revue de presse

Revue de presse - Breves men's fashion week

Chaque mois, Modelab reprend dans sa revue de presse l’actualité qui a marqué la FashionTech.
La FashionWeek présentant la mode de l'hiver prochain, ayant marqué l'actualité, voici un récapitulatif des articles qui nous ont le plus marqué ces dernières semaines !

Le luxe intègre le digital à sa stratégie

L'ADN reprend les chiffres d'une étude de ContactLab et Exane BNP Paribas dans un article détaillé qui montre que le secteur du luxe progresse dans sa digitalisation. Nous parlions la semaine passée de leurs difficultés, aujourd'hui le thème est abordé plus positivement !

Les marques de mode travaillent leur utilisation des nouvelles technologies

Les magazines de mode s'intéressent aussi ponctuellement à l'influence des technologies sur la communication des marques. Pendant la Fashion week, Decoded Fashion se penche sur la question dans un article dédié. Les infos à retenir sont que Burberry continue ses expérimentations en lançant sa chaîne Apple TV pour y présenter sa collection homme Automne Hiver 2016-2017, que Saint Laurent à enfin rejoint Instagram et que J.W. Anderson à choisi de présenter sa nouvelle collection masculine sur... Grindr, réseau social gay. Cette dernière nouvelle a également inspiré un article à Alice Pfeiffer pour le Monde. Diesel investit aussi ce réseau en y diffusant de la publicité, ainsi que sur Tinder, YouPorn et Pornhub (on vous en parlait déjà dans notre article sur la transition digitale des marques).

Les mannequins sont (enfin) plus que des portemanteaux

  • Hari Nef
    Hari Nef at Gucci AW16 Photography Virginia Arcaro

    Les réseaux sociaux ont favorisés l'émergence de nouveaux mannequins. Dazed consacre un article à Hari Nef, ancienne rédactrice du magazine, mannequin transgenre et icône Tumblr, dont la carrière de mannequin prend de l'ampleur avec le dernier défilé Gucci où sa silhouette vêtue de rouge est incontournable ! 24h avant le show, elle prend en main le Snapchat de la marque...

    instagram

    Ceci confirme l'émergence d'un nouveau type de mannequin qui représentent la marque pendant quelques secondes lors du défilé de présentation de la collection, mais pas que ! Ils incarnent la marque sur les réseaux sociaux. En plus d'une plastique intéressante, leur créativité doit donc elle aussi parfaitement s'accorder à l'esprit de la marque ! Et leur influence sur internet devient un puissant laissez-passer !

    Et sinon en dehors des podiums?

  • Intel et Google continuent leur expansion dans la fashiontech', en créant un département "wearable" chez New Balance. FashionUnited consacre un article au sujet, on attend de voir ce que ça va donner pour la marque de sneakers !

mode durable

Mode durable : une nouvelle génération innovante

« Green is the new black » nous assure Another Magazine en ce début de moi de janvier. La jeune blogueuse Glacier Girl utilise quant à elle le bleu comme nouveau code écolo et redonne un nouveau souffle au mouvement. Qu'importe la couleur, en 2016 la mode se tourne résolument vers une démarche « eco-friendly » pour plus de transparence.

Les jeunes créateurs donnent un nouveau souffle à la mode durable.

Mode et écologie n'ont pas toujours fait bon ménage. On pense aux nombreux scandales qui ont secoués l'industrie de la mode. Des moyens de productions peu éthiques, une sur-consommation, un rythme de plus en plus rapide qui ont un impact environnemental et social désastreux. Mais il semblerait que les temps changent grâce à une nouvelle génération de créateurs qui considèrent la mode durable comme une évidence plutôt que comme une simple valeur ajoutée ou un outil de marketing. Début janvier les vitrines de Selfridges sur Oxford Street à Londres étaient consacrées à leur initiative annuelle « Bright New Things » visant à mettre en avant et à soutenir les jeunes créateurs.

Faustine Steinmetz
Faustine Steinmetz

Cette année Selfridges a décidé de se concentrer sur les nouveaux noms de la mode durable qui mettent au cœur de leur travail design innovant et durabilité. Parmi eux Katie Jones ou Faustine Steinmetz qui appliquent cette idéologie dans des vêtements produits artisanalement et constitués de matières récupérées. D'autres comme Unmade se tournent vers la technologie pour créer des pièces uniques qui sont co-créées par le consommateur. Une nouvelle pratique apparaît dans ces initiatives : la transparence.

Un besoin de plus de transparence pour une nouvelle génération de consommateurs

Les nouvelles technologies, la quantité d'informations disponibles en ligne ont créées une nouvelle génération de consommateurs toujours plus curieux et investigateurs. Ils ne se satisfont plus d'acheter une marque sans avoir fait leur recherche au préalable. Cette nouvelle génération de consommateurs se sent plus concernée que jamais par les problèmes environnementaux. En témoigne le succès de personnalités comme Glacier Girl et d'autres « eco warriors » sur les réseaux socieaux, nouvelles icônes mode et activistes. Elisabeth Farrell aka Glacier Girl utilise les réseaux sociaux pour parler écologie via son projet « Remember the Glaciers ». Activiste DIY, elle s'adresse à la génération internet qui est la sienne, via des photos et une esthétique « sad girl » et des t-shirts à slogans. Ella Goërner, qui se définit elle même comme « eco-punk » est une activiste et artiste qui crée des œuvres digitales pour sensibiliser les internautes à la cause. L'image de « l'ecolo » prend alors une nouvelle dimension plus « trendy » et dans l'air du temps.

Glacier Girl "Remember the Glaciers"
Glacier Girl "Remember the Glaciers"

Les marques, de la petite start-up à Prada, semblent avoir bien compris cet engouement et elles sont aujourd'hui nombreuses à se positionner comme éco-responsables. Les grands groupes de luxe, Kerrings et LVMH s'y sont mis récemment mais les pionnières en la matière étaient Vivienne Westwood, Katharine Hamnett ou encore Stella McCartney. Les marques sportswear ne sont pas en reste. Alors qu'on vient d'apprendre qu'il y aurait plus de plastique que de poissons dans l'océan, Adidas a créé l'année dernière en collaboration avec Parley for the Ocean la première chaussure fabriquée à partir de déchets récoltés dans l’océan (on vous en parle plus précisément dans le n°2 de Modelab que vous pouvez commander ici!)

Adidas x Parley for the Ocean
Adidas x Parley for the Ocean

Certains projets proposent aussi une approche plus littérale et le vêtement lui même devient un outil pour lutter contre la pollution. « Catalytic Clothing » est une initiative collaborative dirigée par la professeure et designer Hellen Story et le scientifique Tony Ryan. Ils utilisent la technologie de « photo-catalyse» et l'appliquent au vêtement qui devient alors capable de purifier l'air environnant tout en restant un objet esthétique. Dans le même esprit le projet WAIR propose des foulards qui indiquent l'état de pollution de l'air et permet de filtrer l'air. Plus que leur véritable efficacité et leur rôle dépolluant, l'importance de ces initiatives est de sensibiliser le consommateur à l'impact environnemental de la mode.

Catalytic Clothing
Catalytic Clothing

Pour aller plus loin, inclure les valeurs éco-responsables au cœur de l'industrie

En août dernier, la célèbre école de design Parsons accueillait un nouveau doyen, Burak Cakmak, spécialiste de la mode durable. Il croit au potentiel de la technologie pour rendre les procédés de création et de production plus « eco-friendly ». Il a par exemple exprimé à WWD sont intérêt pour la technologie de CLIPs Carbon3D (Continuous Liquid Interface Production), un nouveau système de production qui « fait pousser » des éléments plutôt que des les matérialiser par couche comme en impression 3D. Il explique à WWD :

« Je crois sincèrement que l'industrie de la mode est à un tournant […] une approche plus réfléchie du design peut jouer un rôle dans l'amélioration du business model d'entreprise existantes pour ainsi correspondre à la réalité de notre époque. »

L'arrivée de Cakmak à la Parson school est peut être le début d'un type d'éducation pour une nouvelle génération de designers tournés vers le durable et l'innovation, conscients de leurs rôles dans une industrie de la mode toujours plus rapide. A l'image des talents mis en avant par Selfridges qui incluent les valeurs de durabilité dans tous les aspects de leurs projets, de la création à la production, autour d'un véritable état d'esprit.


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Albance, la marque de vêtements féminins sur mesure !

Albance, c’est l’une des start-ups gagnantes du concours Wonder Women Of Paris, organisée par Paris Pionnières, l’incubateur de l’entrepreneuriat au féminin. Charlotte Lautier-Gaud, sa fondatrice, nous dit tout sur son concept innovant qui permet d’habiller les héroïnes des temps modernes !

Quels ont été les débuts d’Albance ?

J’ai toujours su que je voulais créer mon entreprise : après un diplôme d’ingénieur, j’ai d’abord travaillé dans un grand cabinet d’audit financier. L’idée de créer une entreprise est née de cette expérience dans le monde du travail et de mon vécu de femme. Quand j’ai commencé à travailler, j’ai rapidement expérimenté une problématique vestimentaire qui est celle de très nombreuses femmes. On n’a pas toujours le temps de faire les magasins, en termes de style il n’est pas évident de trouver de jolis basiques qui soient à la fois professionnels, féminins et pratiques à porter, et quand on passe en cabine, il y a toujours un petit quelque chose qui fait que le vêtement ne nous va pas parfaitement et qu’on ne se sent pas toujours mise en valeur. C’est de ce constat qu’est née Albance, la première marque de sur mesure dédiée aux femmes modernes, avec une offre qui conjugue élégance, qualité et confort. Le nom de la marque vient du latin « albus » et évoque justement une élégance épurée et simple.

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Veste Alice

« On se demande souvent si c’est la femme qui fait le vêtement ou le vêtement qui fait la femme. Chez nous, c’est les deux. »

Vous utilisez une solution innovante pour une coupe sur mesure : pouvez-vous nous en dire plus ?

Pour chaque modèle de la collection, nous développons un patronage digitalisé et « intelligent » qui va s’ajuster automatiquement aux mesures de la cliente aux points qui sont habituellement sensibles (tour de poitrine, taille, bassin, longueur des bras, des jambes…). Pour la prise de mesures, nous proposons une solution à distance, très simple et rapide, qui sera intégrée à notre futur eshop (Coming very soon !). En 3 photos prises à partir de son smartphone, la cliente crée son avatar qui nous transmet ses mesures.

Ces innovations nous offrent beaucoup d’avantages, par exemple :

  • On ne parle plus de taille. Chez Albance, chaque cliente a son propre patron, réalisé à ses mesures.
  • Chaque pièce est confectionnée à l’unité. Cela nous permet beaucoup de flexibilité sur les collections de tissus. Nous pouvons nous permettre de travailler des fins de collections de grandes maisons à des tarifs avantageux et ainsi proposer la meilleure qualité au meilleur prix, tout en évitant le gaspillage.

Aujourd’hui, nous recevons les clientes au showroom parisien : cela leur permet de se familiariser avec le concept, d’essayer les modèles de démonstration et de découvrir les collections de tissus.

A quoi ressemble la 1ère collection ?

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Veste Alice & Jupe Lucie

Pour la première collection, nous avons dessiné une veste et une jupe qui apportent une touche élégante et moderne à vos tenues tout en tenant compte de nombreux détails pratiques. Par exemple, le modèle de veste Alice se porte aussi bien sur une robe que sur un pantalon, et sa petite poche intérieure vous permet de glisser vos cartes de visite ou votre smartphone. Pour la jupe Lucie, c’est la coupe patineuse que nous souhaitions mettre en valeur, avec LA bonne longueur (ni trop courte, ni trop longue) qui la rend intemporelle. On y a ajouté de grandes poches côté invisibles dans lesquelles on a plaisir à glisser ses mains.

Nos principales inspirations sont les femmes qui nous entourent. Toutes ces femmes qui ont chacune leurs singularités qui les rendent extraordinaires. Nous souhaitons mettre en valeur cette singularité, grâce à des pièces bien pensées et surtout ajustées à leur morphologie et à leurs envies.

Côté matières, nous avons volontairement travaillé une première gamme qui combine un tombé élégant et un entretien facile, avec une large palette de couleurs allant du noir au jaune moutarde, en passant par des pastels, du rouge intense, ou encore du bleu électrique. De quoi exprimer votre personnalité comme vous le souhaitez !

Pour la suite, nous réfléchissons à d’autres intemporels de la garde-robe féminine : un modèle de veste longue, une petite robe et une ligne de pantalons. Nous souhaitons aussi proposer bientôt une gamme de lainages, et introduire une sélection de tissus à jolis motifs pour varier les styles et les plaisirs.

Quel est votre avis sur la FashionTech ?

Il est indispensable qu’un domaine comme la mode, qui reste encore très artisanal, tienne compte des évolutions technologiques de notre temps et les tourne en sa faveur. Non pas en juxtaposant une pièce de mode et une innovation technologique, mais en intégrant l’innovation dans le processus-même de création et de distribution. C’est ce qui permet de rendre la mode plus intelligente, plus durable, et de proposer la meilleure qualité au meilleur prix.

Chez Albance, nous partons d’un concept qui préexistait au prêt-à-porter - le sur mesure féminin - et nous nous servons d’outils digitaux pour le remettre au goût du jour (grâce notamment aux réseaux sociaux), pour le diffuser à grande échelle (en passant par une vente en ligne), et surtout pour proposer des pièces abordables (ce qui ne serait évidemment pas le cas si une équipe de modéliste devait retravailler à la main chaque patron).


luxe et digital

Les marques de luxe et le digital, une transition difficile

Les dernières campagnes de Louis Vuitton autour de personnages virtuels ont fait beaucoup parler d'elles. Se tournant pleinement vers le digital, la marque de luxe se distingue de certains de ses concurrents qui ont toujours du mal à allier image de marque exclusive et communication en ligne. Chez les marques de luxe, de nombreux efforts sont faits pour s'approprier la culture web et s'adresser à une nouvelle génération de consommateurs connectés.

Les personnages virtuels, nouvelles muses de la mode?

Fin 2015, Louis Vuitton lançait la campagne de sa collection printemps-été 2016 avec pour égérie Lightning, la célèbre héroïne aux cheveux roses du jeu vidéo Final Fantasy XII. S'en suivit un spot intitulé « Space Travel of the Digital Girl » réalisé par Gilles Esteve, célèbre artiste et réalisateur. On y voit une femme robot dans l'espace, très inspirée du travail de l'artiste japonais Hajime Soryama, ainsi que la nouvelle collection de sacs Louis Vuitton dont le logo a été revisité, version plus futuriste pour l'occasion.
Nicolas Ghesquière explique à WWD:

« Lightning est le parfait avatar féminin de l'héroïne universelle faite pour un monde où les réseaux sociaux et la communication sont désormais intimement liés à notre vie ».

"Space Travel of the Digital Girl" Louis Vuitton campagne printemps été 2016
"Space Travel of the Digital Girl" Louis Vuitton, campagne printemps-été 2016

Au delà d'une communication sur les réseaux sociaux, d'un site, d'un e-shop, les marques de luxe intègrent le digital en s'intéressant à la culture du web.
Déjà en 2012, on avait connu une vague de personnages virtuels dans la mode.  Le magazine Arena Homme dédiait en effet 12 pages aux personnages de Final Fantasy, alors habillés en Prada.

Les mondes virtuels se font une place dans le nôtre

La marque américaine Proenza Schouler sortait quant à elle la même année la vidéo « Desert Tide » réalisée dans le monde virtuel en ligne « Second Life » afin de promouvoir leur collection automne hiver 2012. Les vêtements étaient portés par des avatars évoluant dans un désert virtuel.

S'en suivirent la collection printemps-été 2013 « Tumblr » et sa vidéo de promotion réalisée par David Sim faite de collages et de glitchs. Enfin on peut citer leur campagne GIF diffusée sur Twitter et réalisée par la net.artiste Jeanette Hayes.

La marque se créa ainsi une forte communauté en ligne alimentée par une gestion efficace de leurs différents réseaux sociaux.
Humberto Leon et Carol Lim, les fondateurs d’Opening Ceremony et directeurs artistiques de Kenzo ont travaillé avec DIS magazine pour leur collection Kenzo automne hiver 2012 homme. La vidéo s'inspire des images de stock photos pour un résultat surréaliste et humoristique, très inspiré de l'imagerie du web 2.0.
Parfois considérées comme des réappropriations superficielles de la web-culture, ces initiatives n'en montrent pas moins la volonté des marques d'investir le digital dans sa globalité.

Les marques de luxes se transforment pour s'adapter au monde technophile

Burberry est souvent considérée comme la marque de luxe qui a le mieux réussi sa transition vers le digital. Il y a quelques années, Burberry était synonyme de « carreaux » et « british » mais désormais on peut y ajouter « innovation ». La marque a su faire évoluer ses valeurs grâce à une diversité d'initiatives digitales. Continuant sur cette lancée, leur collection printemps-été a été présentée via l'application Snapchat. Ils ont également lancé très récemment leur chaîne Apple TV qui leur permettra entre autre de présenter défilés, tutos, performances d'artistes ...
Les marques ne cessent aujourd'hui de citer la web-culture dans leurs campagnes. Calvin Klein a utilisé de vrais « sextos » dans sa campagne hiver 2015 réinventant ses célèbres pubs « sexy » à l'ère digitale et visant ainsi une génération « Tinder ».

Campagne automne-hiver 2015/2016 Calvin Klein
Campagne automne-hiver 2015/2016 Calvin Klein

La marque Diesel a récemment annoncé qu'elle allait promouvoir sa collection printemps-été 2016 sur les plate-formes PornhubYouporn, Tinder et son équivalent gay, Grindr. Déjà pour leur campagne hiver 2015 ils surfaient sur les codes des messages en lignes. Et J.W.Anderson a proposé en live le défilé de sa collection hiver 2016-2017 sur Grindr il y a quelques jours lors de la Fashion Week de Londres.

L'instantanéité d'internet, incompatible avec l'univers du luxe ?

Les marques de luxe comme Louis Vuitton ou Chanel ont construit leurs identités sur la notion d'exclusivité, évoquant un monde hors de portée de la plupart des gens. Une vision qui se trouve à l'opposé de l'esprit populaire d'internet. Certaines marques ont alors décidé de s'associer à des célébrités très populaires sur les réseaux sociaux, comme Dior et Rihanna, ou Calvin Klein et Justin Bieber, des célébrités qui comptent une audience virtuelle 10 fois plus importantes que les leurs. Ces marques essayent de rattraper leur retard et de toucher un consommateur qui est d'autant plus connecté que le reste de la population.
Elles sont nombreuses à faire appel à des CDO (Chief Digital Officer) qui leur permettent de redéfinir leur stratégie globale d'un point de vue digital. Mais leur rôle est surtout celui d'un porte-parole visant à prouver une évolution vers le digital. Il est rarement source d'un profond changement.
Et l'on peut parfois se demander si le monde de la mode ne considère pas la technologie simplement comme une tendance, passagère, et non pas comme ce qu'elle est, une révolution. La technologie change pourtant tout, de la création à la production jusqu'à la distribution et la communication …
Bien sur les marques de luxe françaises ont tendance à s'appuyer sur leur héritage pour insuffler du prestige à leurs produits. Mais un héritage sans innovation ne suffit plus. Des initiatives innovantes ont lieu dans les domaines du e-commerce ou de la communication digitale. Mais les marques semblent avoir encore du mal à introduire la technologie au sein même de leur façon de penser la mode pour ainsi de la transformer en produits et services innovants.


Salon ASAP : les innovations outdoor à venir en 2017

Les 11 et 12 janvier, avait lieu à Annecy le salon ASAP, comme dans Annecy Showroom Avant-Première. Cet événement réservé aux professionnels du textile outdoor dévoile les innovations à venir pour la saison suivante, soit dans notre cas l'hiver 2016 - 2017. Et au milieu des 53 marques présentes, 3 ont particulièrement retenu mon attention.

Nore : la maille frenchie, entre tradition et innovations

Nore, comme dans Pic de Nore, sommet situé au cœur de la Montagne Noire (dans le Massif Central pour ceux qui, comme moi, auraient bien besoin d'une petite remise à niveau en géographie !) et surplombant Castres, à la frontière des départements de l'Aude et duTarn.

Pull de chasseur d'escargots de la marque française NoreEn quoi c'est important ? En ce que la manufacture Regain, créatrice de la marque Nore, y est implantée depuis 1973 et reste l'une des dernières irréductibles fabriques gauloises de maille. Les notions de qualité et d'authenticité sont donc primordiales. Mais quid de l'innovation ?

En cette période trouble pour les manufactures françaises, il a bien fallu bon gré mal gré se réinventer. Et c'est ainsi que la manufacture Regain, spécialisée dans l'habillement professionnel (pour les pompiers et l'armée notamment) vient à revisiter ces produits iconiques dans des clins d'œil décalés et des coloris originaux.

Guides de montagne, sapeurs-pompiers, aviateurs de l'armée de l'air, navigateurs, et même chasseurs d'escargots : chacun son pull, savamment relevé d'une des touches signatures de la marque, comme les manches de deux couleurs différentes ou les patches colorés.

Et côté innovation technique, la marque française n'est pas en reste non plus, bien loin de là. Certains produits sont notamment doublés de membranes coupe-vent respirantes qui ont pour effet d'isoler aussi efficacement qu'une doudoune.

Nore, entre innovation et tradition - le pull luminescent

Mais l'innovation qui m'a vraiment tapé dans l'œil pendant ce salon, c'est ce pull en fil photoluminescent (les bandelettes de couleur claire). Il se charge pendant huit heures à la lumière naturelle (même la lumière de la lune fonctionne !) et restitue la lumière pendant environ six heures. Pratique quand on part en expédition... ou pour se la jouer boule à facettes une fois les derniers rayons du soleil passés derrière la montagne.

Le plus : une démarche éco-responsable et de production durable, et une fabrication à Castres à côté de Toulouse qui permet de sauvegarder des métiers presque disparus. Comme quoi tradition et innovation ne sont pas incompatibles... Bravo !

Pour plus d'informations, visitez le site web de Nore.

Capranea, la veste de ski haut de gamme

Vestes de ski haut de gamme de la marque Capranea

Capranea, c'est une marque suisse au concept simple (en apparence du moins) : une fonction qui se fond dans la forme, soit des vestes ultra-techniques et pourtant élégantes.

Tweed Moessmer, en mélange de laines vierges en provenance d'Italie

Leur spécificité pour l'hiver 2016 - 2017, c'est une collaboration avec Moessmer, atelier de fabrication de tissus et laines haut de gamme qui leur produit notamment un tweed en mélange de laines vierges d'Italie. Ces matières nobles sont doublées d'une membrane qui assure leur étanchéité à l'humidité et au vent, et l'endroit du tissu est traité avec une finition hydrofuge réalisée en Autriche. Ce qui permet aux vestes Capranea d'afficher 24.000 d'imperméabilité et 27.000 de respirabilité... Plutôt impressionnant !

Visitez le site web de Capranea.

Descente : la marque japonaise (comme son nom ne l'indique pas) sur les chapeaux de roue

Descente, c'est une marque qui porte l'innovation dans son ADN. Fondée en 1935 sous le nom d'Ishimoto Shoten par Takeo Ishimoto, Descente est entre autres l'inventeur du vêtement de sport pré-formé. La marque se fait connaître sur la scène internationale lorsque le patineur de vitesse américain Eric Heiden pulvérise le record mondial dans une combinaison Descente. Et ce goût pour l'innovation est toujours aujourd'hui ce qui représente le mieux l'esprit de la marque.

Autre exemple, les wearables : le premier wearable lancé par Descente remonte à 1998. Intitulée « Mobile Thermo », cette veste résultant de la fusion du sport et de l'électronique possédait déjà un système catalytique chauffant développé en collaboration avec Panasonic.

Descente, marque japonaise de vestes de ski innovantes à technologie HEAT NAVI

Aujourd'hui, c'est la technologie HEAT NAVI que je découvre : un traitement exclusif du tissu extérieur, directement dans la fibre, permet de récupérer tous les rayons lumineux et de les restituer sous forme de chaleur, ce qui augmente la température à l'intérieur de la veste de 3°C à 9°C. Étant donné qu'il ne s'agit pas d'un traitement de surface, c'est une propriété qui ne s'altère pas dans le temps, contrairement à la plupart des tissus techniques qui perdent de leurs propriétés imperméabilisantes au fil des lavages.

Une petite Descente ?

L'innovation dans le milieu du sport a donc encore de beaux jours devant elle, et on est ravi de voir que les marques françaises savent aussi saisir la balle au bond et se réinventer pour ne pas rester sur la touche. Cocorico !

La montagne, ça vous gagne ? Évitez la congélation en altitude en lisant notre article sur ces wearables chauffants qui révolutionnent l'hiver.


CES2016

Ce qu'il faut retenir du CES 2016 !

Du 6 au 9 Janvier dernier se déroulait le CES 2016 (Consumer Electronic Show), le rendez-vous annuel implanté à Las Vegas regroupant les concepteurs et fabricants de nouvelles technologies internationaux. Cette année, pas d'innovation de rupture notable mais de nombreuses améliorations à découvrir et des projets très prometteurs.

Nouvelles technologies : les 3 grandes tendances

Les trois grandes tendances de cette 49ème édition étaient :

  • Les objets connectés (montres, bracelets, drones)
  • La réalité virtuelle
  • L'automobile
♦ Les objets connectés

Avec une augmentation de 30% par an, en moyenne, on estime, pour 2016, la vente de 6,4 milliards d'objets connectés dans le monde. C'est avant tout des objets destinés à la domotique, au sport ou à la santé qui ont été présentés. L'enjeu principal pour les industriels du secteur : parvenir à séduire le public féminin, qui reste encore peu consommateur de ce type d'objets.

♦ La réalité virtuelle

Particulièrement attendus pour cette année : les casques de réalité virtuelle. Trois produits sont déjà au coude à coude pour un lancement au printemps :
- Sony avec Playstation VR (anciennement Morpheus), grand absent du salon, adapté au gaming
- l'Occulus Rift, commercialisé dès mars 2016 au prix de 699€
- HTC et son HTC Vive Pre, dédié aux développeurs avec une manette sans fil et dont plus d'informations seront dévoilées courant avril

♦ L'automobile

De multiples annonces et de nombreux partenariats ont été présentés cette année : Volkswagen va relancer son culte Combi version électrique et connectée ; Amazon et Ford s’associent pour faire communiquer la voiture et la maison ; Faraday Future se positionne comme un nouveau concurrent de Tesla…
La voiture autonome était au centre des conversations, et une conférence dédiée à l'avenir de la mobilité urbaine a mobilisé les visiteurs.

 

La French Tech mise à l'honneur

FrenchTech_CES2016

Juste derrière les États-Unis, la France est la deuxième délégation la plus représentée au salon avec 190 start-ups. Une présence remarquable avec 1/3 des entreprises exposées dans l'Eureka Park, le principal espace de démonstration du salon entièrement dédié aux start-ups et PME innovantes.

Un fort taux de participation que l'on peut expliquer par 3 facteurs majeurs :
- la bonne communication autour du label French Tech, valorisé par les politiques français
- un vrai savoir-faire français sur le secteur des objets connectés : que ce soit pour le design, la partie logicielle ou pour la créativité.
Le salon CES a servi et sert de tremplin pour les entreprises françaises de l'IoT comme, par exemple, Withings qui a bénéficié de retombées très favorables en termes de notoriété, de réseau et d'opportunités de marché.
- une crédibilité à l'international : évidemment, rien de mieux pour un fabricant d'être confronté directement avec les experts de son marché pour obtenir des retours sur son produit. Fort de son succès, l'évènement représente pour certains, la majorité du budget communication de l'année ! Une première rencontre avec les États-Unis qui permet de mieux évaluer l'attractivité du marché et parfois, de revoir sa stratégie en décidant de focaliser la partie ingénierie en France et en ouvrant de petits bureaux aux USA.

Un savoir-faire "Made In France" grandement mis à l'honneur avec de nombreuses innovations récompensées aux CES Innovation Awards.

Quelques nouveautés FashionTech

  • Oombrella, le parapluie intelligent

Avec l'accessoire de Weezzo, vous ne risquez plus de sortir trempés.  Ce parapluie connecté envoie des alertes pour prévenir des journées de pluie. Sa toile est composée d'un matériau qui réfléchit la lumière pour égayer de la grisaille. Ils lanceront bientôt leur campagne de crowdfunding sur Kickstarter.

Digitsole

  • La chaussure chauffante

Alors que nous vous parlions il y a quelques temps des vêtements chauffants, nous vous présentons maintenant la paire de chaussures qui va avec : Digitsole, venue de Nancy, qui a plusieurs fonctionnalités. Premièrement, un système de chauffe intégré mais aussi des capteurs pour mesurer son activité physique, une ouverture et fermeture automatique, une lampe-torche intégrée et un suivi de l'usure de l'amorti.

Le rendez-vous pour 2017 est déjà pris avec : la 50ème édition qui sé déroulera du 5 au 8 Janvier.


Starkweather, tissus optimisant la régulation de la température corporelle

Wearables : les vêtements chauffants révolutionnent l'hiver

Après s'être longuement fait attendre, il semblerait que l'hiver soit enfin là, et les plus pessimistes parlent même d'un prolongement de la saison froide jusqu'à fin mars - début avril. Loin de moi l'idée de vouloir écouter ces oiseaux de mauvais augure, mais force est de le constater : le temps des apéros en terrasse est fini, l'avènement des doudounes et moonboots est proche. Ou pas ? Et s'il existait des alternatives wearables permettant de réguler en temps réel la température de votre corps ? Tour d'horizon.

Vêtements techniques, les précurseurs

C'est souvent dans le sport (après l'armée) que se développent les nouvelles technologies, et les vêtements chauffants ne font pas exception à la règle. Toute une flopée de vêtements techniques chauffants est déjà disponible sur le marché, mais ils restent pensés pour un usage précis et ne sont pas nécessairement adaptés à une utilisation quotidienne.

Starkweather, la régulation de la température du corps optimisée

Fonctionnement des tissus Starkweather

Heureusement, nous ne sommes pas les premiers à nous poser la question de vêtements chauffants à porter en ville. Et celle qui réussit avec brio à résoudre cet épineux problème, c'est Lee Anderson, fondatrice de Starkweather. Le principe est simple : des tissus fins mais aux propriétés chauffantes et isolantes reconnues (laine, cachemire, soie) et des superpositions de couches habilement disposées pour former un cocon protecteur qui optimise les capacités de régulation de la température du corps. Le plus : les différentes pièces à superposer peuvent être portées séparément.

Starkweather, tissus optimisant la régulation de la température corporelle

Plus d'infos ? Visitez le site de Starkweather.

SWARM, l'incroyable écharpe de Microsoft Researchers

SWARM, une écharpe intelligente développée par Microsoft ResearchersCertes, il ne s'agit encore que d'un projet, mais l'écharpe SWARM pensée par Microsoft Researchers a de quoi impressionner. Son but : aider son porteur à gérer ses émotions et à interpréter celles des autres, au moyen de capteurs sensoriels. Bien sûr, on pense immédiatement aux implications que cela pourrait avoir pour les personnes atteintes de handicaps physiques ou mentaux, comme les troubles autistiques par exemple. SWARM est télécommandée depuis un smartphone, et peut entre autres réchauffer son utilisateur. Présentée sous forme d'un maillage d'hexagones parcourus de capteurs, elle est destinée à être glissée dans un fourreau et pourra donc potentiellement être utilisée avec n'importe quelle écharpe.

Plus d'infos ? Consultez le PDF de SWARM.

 

ATTACH, le projet de recherche de l'Université de San Diego

Adaptive Technologies with Active Cooling and Heating, ou ATTACH, c'est un projet de recherche mené par des ingénieurs américains de l'Université de San Diego et qui a obtenu une bourse de recherche de la part de l'ARPA-E, l'agence gouvernementale qui finance les projets de recherche avancée sur le thème de l'énergie. Le constat de base est relativement simple : lorsqu'une ou deux personnes seulement sont présentes dans une pièce, réchauffer ou refroidir la totalité de la pièce n'est pas optimal en terme d'efficacité énergétique. Il serait plus intéressant de réchauffer ou refroidir la personne directement, au moyen de vêtements qui s'adapteraient automatiquement à la température du corps.

Plus d'infos : consultez le site de l'ARPA-E.

Allez, respirez : plus que quatre mois d'hiver !

Et pour aller plus loin : consultez notre article à propos de la protection à travers la fashion tech, une autre application pratique des wearables.

Sources :
http://stkwo.com/about-starkweather/
http://research.microsoft.com/pubs/238353/swarm.pdf
http://research.microsoft.com/apps/pubs/default.aspx?id=238353
http://www.technologyreview.com/news/534261/microsoft-researchers-get-wrapped-up-in-smart-scarf/
http://www.kurzweilai.net/smart-clothes-for-personalized-cooling-and-heating


2016 : l'année de la Fashiontech

2015, une année riche en challenges pour Modelab.

Tout à commencé début Janvier, avec le lancement de notre webzine sur l'innovation dans le secteur de la mode.

A l'origine du projet, différentes rencontres d'un côté avec des acteurs de la filière technologique et de l'autre avec des personnalités de la filière mode et habillement. Alors que de l'autre côté de l'atlantique Apple débauchait déjà chez Burberry ou Yves Saint Laurent pour créer l'iWatch, en France ces deux mondes m'ont semblé tout à fait séparés. L'impulsion m'est venue de créer Modelab, afin de dynamiser les échanges entre les secteurs technologiques et créatifs.

Et quoi de mieux qu'un magazine digital pour accélérer la rencontre de ses deux écosystèmes?

En me lançant dans cette aventure je ne me doutais pas une seconde des mois qui allaient suivre et de la charge de travail que cela allait me demander. Et surtout du plaisir que cela allait me donner...

Modelab : l'écriture au centre

Une des premières difficultés fût de trouver des contributeurs passionnés et passionnants sur le sujet.  Je ne pouvais pas rédiger seul car je souhaitais avant tout que Modelab soit un collectif et surtout un média collaboratif.

Pourtant pendant plusieurs mois, j'œuvrais seul tout en provocant des rencontres avec des acteurs fashiontech : startups, créateurs ou encore institutions...

Au mois d'Avril, Estelle a rejoint le projet comme responsable éditoriale avec une certaine fougue. Progressivement de nombreux contributeurs ont commencé à intervenir sur Modelab comme Alexandra, Amandine...

Une fois cette partie rédactionnelle stabilisée, je pouvais me concentrer sur la promotion de Modelab.

Le salon traffic en point de mire

En juin, la Fédération française de prêt-à-porter Féminin a pris contact avec moi au sujet de l'organisation d'un premier salon professionnel pour leurs adhérents en Novembre, le Salon Traffic.

Une belle opportunité en terme de visibilité pour Modelab, mais surtout celle de fédérer l'écosystème digital grenoblois, dont je suis originaire...
Alors, j'ai pris mon bâton de pèlerin et j'ai expliqué à ces startups l'intérêt de venir à ce salon. À ma grande surprise, elles n'ont pas hésité une seconde.  Nous avons emmené avec nous à Paris :

Ont suivit de longs échanges durant l'été, afin de mettre en place la meilleure manière de se mettre en avant, de présenter les spécificités grenobloises en lien avec le numérique, et Modelab. Au cours de nos discussions, l'édition d'un format papier de notre magazine pour le salon nous a semblé pertinent pour montrer et démontrer notre savoir-faire. Un objet physique a finalement plus de poids qu'une démonstration virtuelle.

Photographie de Greg Randon
Photographie de Greg Randon

En me lançant dans ce nouveau challenge je ne réalisais encore pas l'étendue du travail à venir pour sortir ce magazine. L'équipe de Bee Buziness a été d'une précieuse aide dans le développement de ce projet. Après des nuits sans sommeil, le bon à tirer partait chez l'imprimeur le Vendredi pour se retrouver au Salon Traffic le Mardi, la veille de l'ouverture...

Modelab papier : tout un symbole

En arrivant au Salon Traffic la veille de l'ouverture, je me suis précipité vers les organisateurs afin de savoir s'ils avaient bien reçu mon précieux magazine.

Leurs sourires m'ont complètement réconforté et ce fut le comble de la joie lorsque j'ai pu enfin voir et toucher le premier magazine papier. Evidemment, je ne pouvais pas être objectif ! Mais je crois que le bonheur c'est lorsqu'on arrive à se dépasser. Et pour accoucher de ce magazine, je peux vous affirmer qu'on en a XXX des paillettes.

Ça en valait le coup: durant cet évènement nous avons eu de nombreux retours positifs et provoqué des rencontres enrichissantes.

Pourtant, je ne perdais pas de vue qu'il s'agissait de la première étape. Il nous restait à promouvoir, vendre et financer ce magazine.

Et surtout, à en réaliser un second...

Modelab 2 : le retour

Le test de Novembre m'a permis de constater qu'il existait bel et bien un public de passionnés Fashiontech.

C'est décidé, Modelab devient un trimestriel  papier ! Prochain numéro prévu pour le 25 janvier, il sera dédié "aux nouvelles matières".

2016 : l'épreuve de vérité

2016 s'annonce passionnante, ce sera l'épreuve de vérité pour notre média. J'ai mis tellement d'énergie et de passion dans ce projet que je n'imagine pas une seule seconde que nous ne puissions pas réussir.

Et Janvier commence...