La Redoute

La Redoute : une place de marché féminine

En juin dernier lors d'un petit-déjeuner sur l'optimisation d'Instagram, j'avais rencontré toute l'équipe de The French Talents, un facilitateur qui connecte les marques et distributeurs e-commerce.

En effet, il est souvent difficile d'avoir accès à un retailer digital et de le comprendre. The French Talents intervient en quelque sorte avec  un rôle de traducteur. À l'époque, j'avais été agréablement surpris par l'énergie positive de toute l'équipe et leur passion pour leur métier.

Quelques mois plus tard, Margot, la responsable acidulée des partenariats m'a convié à découvrir une de leurs soirées avec La Redoute. Ils y invitent des marques (de toutes tailles et tous secteurs) afin de leur présenter les critères que La Redoute recherche pour être intégré sur leur marketplace.

La Redoute

Le jour dit, dans les locaux de The French Talents, l'équipe commerciale de La Redoute s'était déplacée en nombre pour expliquer à plus d'une cinquantaine de participants l'ADN de La Redoute.

Julien Pons le responsable commercial de La Redoute a rappelé que celle-ci pouvait être qualifiée de vieille dame car elle avait plus de 180 ans.

Malgré une période plus que délicate en 2014 (proche du dépôt de bilan) durant laquelle Kering, principal actionnaire a cédé l'entreprise à deux repreneurs pour un euro symbolique, elle réalise aujourd'hui plus de 750 millions de chiffre d'affaire.

Forcément, je me suis demandé comment elle avait pu réussir ce tour de force ?

Une des premières raisons vient de l'incroyable base clients qu'elle possède, qu'elle a su développer au cours des années grâce à la vente par correspondance qui est à plus de 95% féminine.

Petit retour en 2014, à cette époque La Redoute s'était lancée dans une diversification massive qui n'a pas toujours rencontré le succès escompté, bien au contraire. Les repreneurs ont décidé de rationaliser en concentrant leurs forces sur la Maison et la Mode.

Julien précise qu'au-delà de l'aspect stratégique de rationalisation, le management interne a su également être à l'écoute. Ainsi, entre chaque département, il a permis d'accompagner le changement en douceur dans cette période délicate.

Enfin, la vente par correspondance a toujours été leur métier. Avant c'était grâce au catalogue et aujourd'hui c'est le digital qui est à l'honneur. Le métier s'avère le même, seul le support a évolué.

Une fois cette étape de transition achevée le groupe a recherché des partenaires afin d'accélérer leur évolution.

La Redoute

C'est ainsi que Le Groupe Galeries Lafayette vient d'entrer au capital à hauteur de 51%. Ce qui sera officiellement effectif en janvier 2018 après la validation de la Haute Autorité aux marchés financiers.

En interne, les employés sont globalement satisfaits de ce rachat principalement car La Redoute reste dans  le giron d'une entreprise française. En revanche, ils n'ont pas forcément de visibilité sur les modifications en interne à venir.

Enfin, au niveau de l'image pour le grand public deux groupes français historiques s'associent. Un signal positif qui n'était pas apparu depuis  longtemps  dans l'univers de la Mode. La preuve, peut-être, que les vieilles dames peuvent garder des coeurs de jeunes filles...


Modelab recrute

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Mais en fait Modelab c'est quoi ?

C'est un média (aujourd'hui deux employés et une dizaine de collaborateurs) spécialisé dans la mode et l'innovation.

Notre ambition est de développer un regarde critique sur la mode et sur l'innovation. Pour ce faire nous cherchons à agiter la sphère Fashion et bousculer les consensus existants.

Nous publions sur ce site web, dans notre magazine bilingue semestriel, et sur notre chaîne Youtube.

Enfin, nous participons de nombreux évènements français ou internationaux : Who's Next, Avantex, Wear It Festival.

POSTE OUVERT : un(e) assistant(e) éditorial bilingue français/anglais (Stage 6 mois à partir de janvier 2018)

Notre magazine papier devient trimestriel et notre site web passe en anglais, dans ce cadre, nous recherchons un(e) assitant(e) éditorial.

Tu travailleras en direct avec Fabrice, le fondateur de Modelab, ainsi que Julie, la directrice artistique et seras également en relation avec les différents contributeurs (basés en France ou à l'étranger : Espagne, Allemagne et Angleterre).

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Tes Missions :

  • Veille sur le secteur,
  • Assurer la qualité éditoriale sur notre site et magazine,
  • Rédiger des articles en français et anglais,
  • Coordonner les différents contributeurs.

Tes qualités :

  • Tu aimes écrire aussi bien en français qu'en anglais,
  • Tu as une orthographe irréprochable (si si c'est possible),
  • Tu es super autonome, et organisé(e),
  • Tu aimes lire et pas seulement sur ton smartphone,
  • Tu connais bien le secteur de la mode, et de l'innovation.
  • Tu exerces ton esprit critique continuellement.

Tu n'es pas :

  • Un(e) Fashionista,
  • Trop scolaire.

Où :

Dans nos locaux qui sont situés à Station F, avec d'autres startups mode. D'ailleurs parfois, le Président passe, tu pourras lui dire bonjour à l'occasion.

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Postule !

Explique-nous ce que tu pourrais apporter à la rédaction, envoie-nous un CV + un article en anglais et en français à :

fabrice@modelab.fr + coline@modelab.fr

Si ce qu'on a lu nous plu, on se rencontre bientôt autour d'un café à Paris.

À très vite !

 


Fashion Talks 2017

Fashion Talks In Anvers : les sensibles en lumière

Durant mon séjour en Belgique en novembre dernier, j'ai pu me rendre à Anvers pour assister aux Fashion Talks qui réunissaient un panel plus qu'inspirant sur la Mode, avec notamment  un Dries Van Noten apôtre d'un sensible touchant à la perfection. Au détour des allées, on pouvait également croiser un Raf Simons détendu et souriant.

Cette réunion de la grande famille de la mode Belge était également placée sous le signe de l'international avec les interventions de Scott Belsky, fondateur de Behance pour le côté startup à l'américaine et Tommy Ton, le photographe de rue qui a avoué presque gêné que les réseaux sociaux constituaient dorénavant une extension de son être.

Retour sur cette journée délicieusement enthousiasmante qui m'a donné envie de passer plus de temps au coeur des Flandres pour découvrir encore plus leur amour de la Mode.

Fashion Talks : les jeunes prennent la plume

Au cours des panels, j'ai notamment été frappé par la qualité des échanges durant la table-ronde "The voice of the future", animée par Anja Aronowsky Cronberg de Vestoj.

Depuis plusieurs années, je suis avec intérêt cette revue qui se qualifie de "Plateforme critique de la Mode". À côté, de la myriade de la presse dite "Mode" il est rassurant de savoir qu'il existe encore des points de vue intellectuels et non pas seulement mercantiles sur notre très chère industrie de la Mode.

Le choix de donnée à la parole à Vestoj m'a semblé plus que (im)pertient de la part des organisateurs. Pour Anja, en tant que journaliste, il convient de s'interroger continuellement sur ce qu'on écrit. En d'autres termes, que pour chaque nouvel écrit, il faut savoir se remettre en question ;  s'interroger sur son lecteur.

Finalement, la futilité n'a pas lieu de citer. Seul le sérieux peut exister.

Peut-être que c'est ici que nous pouvons trouver un début d'explication sur l'excellence de la Mode belge.

Fashion Talks
@filleroelantsphotography

Dries Van Noten : à la recherche de la perfection

L'interview de Dries Van Noten par la journaliste Vanessa Friedman du New York Times a atteint un sommet de justesse incroyable. Il a tout simplement rappelé son amour pour la lecture. Et la puissance inspirationnelle qu'elle pouvait avoir sur lui. Mais surtout, la manière dont celle-ci lui permettait de saisir les choses en profondeur et dans le détail.

En évoquant cette joie de lire, Dries a voulu souligner le fait que la création venait essentiellement d'une capacité de concentration exceptionnelle permettant de délivrer une oeuvre unique.

C'est sans doute pour cela qu'il a exprimé, durant l'entretien, comme une évidence son souci de la perfection. Et le fait qu'il pousse sans cesse son équipe dans cette direction afin d'atteindre le plus justement possible son objet de désir.

@filleroelantsphotography
Dries Van Noten

Finalement, les Fashion Talks ont su démontrer que la mode belge savait se remettre en question et mettre en lumière un travail minutieux le temps d'une journée lumineuse. Peut-être est-ce là le principal enseignement de cette journée ; le sensible belge se caractérise par une certaine modestie de l'artisanat idéal d'où sa place si singulière dans la Mode. Caractéristique que beaucoup envient mais dont il serait sage de s'inspirer, parfois.

Mon séjour belge a également eu comme étape Bruxelles lors de  l'European Fashion Summit où j'ai été invité à échanger sur la création d'une coopération européenne pour la Mode, voici mon point de vue sur la question.


European Fashion Summit

European Fashion Summit : comment créer une mode européenne

Le 14 et 15 novembre dernier, j'ai eu la chance d'être le témoin plus qu'actif des journées de l'European Fashion Summit, au  MAD à Bruxelles qui est un centre d'expertise et de promotion pour les créateurs Bruxellois.

Ce lieu superbement rénové a permis d'accueillir pendant deux jours une centaine d'acteurs qui ont échangé sur le futur de la mode et la manière dont elle devait se structurer.

Placé sous le patronage de la Commission européenne, de nombreuses fédérations de Mode avaient fait le déplacement comme l'Allemagne, la Macédoine, la Hongrie ou encore le Portugal. La France pour sa part s'était abstenue mais nous en reparlerons.

L'objectif de ce séminaire, formule grande échelle, était de mettre en marche une coordination européenne des acteurs qui font la Mode.

Mais de quoi avons-nous réellement parlé ?

Un manifeste pour une mode différente

Pour mettre en mouvement un groupement, il convient de trouver tout d'abord de trouver  un nom  fédérateur et nous sommes tombés facilement d'accord sur l'European Fashion Federation (EFF) qui sera officiellement lancée en septembre 2018 lors de la Fashion Week parisienne.

Des sous-groupes de travail se sont constitués, sur les thématiques suivantes :

  • Éducation,
  • Développement durable et mode responsable,
  • Fashion Tech,
  • Base de données européenne,
  • Promotion et Lobbying,
  • Communication.

Bien évidemment des appels à participation pour ces groupes ont été lancés.

European Fashion Summit
Un workshop sur l'éducation

Et la France dans tout cela

La Fédération français de prêt-à-porter féminin (FFPAP),  avait participé en 2016 à ce rassemblement, mais a préféré s'abstenir cette année, trouvant que les choses n'avait pas forcément avancées depuis.

Pour qu'une telle initiative soit efficace, un leader de filière (ou de thématique) devrait être clairement nommé ou identifié. Peut-être que cela n'a pas été fait pour ne pas froisser certaines susceptibilités.

Je ne suis pas là, pour donner des bons ou mauvais points, simplement, à mon sens il conviendrait peut-être qu'en France nous ayons une voix commune afin de pouvoir peser. La politique de la chaise vide n'a jamais mené à un jeu d'influence positif.

Paradoxalement, le dernier Forum de la Mode au Ministère de l'économie a donné un souffle nouveau sur une filière mode plus apaisée et allant dans la même direction en terme de synergie, notamment sur l'aspect de l'éducation.

Ainsi, l'EFF pourrait-être un bel outil de promotion pour redonner sens à la mode française et peser au niveau européen.

Ce qui reste à développer en Europe

Durant ces deux jours de séminaire, je me suis également attaché à m'interroger sur les acteurs absents. Curieusement, il manquait les nouveaux acteurs de la mode comme les startupeurs, innovateurs, technologues ou penseurs de la Mode.

En effet, pour imaginer une mode différente, il s'agit de ne pas forcément s'appuyer uniquement sur les structures traditionnelles comme les fédérations ou les écoles qui représentent, une certaine idée de la mode. Il faut également de s'ouvrir à des acteurs agiles qui représentent une manière moins académique de réaliser la mode (école d'ingénieurs ou centres techniques industriels).

Pour créer un nouveau modèle, n'essayons pas de répéter un archétype qui va reproduire les clivages nationaux.

En outre, le terme innovation revient de manière périodique pour souligner un nouvel ordre des choses. En voulant créer une super fédération (avec une offre de valeur qui reste encore à déterminer), je crains que nous reproduisions un modèle encore plus hiérarchisé.

Cette verticalisation risque de créer une rigidité excessive où de nombreux acteurs ne se reconnaîtront pas. La critique récurrente d'une Europe bureaucratique loin du peuple devrait nous servir de garde-fou.

Que faire alors ?

European Fashion Summit
Olivier Theyskens avec Lydia Kamitsis

L'European Fashion Federation en mode Startup

Aujourd'hui, la Fashion Tech vient d'acteurs situés en bas de l'échelle et pour eux l'horizontalité s'avère être une force. En effet, ils travaillent par projets sur des temps fragmentés, sans structure chapeau.

Durant nos échanges pendant ces deux jours, de manière récurrente il est apparu le fait qu'il fallait créer une base données européenne sur la Mode. Ainsi, au lieu de parler de database, il conviendrait plutôt de favoriser le développement d'une plate-forme ouverte : une espèce de Wikipédia de la Mode qui partirait de la base (des acteurs de la mode et non-mode : les technologues), en format open-source, signifiant un accès pour tous.

Ce modèle permettrait de mettre tout le monde au même niveau. Et, je ne parle de nivellement par le bas mais plutôt d'expression collective mise en synergie.

Bref, une réelle co-création et collaboration.

Dans ce sens l'EFF se placerait dans un rôle de facilitateur et d'accélérateur.


Plug and Play

Plug And Play : accélérateur fashiontech made in Californie

Depuis l'émergence de l'écosystème startup en France, le nombre d'espaces de coworking sur Paris s'est envolé tandis que les structures d'accompagnement type accélérateur ou incubateurs ont plus que triplé.

Afin de répondre à une demande de plus en plus précise du marché et des startups, des accélérateurs spécifiques ont vu le jour, notamment sur un domaine qui nous est cher : la fashiontech.

Ainsi, durant le dernier Who's Next lors d'un déjeuner presse, j'ai rencontré Dounia, la Responsable Communication de Plug and Play, l'accélérateur fashiontech des Galeries Lafayettes. Et, lors de notre échange elle m'a convié à continuer notre conversation dans leurs locaux afin que je vois, in situ, de quoi il retournait.

Fabrice Jonas (FJ) : mais au fait, c'est quoi exactement Plug and Play ?

Dounia Agharbi (DA) : le groupe Galeries Lafayettes s'est associé à Plug And Play , accélérateur basé dans la Silicon Valley, pour créer Lafayette Plug and Play qui vise à booster le business des startups tech qui s'adressent au retail et au e-commerce et également à accélérer la digitalisation chez les retailers, partenaires de Plug and Play comme Carrefour, Maus Frères, Moet Hennessy, C&A...

À l'origine Plug And Play est surtout  connu aux USA en raison de leur track record impressionnant puisqu'ils ont investi dans Paypal, Dropbox, Lending.com aux prémices de leur croissance.

Aujourd'hui, Plug and Play est présent dans 22 endroits dans le monde et s'organise par verticale : Internet Of Thing (IOT), Mobility, Beauty, Food, Real Estate, Supply Chain... Chaque accélérateur a sa spécificité ainsi qu'un partenaire fondateur. Chez nous, c'est Le Groupe Galeries Lafayettes. Un des buts de notre accélérateur consiste à faciliter l'open innovation (innovation basée sur la collaboration entre grands groupes et startups) avec nos partenaires.

Plug and Play est un investisseur de renommée internationale avec une prise de capital dans plus de 900 startups et l'accompagnement de plus de 6 000 startups.

Aujourd'hui, Lafayette Plug and Play, en est à sa 3ième promotion. Concernant notre organisation annuelle, nous avons 3 mois de programme d'accélération et s'en suivent 3 mois de sourcing et on recommence... (rires).

L'effort concentré durant le programme est dupliqué lors du sourcing. Cela signifie que nous réalisons le même effort pour aller chercher des boîtes que pour les accompagner. La dimension internationale est également clé pour nous car nous prospectons partout dans le monde pour capter les meilleurs startups, via notamment des partenariats avec des évènements internationaux comme Shoptalk à Copenhague, Slush à Helsinki...

Plug and Play
Dounia au centre.

FJ : si tu devais résumer les principaux objectifs de Plug and Play, quels seraient-ils ?

DA : pour résumer, nous avons deux objectifs. Tout d'abord, accélérer le développement business de nos startups. Notre rôle pour les startups est de générer des leads pour eux via des rendez-vous one-to-one avec des retailers. Pourquoi cela fonctionne ?

Nous connaissons les priorités stratégiques et les projets digitaux sur lesquels nos corporates partners concentrent leurs efforts. Par conséquent, nous optimisons directement les collaborations potentielles pour pouvoir orienter nos partners vers les meilleurs startups. Ainsi, nous maximisons les chances de générer des contrats.

FJ : au niveau de l'accompagnement comment cela se passe pour les startups incubées ?

Nous organisons un mentorat pointu sur des sujets précis avec des experts du retail, des entrepreneurs à succès et des venture capitals.

Par ailleurs, nous planifions des ateliers de coaching durant lesquels nous abordons des thématiques très pratiques pour nos startups. Par exemple, "comment accélérer le cycle de vente BtoB" ou "comment amorcer le développement international".

Ensuite, nous programmons une succession d'évènements pendant lesquels nous exposons nos startups. Ainsi, lors du dernier programme nous avons organisé plus de 44 évènements en trois mois : un vrai marathon.

L'objectif de ces rencontres consiste à  positionner nos startups en expert tech pour les retailers et fédérer notre réseau autour d'un contenu qualitatif sur les différentes tendances propres aux innovations sur l'ensemble de la chaîne de valeur de la distribution.

Plug and Play

FJ : Dounia pourrais-tu nous en dire un peu plus sur les entreprises incubées et le process de sélection ?

Nous sélectionnons en fonction des problématiques de nos partenaires. En moyenne, nous avons 200 boîtes qui candidatent.
30 startups viennent pitcher durant un "Selection Day" devant un jury composé de représentants de nos entreprises partenaires. Nous lançons d'ailleurs dès à présent notre appel à candidature pour le "Batch 4" en Mars.

Plug and Play

FJ : Dounia, pourrais-tu évoquer les startups qui viennent d'arriver pour cette troisième saison ?

Au niveau de cette troisième saison, les startups sont arrivées le 15 septembre. Nous avons 15 startups dont 5 internationales (Italie, Estonie, USA et deux anglaises).

Le périmètre de leur produit est lui assez large et on reste dans l'univers du retail et du e-commerce, supply-chain, instore analytics, experience online post achat, profiling client en magasin... et pour ce qui est des technologies : l'intelligence artificielle et la blockchain sont au rendez-vous.

D'ailleurs, si vous voulez candidater, la 4ième session est déjà ouverte. Et c'est par ici.