Genaro Rivas

Genaro Rivas : la Fashion Tech made in Pérou

Lorsqu'on parle de Fashion Tech, on pense immédiatement à des villes comme Berlin, New-York ou Paris. Pourtant, durant l'été dernier, j'ai eu la surprise de recevoir un mail depuis Lima, la capitale péruvienne, d'un certain Genaro Rivas. Dans celui-ci, j'ai eu la belle surprise de découvrir un créateur passionné d'innovation avec un beau savoir-faire en marketing.

Bref, j'ai voulu en savoir plus et j'ai immédiatement calé un rdv Skype pour découvrir cette fashiontech péruvienne. Étonnamment, je me suis dit que je pourrais y aller directement ✈️

Et, voici la retranscription plus que fidèle de notre échange qui m'a encore plus donné envie de prendre un billet pour l'Amérique du Sud.

Bonjour Genaro Rivas, pourrais-tu raconter au lecteur de Modelab ton parcours ?

À l'origine, j'ai plutôt une formation orientée en business et, dans le même temps, j'ai toujours eu de la curiosité pour le milieu de la mode.

Ainsi, en 2007, j'ai participé à un premier concours lancé par l'Alliance Française où j'ai développé une collection sur le futur de la technologie.

Pour arriver à un résultat satisfaisant, j'ai contacté l'Energy Lab Department  UTEC University  où j'ai rencontré un chercheur français : Julien Noël, avec qui j'ai pu commencer à travailler sur la découpe laser. De cette manière, j'ai pu assouvir mes interrogations sur comment on peut intégrer la technologie dans l'acte créatif.

Pour ce projet, j'ai pu réunir une équipe pluridisciplinaire incroyable, en terme de synergie et de sensibilité plurielle. Nous avons donc développé une robe avec des LED intégrées qui permettaient de recharger son smartphone grâce à des panneaux solaires : ma première création fashion tech.

En outre, dans mes recherches, notamment en termes de matières, j'ai pu transformer de l'acrylique en laine... Si si c'est vrai, je t'assure ;-)

Mon second projet Green 4 Real  (G4R) a été lié au recyclage. Nous avons transformé des bouteilles en PET (pour en savoir plus sur ce type de bouteille c'est ici) en fil textile. Et grâce à ces derniers, nous avons conçu des jerseys avec l'aide de couturières.

Comme tu peux le voir, mon travail aborde deux thèmes forts comme la technologie ainsi que la responsabilité environnementale.

Création par Genaro Rivas

Genaro, je crois savoir que tu t'es également intéressé à l'impression 3D ?

Oui, tout à fait, pour moi l'impression 3D peut s'imaginer comme un jeu de Lego qui permet d'emboîter des pièces. Et l'autre côté, nous pouvons imprimer les pièces n'importe où dans le monde à partir du moment où on dispose d'une imprimante 3D.

Ce projet m'a permis de gérer une équipe à distance avec laquelle j'ai collaboré de janvier à juin. Une expérience hyper enrichissante d'un point de vue humain ainsi que personnel, mais également sur la gestion de projet.

Après ces premiers prototypes, nous sommes allés plus loin en intégrant la modification de la taille et de la couleur des pièces.

Comment pourrais-tu qualifier cette Fashion Tech péruvienne ?

Ici, à l'université, il existe un tourbillon de talents. Au Pérou, nous avons une tradition au niveau de l'Alpaga et il est passionnant de tisser des liens entre notre passé et notre modernité.

Une des particularités du Pérou se situe dans l'ouverture que les universités ont à l'interdisciplinarité. Par exemple, l'impression 3D est devenu un terrain d'expérimentation qui touche quasiment toutes les disciplines.

Ensuite, grâce au web, nous pouvons promouvoir et essaimer notre travail partout ; nous ne sommes plus subordonnés à des contingences économiques ou territoriales.

Nous vivons dans un monde globalisé et je pense que les créateurs doivent s'en servir.

genaro rivas

Dans notre échange, tu parles constamment de créativité, comment fais-tu pour appréhender la technologie dans ton acte créatif et selon toi quelle est la prochaine étape dans la Fashion Tech ?

Tout est question d'évolution et j'imagine très bien qu'elle déboule dans la haute-couture ainsi que dans la pop-culture.

Une des caractéristiques des jeunes générations qui s'intéresse à l'innovation vient du fait qu'elle soit super Techy. Nous sommes vraiment à l'ère des makers.

L'autre évolution probable vient du fait qu'à terme, nous pourrons utiliser notre corps comme une interface. Et, là nous rentrons directement dans un monde cyberpunk, cher à l'écrivain Gibson et son roman Neuromancien.

Pour finir, le futur de la mode sera vraiment durable. Ainsi, lorsque je suis allé en Norvège présenter ma nouvelle collection, j'ai trouvé formidable qu'un des critères de sélection obligatoire soit le développement durable. En d'autres termes, ils avaient intégré cette notion pour essentiel et non pas optionnelle.

La Fashion Tech deviendra une chose commune le jour où la notion de durabilité sera de fait, dans la création mode.

Te concernant, quels sont tes projets dans les mois à venir ?

En octobre (si j'ai les financements), je présenterai ma nouvelle collection à Vancouver et Miami.

Au niveau de mes recherches conceptuelles, je vais continuer à interroger le rapport entre l'impression 3D et la création. Ainsi, je rêve d'une robe modulable.

En d'autres termes, une aventure qui dépasse le cadre du Pérou.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


elisabeth jayot

Elisabeth Jayot, repense le vêtement

"La simplicité c'est la complexité resolue". Cette citation du sculpteur Constantin Brancusi guide Elisabeth Jayot dans son processus de création. Elisabeth , jeune designer et étudiante-chercheuse , développe au travers de son projet de thèse, des vêtements modulables alliant durabilité et plaisir du renouvellement de la mode.

Elisabeth jayot
Photographer : Dominique Maitre

Bonjour Elisabeth Jayot, pourrais-tu pour commencer, te présenter tout simplement ?

J'ai 29 ans , je vis et travaille à Paris , en tant que designer vêtement et étudiante- chercheuse spécialisée en matériaux souples. Mon parcours est un peu particulier et ma trajectoire loin d'être une ligne droite. D'aussi loin que je me souvienne , j'ai toujours voulu travailler dans la création. J'ai toujours dessiné alors l'illustration s'est naturellement imposée à moi après mon Bac Littéraire - Art Plastique.

Après un passage éclair à Penninghen dont l'enseignement a été beaucoup trop rigide pour mon tempérament, j'ai fait une classe préparatoire aux Ateliers de Sèvres avant de rentrer en 1ère année à l'ENSAD dans le but de faire la section Image Imprimée pour me spécialiser dans l'édition. Mais les mauvais échos que j'avais du secteur m'ont fait changer de voie sur un coup de tête.

Et c’est là que tu es tombée dans la mode ?

Oui ! (Rires). Au dernier moment , j'ai choisi la section Design Vêtement mais j'aurais aussi bien pu tirer à pile ou face mon orientation ! (Rires). Même si j'ai toujours été intéressée par la mode et que je pouvais passer des heures à dessiner des costumes d'époque enfant , c'était bien plus un défi que je me lançais à moi-même , car je n'y connaissais absolument rien ,  qu'un véritable choix de carrière.

Je me suis vite sentie en décalage avec les gens de ma classe pour qui c'était une vocation depuis le berceau et qui ne rêvaient que de devenir le prochain directeur artistique superstar , là où je les voyais plus aller grossir docilement les rangs anonymes des assistants stylistes des grandes maisons de luxe.

Elisabeth jayot
Shoes : Leather, plexiglas, copper, broken glass included in resine.
With the support of CTC and the artisan shoemaker Patricia Cruz.
Photographers : Betsy Zbiegiel, Didier Plowy, Marie-Elodie Fallourd

C’est drôle, qu’est-ce qui te dérange dans la mode ? 

On va dire qu'il y a pour moi deux catégories d'enfants face à un magicien , ceux qui regardent la magie opérer béat d'admiration , et ceux qui cherchent à tout prix àcomprendre comment le tour fonctionne. Disons que je fais plutôt partie de ces insatiables curieux pragmatiques.

Et puis lorsque l'on tire un peu le magnifique rideau de velours rouge qui dissimule les coulisses de la mode, ce qu'il y a à voir derrière n'est pas toujours reluisant. Pour mon mémoire de 4ième année , j'avais décidé d'étudier le rapport qu'entretenait la mode avec le temps. Plonger concrètement , par le biais d'analyses historiques comparatives , dans l'urgence et la frénésie de ce milieu m'a ouvert aux questions sociales et environnementales et cela a continué d'assoir ma conviction qu'il fallait entièrement repenser le système de mode.

Comment abordes-tu la création ?

Pour comprendre ma philosophie , il faut revenir un peu en arrière. Lorsque j'ai débuté mes études en Design Vêtement,  j'étais candide et pleine d'enthousiasme , mais je n'avais jamais touché une machine à coudre de ma vie. Je me suis tout de suite heurtée à la grande technicité que requièrent le modélisme et la couture. Mais surtout j'ai trouvé ces pratiques atrocement chronophages !

Étant connue pour mon impatience , et ce comportement paradoxal qui associe flemmardise et perfectionnisme , j'ai rapidement cherché à "faire autrement", afin d'investir plus de temps dans la conception pour que la fabrication soit par la suite la plus rapide et simple possible. C'est à ce moment là que la citation du sculpteur Constantin Brancusi qui dit "la simplicité est la complexité résolue" est devenu le fil d'Ariane de mes créations.

Elisabeth Jayot
Photographer : Marie-Elodie Fallourd
Model : Iva Grdic

...Ah oui ? Quelle est ta réflexion ?

Je cherche à réconcilier l'irréconciliable ! (Rires) Dans la thèse sur laquelle je travaille au sein de la Sorbonne en collaboration avec l'IFM et le groupe de recherches Soft Matters de l'ENSAD , je cherche des solutions pour allier versatile et durable dans le design de mode. Le temps est une fois de plus au cœur de la réflexion : comment peut-on faire durer un vêtement alors que l'essence même de la mode est la fantaisie et le renouvellement ?

L'idée est de placer l'utilisateur au centre de nos préoccupations , ne pas nier le plaisir qu'il prend dans la réinvention de soi par l'habit et le jeu avec les tendances et les styles, tout en cherchant à allonger la durée d'usage des vêtements.

Et concrètement, comment fais-tu ?

L'idée est toute simple : et si nous appliquions au vêtement une conception sous forme de pièces détachées qui a fait ses preuves par exemple dans l'automobile ou l'électronique. Et s'il devenait, demain , aussi facile de changer une manche qu'une roue de vélo ?

Je conçois des vêtements modulables qu'un amateur peut facilement et rapidement assembler ou démonter sans compétences spécifiques ni machine à coudre. Le vêtement peut alors évoluer selon les besoins de l'utilisateur , se transformer au gré des saisons , des tendances et des changements de mensurations et peut également perdurer sous formes de pièces détachées recombinables. Le démontage facilite les réparations , le remplacements des pièces endommagées , ainsi que le tri et le recyclage des pièces usagées.

En effet, c'est une façon peu classique d'aborder la création.

Oui , j'ai rapidement compris que ce qui m'intéressait le plus c'était "le vêtement derrière la mode". Il était vital pour moi de revenir à une définition primaire : une simple pièce de matière souple fixée autour d'un corps en mouvement ; ainsi qu'à deux fonctions essentielles : protéger et couvrir.

Mon émerveillement vient du fait que chaque décennie du siècle passé a produit une profusion de formes, de styles et de tendances ; et que pourtant on continue à assembler et coudre cette multitude de vêtements de façon très similaire. En comprenant que ce qui m'intéressait avant tout c'était la construction du vêtement et son mode de fabrication plutôt que les variations de style , il m'a semblé évident que le regard que je portais sur la mode était plus celui d'un designer prenant pour objet d'étude le vêtement que celui d'un styliste donnant forme à l'air du temps.

Elisabeth jayot
Lookbook
Graduation Collection 2014
Photographer : Betsy Zbiegiel
Model : Manon Desarnaud
Make-up : Juliette Veljovic Mua
Assistants : Stephanie Broisat & Julie Obadia

Qu'as-tu fais une fois ton diplôme en poche ?

À vrai dire j'ai traversé une phase de doute importante , car même si j'avais adoré mes études , j'avais du mal à m'imaginer faire carrière une industrie de la mode dans laquelle je peinais à trouver ma place. J'ai commencé par rejeter la mode en bloc , en envisageant de me reconvertir en designer d'objet ou en décoratrice d'intérieur , avant d'y revenir par des voies détournées en travaillant comme costumière dans le cinéma.

En remettant "les mains dedans", j'ai rouvert la boîte de Pandore. Il est alors devenu évident que je voulais continuer à faire des vêtements , mais pas n'importe comment et pas à n'importe quel prix. Il m'était indispensable que ce soit en pensant le futur de cette industrie , en me dirigeant vers la R&D et l'innovation. L'idée de faire une thèse s'est alors peu à peu imposée et découvrir que notre pays ne proposait en 2016 aucune formation doctorale dans le domaine de la mode là où des laboratoires de recherches dédiés existent depuis une dizaine d'années dans les pays scandinaves et anglo-saxons m'a d'autant plus poussé à me battre pour faire exister ce projet dans la capitale historique de mode qu'est Paris.

Peux-tu nous parler un peu de tes créations ?

Tout a commencé avec ma collection de diplôme intitulée Under Construction pour laquelle je souhaitais rendre la fabrication de vêtements accessibles aux amateurs. Pour ce faire j'ai conçu des vêtements en un minimum de pièces de tissu, avec peu ou pas de couture, seulement mis en forme par pliages et fixés en des points stratégiques par des agrafes.

Ce rajout d'un élément métallique me dérangeait , alors dans une seconde phase j'ai cherché à faire des vêtements en une seule pièce de tissu , découpée au laser, maintenue par des attaches auto-bloquantes 100% textile , fonctionnant avec des lanières passant dans des encoches sur le principe des packagings sans colle. Ce nouveau système d'assemblage facilement et rapidement manipulable par un novice m'a amenéà penser le vêtements sous forme de pièces détachées.

Connais-tu d'autres gens dans la même démarche que toi ?

Ma plus grosse influence va sûrement en dérouter plus d'un car il s'agit du projet OpenStructure de Thomas Lommée, qui propose une grille de normalisation, mise à disposition des designers , leur permettant de concevoir des pièces détachées d'objets ou de scénographie combinables , et dont les plans sont disponibles en open source sur internet. La découverte de cet outil de standardisation et des productions de la communauté qui l'utilise a été un véritable électrochoc ! Je me suis tout de suite dit qu'il fallait l'adapter au vêtement , et c'est ce à quoi nous allons travailler ensemble l'année prochaine.

La préparation de la thèse m'a amenée à sourcer un grand nombre de designers dont les démarches croisent les champs de ma pratique que ce soit dans le domaine du sans couture, de la modularité ou de l'industrie 4.0, mais je ne citerai ici que le collective Post Couture, emmené par Martijn van Strien, dont je suis les évolutions avec grand intérêt, car nos philosophies sont proches même si nos visées diffèrent puisqu'il s'adresse à une population de makers là où j'envisage une production de vêtements modulables à l'échelle industrielle et ne souhaite par ailleurs pas me limiter à l'utilisation de la découpe laser pour concevoir des assemblages textiles réversibles et repositionnables.

Ta démarche s'inscrit dans l'écosystème FashionTech, quelle est ta vision de cet univers ?

C'est l'émergence de la scène FashionTech en France qui m'a vraiment redonné goût à la mode. Il est particulièrement rassurant de découvrir tous ces passionnés qui s'acharnent à penser et concevoir la mode de demain sous tous ses aspects et toutes ses formes , exploitant les nouvelles technologies pour amener le secteur de l'habillement à être plus respectueux de l'environnement en ne négligeant ni le style ni les besoins de l'utilisateur. C'est un milieu qui favorise l'émulation et la collaboration ce que je trouve particulièrement stimulant et enrichissant. Ce n'est que le début, hâte de voir ce que les prochaines années vont nous réserver !

Elisabeth Jayot vous a donné envie d'en savoir un peu plus sur le Do it Yourself, nous invitons à lire l'article :

5 sites pour créer son vêtement.

Image à la une : photo de Dominique Maitre

 

 

 

 


Annuaire FashionTech Modelab Defi

La FashionTech s'organise : Rejoignez notre annuaire !

 

Chez Modelab, depuis plus de deux années, nous arpentons l’écosystème Fashion Tech avec comme objectif celui de tisser des liens entre les écosystèmes.  Nous avons entamé une conversation avec DEFI Mode (Petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas : il s'agit d'un organisme parapublique qui a pour objectif de soutenir et valoriser le secteur de l'habillement en France), au sujet des modifications du secteur liées à l'innovation technologique. Progressivement nous est apparu le besoin de référencer les acteurs du territoire, pour valoriser la scène FashionTech française, et leurs compétences qui gagneraient à se rencontrer.

Fashiontech France MIDI textile interface
Liquid MIDI

Pourquoi un annuaire Fashion Tech ?

Simplement parce qu'un tel outil n’existe pas encore aujourd'hui. Pourtant, pour innover, il faut savoir vers qui se tourner, et il n'y a pas forcement besoin d'aller très loin pour taper à la bonne porte.

Aujourd’hui, dans un marché de la mode mondialisé, l’écosystème fashion tech doit se structurer pour peser de manière légitime.

Bien évidemment, en réalisant cet annuaire, nous allons rencontrer de nombreux acteurs, tous ne correspondront peut-être pas à ce que nous avons choisi de recenser aujourd'hui. Notre objectif avec cette première édition est en effet de présenter des projets aboutis, pas de concepts en phase de test. Ceci afin de créer un outil fonctionnel, pourvoyeur de conseils pratiques, pouvant répondre aux attentes des industriels et des entrepreneurs d'aujourd'hui et de demain.

Ce travail de recherche nous permettra également d’appréhender de manière plus sensible une filière en train de s’affirmer.

Fashiontech 3D printing
Danit Peleg

À quoi servira cet annuaire Fashion Tech ?

De manière pragmatique, lorsqu’une entreprise mode souhaite intégrer une technologie, elle se trouve un peu démunie car il n’existe pas de guichet unique lui permettant de savoir à qui s’adresser. Cet annuaire permettra, nous l’espérons, de palier ce problème.

Avoir l’ensemble des l’informations regroupées à un seul et même endroit, plutôt pratique non ? ;-)

Bien évidemment, les entreprises référencées seront sélectionnées et ce, en fonction de leurs qualités. C'est pourquoi nous ne cherchons pas de consultants, ni de start-ups avec une idée brillante mais à l'état de projet. Nous cherchons du concret, des aventures accomplies, des audaces devenues réelles, des entreprises avec un vrai savoir-faire FashionTech.

Envie d’être dans l’annuaire Fashion Tech ? Une chose à faire : postuler.

Être dans l'annuaire, fort bien mais pour quoi faire :

  • Bénéficier d'une visibilité nationale et internationale,
  • Être référencés parmi un réseau d'entreprises expertes,
  • Fédérer l'écosystème Fashion Tech,

Tenter par le concept ? C'est le moment  de remplir le formulaire ci-dessous. Vous avez jusqu'au 16 Octobre ! Nous examinerons toutes les demandes et nous répondrons personnellement. Chez Modelab, nous sommes adeptes des échanges humains et bienveillants, nous ne supportons pas vraiment les mails automatiques ;).

Pour postuler c'est par ici.


Les futurs agents secrets seront connectés

De quoi faire saliver d’envie James Bond et Inspecteur Gadget… Alors que les technologies de communication ne cessent d'évoluer, que les drones sont en train de révolutionner les pratiques de surveillance et que notre monde ultra-connecté nous permet de moins en moins de nous cacher, voici quelques wearables qui feront rêver tous les espions en herbe !

Le wearable qui murmurait à l’oreille des espions

Les chercheurs de l’Université de Bristol ont mis au point un prototype de wearable qui permet d’entendre les murmures d’une personne à l’autre bout d’une pièce. La personne qui parle doit être équipée d’électrodes fixées sur les lèvres et la mâchoire, tandis que celle qui écoute est équipée d’une mini-enceinte fixée sur le torse. Lorsque la personne parle ou articule simplement un mot, ces mouvements sont convertis en signaux électriques analysés par un programme qui les retransmet à la personne qui écoute. En plus, le degré d’exactitude du programme augmente avec le temps – maintenant, il ne reste plus qu’à réussir à dissimuler toutes ces électrodes !

Source : http://lesclesdedemain.lemonde.fr/technologie/un-wearable-pour-entendre-des-murmures-a-l-autre-bout-d-une-piece_a-88-6157.html

Les lunettes augmentées façon hipster

Shima, les lunettes connectées

Difficile de ne pas le remarquer si quelqu’un apparaît devant vous avec une paire de Google Glass. Mais les lunettes Shima, elles, sont conçues pour passer inaperçues… ou du moins pour passer pour une simple paire de lunettes de vue. En réalité, elles embarqueront de nombreuses fonctionnalités, dont une caméra dans la version beta améliorée (le projet en est encore au stade de pré-commande pour le moment). Et elles permettront aussi de corriger la vue ! Quatre formes de monture sont déjà disponibles, mais il devrait à terme y en avoir 16.

Le vêtement caméléon

Oui, c’est possible ! Lauren Bowker et son collectif The Unseen, basé à Londres, ont déjà créé des tissus dont la couleur peut être changée. Une technologie que The Unseen a aussi déclinée à une… coloration pour cheveux, avec pour résultat une vidéo totalement bluffante.

THEUNSEEN FIRE 4 short from T H E U N S E E N on Vimeo.

La cape d’invisibilité

Et pourquoi ne pas pousser jusqu’à rechercher l’invisibilité ? Si vous pensiez que seul Harry Potter en était capable, détrompez-vous : des scientifiques de l’université de Rochester, aux États-Unis, ont réussi à mettre au point une « cape d’invisibilité » en utilisant des technologies déjà connues. En combinant plusieurs lentilles optiques, les chercheurs arrivent à faire disparaître un objet situé au premier plan, tandis que l’arrière-plan reste visible. Cerise sur le gâteau, ils vous proposent même de créer votre propre cape pour moins de 100 $.

Les futuristes

Stealth Wear
Il faut vivre avec son temps ! C’est pourquoi Stealth Wear a décidé de réfléchir sur des vêtements inspirés des capes et des burqas permettant d’échapper à une surveillance thermique par drones. Le tissu recouvert de feuille d’argent a en effet la propriété de renvoyer les radiations thermiques.

Projet Kovr

Dans le même esprit, le projet KOVR forme une sorte de cape anti-ondes autour de celui qui le porte. Ce manteau isole en effet les émissions et les réceptions de données mobiles : pour continuer à fonctionner, le smartphone doit être placé dans une poche extérieure.

À noter aussi, une récente publication du MIT qui indique travailler sur des bijoux connectés...

Avis aux agents secrets en herbe !