillant avec des dizaines de porteurs de projets par jour, on se pose vite la question "pourquoi pas moi ?". Avec Saskia, nous sommes toutes les deux passionnées par la création et la mode, toutes les deux allemandes et attachées à nos origines, nous avons souhaité créer une marque qui nous ressemble, qui rassemble la nature, la nostalgie de la Heimat (du pays natal) et du voyage et notre animal fétiche, le chevreuil... Rehwind est un jeu de mot, provenant du terme anglais "rewind" (rembobiner) et du néologisme des mots composés Reh (chevreuil) et Wind (vent) en allemand. En Allemagne le chevreuil est synonyme de confiance, de douceur et de gentillesse. Nos vêtements sont influencés par la nature et le bien-être tant dans les motifs que dans les tissus utilisés (coton bio et tissus récupérés). Nous avons financé deux projets sur Ulule et venons tout juste de créer l'entreprise.

- Actuellement tu portes le projet d'une présentation spéciale « Mode x Crowdfunding », qui se déroulera le 25 Novembre à Paris. Le sujet est : « Les clés pour réussir votre campagne de financement participatif dans la mode et la création ».
Comment est venue l'idée d'organiser un tel évènement ?

Nous sommes une plateforme multi-catégorie, cela fait plus de deux ans que nous organisons des formations gratuites à Paris et à travers toute la France : et nous voyons les bénéfices dans notre taux de succès de 66%. Mais pour répondre au mieux aux besoins de nos porteurs de projets il faut suivre le rythme de l'évolution de la plateforme et des différentes catégories et c'est pour cela que je souhaite tester cette nouvelle offre dédiée aux créateurs et passionnés de la mode. Les problématiques d'un projet solidaire ou d'un projet de websérie, ne sont pas du tout les mêmes que celles d'un projet "mode" au sens large du terme.
De plus, ayant fait beaucoup de salons et de marchés de créateurs et ayant assisté à des conférences même tournées très web et réseaux sociaux je me suis rendu compte que le crowdfunding ne s'est pas encore ancré dans l'esprit des personnes du secteur de la mode contrairement à d'autres domaines (l'édition, l'audiovisuel..). Puisque cela ne s'explique pas par un manque d'idées/de créativité ou des subventions importantes, j'ai voulu creuser un peu plus la question.
Passionnée du sujet (et des projets) je pense que c'est un grand plus de donner la possibilité aux futurs porteurs de projets de se rassembler pendant une matinée afin de découvrir le crowdfunding avec des exemples pertinents dans leur domaine d'activité et de pouvoir échanger avec d'autres professionnels ou passionnés du secteur. Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. Cela rejoint aussi notre concept des Officials Users qui donne une chance aux marques d'être diffusées plus largement, du programme connecteur pour créer de l'échange et d'utiliser Ulule pour lever des fonds mais aussi comme réseau social...
Formation Ulule crowdfounding
Ulule organise régulièrement des formations.

A qui s'adresse cet événement ?

La formation est ouverte à toute personne qui s'intéresse au crowdfunding mais aussi et surtout au crowdfunding d'un projet lié à la mode. Une plateforme de financement participatif est une source de projets incomparable. Pour faire un article de presse sur une collecte en cours il faut bien comprendre le fonctionnement pour ne pas juste informer mais aussi transformer ses lecteurs en souscripteurs. La formation ne s'adresse donc pas uniquement aux porteurs de projets et créateurs mais aussi aux réseaux d'accompagnement, aux journalistes, blogueurs ...

Comment se déroule t'il ?

La formation est complètement gratuite, elle a lieu dans nos locaux et dure environ 1h30 + 30 minutes de questions/réponses suivi d'un échange entre les différentes personnes qui assistent. Les inscriptions se font tout simplement par Eventbrite : ici pour la 1ère édition le Mercredi 25 Novembre 2015, et ici pour la 2nd, le 13 Janvier 2016.

Quelles sont les spécificités du crowdfunding dans la mode ?

La spécificité de ce secteur est l'occasion de pouvoir permettre un test du produit en grandeur nature. Les créateurs peuvent tester leur nouvelle collection sans prendre le risque d'investir leur argent et d'avoir des produits qui ne se vendent pas. Le financement participatif est donc beaucoup plus que du financement, c'est aussi et surtout de la communication et du marketing. J'ai un panel de personnes qui font des commandes au niveau du coloris et des tailles que je peux multiplier très facilement. J'ai un feedback. La seule problématique sur les plateformes de financement participatif c'est que le pré-acheteur ne peut ni essayer, ni toucher les tissus et ne peut généralement pas demander de se faire rembourser une fois la collecte terminée et la contrepartie reçue car le porteur de projet a déjà utilisé cet argent pour la réalisation du projet. Il est donc important de s'ouvrir à sa communauté, d'aller à la rencontre de celle-ci, de bien s'organiser pour avoir un endroit pour faire des séances d'essayage et pour faire venir les influenceurs ...
Capture d’écran 2015-11-12 à 15.59.01

C'est un test, le 1er petit déjeuner, quelles sont tes attentes pour cette 1ère édition ?

J'espère que cette formation va attirer des professionnels ou futur professionnels de différents univers que ce soit le lancement d'une marque, d'une nouvelle collection, l'ouverture d'une boutique en ligne ou physique, la création d'un market place... C'est toujours intéressant d'avoir des porteurs de projets avec des projets différents car cela ne peut que créer des situations gagnant-gagnant même pendant une collecte de fonds.

Comment souhaites-tu voir évoluer le projet ?

Si cette première formation rencontre du succès je vais les appliquer en ligne (webinaires) pour permettre à chaque créateur d'y assister depuis n'importe quel lieu. L'idéal serait de faire ces formations directement là où les créateurs de demain se trouvent, dans les incubateurs, les écoles...  et tous les organismes qui rassemblent des créateurs et passionnés par la mode et qui s'intéressent au sujet.

Des éditions dans d'autres villes sont elles prévues ?

J'ai déjà identifié certains lieux. Histoire à suivre...

Pour vous inscrire à l'événement du 25 Novembre à Paris, c'est par ici!
Et pour le 13 Janvier cliquez ici !

Et vous pouvez retrouver Annika sur Twitter, Linkedin et sur Ulule (et oui, c'est bien aussi un réseau social ;) ) !


Le Lab 1

Le Lab, l’inventeur de la chemise idéale !

Le Lab, c’est un nouvel arrivant dans l’univers du prêt-à-porter qui a pour ambition de révolutionner les essentiels de la mode masculine, à commencer par la chemise. Leur pari ? Remédier aux tracas du quotidien – la tache avant un rendez-vous important, l’auréole qui trahit notre stress en réunion, les plis qui s’accumulent tout au long de la journée – avec des tissus innovants. Deux français sont à l’origine de ce nouveau vêtement : Sébastien François et Pauline Guesné, qui a répondu à nos questions.

Quels sont les débuts de « Le Lab » ?

Du fait de son ancien métier de consultant, mon associé Sébastien se devait d’avoir une tenue irréprochable, reflet de son professionnalisme. Chemise blanche, cravate et costume sombre étaient de rigueur, bien qu’ils ne soient pas nécessairement appropriés aux longues journées et aux multiples déplacements.

Pour réinventer ces grands classiques en les adaptant aux hommes d’aujourd’hui, nous avons créé Le Lab, une start-up qui fait entrer la mode masculine dans l’ère des nouvelles technologies. Le Lab fonctionne comme une marque de mode classique, puisqu’elle mise avant tout sur le style et la coupe ; sauf qu’à la différence des marques de prêt-à-porter traditionnelles, leurs tissus innovants apportent des propriétés supplémentaires.

Grâce aux efforts combinés de stylistes, d’un tailleur et d’ingénieurs textiles, nous avons créé une chemise élégante, à la coupe ajustée, taillée dans un coton unique au monde. Il nous aura fallu pas moins de 2 ans de développement au sein d’ « Innotex », l’incubateur du Centre Européen des Textiles Innovants de Lille, pour parvenir à sortir cette première pièce.

Aujourd’hui, la société a été fondée à Lille et bénéficie d’une antenne relai à Paris. Nous sommes deux associés : Sébastien qui s’occupe de la gestion de l’entreprise et de la partie technique, et moi, Pauline qui m’occupe du marketing et de la commercialisation. Nous travaillons avec une petite équipe et, en complément, nous faisons appel à des intervenants externes. Il faut savoir que pour créer une chemise comme la nôtre, nous avons besoin de rassembler beaucoup de personnes autour de la table, mais pas à temps plein. Chacun est appelé ponctuellement pour apporter son expertise sur des sujets très pointus. Le réseau du Centre Européen des Textiles Innovants nous a aidés à trouver et mobiliser ces experts.

On parle de « Le Lab » comme l’inventeur de la chemise idéale, à quoi ressemble-t-elle ?

La première chemise commercialisée sur Kickstarter a été baptisée « l’Essentiel». Elle est blanche, à boutonnière cachée, avec des capucins cachés aux niveaux des manches. Simple, sobre et efficace.

L'Essentiel.

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Comme toutes les chemises de la collection, elle est aussi :

- Antitache : on peut verser du café, du vin, du ketchup, etc. ça résiste à tout ce qui est liquide immédiatement, c’est-à-dire qu’il suffit de prendre un sopalin pour éponger ou de mettre un peu d’eau et il ne restera plus rien. C’est vraiment fait pour éviter les accidents. Pour des éléments non liquides, nous ne pouvons rien garantir mais, d’expérience à date, il suffit de passer la chemise en machine pour que la tache parte. Nous n’avons pas encore réussi à la tacher !

- Anti-transpirante : si on transpire dans la chemise, elle ne collera pas et cela ne se verra pas. En prime, la chemise est « respirante » comme une chemise en coton classique ce qui permet d’évacuer la transpiration. En résumé, l’eau ne passe pas mais la vapeur d’eau, elle, s’évacue.

- Stretch : à l’intérieur du fil de coton nous avons mis une minuscule gaine d’élasthanne pour le rendre extensible. En tout l’élasthanne représente à peine 3% et permet de donner de la flexibilité pour que la chemise épouse la morphologie de chaque personne. Grâce à cela, nous pouvons proposer une coupe fittée qui convient à un maximum de personnes. Le stretch est également formidable pour éviter les froissements.

Et quand est-ce que la collection complète sera disponible ?

La collection complète sera distribuée sur notre site internet dès février 2016. Chaque modèle aura un design différent mais les mêmes propriétés techniques. Le prix sera fixé entre 120 et 180€, selon les modèles. Nous sommes actuellement à la recherche d’autres partenaires de distribution.

La commercialisation s’annonce intéressante à deux égards :

- Trouver des distributeurs qui souhaitent se démarquer en proposant des produits FashionTech
- Mettre en scène la technologie

Dans notre cas, nous avons une technologie invisible : c’est un challenge car il faut malgré tout parvenir à montrer les propriétés techniques qui font l’unicité de notre chemise, mais c’est également une chance car le produit s’apparente à ce que la distribution a déjà l’habitude de manipuler : une chemise blanche en coton. On part de quelque chose de connu.

Ce qui nous fait peur en parlant trop de l’aspect technique, c’est de ne convaincre qu’un public de technophiles et non pas un public mode. C’est pour cela que nous avons beaucoup misé sur le style et la coupe. Nous souhaitons que les consommateurs soient d’abord séduits par son esthétisme puis l’achètent pour sa technicité.

Le Lab 3

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Quelle est votre actualité ?

En septembre dernier, nous avons participé au Salon Who’s Next qui nous a permis de bénéficier d’une bonne visibilité dans la presse.

 

Actuellement, nous sommes en pleine campagne de crowdfunding (pour les soutenir en pré-commandant c’est ici !). Comme nous produisons notre propre tissu, nous avons un minimum de production assez élevé. Grâce aux précommandes, nous allons pouvoir financer la première production à grand échelle. Avec plus de 20 000 €, nous sommes déjà le plus gros crowdfunding français de vêtements pour hommes jamais réalisé. Pour le moment, seul le modèle Essentiel est proposé mais si nous atteignons les 30 000 € nous débloquerons un autre modèle. Il est déjà possible d’aller voter en ligne pour votre préféré, que vous souteniez le projet sur Kickstarter ou non. Donnez-nous votre avis !

Quel est votre avis sur la FashionTech ?

Nous ne sommes qu’au tout début de ce mouvement mais je suis convaincue qu’il va prendre beaucoup d’ampleur. Aujourd’hui, la chose que l’on porte le plus ce sont les vêtements et, paradoxalement, c’est la seule chose qui n’a techniquement pas évolué depuis des dizaines et des dizaines d’années. C’est l’un des derniers bastions où les nouvelles technologies n’ont pas encore fait leur entrée auprès du grand public.

Pour l’instant, nous sommes un petit pôle d’acteurs regroupés dans l’association La FashionTech à nous y intéresser, mais les gros du marché devraient rapidement s’y mettre.

Outre les entreprises, il y a un véritable enjeu d’éducation du consommateur. On va y être confronté comme les autres, mais lorsque les clients auront vu que ça fonctionne et qu’il n’y a pas de danger (actuellement les gens expriment des doutes sur l’efficacité ou des interrogations sur les risques dermatologiques auxquels nous répondons) la brèche va s’ouvrir. C’est normal que ce soit difficile pour les consommateurs d’appréhender ces questions qui sont assez nouvelles, assez techniques et qui évoluent très vite.


La protection pensée par la FashionTech

Imprégnés de technologies, nos environnements sont constamment modifiés. Le développement technique comporte de nombreux bienfaits (on ne vous dira pas le contraire chez Modelab), mais évidemment leurs effets ne sont pas tout roses. Certains entrepreneurs en FashionTech se positionnent sur de nouveaux marchés, pour permettre à leurs contemporains (c'est-à-dire nous) de profiter des avancées actuelles, et de réduire leurs aspects négatifs.

Nous vous en présentons 3 français qui travaillent sur la protection aujourd'hui : les foulards de la marque Wair qui ont pour projet de protéger de la pollution de l'air, les costumes Dupuy de Lôme qui évitent le piratage de données, et les boxers Spartan, écrin de protection pour les "bijoux de familles".

Wair, foulard anti-pollution connecté

On a peut-être inventé Internet et toute une flopée de mondes virtuels merveilleux, mais on a pas encore trouvé le moyen de sauver notre bonne vieille terre.
En attendant, Caroline Van Renterghem (ambassadrice et membre active de la fédération FashionTech évoquée aussi ici) se lance dans entrepreneuriat avec comme projet Wair, un foulard équipé d'un petit boitier qui filtre l'air pollué et diffuse un air sain au besoin. Équipé de capteurs, il envoie également des informations à l'application "be awair" qui recoupe celles de tous les foulards en circulation et les informations publiques de la qualité de l'air. Celles-ci sont retranscrites sur une carte collaborative accessible à tous les utilisateurs de l'application, qui sera gratuite.
Un crowdfunding est prévu en Septembre 2016. En attendant retrouver le projet sur Facebook.

Dupuy de Lôme

Dupuy de Lôme, costume de l'homme 3.0

Qui dit danger lié aux nouvelles technologies dit rapidement espionnage ! Piratage ! Violation de la vie privée !
Bon, ces histoires de cookies donnent faim mais aussi la drôle d'impression  d'être constamment sous surveillance. Pour se débarrasser de ce sentiment désagréable,  on vous a déjà parlé par exemple de veste anti-papazzi...
Aujourd'hui c'est une autre innovation qui nous intéresse, le costume Ecran Total de la nouvelle marque pour homme Dupuy de Lôme. Celui-ci permet de protéger ses smartphones et ses cartes de crédits des vols de données réalisés par exemple avec la Near Field Communication. En effet, sans contact des informations comme le numéro de CB et sa date d'expiration sont récupérables. Chez Dupuy de Lôme, " les poches du costume sont conçues pour opérer telle une cage de Faraday et générer une protection bloquant les ondes".

Spartan

Spartan, boxer qui protège des ondes

Pour Spartan il est important de pouvoir continuer à utiliser les technologies actuelles, sans que cela ait un impact négatif sur la santé.  Spartan propose des boxers au design étudié, protégeant des ondes (wifi et celles des téléphones portables). Ils sont fabriqués avec des fibres d'argent pur intégrées dans le tissage de coton, afin de créer une protection électromagnétique. Les fibres d'argents ont aussi un effet anti-bactérien. La marque a lancé sa campagne de crowdfunding le Lundi 9 Novembre !


couverture magazine modelab

Enfin un magazine sur la Fashiontech !

Lors du Salon Traffic, organisé par la Fédération Française de Prêt-à-Porter Féminin, nous avons présenté le 1er numéro du Magazine Modelab, fraichement imprimé.

Alors que tout se digitalise, ce choix peut paraître décalé. Pourtant je suis convaincu que l'avenir de la FashionTech passe aussi par le magazine papier.

Le papier, complément idéal du digital

Adorer le papier fait-il de moi un vieux con?
Tyler Brûlé, éditeur en chef de Monocle, me rassure en affirmant lui aussi que la feuille ne va pas disparaître. Pour lui, la force du document imprimé est qu'il participe à l'affirmation de soi. Si je lis "Le Monde" ou "Libération" j'ai envie qu'on le voie, ce qui n'est pas possible avec une tablette par exemple. Surtout, la qualité de lecture sur papier est toujours incomparable à celle sur un écran.

Une nouvelle génération de magazines

L'impression excessive de documents ne fonctionne pas vraiment avec une logique de développement durable. Pour réaliser une version papier de Modelab, nous avons donc choisi avec soin nos partenaires.

L'imprimeur AGG fonctionne avec un système d'impression à la demande. La production de magazine est lancée quand il y a une commande, ce qui permet de ne pas avoir de perte. Comme à notre habitude, nous préférons la qualité à la quantité.

Une fois que le magazine a pris forme, Bee Buzziness l'a digitalisé, utilisant sa technologie Bee Virtua. Bee Virtua "permet de virtualiser, enrichir et rematérialiser à la demande tout type de document", d'après Pierre-Nicodème Taslé son CEO.

Le début d'une nouvelle ère

Avec ce trimestriel, nous voulons devenir la référence de la FashionTech.

Pour découvrir notre magazine, le recevoir dans votre boîte aux lettres c'est par ici.

Donnez-nous votre avis sur Facebook et Twitter ;)


Salon TRAFFIC

Salon TRAFFIC 2015

Le 4 et 5 Novembre se tenait le Salon TRAFFIC organisé par la Fédération Française de Prêt-à-porter féminin, avec le soutien du DEFI. Acteur majeur du développement des marques de mode, TRAFFIC a pour objectif de mettre en relation ces marques avec des acteurs répondant à leurs problématiques.

Résumé des conférences en quelques mots

Modelab résume pour vous les points-clés à retenir des différentes conférences auquel nous avons pu assister. Chaque intervention ayant été très riche nous vous invitons à vous rapprocher des intervenants pour en connaître davantage. 

  • Les mutations du commerce

Aujourd'hui, les consommateurs achètent sur Internet et en magasin de façon indifférencié : il donc important de travailler les points de contacts avec les clients.
La facilité d'achat est un élément primordiale : elle passe par la formation des vendeurs, la disponibilité des produits, la livraison à domicile...
Les lieux d'achats se doivent d'être conviviaux et multifonctionnels en se diversifiant avec des points de restaurations, de loisirs et de culture.

  • Mode et objets connectés : quelles implications ?

Les consommateurs sont à la recherche de produits rupturistes et c'est pour cela que l'alliance mode et technologie va perdurer. Cela va donc passer par plus de prêt-à-porter intégrant des technologies intelligentes, sous différentes formes (dans les fibres, dans les fonctionnalités, dans les accessoires...) et donc plus de produits de mode connectés. Mais également dans les boutiques, la logistique, en outre sur l'ensemble de l'écosystème mode et textile.

L'adoption par le grand public passera nécessairement par la valeur d'usage et l'expérience utilisateur : à quel besoin, quelle fonction cet objet répond ? Est-ce que j'en ai besoin ?

Par ailleurs, les marques et les enseignes de mode devront s'assurer que les données collectées sur les clients utilisateurs via ces objets connectés seront uniquement "utilisées" à bon escient et anonymement.

Enfin, il faudra s'assurer que tous ces produits de mode connectés ne soient pas trop énergivores car il y a un risque.

  •  « Portrait-robot d’un brand lover »

Aujourd'hui, les clients sont de plus en plus exigeants et plus volatiles. Face à une offre élargie, ils sont moins fidèles aux marques et plus sensibles aux promotions.

L'enjeu n'est plus de les fidéliser mais de les  faire venir pour qu'ils achètent. Pour cela, ils doivent vivre une expérience d'achat unique : les marques doivent suivre l'actualité, multiplier les évènements, attirer des égéries...

D'après l'étude réalisée par Kantar Worldpanel, 5 à 6 millions de Français sont considérés comme des brand lovers. Le portrait-type d'un brand lover : un homme entre 15 à 25 ans au budget serré.  Dans 9 cas sur 10, il achètera les marques qu'il aime, en particulier les marques de sport comme Nike ou Adidas.  Il s'attend à être récompensé pour sa fidélité et aimerait une relation plus personnalisée avec les marques.

  • Sport et mode : complicité et opportunités ?

Le sport représente aujourd'hui un ensemble de valeurs positives pour lequel les clients veulent des vêtements confortables et formels.
Toutes les marques se doivent d’intégrer dans leurs collections  une gamme sportwear. L'introduction de ces vêtements doit s'inscrire dans l'identité de la marque et faire partie de son histoire (en la rattachant à un évènement, un athlète, des valeurs...).
Les marques de luxe ont su s'approprier le sujet et voient en ce créneau  une véritable opportunité pour attirer de nouveaux clients.

  • Comment affirmer son territoire de marque ?

On remarque que même si la mode est accessible par tous et l'offre abondante la demande est toujours présente. Pour que les marques, particulièrement les nouvelles parviennent à se démarquer, il faut qu'elles apportent un style identitaire et de la qualité.
La communication est à présent un jalon indispensable dans la stratégie : il faut créer des liens uniques avec les clients et les engager au cœur de l'histoire de marque.

  • Le pouvoir de l’image ou la photo à l’ère des réseaux sociaux

Avec l'émergence des réseaux sociaux, la qualité des photos n'a jamais été aussi scrutée.  On note que plus un site marchand comporte de photos et plus il génère de ventes. Pendant cette conférence, les 7 règles d'or d'une bonne image ont été partagées :

  1. Émotion : l'image doit refléter une émotion et surtout être en accord avec l'identité de la marque.
  2. Originalité
  3. Contextualisation : le produit doit toujours être mis en avant dans son contexte d'utilisation. Généralement, les photos où les vêtements sont portés (plutôt que d'être sur fond neutre) génèrent plus de ventes.
  4. Information : l'image est un moyen de montrer les détails du produit.
  5. Web-to-store : les images postées sur le site internet ou les réseaux sociaux doivent avoir pour finalité d'amener le client en magasin.
  6. Référencement : les images aident à améliorer le référencement du site, quand elles ont aussi référencées !
  7.  Droits pertinents : la notion de droit est très importante !

Le bilan pour Modelab

Présent parmi les 80 exposants, Modelab était dans l'espace Innovation au côté de 4 autres entreprises grenobloises :  Beebuzziness, Primo1D, iskn & Inventhys.

Nous avons été heureux de pouvoir montrer notre savoir-faire technologique et de rencontrer les nombreux acteurs présents et qui contribuent à faire vivre l'industrie de la mode.

L'aventure continue ici...


Clausette

Clausette, le webzine "Future of Fashion"

Noémie Balmat,  jeune publicitaire passionnée de mode, est la créatrice et rédactrice en chef du webzine Clausette dédiée à la FashionTech. Ce webzine « Future of Fashion » est dédié à toutes les initiatives qui construisent dès aujourd’hui la mode de demain. Noémie nous raconte son histoire !

Quel est ton parcours professionnel ?

Je suis diplômée d’une école de commerce avec une spécialisation marketing international. J’ai commencé ma carrière professionnelle il y a trois ans en travaillant dans de grandes agences de publicité pour des marques comme Carrefour, Orange, Laurent Perrier, des marques de bijoux, de cosmétique…

Je suis passionnée par la mode et j’ai toujours eu envie de mêler cette passion avec mon travail. Cependant, pendant ma scolarité, on me disait souvent que c’était un milieu auquel il est difficile d’accéder sans le bon réseau de contacts, ou sans avoir fait la bonne école. Et cela s’est vérifié quand j’ai tenté de candidater chez des marques de mode, je n’avais pas de retours.

Alors que je travaillais pour Orange chez Publicis, j’ai découvert que les objets connectés s’appliquaient aussi à la mode, et j’ai commencé à explorer la FashionTech. C’est à ce moment que j’ai décidé de créer un webzine proposant un nouvel angle sur la mode. Cette idée je l’ai eu à l’été 2014, puis, il m’a fallu deux mois pour développer le site en collaboration avec un directeur artistique et un développeur rencontrés en agence. Clausette (dérivé du mot anglais Closet qui désigne le placard, un petit jeu de mot rappelant la mode) a été lancé officiellement en Novembre 2014. C’est un webzine qui propose des articles sur le sujet de l’innovation dans la mode, et j’ai depuis participé à de nombreux évènements FashionTech, où j’ai eu l’occasion de rencontrer beaucoup de personnes talentueuses dans les domaines de la mode et de la tech.

Quel est l’esprit de Clausette ?

Capture du site
Capture d'écran du site : http://www.clausette.cc/

Comme c’est un webzine tourné vers la mode, j’ai voulu lui donner un design très épuré et esthétique. Par exemple, le choix de mes sujets se fait avant tout sur le fond (pertinence du projet, viabilité, utilité pour le consommateur/l’utilisateur), mais le côté visuel a toute son importance : un bon sujet sans belle image est compliqué à mettre en avant pour moi, car je souhaite avoir une vraie cohérence esthétique sur le site. J’ai par ailleurs fait le choix de ne pas imposer de publicité (pas de pollution visuelle), et donc de ne pas monétiser par la publicité mais plutôt par du conseil pour les marques.

Le site s’adresse à une cible de « Modeurs », des passionnés de mode sensibles à la fois à l’esthétique et à la notion d’innovation, qui ont ou non des notions de technologie. Je parle principalement de mode innovante, qu’elle soit futuriste dans son esthétique ou intègre des composants technologiques / a été produite via un procédé innovant, une sorte de mode améliorée.

Je cherche aussi à intéresser le grand public. C’est pour cela qu’il était essentiel dès le départ d’avoir le site en Anglais et en Français. Cela permet de toucher une audience plus large, d’autant plus que la France est un peu en retard sur la FashionTech : les gens ne s’y intéressent pas forcément, même s’ils sont toujours surpris quand ils découvrent des innovations ; alors qu’Outre-Atlantique, le phénomène est bien plus avancé et connaît un intérêt plus important de la part des gens. Puis le fait que nous soyons submergés d’informations fait qu’on loupe beaucoup de choses, Clausette c’est un endroit qui rassemble les informations les plus cool à propos de cette mode innovante.

Pour ce qui est des sujets abordés, cela va de l’impression 3D appliquée à la mode aux textiles intelligents et connectés, en passant par des réflexions sur le développement durable et l’éthique dans la mode (via notamment des plastiques végétaux ou encore des tissus biologiques). Je cherche par ailleurs à promouvoir la jeune création, car il est primordial selon moi pour un webzine dédié à la mode de demain de parler de ses créateurs. Le jeune créateur d’aujourd’hui incarne par essence la mode de demain.

Quelle est ton actualité ?

Grâce au site, j’ai pu développer une activité freelance en tant que consultante innovation et mode, en proposant aux marques et aux agences qui ont envie d’innover de les aider. Que ce soit dans leur communication, ou via des workshops et séances de brainstorming dédiés à l’innovation dans la mode… Côté communication, avec AVE PARIS, un collectif d’artistes (qui fait autant de la production de contenus publicitaires que des collaborations artistiques sur des produits avec des créateurs ou des marques), je me positionne en accompagnement sur le développement et la production de contenus pour les marques, peu importe leur taille. Je travaille par exemple avec EXOCET sur la partie communication et commerciale ou encore KAREN TOPACIO sur la partie relations presse.

Je réfléchis aussi à comment je peux faire évoluer le site, notamment grâce à mes nouveaux contributeurs arrivés en septembre dernier et parvenir ainsi à rassembler autour de moi des gens qui partagent la même passion.

En parallèle, j’ai rejoint l’agence FRED & FARID, au sein du pôle « Digital Luxury » pour accompagner les marques de mode et du luxe dans leur communication digitale. Le fonds d’investissement du groupe fait notamment partie de Fashion Capital Partners, le premier fonds d’investissement dédié à la FashionTech.

Quel est ton avis sur la Fashiontech ?

Il y a beaucoup de choses intéressantes qui se passent. Il y a de nouvelles technologies que je travaille, à mon niveau, à faire valoriser. Toutefois, je constate qu’encore trop peu d’entreprises du CAC 40 ne semblent être prêtes à prendre des risques pour se lancer dans la FashionTech. C’est pour cela que les start-ups et freelances ont un travail de défrichage à faire pour amener le marché à devenir plus mainstream.

Interlaced 2015Je pense aussi que le grand public doit être plus impliqué. A ce sujet, je collabore avec le collectif londonien INTERLACED depuis février dernier (principalement sur la partie contenus éditoriaux) et je les ai aidés à organiser le Salon INTERLACED 2015 début septembre. L’équipe de préparation était répartie entre Londres, Paris et New York, un beau melting-pot à l’image de notre génération. Le collectif a pour vocation de démocratiser la Fashiontech et les wearables aux yeux des quatre principales parties prenantes que sont les pionniers de la FashionTech, le grand public, le domaine universitaire, et les entreprises. Dans un premier temps, avec du contenu partagé sur le site et ses réseaux. Ensuite avec des événements comme celui de septembre, donnant accès à des tables rondes, des conférences, des expositions. Notre premier événement a notamment présenté avec l’un des 1ers défilés FashionTech en Europe, qui a montré une mode innovante et esthétique, portée par des bloggeuses et mannequins. Le but de cet événement était d’éveiller la curiosité, et nous sommes ravis du résultat.

Enfin, que penses-tu de Modelab ?

J’aime bien votre webzine. Il est plus axé vers les Start-Ups avec un point de vue plus Business, qui je trouve complètent parfaitement le positionnement de Clausette. J’apprécie également beaucoup la partie développement durable, qui est également très importante pour moi, car je pense que c’est à nous, jeunes générations, de faire évoluer les choses. En ce sens je trouve votre démarche très intéressante, car il est indispensable qu’un maximum de médias poussent ce genre de sujets et problématiques afin d’amener le consommateur à remettre en question sa propre consommation, pour à terme exiger une mode plus propre, sans quoi les marques ne changeront probablement pas de comportement.

Un mot pour la fin ?

« Il faut écouter son instinct et sa passion : si on veut faire quelque chose et qu’on travaille pour, ça finira par arriver ».


Sustainable Fashion

La mode éthique et équitable

À l’heure où l’Humanité commence à se rendre compte des dégâts de la surproduction et de la surconsommation, le retour au “naturel” est en VOGUE. Restaurant slow food et magasins bio se multiplient, on retourne de plus en plus faire le marché. On veut manger sainement et pourquoi pas en rétribuant les producteurs locaux. Comme votre chocolat bio camerounais, ou vos betteraves rouges iséroises, votre pantalon voire votre chemise pourraient être écolos. Alors pourquoi manger bio, et ne pas s’habiller bio ? 

La mode équitable c’est quoi?

Mode durable

Comme le commerce équitable la mode équitable a pour ambition d’instaurer des relations commerciales justes, fondées sur la transparence et le respect.

La mode éthique, elle, insiste sur le respect des Droits de l’Homme sur son lieu de travail. Elle s’appuie sur la notion de qualité sociale : interdiction du travail forcé ou du travail des enfants, absence de discrimination raciale ou sexuelle et bonnes conditions d’hygiène et de sécurité.

Ces deux notions sont complémentaires, elles entrent dans une démarche de développement durable et s’appuient sur trois aspects : l’équité sociale, l’efficacité économique et la qualité de l’environnement.

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En somme, la mode écologique et équitable vise à moins polluer tout en rétribuant convenablement tous les acteurs de la chaîne de production : c’est une mode qui respecte l’Homme et la planète.

Comment s’y retrouver ?

Coton bio
(Baumwolle - Cotton)

Il existe des labels tels que :

  • Minga : garantie du commerce équitable tout au long de la commercialisation.
  • GOTS : label prenant en compte des critères environnementaux et sociaux.
  • Ecocert, qui garantit le respect des critères biologiques et équitables
  • Oeko-Tex qui certifie le caractère non toxique des textiles.

Avec ces quelques labels, on peut déjà faire la part des choses entre le réellement équitable et le reste.

Les marques équitables, éthiques ou écologiques

Voici une liste, non exhaustive de marques internationales en qui on peut avoir confiance.

- Les plus connues:

  • Veja: Baskets produites au Brésil avec du coton organique et du caoutchouc sauvage. De plus, le cuir est tanné avec des extraits végétaux et sans chrome (pour réduire la pollution de l’eau).
  • Ekyog: toutes les matières utilisées sont écologiques, le coton certifié bio par des organismes indépendants.
  • Bonobo Jeans: désireux de réduire l’impact de la fabrication sur l’environnement, ils créent des jeans éco-compatibles. Pour sa game airwashed, Bonobo a réduit sa consommation d’eau nécessaire au délavage et sa nouvelle ligne “Instinct” est faite à partir de matières écologiques.

- À découvrir:

Good Guys

  • Kami Organic : aucun pesticide, produit chimique, polluant ou procédé toxique n’est utilisé dans la fabrication des vêtements. Les matières portent le label GOTS (Global Organic Textile Standard).
  • Good Guys : nouvelle marque des créateurs d’April 77. Toutes les chaussures sont vegan et leur slogan est “Ne portez pas de cuir”.
  • People Tree : marque japonaise 100% commerce équitable, avec Emma Watson comme ambassadrice et qui propose des prix abordables.
  • Misericordia: vêtements fabriqués artisanalement au Pérou avec un coton péruvien, alliant “création artistique et engagement social”.
  • Luva Huva : marque anglaise de lingerie équitable intégralement fabriquée au Royaume Uni et à la main! Avec des matières durables comme le coton bio et des tissus à base de soja.
  • Waiting for the sun : les lunettes sont en bois et faites main, avec un matériel appelé Bois², 100% recyclé et biodégradable.
  • Twins for peace : la marque utilise des matériaux respectueux de l’environnement et à chaque paire achetée donne une paire fabriquée localement à des enfants d’un pays choisi, dans le cadre de son projet “Be Cool Be Good”.

- Celles dont on ne se doutait pas:

  • Stella McCartney : ni fourrure, ni cuir utilisé dans ses créations. Les produits de beauté sont 100% bio.
  • Patagonia : les vêtements sont fabriqués avec du coton biologique et des matières recyclées.

Il y a donc l’embarras du choix. Du chic, du haut de gamme, du casual en passant par des accessoires tendances à tous les prix. Ce sont toutes des marques relativement récentes et en pleine expansion. En effet, le commerce équitable qui ne représente que 0,03% du marché mondial est tout de même en phase de devenir un marché mature! Par ailleurs, on sait que 71% des français souhaiteraient “être mieux informés des conditions de production des produits qu’ils achètent”. Ce qui laisse un bel avenir à la mode fair trade.

 

Les clichés

Les esprits sont encore bien figés sur ce sujet. On a tous déjà entendu ou même dit : “C’est moche, trop cher et introuvable”. Ou bien le fameux : “Ah ouais donc des chaussures en caoutchouc de lutin ou un pantalon en lin ?!”. Et bien non ! La mode équitable est tendance, abordable et bien distribuée.

Ces marques fonctionnent exactement comme les marques de mode “conventionnelle”. Elles font appel à la publicité, à des égéries, des designers, ont des boutiques, des e-shop etc…Le petit plus, c’est le geste éco-citoyen et responsable. On peut s’habiller, se parer et se chausser équitable et durable, tout en restant trendy.

Il y a de nombreuses marques sur le marché de la mode équitable, toutes aussi tendances, connectées et accessibles, que leurs concurrents de la mode jetable Made in China. Les moyens pour consommer équitable, éthique et écologique sont à portée de mains, il ne nous reste qu’à en prendre conscience pour faire les bons choix.