revue de presse

Revue de presse - Mars

Chaque mois, Modelab reprend dans sa revue de presse l’actualité qui a marqué la FashionTech. Start-ups, évènements, applications : voici un récapitulatif des articles qui nous ont le plus marqué ces dernières semaines, et mars s'est avéré être un mois plein d'inspirations !

 

Le webmagazine oai13.com propose un dossier sur la photo de mode, alimenté pendant tout le mois.
Au sommaire : "La photographie de mode peut-elle faire rêver de tout?", "Quand les arts plastiques infiltrent la mode", "une photo de mode qui pense la société"...

Manon Wertenbroek pour Marie-Claire

« Une série mode est belle ou intéressante justement quand elle va au-delà de la mode.» Nathalie Marchetti, rédactrice en chef photo de l’Express Styles à Paris

Marie Delagnes, série Bloom

 

Toujours dans l'image de mode, avec une touche digitale <3, WSGN a publié une interview de Greta Larkins, créatrice de gifs célèbre sur Tumblr (350,000 followers) qui séduit de nombreuses marques et a notamment collaboré avec Calvin Klein, ASOS, Nasty Gal...

FashGIF

Actualité marquante du mois de mars

Pendant le mois de Mars s'est déroulé le festival South by Southwest (SXSW) à Austin, focalisé sur la musique, les vidéos et... l'intéractivité ! Beaucoup de parutions sur le sujet, vous pouvez lire par exemple Instyle sur les 5 tendances Tech qu'ils y ont repéré : développement de la réalité virtuelle, les voitures connectées, des applications pour se nourrir mieux, de nouveaux design de headphone, et la nouvelle génération de wearables, qui peuvent mesurer le développement des muscles et l'accompagner.

Une rumeur prend de l'ampleur : Snapchat se préparerait à la Réalité Augmentée, en s'intéressant de près aux lunettes connectées. 

Tout le monde parle toujours autant de Snapchat, mais pas seulement. Sur Adweed, on rappelle l'importance de Youtube pour les marques de Luxe, notamment par rapport à Snapchat, la plateforme chouchoute du moment. Et sur Digiday on fait le point sur Pinterest et l'intégration des posts sponsorisés

Pour terminer cette revue de presse, un article d'ouverture rappelant la (relative) proximité entre le monde de la mode et celui de la beauté : "Driving Tech Innovation : What can fashion learn from beauty" analyse les relations existantes entre ces univers, et celles qui pourraient se mettre en place (le rôle des applications, Youtube...)

 

Bonnes lectures !


Une nouvelle vague de créateurs New-Yorkais s'empare de la fashiontech

Lors de la dernière fashion week New-Yorkaise (aw16) une nouvelle génération de créateurs nous a offert une vision inspirante de la fashiontech. Internet continue d'influencer la mode, mais plus qu'une influence, internet devient un état d'esprit, une partie intégrante de la façon de concevoir la mode. Plusieurs défilés dont ceux de Chromat et de Vfiles nous laissent entrevoir une fashiontech qui fait véritablement sens. On dépasse le simple fait de vouloir traduire le potentiel de la technologie dans le vêtement. La technologie devient partie d'une réflexion globale, moyen d'expression, reflet d'une vision sur le monde.

Chromat, la technologie au service de la diversité

La marque américaine Chromat basée à New York et créée par Becca McCharen se présente comme travaillant sur des « expérimentations structurelles pour le corps humain ». La marque fait le lien entre diversité et technologie à travers une mode architecturale innovante. Finaliste du CFDA/Vogue Fashion Fund l'année dernière, concours très influent récompensant les marques les plus pointues, Chromat semble en avance sur les enjeux qui secouent la mode, comme la diversité dans les castings, le décloisonnement des genres ou la wearable technologie.
Depuis toujours intéressée par la technologie dans la mode, Becca McCharen a conçu des pièces souvent très expérimentales et peu exploitables au quotidien. Cette saison automne-hiver 2016 marque peut être un tournant pour la marque. McCharen nous a présenté une collection de vêtements sportswear, de maillots de bain et de lingerie, des silhouettes « body-friendly », faciles, structurées. Un second partenariat avec Intel ajoute à ces silhouettes des structures en LEDs qui entourent et soulignent le corps et sont activées par les mannequins via des bracelets munis des capteurs sensoriels StretchSense.

Chromat aw16

Depuis 2000, l'approche multi-disciplinaire de Becca McCharen lui permet de créer une mode qui casse les codes. L'utilisation de technologies dans le vêtement fait sens chez Chromat et ne se réduit pas à une expérimentation gadget des nouvelles technologies. Elle fait preuve d'une démarche globale dans laquelle les innovations textiles sont un moyen d'expression, un outil, et pas une fin en soi. La créatrice a confié à iQ qu'elle souhaite que les femmes se sentent sûres d'elles dans les vêtements qu'elle crée. La diversité est primordiale dans son processus d'innovation, une approche en ligne avec une pensée post-digitale, une mode transversale, horizontale et démocratisée.

La communauté en ligne Vfiles fait défiler la fashiontech

Démocratiser la mode, c'est bien la mission que s'est donnée la plate-forme en ligne Vfiles depuis ses débuts en 2012. Vfiles est une communauté en ligne qui rassemble une génération Z passionnée de mode. Chaque saison, Vfiles fait défiler trois marques à la fashion week de New-York, trois marques qui ont été élues démocratiquement par la communauté en ligne. Et pour cette saison automne-hiver 2016, la fashiontech était au rendez-vous.
D'abord par le bais d'une collaboration entre VFiles et l'entreprise de fashiontech XO. Les fondateurs de XO, Nancy Tilbury et Benjamin Males sont connus pour des projets tels que Volantis, la robe volante de Lady Gaga ou encore le soutien-gorge incrusté de cristaux Swarovski et de LEDs d'Azealia Banks pour sa tournée Fantasea en 2012.

A travers cette collaboration, VFiles donne une toute autre direction à la wearable tech telle qu'on la connaît, loin des data-driven Fitbits ou Apple Watch, loin également de projets dont la fonction reste trop gadget ou peu adaptée à un usage quotidien. Car en effet, cette collaboration promet d'être la collection la plus abordable de fashiontech à ce jour.

Essentiellement composés de tissus en fibre optique contrôlés par smartphone, les pièces de cette collaboration sont purement esthétiques et tournées vers l'expression de soi. Anne Quay, fondatrice de Vfiles explique :

« Je pense que comme la communauté Vfiles est jeune et très connectée, il est important que nous prenions conscience que la wearable tech aura un effet sur notre façon de nous habiller et sur notre façon de vivre dans un futur proche. Il est aussi important d'apporter une vision « mode » à la wearable tech en opposition à une vision biométrique, ce qui est pour l'instant le plus mis en avant par les wearables. »

Après la présentation de cette collaboration avec XO, vient le tour des trois marques choisies par les internautes de Vfiles. Parmi elles cette saison, Neurocouture. La marque fondée par Nayana Malhotra a présenté deux mannequins portant des capes oversize blanches se tenant au centre du podium, leurs bras écartés afin que leurs capes forment une sorte d'écran sur lesquels des GIFs étaient projetés.

Objets culturels et motifs répétitifs animés, le format GIF choisi par Nayana Malhotra réinterprète le motif traditionnel en évoquant la web-culture. On retrouvait par exemple des memes populaires comme Donald Trump grimaçant ou encore la célèbre « Sad Frog ». Nayana Malhotra explique que l'idée derrière sa collection est de pouvoir « porter internet ».

Neurocouture

Elle cherche à explorer l'espace entre la personne et l'ordinateur, entre les émotions et la mode. En effet, le vêtement, équipé d'un système EEG, permet d'analyser les émotions de celui qui le porte pour les retranscrire en GIFs. Si la personne se sent en colère cela se manifestera par exemple par un GIF de Donald Trump. L'idée est d'utiliser le GIF dans la mode de la même façon que sur internet : pour exprimer ce que l'on ne dit pas, pour traduire l’intangible, a l'instar d'un emoticone. Sur le site de Neurocouture, la marque nous propose ainsi de « porter nos pensées » (« Wear what you think »). Neurocouture se définit comme une marque de l 'ère post-digitale. Un positionnement qui conçoit internet comme partie intégrante de la vie quotidienne, du processus de création, de la façon de penser.

Le projet nécessite cependant une projection en mapping et le système EEG pour fonctionner, ce qui n'est pas commercialisable. Mais ce n'est que le début de ce genre de technologies et Neurocouture nous donne un aperçu pertinent de ses applications futures.

Vers un autre système mode

Internet transforme la mode et ces bouleversements ne font que commencer. La mode semble se transformer en une industrie de l'image plus qu'une industrie de produits. Anne Quay, fondatrice de Vfiles, semble l'avoir bien compris, elle explique à Forbes :

« Nous voulions créer une communauté autour de la mode, et une communauté mode se construit autour d'images. »

Vfiles est une marque/media multi-plateforme qui comprend une archive d'images majoritairement générée par ses utilisateurs (dans l'esprit de Tumblr ou Pinterest), un moteur de recherche, un réseau social, des séries YouTube, un shop en ligne ainsi qu'une boutique à SoHo et un pop-up store à Tokyo.

Au lieu d'essayer de suivre les tendances, Vfiles incite ses utilisateurs à les créer, rassemblant une communauté qui invente de nouvelles façons d'interagir avec la mode en ligne. Vfiles a totalement compris et intégré le fonctionnement de la mode à l'ère d'internet, incarne ce que la mode est aujourd'hui et nous donne à imaginer de qu'elle peut devenir dans un futur toujours plus proche.


indépendants mode

Rencontre des indépendants de la Mode

La 2e rencontre des indépendants de la Mode s'est déroulée à la cité des congrès de Lyon, le lundi 14 mars 2016. Organisée par la Fédération Nationale de l'Habillement, elle invitait les gérants de boutiques de mode indépendantes à se réunir, pour faire le point sur l'actualité du secteur, et anticiper les mutations à venir. Retour sur les moments marquants de la journée.

photo : Annick Jehanne
photo : Annick Jehanne

« Que nous arrive-t-il ? », entrée en matière détonnante

La première conférence, intitulée « Que nous arrive-t-il ? », a commencé par un état des lieux de la situation économique. Marc Halévy, physicien de la complexité, incarne son propos en mêlant humour, anecdotes et analyse historique, enchantant l'assemblée.

Le modèle économique actuel découle de la révolution industrielle, qui a d'ailleurs rencontré beaucoup d'opposition en Europe, de la part de travailleurs refusant l'industrialisation (notamment les canuts à Lyon, mais aussi en Angleterre...). Aux USA, alors sans passé économique, ce modèle s'est installé plus rapidement, et le pays devient moteur du développement. Dans ce modèle, il faut être GROS, vendre beaucoup, baisser toujours plus les prix de revient... ces objectifs dessinent l'histoire du 20e siècle.

A partir des années 90, la seule possibilité restante pour baisser ces prix de revient est de lésiner sur la qualité. Les gens commencent alors à se révolter : «Je ne suis pas assez riche pour acheter du bon marché !» disait le grand-père adoptif de Marc Halévy, agriculteur de métier, et ce n'était pas le seul... Le prix d'achat n'est qu'une partie du coût total ! Aujourd'hui, nous rentrons dans une économie basée sur la valeur d'usage, l'utilisabilité.

rupture

Avec la rupture écologique que nous connaissons, la pénurie des ressources naturelles, nous sommes dans une période que Mr Halévy qualifie de « frugalité joyeuse », où l'important est désormais de faire moins mais mieux. Plus besoin d'être gros, mais d'être virtuoses !

"Le difficile est différenciant"

Pour restaurer ses marges, il faut augmenter son niveau de virtuosité, injecter des ressources immatérielles (à la différence de l'ancien modèle qui se concentrait sur le matériel et agissait sur les coûts fixes, ce qui n'est plus possible dans le nouveau modèle, comme l'effet d’échelle n'existe pas sur les ressources immatérielles).

La pyramide hiérarchique, le modèle organisationnel le plus lent et le plus lourd, n'est plus adéquat dans un monde où on demande l'agilité... c'est une rupture organique, où les entreprises repensent leur fonctionnement en réseaux, avec des modèles d'organisation réticulés.

Si dans les 20 ans à venir, 40% des tâches qui sont aujourd'hui assumées par des humains sont automatisées, des bouleversements se profilent.

Marc Halévy conférence
Les médias expriment la vision de la courbe rouge, l'ancien modèle qui s'écroule, alors que si on regarde la courbe verte, c'est une vision positive !

« un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse »,

Marc Halévy nous invite à changer notre point de vue, et prêter plus d'attention à la forêt.

Dernière rupture relevée dans cette conférence, une rupture philosophique entre deux visions du monde, celle de l'ancienne génération qui cherchait à « réussir dans la vie » et celle de la nouvelle génération qui souhaite « réussir sa vie ».

Comment travailler en réseaux avec évolution des mentalités vers le « moi » ?

Pour donner envie aux jeunes, il s'agit de redonner du sens, de la valeur à ce qu'on vit, répondre à la question « quel est le but de l'entreprise ? » et ce ne peut pas être de « faire du profit » (même si c'est essentiel, le profit est le carburant de l'entreprise).

Le propos de Marc Halévy peut toucher tous les entrepreneurs, pas seulement ceux du secteur de la mode. Prospectiviste analysant le passage de l'économie industrielle à l'économie de l'immatériel, il écrit notamment sur www.noetique.eu, et vous pouvez retrouvez des vidéos de certaines de ces interventions sur Youtube, comme par exemple celle-ci sur l'innovation.

« Prendre en main son futur en affirmant sa différence »

Table ronde avec Bernard Morvan (commerçant, Président de la FNH et Président de la Commission Paritaire Nationale), Frédéric Willems (avocat), Philippe Drhouin (commerçant, président du groupement d'achat Territoire d'Homme), Christian Auque (Agent, dirigeant de la société Vista), Annick Jehanne (consultante, fondatrice de Hubmode).

La Fédération Nationale de l'Habillement prône le lien social et le lien client, ce qui est une importante valeur ajoutée pour le commerce indépendant ! Les différents intervenants de cette table ronde se sont présentés, et ont donné des pistes de réflexion à l'auditoire atour de cette problématique essentielle pour les commerçants et entrepreneurs "comment se différencier"?
Mr Willems, avocat, a montré l'importance  de connaître la législation et de se tenir informé de ses évolutions, pour identifier des leviers commerciaux et des opportunités pour les indépendants.

Mr Drhouin, évoquant Territoire d'hommes, a spécifié les intérêts pour un commerçant indépendant dans le secteur de l'habillement de faire partie d'un groupement d'achat, cela permet de :

  • travailler moins et plus intelligemment,
  • libérer les commerçants de certaines contraintes (comme l'amplitude horaire, les démarches liées à la communication...)
  • faciliter les tâches en les rendants collectives
  • donner l'accès à des fournisseurs en regroupant des petites commandes

Mr Auque a exposé son expérience avec la boutique lyonnaise Casual, notamment sur la mise en place d'un « private label ». Ceci lui permet d'éviter des problèmes liés aux grandes marques (qui cherchent à diminuer les marges, et peuvent faire de la concurrence déloyale en ouvrant une boutique après avoir eu un test clientèle.. ). Cet exercice demande de la virtuosité mais donne des résultats intéressants notamment en terme de marges (Casual peut conserver sur les articles "private label" une marge de 2,65 après soldes).

Fédération nationale habillementNous avons retrouvé avec plaisir Annick Jehanne, fondatrice d'Hubmode, cette entreprise communautaire qui crée des formations innovantes, avec comme conviction que la mode peut et doit être synonyme de : innovation, social, durable.

"Les gens s'ennuient, se sentent isolés, ils ont besoin de points de rencontres virtuels et réels, qui s'enrichissent mutuellement. Je suis optimiste pour le petit commerçant, sympathique et convivial" Annick Jehanne

L'accès au commerce n'est plus le magasin aujourd'hui, il est dans nos poches avec nos téléphones, et bientôt chez nous ou n'importe où avec la Réalité Virtuelle. Une boutique peut par exemple être un lieu où on apprend des choses ! Aujourd'hui on doit tous apprendre pour s'adapter, et les formations sont en effet un moyen essentiel de continuer à se questionner, et évoluer pour se différencier. Le client aime qu'on lui raconte une histoire, Hubmode donne et partage beaucoup des informations gratuitement, l'idée est de développer un éco-système en réseau, des relations amicales...

Pour Annick Jehanne, les grands groupes sont à un tournant important et les indépendants peuvent profiter du temps nécessaire à leur marge de manœuvre pour basculer dans "la mode du bien". Ce tournant éco-durable est incontournable et la demande de la part des clients est bien là, même s'il n'y a pas encore beaucoup d'offres. 

"Comme le chef d'un restaurant, le gérant d'une boutique doit changer sa carte régulièrement, former son équipe, penser à sa décoration... et surtout faire comme il a envie, créer sa communauté, valoriser ce qu'il a de « pas comme les autres » "

« Digitalisation des points de vente : quelle stratégie aujourd'hui ? »

photo : Twitter @CarlaRaffi
photo : Twitter @CarlaRaffi

Table ronde avec Jean-Sebastien Veilleux (commerçant, président de FNH Rhône-Alpes), Thierry Fléchet (fondateur de la place de marché Modz), Julien Bourgeois (Dynamic View), Agnès Mazières (Directrice générale de Référence DMD, spécialiste du marketing digital).

Pour tous les commerçants, la question du phygital se pose aujourd'hui.

"Aujourd'hui, plus de 70% des achats sont précédés par une recherche en ligne" Agnès Mazières

La Canadienne, qui ouvre boutique à Lyon en 1949 et se lance dans le e-commerce dès 2003, offre un témoignage intéressant. L'expérience de la vente en ligne fonctionne bien pour l'entreprise, mais Jean-Sebastien Veilleux attire l'attention sur le fait que cette activité représente actuellement 8 personnes en CDI, que c'est un investissement et demande de la patience. Il conseille d'y aller progressivement, analysant la réussite de son entreprise comme allant de paire avec le fait qu'ils arrivent tôt sur le marché, et qu'ils sont sur un commerce de niche. Il ajoute de plus qu'il est également important de surprendre le client en boutique. Pour cela, il a par exemple mis en place en cabine d'essayage un dispositif composé d'un écran numérique et d'une caméra, qui permet aux client(e)s de voir le tombé des vêtements, élément très important pour les pièces longues, spécialités de l'entreprise.
Jean-Sébastien Veilleux travaille également avec les autres intervenants de la table ronde. Modz, site web spécialisé dans le déstockage de boutiques de prêt-à-porter multimarques, est plus efficace que la petite rubrique "destock" accessible sur l'e-boutique de la Canadienne, du fait de sa spécialisation. Agnès Mazière présente la spécificité de DMD, qui est d'accompagner les PME et ETI dans leur transformation digitale, en proposant des prestataires intégrés en temps partagé. L'entreprise Dynamic View, s'est, quant à elle, positionné sur le secteur de la digitalisation des points de vente, et développe aussi bien des produits que des services adaptés aux commerces et à leur clientèle connectée.

« Les solutions proposées par la FNH pour soutenir les commerçants indépendants de la branche habillement textile »

photo : twitter @carlaraffi
photo : twitter @carlaraffi

Table ronde avec Philippe Dié (président d'Equatis et exploitant de la plateforme FNH Expert), Lucia Lombardo (BPI France), Tarek Ghandour (Président de Retif), Monique Gaiffe (FNH/CNDL)

Pour clôturer cette matinée, la Fédération Nationale de l'Habillement présente ses services et ceux de ses partenaires, pour inspirer les commerçants indépendants. Par exemple, des formations sont proposées tout au long de l'année, les lundi, afin d'être adaptées aux commerçants.
Pour en savoir plus, consultez leur site www.federation-habillement.fr.


Nasty-Gal

Saga entrepreunariale : Nasty Gal !

Sophia Amoruso, fondatrice et CEO de Nasty Girl a publié en 2014 son livre #Girlboss. Elle y retrace son parcours et comment sa petite boutique sur eBay est devenue l'une des entreprises les plus performantes des États-Unis générant des millions de dollars. Si aujourd'hui l'entreprise connaît comme beaucoup une "restructuration stratégique", elle reste un modèle pour beaucoup d'entrepreneurs FashionTech.

Sophia Amoruso, un parcours atypique

Sophia Amoruso

Présentée comme la Cendrillon 2.0, Sophia Amoruso a surmonté bien des galères avant de devenir la business-girl que l'on connait. Issue de la classe moyenne, elle a tout juste 17 ans quand elle quitte le logement familial et l'école pour enchaîner les petits boulots. Elle avoue que pendant cette période elle a déjà volé dans les magasins. Un jour, la jeune femme se fait attraper et décide de rentrer dans le droit de chemin. Elle s'installe à San Francisco. Souffrant d'une hernie, elle comprend qu'il va lui falloir trouver un travail si elle veut obtenir une assurance maladie pour se soigner. Elle devient contrôleuse d'identité dans une école d'art. Pendant son temps libre, elle commence à vendre des vêtements chinés sur eBay.

NastyGal, une croissance fulgurante

En dix ans d'existence, NastyGal est devenue une référence dans le monde Fashion. Tout commence avec sa boutique eBay " Nasty Gal Vintage". Elle a l’œil et sa première vente importante est celle de deux vestes Chanel achetées pour 8$ et revendues à 1500$. Pour attirer les clients, elle se crée un compte MySpace  (LE réseau social de l'époque). Grâce à ça, elle apprend deux leçons :

  • Il faut connaître ses clients
  • Il faut savoir comment faire du marketing gratuit

Elle comprend aussi qu'elle doit endosser tous les rôles : acheteuse, styliste, photographe, modèle, vendeuse... Sous la pression de ses clientes et des autres vendeurs eBay, elle décide de créer son propre site web. Depuis les ventes ne cessent de croître. En revendant des vêtements vintage, NastyGal parvient à se faire plus de 50% de marge brute. L'entreprise déménage souvent pour agrandir ses locaux, elle embauche de plus en plus, elle attire les investisseurs et suscite l'intérêt des médias. Le métier de Sophia change  :

"Je ne voulais pas parler de mon travail, je voulais travailler jusqu'à qu'en parler devienne mon métier."

NG Melrose

Aujourd'hui, NastyGal est l'anti-fashion qui encourage les femmes à choisir ce que le mot Fashion signifie pour elles. L'enseigne a lancé sa propre marque et deux boutiques ont ouvertes aux États-Unis. Récemment, l'entreprise connaît une restructuration, avec laquelle 10% des employés sont remerciés. Mais l'ambition affichée reste la même : continuer son expansion !

 #GIRLBOSS : une façon de penser

Son livre #GIRLBOSS est un véritable messager pour toutes les femmes. Une #GIRLBOSS c'est une personne qui prend en charge sa vie, elle obtient ce qu'elle veux parce qu'elle travaille pour, elle prend le contrôle et accepte les responsabilités. Pour le devenir : il faut beaucoup de travail et croire en soi. Le livre présente plusieurs témoignages et les conseils que Sophia applique à son quotidien.

Girlboss Foundation

Depuis 2014, la Fondation #Girlboss a accordé plus de 75 000$ de subventions pour des femmes dans le monde de la couture, de la mode, des arts et financer leur avenir de #Girlboss. Les subventions sont accordées aux initiatives entrepreneuriales et chaque projet bénéficie en plus d'une expositions sur les réseaux sociaux et la presse de Nasty Gal.

Quelle sucess story vous inspire ?


Créer ses vêtements

5 sites pour créer ses vêtements

Créer ses vêtements : tout le monde en rêve. Bien que la couture soit de plus en plus à la mode et accessible, coudre n'est pas un don offert à tous. Mais avec Internet, tout est possible !

Chez Modelab, nous avons déniché pour vous 5 sites pour créer ses vêtements.

Louis Antoinette Paris : le kit couture

Kit Louis Antoinette

Avec moins d'un an d'existence, Louis Antoinette Paris a réussi à révolutionner la mode.  Créé par 3 jeunes entrepreneurs, l'entreprise propose une expérience unique : des collections de vêtements et accessoires à faire soi-même soient sous la forme du kit complet ou le patron seul. Le kit contient le patron, le tissu, un carnet d'accompagnement, le fil, les accessoires, la griffe et quelques surprises... Déjà plusieurs modèles sont disponibles et on retrouve de nombreux conseils selon les niveaux de couture.

.

Trendy Workshop : des collections personnalisables

Trendy WorkshopPrésenté comme un site marchand, Trendy Workshop, regroupe plusieurs modèles qui sont tous personnalisables : couleurs, matières, fantaisies, ajout de texte... Le concept est de satisfaire chaque membre (femme, homme, enfant) en lui permettant de créer le vêtement qu'il souhaite. Chaque membre peut obtenir le statut de "Créateur" et les revendre à la communauté.

MOOD BY ME : apportez votre touche perso' !

Mood By Me

Mood By Me c'est une marque de vêtements personnalisables en ligne pour homme et femme. Né en 2010, le site met en avant le savoir-faire des ateliers partenaires et la qualité des matières premières. Initialement focalisée sur le cachemire, l'entreprise diversifie d'année en année ses produits. Soit on achète le modèle tel quel soit on le personnalise dans le Mood Studio.

Trouver chaussure à son pied avec Shoes of Prey

ShoesofpreyShoes of Prey est une entreprise australienne, créée en 2009.  Destiné aux femmes, c'est le site qui permet de créer les chaussures que vous imaginez !
Parmi 12 modèles proposés, on personnalise les matériaux et la hauteur du talon. Le site explique en détail les 11 étapes de fabrication.  Bien que la sélection des pointures se fassent en unité US, la livraison est disponible sous un mois dans le monde entier et le produit est échangeable sous 365 jours ! Et pour celles qui manquent d'inspiration, une galerie des créations déjà réalisées les attend !

Un répertoire du DIY (Do It Yourself)

Sewing

Pour créer de nouveaux vêtements, il ne faut pas nécessairement partir ex nihilo. La customisation peut être un bon moyen pour offrir une nouvelle vie à nos habits. Ajouter quelques boutons, donner quelques coups de ciseaux, broder... il y a des techniques simples pour avoir un look unique ! La plateforme Hellocoton, dédiée aux blogs, a regroupé dans un dossier 35 idées pour personnaliser sa garde-robe.

.

Vous pouvez aussi lire (ou relire) les trouvailles de Modelab sur le même sujet :