design textile

5 bonnes raisons de visiter l'expo design textile à Berlin

Présentation de l'exposition "Contemporary textile design" au Bauhaus-Archiv.

 

  1. Le bâtiment est top :

    Bauhaus Archiv
    Image : instagram/colinehill
  2. L'exposition, réalisée en collaboration avec l'Ecole de Burg Giebichenstein, présente une vision du design textile aujourd'hui, de l'expérimental à la production en sérieUn panorama d'objets est présenté : innovants, écologiques, des textiles fabriqués à partir de matières naturelles, de plastique recyclé, un vêtement imprimé en 3D ou encore un textile interactif...

    Textile interactif de Manuela Leite : le mouvement à proximité révèle les couleurs dans les plis du tissus.
    Textile interactif de Manuela Leite : le mouvement à proximité fait s'animer la surface, et révèle les couleurs dissimulées dans les plis du tissu.

    L'exposition, installée au rez-de-chaussée, est organisée en 7 catégories :Tradition - Transfert culturel - Couleurs - Matières - Technologies - Smart-textiles -Écologie.

     

  3. Parmi les textiles présentés, certains utilisent de nouvelles technologies, et/ou des matériaux inhabituels pour créer des designs innovants. Par exemple des fils sont fabriqués à partir de lait, d'autres allient la cire d'abeilles au coton...

    Julia Kortus, textile en coton trempé dans de la cire d'abeille.
    Julia Kortus, textile en coton trempé dans de la cire d'abeille.
  4. Comme il est interdit de prendre des photos, il va falloir vous rendre sur place pour apprécier les détails. Dommage, il est aussi interdit de toucher, et pourtant, ça donne envie d'en tester la texture, et de les faire bouger...
    Josefine Düring. 100% épicéa, sérigraphie avec un colorant réactif, perforé, brodé.
    Josefine Düring. 100% épicéa, sérigraphie avec un colorant réactif, perforé, brodé.

     

     

  5. Parce que toutes ces expérimentations sont porteuses d'inspirations, rien de tel pendant les congés estivaux !

    Stefanie Brendel, sac fabriqué à partir de 10 sacs plastiques du marché.
    Stefanie Brendel, sac fabriqué à partir de 10 sacs plastiques du marché.

INFO PRATIQUES :
Exposition jusqu'au 19 septembre 2016. Entrée 7€ du mercredi au vendredi (réduit 4€) et 8€ du samedi au lundi (réduit 5€).
Gratuit pour les moins de 18 ans.
http://www.bauhaus.de/en/ 


design textile

Revue de presse

Chaque mois, Modelab reprend dans sa revue de presse l’actualité qui a marqué la FashionTech et la mode. Start-ups, évènements, applications : voici un récapitulatif des articles qui nous ont le plus marqués ces dernières semaines de juin, et il s'en est passé des choses dans la sphère de la FashionTech !

Des robes "vivantes" qui réagissent aux émotions

https://vimeo.com/yinggao/cant_wont

Avec son projet Neutralité, la designer Ying Gao frappe un grand coup en créant deux robes "Can't" et "Won't" qui s'animent en fonction des expressions de votre visage. Des robes vivantes ? Pas vraiment. Animées par des tissus d'organza connectés, des fils de coton, du PVDF (Fluorure de polyvinylidène) et des composants électroniques, les robes reproduisent les mouvements d'organismes vivants. La démarche de Ying Gao consiste à nous questionner sur notre rapport au vêtement et l'adaptation de ce dernier à notre environnement urbain et connecté.

Des poils recréés par impression 3D

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Des chercheurs du prestigieux MIT (Massachusetts  Institute of Technology) ont réussi à développer une technique d'impression 3D qui permet de créer des poils artificiels. En plus de recréer une nouvelle texture, les chercheurs ont réussi à lui faire acquérir de nouvelles propriétés en lui permettant d'animer des objets grâce à la fréquence des vibrations. Cette nouvelle technique d'impression ouvre des possibilités énormes dans le milieu de la FashionTech, puisqu'elle permet de créer aussi bien de la fausse fourrure que des nouvelles textures pour des objets de mode et de design.

https://vimeo.com/166604922

 

Li Edelkoort à Marseille pour une conférence autour de son manifeste "Anti-Fashion"

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Du 9 au 11 juin dernier, Li Edelkoort (classée comme une des 25 personnalités les plus importantes du monde de la mode par le Time Magazine) a été conviée à Marseille pour suivre et animer des conférences, avec une dizaine d'intervenants, autour du système actuel de la mode qu'elle condamne fermement dans son ouvrage. Modelab était présent à l'événement.

A lire aussi sur Li Edelkoort: Création collective - quelles perspectives pour la mode ?

Et sinon, quoi de neuf en juin ?

Considéré comme un des concours de mode les plus prestigieux, le LVMH Prize a été décerné par un jury trois étoiles (Jonathan Anderson, Humberto Leon, Carol Lim, Marc Jacobs, Phoebe Philo, Karl Lagerfeld, Nicolas Ghesquière et Riccardo Tisci) à la jeune créatrice londonienne Grace Wales Bonner. Le Canadien de 19 ans, Vejas Kruszewski a, quant à lui, reçu le prix spécial du jury.

Lancée cette année, la première promotion du programme IFM START créé par l'IFM (Institut Français de la Mode) vient d'achever sa formation. Ce programme consiste à former et soutenir des personnes voulant se lancer dans l'entrepreneuriat dans le domaine des industries créatives. Parmi les candidats, on retrouve Yoland Moutama à l'origine de Talent Making Talent, une plateforme qui met en relation des créatifs (photographes, musiciens, artistes...) avec des entreprises; ou encore Pia Hazoume qui travaille sur un algorithme basé sur des principes anthropologiques permettant de personnaliser l'expérience d'achat. Vous pourrez d'ailleurs retrouver un article sur le travail de Pia dans le prochain numéro de Modelab !

A lire aussi: L'IFM START: le programme axé Mode et Start-Up

A partir du mois de septembre, notre revue de presse sera accessible uniquement via notre newsletter, n’hésitez pas à vous abonner ! 


Rencontre avec Laura Perrard, directrice du Salon du Luxe

Secteur incontournable du patrimoine français, le luxe se réinvente pendant deux jours, les 6 et 7 juillet 2016, à l'occasion du Salon du Luxe qui prendra ses quartiers à la Maison de la Chimie à Paris. Ce salon d'envergure internationale a pour ambition de "rallumer les étoiles", tandis que le Royaume-Uni vient de voter sa sortie de l'Union Européenne. Aujourd'hui, Laura Perrard, directrice du salon, souhaite que Paris redevienne le leader incandescent du luxe mondial. Elle nous explique son rêve et comment elle compte y arriver.

Laura Perrard, directrice du Salon du Luxe
Laura Perrard, directrice du Salon du Luxe

Modelab: Pourquoi avoir créé le Salon du Luxe ?

Laura Perrard: Le début de ma relation avec les professionnels du luxe débute au moment où nous avons lancé le Journal du Luxe . Pendant trois années, j'ai baigné dans le luxe et dans l'événementiel tout en continuant inlassablement à me passionner pour tous les sujets liés à l'innovation et au monde des startups. J'ai observé, pendant cette période, le manque de transmission et partage entre acteurs ne gravitant pas dans le même secteur. De même, la place véritablement offerte à l'innovation y était alors limitée. Évoluant dans ce milieu à la fois riche et extrêmement complexe, il m'a paru évident de créer le Salon du luxe Paris : l'événement référent des décideurs du luxe (C-level executive) au sein de la capitale de la mode et du luxe : Paris.

Le Salon du Luxe a pour but de décloisonner et de mettre en avant le savoir-faire, l'innovation et la créativité à la française tout en prenant le temps de comprendre année après année les évolutions du marché afin de contribuer à développer le tissu économique rattaché.

M: Justement, vous évoquez l'innovation. Aujourd'hui, elle est avant tout digitale.

L. P: La "transformation digitale" est un vaste sujet dont on entend parler depuis plusieurs années à présent. J'observe encore aujourd'hui deux Ecoles : la première qui dit que le Digital risque de venir perturber les interactions "humaines", et la seconde qui l'identifie comme une opportunité nécessaire. Selon cette dernière le digital sublime la relation commerciale, permet d'aller plus loin dans la connaissance des attentes du client, sur le sujet de l'expérience globale (du store physique à la présence en ligne), dans la maîtrise des coûts de production et son impact environnemental, dans la personnalisation proposée, etc. Je fais partie de la seconde Ecole.

Le Salon n'a pas de thématique dédiée au digital, c'est voulu, car c'est un sujet qui est selon nous aujourd'hui tellement intégré au sein de notre société qu'il ne fait plus sens de le dissocier. Nous l'abordons naturellement dans le cadre de chaque conférence. Nous avons néanmoins intégré une thématique "post-digital" drivée par Eric Briones sur l'édition 2016. D'ailleurs, j'invite d'ores et déjà vos lecteurs et vous-même à poser toutes les questions que vous pouvez avoir liées au luxe et au digital sur les réseaux sociaux avec le hashtag #salonduluxe afin qu'Eric Briones et les co-auteurs de son dernier livre y répondent sur scène.

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M: Pourriez-vous nous évoquer le salon de cette année, notamment en terme de contenu ?

L.P: Le cœur du Salon du luxe Paris, c'est le contenu et l'analyse que nous faisons des évolutions du marché au fil de l'année. La rétrospective du luxe et les conférences seront donc extrêmement intéressantes, nouvelles et très rythmées. Nous faisons intervenir des speakers bénévoles qui viennent partager leurs visions durant 2 jours. Au programme, cette année, sont annoncés 30 professionnels exerçant quotidiennement dans le luxe : Lorenz Bäumer, Elodie Sebag (Directrice Générale Cha Ling LVMH), Christophe Pradère (BETC Design). Mais également des speakers atypiques aux parcours uniques, le CEO, d'Havainas interviendra, Jean-François Clervoy, président de Novespace, etc.

Nous aborderons des sujets importants comme la désirabilité de Paris, les nouvelles formes de management, le luxe éthique... Mais nous allons bien plus loin en invitant les visiteurs à se projeter plus loin sur des conférences très prospectives.

M: En parlant de luxe, j'ai l'impression que ce thème est devenu un peu galvaudé.

L. P: Justement, notre ambition est de revenir au sens noble du terme. Le luxe est avant tout un héritage, un culte du beau, de l'excellence et de la perfection. De manière imagée, le luxe est pour moi la locomotive de tête qui va tirer tous les autres wagons. C'est "le Luxe" qui donne la direction et qui va déterminer la manière dont le reste du marché va évoluer. Il y a donc de vrais enjeux.

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M: Concrètement, que va trouver le visiteur lors de ce salon ?

L. P: 2 Des journées de conférences, de nombreux happenings artistiques, des moments de networking et 750m2 d'exposition avec une sélection de pépites qui gravitent autour de l'univers du luxe. Nous sommes vraiment attachés à ces PME et TPE car ce sont, pour de nombreuses, leur première exposition dans l'écosystème luxe. Enfin, la Soirée de Clôture du 7 juillet s'annonce unique en son genre.

M: Dans le luxe souvent, il existe un peu de réticence dû à un aspect guindé et je crois que vous voulez créer un côté convivial ?

L. P: Nous souhaitons surtout que les décideurs échangent. Pour cela, nous jouons sur différents niveaux. Au niveau de l'atmosphère, tout est mis en place pour initier naturellement l'échange (restauration debout, atelier d'initiation au Feng Shui, dégustation de grands crus...). Un concours de pétanque dans le magnifique jardin est également prévu. Et je ne délivrerai pas tout ! Il faut venir pour vivre l'expérience. Tout est mis en œuvre pour que la rencontre entre les participants soit facilitée. Nous ne sommes rien de plus que des facilitateurs et des diffuseurs de messages (qui ont du sens !).

M: Je crois que le Salon a également une ambition internationale.

L.P: Oui, en 2015, une délégation dubaïote a notamment été invitée. Cette année, notre regard sera porté principalement sur l'Amérique du Sud. En outre, nous avons commandé une étude à l'Ifop, concernant les attentes de la Génération Silver (les plus de 50 ans) en matière de luxe, une partie de l'étude sera délivrée sur le Salon, nous commercialisons avec l'Ifop le reste.

M: Pour les prochaines années, qu'avez-vous envie de développer ?

L.P:  Développer la communauté qui nous suit pour davantage de touchpoints, s'internationaliser et participer à la redéfinition du "luxe à la française" car je suis convaincue que c'est un enjeu majeur aussi bien économique que culturel pour notre pays.

Pour en savoir plus sur le Salon du Luxe, rendez-vous les 6 et 7 juillet à la Maison de la Chimie à Paris, ou bien sur le site internet de l'événement : salon-luxe.fr.

Offre exclusive réservée aux lecteurs de Modelab: bénéficiez d'une réduction de -30% sur votre entrée au Salon du Luxe grâce au code "MODELAB2016".

Vous pourrez retrouvez également Modelab, lors d'une table ronde sur la Fashiontech organisée durant le Salon du Luxe.