Les futurs agents secrets seront connectés

De quoi faire saliver d’envie James Bond et Inspecteur Gadget… Alors que les technologies de communication ne cessent d'évoluer, que les drones sont en train de révolutionner les pratiques de surveillance et que notre monde ultra-connecté nous permet de moins en moins de nous cacher, voici quelques wearables qui feront rêver tous les espions en herbe !

Le wearable qui murmurait à l’oreille des espions

Les chercheurs de l’Université de Bristol ont mis au point un prototype de wearable qui permet d’entendre les murmures d’une personne à l’autre bout d’une pièce. La personne qui parle doit être équipée d’électrodes fixées sur les lèvres et la mâchoire, tandis que celle qui écoute est équipée d’une mini-enceinte fixée sur le torse. Lorsque la personne parle ou articule simplement un mot, ces mouvements sont convertis en signaux électriques analysés par un programme qui les retransmet à la personne qui écoute. En plus, le degré d’exactitude du programme augmente avec le temps – maintenant, il ne reste plus qu’à réussir à dissimuler toutes ces électrodes !

Source : http://lesclesdedemain.lemonde.fr/technologie/un-wearable-pour-entendre-des-murmures-a-l-autre-bout-d-une-piece_a-88-6157.html

Les lunettes augmentées façon hipster

Shima, les lunettes connectées

Difficile de ne pas le remarquer si quelqu’un apparaît devant vous avec une paire de Google Glass. Mais les lunettes Shima, elles, sont conçues pour passer inaperçues… ou du moins pour passer pour une simple paire de lunettes de vue. En réalité, elles embarqueront de nombreuses fonctionnalités, dont une caméra dans la version beta améliorée (le projet en est encore au stade de pré-commande pour le moment). Et elles permettront aussi de corriger la vue ! Quatre formes de monture sont déjà disponibles, mais il devrait à terme y en avoir 16.

Le vêtement caméléon

Oui, c’est possible ! Lauren Bowker et son collectif The Unseen, basé à Londres, ont déjà créé des tissus dont la couleur peut être changée. Une technologie que The Unseen a aussi déclinée à une… coloration pour cheveux, avec pour résultat une vidéo totalement bluffante.

THEUNSEEN FIRE 4 short from T H E U N S E E N on Vimeo.

La cape d’invisibilité

Et pourquoi ne pas pousser jusqu’à rechercher l’invisibilité ? Si vous pensiez que seul Harry Potter en était capable, détrompez-vous : des scientifiques de l’université de Rochester, aux États-Unis, ont réussi à mettre au point une « cape d’invisibilité » en utilisant des technologies déjà connues. En combinant plusieurs lentilles optiques, les chercheurs arrivent à faire disparaître un objet situé au premier plan, tandis que l’arrière-plan reste visible. Cerise sur le gâteau, ils vous proposent même de créer votre propre cape pour moins de 100 $.

Les futuristes

Stealth Wear
Il faut vivre avec son temps ! C’est pourquoi Stealth Wear a décidé de réfléchir sur des vêtements inspirés des capes et des burqas permettant d’échapper à une surveillance thermique par drones. Le tissu recouvert de feuille d’argent a en effet la propriété de renvoyer les radiations thermiques.

Projet Kovr

Dans le même esprit, le projet KOVR forme une sorte de cape anti-ondes autour de celui qui le porte. Ce manteau isole en effet les émissions et les réceptions de données mobiles : pour continuer à fonctionner, le smartphone doit être placé dans une poche extérieure.

À noter aussi, une récente publication du MIT qui indique travailler sur des bijoux connectés...

Avis aux agents secrets en herbe !


wearables vibrants

Ces wearables qui nous font vibrer

De la tenue de sport correctrice de posture, au métronome à portée de poignée, en passant par la sneaker guide touristique, voici un rapide aperçu de quelques wearables bien pensés utilisant des vibrations pour dialoguer et qui nous veulent du bien.

Nadi X : le wearable de yoga qui corrige votre posture

© Nadi X
© Nadi X

L’idée paraît simple à première vue, mais il fallait y penser. La plupart des wearables dans le domaine sportif servent avant tout à mesurer des constantes : rythme cardiaque, distance parcourue, nombre de calories dépensées... Mais c’est peut-être ne pas pousser assez loin le potentiel d’un objet porté à même le corps. Pourquoi ne pas le faire intervenir directement pendant la séance d’exercice ?

Partant de ce constat, la société Wearable X, fondée par Billie Whitehouse, a développé un pantalon de yoga assez particulier. Embarquant des technologies wearables, ce pantalon a la capacité de corriger la posture durant une séance de yoga. Lorsque le vêtement mesure que la posture de son utilisateur est mauvaise, il peut intervenir directement : A travers de douces vibrations envoyées dans les chevilles, les genoux et les hanches, il aide à atteindre la posture idéale. Cette technologie fonctionne avec un smartphone qui communique avec le pantalon en fonction de la posture effectuée par l’utilisateur.

« Ce pantalon de yoga intègre des capteurs et des transmetteurs. Il émet de douces vibrations et des pressions des chevilles aux genoux jusqu’aux hanches. C’est comme s’il faisait partie de votre corps, ça n’a rien à voir avec une smartwatch par exemple » détaille Billie.

Wearable X se revendique comme une société qui développe rapidement des technologies wearables invisibles, imperméables, durables et centrées sur le design (pas toujours le fort des wearables). Dans des sociétés occidentales soumises à une pression importante, le marché du bien-être a encore de beaux jours devant lui. Les solutions comme Nadi X, qui intègrent la technologie au quotidien sans être perçues comme invasives, font le pari probablement gagnant de remettre l’humain au centre. Les conséquences sur la sérénité dans le monde ne seront peut-être pas immédiatement visibles, mais le nombre de sciatiques devrait au moins diminuer…

Soundbrenner Pulse, le métronome à porter au poignet

© Soundbrenner Pulse
© Soundbrenner Pulse

Soundbrenner Pulse utilise quant à lui les vibrations pour remettre les musiciens dans le droit chemin. À porter au poignet comme un bracelet ou autour de la cheville ou du bras, ce métronome envoie des vibrations à chaque temps pour éviter de se décaler. Plus intuitif qu’un métronome classique, Soundbrenner Pulse peut être synchronisé entre musiciens pour que tous jouent au même rythme. À la clé, un sens du rythme accru et une meilleure unité de groupe. Si ce sujet vous intéresse, vous pourrez découvrir d'autres initiatives à la croisée de la musique et de la fashionTech dans un article de notre nouveau numéro.

Sneakairs, les baskets qui font office de guide touristique

© EeasyJet
© EeasyJet

Ce nouveau prototype de chaussure connectée est développé par EasyJet. Une application smartphone couplée à un GPS communique avec la chaussure par Bluetooth. Ainsi, de légères vibrations sont envoyées dans la chaussure lorsque son porteur dévie de son chemin. Il suffit donc de programmer des routes touristiques pour être guidé par ses chaussures dans une ville inconnue. Cet exemple démontre une fois de plus que les sneakers sont un marché très porteur d'innovation (nous en parlions déjà dans cet article).

La ceinture vibrante, nouvelle canne des malvoyants ?

Des chercheurs du MIT ont récemment révélé la mise au point d’un dispositif pour malvoyants qui pourrait (enfin !) remplacer la fameuse canne blanche. Le système fonctionne à l’aide d’une caméra 3D, de moteurs vibrants et d’une interface en braille. La caméra 3D identifie rapidement les surfaces et leurs orientations afin d’alerter le porteur d’un obstacle à moins de deux mètres via des vibrations de la ceinture. Les vibrations augmentent en intensité et en fréquence si l’utilisateur s’approche de l’obstacle. Ce dispositif permet également de repérer une chaise libre d’une chaise occupée, par exemple. Une belle illustration de la façon dont la fashionTech peut améliorer le quotidien des malades et assurer le suivi de notre santé (voir aussi notre article sur la medtech).

Ces wearables connectés ont encore beaucoup à nous offrir pour améliorer notre quotidien et nous faire "vibrer"! ;)


merito

Merito, nouveau visage du recrutement d'extras dans le retail

Loin d’être limitée à la création de nouveaux produits, l’innovation dans la mode touche tous les domaines : le retail et le recrutement s’enrichissent eux aussi de méthodes novatrices. C’est en tout cas l’idée qu’ont eu Marion, Pierre et Édouard, co-fondateurs de la start-up Merito, une agence spécialisée dans le placement de vendeurs en CDD qui vient d’intégrer la nouvelle promotion de l’incubateur des Galeries Lafayette. Marion revient pour nous sur le concept de cette entreprise prometteuse.

merito team

Merito, la start-up qui coupe l’herbe sous le pied aux préjugés

D’abord consultante en transformation digitale des entreprises, Marion a occupé pendant un an un poste en management chez Leroy-Merlin. Elle y travaillait avec de nombreux intérimaires, et c’est ainsi que lui est venue l’idée de Merito : une agence qui se spécialiserait dans le placement d'équipes de force de vente en se basant sur les avis de leurs managers. Plus de discrimination à l’embauche, moins de risques de se tromper dans son recrutement : pour les entreprises et les candidats, c’est une solution gagnant-gagnant.
« L’idée, c’est de se dire que l’on ne présente que des candidats qui sont recommandés par des managers, » explique-t-elle. « Chez Merito, on ne croit pas aux tests de personnalité. Ce sont les managers sur le terrain qui recommandent les meilleurs éléments. » L'automatisation du processus de recrutement et l’utilisation de l’outil numérique remettent donc l’humain au cœur de la démarche.
« Le manager est capable de distinguer quelle personne est faite pour quel poste, » argumente Marion. « L’idée est donc d’avoir une communauté physique qui recommande les meilleurs éléments. » Les managers sur le terrain sont effectivement les plus à mêmes de juger si un candidat correspond effectivement au profil d’un poste ou non !
Pourquoi perdraient-ils leur temps, cependant, à recommander des candidats à leurs concurrents ? Facile : les managers qui prennent le temps d’effectuer des recommandations sont récompensés par des recrutements gratuits. Simple et efficace.

merito france 2

Des missions sur mesure adaptées aux profils des candidats

Et côté candidat, comment ça se passe ? « On se positionne sur des startings instantanés. Au fil des missions, le candidat aura ensuite le luxe de choisir comment il veut travailler. C’est avantageux pour tout le monde : en magasin, on a des équipes fraîches et toujours motivées et le candidat se sent mieux dans un environnement qui lui est adapté. »
La digitalisation de tous les processus d’entretien permet par ailleurs d’approfondir la relation avec les candidats tout en optimisant le temps. « Cela nous permet de bien creuser les profils, » appuie Marion. « On arrive à savoir mieux que le candidat quel magasin est fait pour lui. On tutoie nos candidats, on est très honnête avec eux. »
Et le concept séduit, puisque Merito a déjà réussi à attirer l’attention de trois incubateurs : après un passage par celui de l’IESEG, l’école de commerce de son associé Pierre, et une accélération avec Unibail Rodamco, Merito intègre maintenant celui des Galeries Lafayette, axé sur la fashion tech. Une jeune pousse à suivre !


uniqbrow

Fashion tech : pendant ce temps-là, en Espagne...

Tongs ? OK. Lunettes de soleil ? OK. Me voilà prête pour aller jeter un petit coup d'œil à la scène fashion tech de l'autre côté de la frontière. Direction l'Espagne, à la découverte de trois projets qui s'illustrent par leur démarche et leur créativité.

Uniqbrow, les lunettes de soleil interchangeables

 

« Engineering freedom », voici l'ambitieuse promesse d'Uniqbrow. Cette start-up basée à Barcelone crée et fabrique localement des lunettes de soleil aux verres et branches interchangeables afin de s'adapter aux nouveaux modes de vie urbains.

Leur credo ? Nous passons notre vie en mouvement, entre les quelques minutes de vélo pour aller au travail, la course effrénée derrière ce métro qui s'éloigne déjà, ou tout simplement le footing du soir entre copains. Et nos lunettes doivent s'adapter à cette omniprésence du mouvement dans notre vie.

Concrètement, qu'est-ce que cela signifie ? Les lunettes Uniqbrow sont faites en Quiroflex, un matériau plastique intelligent, et les branches et verres sont interchangeables afin de pouvoir les personnaliser comme vous voulez. La marque revendique une démarche honnête et clame ne travailler qu'avec des artisans locaux payés un salaire décent. Et si ça ne suffisait pas à leur décerner la palme du cool, Uniqbrow s'illustre aussi par des collaborations avec des artistes en tous genres. À découvrir ici.

Imersivo, ou quand les frontières entre shopping en ligne et shopping physique s'effacent

imersivoUne expérience shopping en continu : voici ce que promet la start-up Imersivo. Grâce à une technologie de reconnaissance visuelle nommée Computer Vision, le client est analysé lors de son passage en cabine d'essayage et des produits complémentaires lui sont proposés, en fonction de sa morphologie et de ses caractéristiques propres (et du produit qu'il est en train d'essayer, évidemment).

Les clients sont aussi invités à parcourir les nouvelles collections via leur smartphone, peuvent consulter directement les informations produits et peuvent également enregistrer des produits sur leur smartphone pour de futurs achats.

Imersivo propose enfin de centraliser les inventaires des différentes boutiques d'un même groupe avec leur boutique en ligne pour avoir un inventaire unique et mis à jour en temps réel, et de recouper les données obtenues en ligne et en boutique pour analyser les comportements clients. Une solution complète pour une meilleure synergie entre expérience en ligne et en boutique. Leur site internet ici.

 

First Vision, le wearable qui vous met dans la peau de vos joueurs préférés

firstvisionFirst Vision propose aux athlètes d'enfiler ses maillots afin de pouvoir proposer au spectateur une expérience bien plus réelle. Les maillots, truffés de capteurs audio et vidéo, sont capables de retransmettre en direct le point de vue du joueur pendant un match ou un tournoi. Une expérience de retransmission de sport beaucoup plus réaliste et immersive.

Cette solution a vocation à intéresser les chaînes de télévision, évidemment, mais aussi les sponsors à la recherche d'un support innovant. Et le bénéfice spectateur, qui vit le jeu comme s'il le jouait lui-même, est évident. Plus non négligeable : la start-up propose ses wearables à la location, formation des techniciens incluse. Une entreprise à découvrir ici.

 

Et alors qu'Inditex ne semble pas près de renoncer à sa place de leader mondial de l'habillement en termes de chiffre d'affaires et de bénéfices, les start-ups de la péninsule ibérique redoublent d'idées pour inventer la mode de demain, malgré une scène fashion tech relativement moins développée que dans d'autres pays européens. À surveiller cependant, car lorsque l'on voit la concentration de start-ups proprement ahurissante qu'affiche une ville comme Barcelone, il y a fort à parier que ce petit retard sera vite rattrapé, voire dépassé.


Instagram stories

Instagram Stories : une nouvelle fonctionnalité pour les pros

Racheté en 2012 par Facebook, Instagram affiche fièrement un réseau de 500 millions d'utilisateurs pour plus de 4 milliards de likes par jour... Pas mal ! Alors pourquoi le réseau social spécialisé dans le partage d'images a-t-il choisi de copier la fonctionnalité phare de Snapchat, à savoir les stories ? Réponse ici...

Instagram, un incontournable de la stratégie de communication des marques de mode

Avec une qualité d'image élevée et un grand nombre de marques présentes, Instagram peut se vanter d'être le réseau préféré des fashionistas. Une récente étude révélait que 50 % des utilisateurs du réseau suivent au moins une marque... soit 250 millions ! Pour 45 % des usagers européens, suivre une marque est un bon moyen de trouver de l'inspiration vestimentaire, tandis que 35 % se prennent en photo pour montrer leur look, et que 16 % partagent les trouvailles qu'ils dénichent en magasin.

Facehunter

Les usagers européens, non contents d'être nombreux, sont aussi bien plus actifs que la moyenne mondiale. Ils consultent leur fil d'actu une quinzaine de fois par jours et publient trois fois plus de posts que les autres. Les Français, notamment, sont particulièrement généreux du like, avec quatre fois plus de posts likés que les autres utilisateurs. Les Britanniques suivent plus de marques, et les Espagnols sont les plus connectés. Quant aux Italiens et aux Allemands, ils se distinguent par leur proportion plus importante d'utilisateurs masculins.

Alors qu'Instagram est donc évidemment un outil de communication indispensable et diablement efficace, il s'agit aussi d'une mine d'informations précieuses pour déceler les tendances actuelles ou à venir, comme l'engouement général pour le denim dans toute l'Europe cet été, tandis que la France affiche un penchant pour la dentelle.

Alors que peuvent bien apporter les stories, cette nouvelle fonctionnalité d'Instagram copiée sans vergogne sur Snapchat ?

Instagram Stories : une dimension ludique et narrative qui manquait

Les dirigeants d'Instagram n'ont pas tenté une seule seconde de s'en cacher : Instagram Stories est une copie conforme des Stories de Snapchat, filtres langue de chien et couronne de fleurs en moins. Avec des fonctionnalités simples et intuitives, les Stories Instagram ont su séduire les utilisateurs, même les plus perplexes quant à leur intérêt.

Et pour cause : les utilisateurs d'Instagram dénoncent parfois le manque d'originalité et le côté lisse et léché des contenus, tandis que Snapchat séduit par son côté spontané, fun et ludique. En ajoutant les Stories à son application, Instagram garde à l'intérieur de son réseau des contenus qui auraient probablement été partagés sur Snapchat.

Côté fonctionnement, on retrouve tous les éléments des Stories Snapchat : une séquence d'images animée conservée pendant 24 heures et qui s'efface automatiquement après. Il est possible d'utiliser les émoticônes et filtres d'Instagram dans les Stories.

Instagram Stories

Alors quel est l'intérêt d'Instagram Stories pour les pros ?

Le principal bémol de Snapchat pour les professionnels est la difficulté à mesurer l'impact de ses publications et le succès de son compte. De plus, les utilisateurs ne tombent pas sur les comptes Snapchat de leurs marques préférées par hasard, comme cela peut être le cas sur Instagram, le réseau social au fantôme n'intégrant pas de fonction d'exploration. Instagram Stories est donc une vraie carte à jouer pour les pros.

Le côté narratif des Stories permet en effet aux marques de publier des contenus plus scénarisés, générant plus d'adhésion de la part du public que des photos parfois perçues comme un peu froides. Il est plus facile de conquérir des utilisateurs avec du contenu narratif ! Bien entendu, l'aspect éphémère des Stories interdit likes et commentaires, mais les utilisateurs peuvent envoyer un message à l'auteur du contenu (s'il n'a pas désactivé cette fonctionnalité). Et la marque peut également consulter le nombre de vues par Story avec le détail des personnes qui l'ont vue.

Comment les influenceurs se servent d'Instagram Stories

Prenons par exemple le cas d'Ivan Rodic, le fameux blogger mode, alias FaceHunter.

Il convient tout d'abord de préciser qu'Ivan s'avère  un fan absolu de Snapchat. Il a d'ailleurs été le premier à créer une agence dédiée à ce réseau social  : A Little Nation.

Il met en en scène ses nombreux déplacements lors des fashions weeks avec un ton ludique et décalé. En voyant arriver Instagram Stories, il a commencé par être sceptique sur son intérêt. Puis finalement, il l'utilise allègrement avec un ton plus pro et léché que sur Snapchat.

Facehunter

Conclusion

En voyant le spot de présentation, on comprend de toute façon très rapidement qu'Instagram a pensé cette nouvelle fonctionnalité pour les pros : du tourisme, de l'événementiel, et bien entendu de l'e-commerce. Une nouvelle opportunité pour les marques de susciter de l'engagement de la part des consommateurs en publiant des contenus plus abordables, avec le côté ludique et accessible qui manquait jusqu'ici à Instagram. Gageons que le succès ne va pas se faire attendre...

De votre côté, si vous utilisez Instagram Stories, qu'en pensez-vous ?


sponge suit

Sponge Suit : le bikini qui absorbe les polluants dans l'eau

De nombreux wearables ont été conçus à des fins de surveillance de l'activité du corps humain dans un but médical ou de prévention. Mais avec le Sponge Suit, c'est à l'environnement que la Fashion Tech s'intéresse. Et qu'est-ce que le Sponge Suit ? Un maillot de bain qui possède la particularité d'être capable d'absorber les polluants présents dans l'eau.

Sponge Suit : un matériau de remplissage absorbant et hydrophobe

Composé d'une armature en électro-plastique souple obtenue par impression 3D et d'un matériau de remplissage, le Sponge Suit résulte d'une découverte de Mihri et Cengiz Ozkan, chercheurs à l'Université Riverside en Californie.

À base de carbone, ce fameux matériau de remplissage fonctionne en fait comme un filtre, ou comme une éponge, d'où le nom de Sponge Suit : il évacue l'eau et retient les polluants.

#9AU7_SPONGESUIT / RESHAPE15 par RESHAPE via Vimeo.

Quant à son utilisation dans un maillot de bain, elle est le fruit du travail du cabinet de design et d'architecture Eray Carbajo, basé à New York. Le plastique de l'armature, extrêmement souple, épouse parfaitement le corps humain.

Le Sponge Suit, éco-responsable et recyclable

Le matériau de remplissage en carbone du Sponge Suit est capable d'absorber 25 fois son poids et retient les huiles, les produits chimiques et le sel présents dans l'eau. N'ayez crainte toutefois : ses créateurs assurent qu'aucun de ces éléments ne peut sortir du maillot et se déposer sur la peau s'il n'est pas chauffé à une température de 1000 °C !

Passée cette température en revanche, le matériau se liquéfie et peut donc être recyclé et réutilisé pour produire un nouveau maillot. En effet, les propriétés d'absorption du Sponge Suit s'estompent après une vingtaine d'usage, mais le matériau de remplissage peut être enlevé, recyclé et remplacé.

Le Sponge Suit, une douce utopie ?

La seule question qui persiste est donc celle de l'efficacité : combien de nageurs faudrait-il équiper de Sponge Suits et combien de temps devraient-ils passer à nager dans l'océan pour réduire significativement la pollution ? Difficile de le dire...

Sponge SuitMais les propriétés nettoyantes et de désalinisation du matériau de remplissage ouvrent sans nul doute des portes intéressantes ! En tout cas, le Sponge Suit a remporté en 2015 le 1er prix de la Reshape Wearable Technology Competition. À suivre donc...

Les wearables peuvent aussi vous protéger des ondes, messieurs : pour en savoir plus, lisez notre interview de Thomas Fayon, co-fondateur de la marque The Faraday Project.

Sources :
Bateaux.com
Creapills.com
Ouest France
Sciencepost.fr
Onearth.org


The Faraday Project

The Faraday Project : mode masculine & textiles intelligents

Vous connaissez probablement le principe d'une cage de Faraday : une structure métallique qui isole ce qui se trouve à l'intérieur des champs électromagnétiques, l'exemple le plus souvent cité étant la voiture censée faire office de cage de Faraday pendant l'orage, et par conséquent vous éviter d'être foudroyé (intéressant, non ?). Eh bien The Faraday Project, ce sont des vêtements qui fonctionnent un peu sur le même principe (n'allez pas vous poster au beau milieu d'un endroit désert avec une fourchette sur la tête par temps d'orage sous prétexte de porter leur collection, cependant. Je ne voudrais pas avoir de problèmes avec votre maman.). Thomas Fayon, l'un des co-fondateurs de la marque, nous en dit plus.

The Faraday Project : des textiles de haute qualité imperméables aux ondes

« The Faraday Project », m'explique Thomas, « est une marque née d'une rencontre avec un ingénieur en électromagnétique. Aujourd'hui, les ondes sont partout (téléphones portables, réseaux WiFi, etc.) et on sait maintenant qu'elles sont mauvaises pour la santé. Ce sont les limites des technologies du progrès ! » Certes, mais alors, que faire ? The Faraday Project propose un début de réponse avec une gamme entière de vêtements et d'accessoires pour hommes, comportant des pièces de tissu complètement imperméables aux ondes.

The Faraday Project, textiles imperméables aux ondes

« Tous nos vêtements sont faits dans de belles matières », m'assure Thomas. « Ce sont des basiques du vestiaire masculin, fabriqués dans un tissu fait à partir d'un fil d'argent de quelques microns et de coton, tissé selon un maillage spécial. » Résultat ? Les ondes rebondissent sur le fil d'argent et ne traversent pas le tissu, qui agit comme une sorte d'armure. Et ce tissu garde cependant toute sa souplesse, est lavable en machine, anti-bactérien et anti-allergène.

Une autre limite des technologies modernes et de l'utilisation à grande échelle de puces NFC, c'est... le piratage. Pensez par exemple à votre carte bleue munie d'une puce de paiement sans contact, ou à votre passeport biométrique : certaines informations méritent d'être bien protégées ! Le tissu au fil d'argent développé par The Faraday Project protège également votre smartphone et vos cartes à puces du piratage, puisque les ondes ne le traversent pas.

Un positionnement mode affirmé

Mais loin d'une marque « geek » axée à 100 % sur la technologie, The Faraday Project se veut avant tout une marque de mode au positionnement élitiste, aux coupes travaillées et aux matières choisies avec soin. « Toutes nos matières premières sont très chères et nous fabriquons en petites quantités », me révèle Thomas. « Nos vêtements sont fabriqués à Paris, en Vendée ou en Italie. C'est un choix éthique et de qualité que nous avons fait. »

The Faraday Project, un positionnement mode affirmé

Car si l'expertise technologique est amenée par leur fameux ingénieur en électromagnétique, les autres protagonistes, Charles-Antoine de Beaumont, Cyril Cabellos (directeur image et communication du groupe Kering, ça vous parle ?) et Alexandre Stourbe, ont une vraie vision mode du projet.

The Faraday Project voit loin !

Alors que la marque est lancée depuis une dizaine de jours tout juste, pas question pour l'équipe de se reposer sur ses lauriers ! « On a de grands projets pour l'avenir ! », m'assure Thomas. « On a une équipe de R&D qui travaille sur des propriétés high-tech, comme l'intégration de micro-puces dans les vêtements, et on voudrait sortir une nouvelle innovation chaque année. » Dans les cartons, de nouveaux tissus hydrophobes, aux propriétés anti-bactériennes et anti-transpirantes. À suivre...

Où les trouver ?

The Faraday Project : où les trouver ?

Malgré son tout jeune âge, la marque dispose de plusieurs points de vente où vous pourrez les trouver à partir de mars 2016 : La Garçonnière à Paris, la boutique physique et l'e-shop de L'Exception, et le Reservoir Shop à Bruxelles. Vous pouvez aussi retrouver leurs produits dès maintenant sur leur propre e-shop. Et ce n'est que le début...

Et pour aller plus loin, lisez notre article sur la protection pensée par la Fashion Tech.


Salon ASAP : les innovations outdoor à venir en 2017

Les 11 et 12 janvier, avait lieu à Annecy le salon ASAP, comme dans Annecy Showroom Avant-Première. Cet événement réservé aux professionnels du textile outdoor dévoile les innovations à venir pour la saison suivante, soit dans notre cas l'hiver 2016 - 2017. Et au milieu des 53 marques présentes, 3 ont particulièrement retenu mon attention.

Nore : la maille frenchie, entre tradition et innovations

Nore, comme dans Pic de Nore, sommet situé au cœur de la Montagne Noire (dans le Massif Central pour ceux qui, comme moi, auraient bien besoin d'une petite remise à niveau en géographie !) et surplombant Castres, à la frontière des départements de l'Aude et duTarn.

Pull de chasseur d'escargots de la marque française NoreEn quoi c'est important ? En ce que la manufacture Regain, créatrice de la marque Nore, y est implantée depuis 1973 et reste l'une des dernières irréductibles fabriques gauloises de maille. Les notions de qualité et d'authenticité sont donc primordiales. Mais quid de l'innovation ?

En cette période trouble pour les manufactures françaises, il a bien fallu bon gré mal gré se réinventer. Et c'est ainsi que la manufacture Regain, spécialisée dans l'habillement professionnel (pour les pompiers et l'armée notamment) vient à revisiter ces produits iconiques dans des clins d'œil décalés et des coloris originaux.

Guides de montagne, sapeurs-pompiers, aviateurs de l'armée de l'air, navigateurs, et même chasseurs d'escargots : chacun son pull, savamment relevé d'une des touches signatures de la marque, comme les manches de deux couleurs différentes ou les patches colorés.

Et côté innovation technique, la marque française n'est pas en reste non plus, bien loin de là. Certains produits sont notamment doublés de membranes coupe-vent respirantes qui ont pour effet d'isoler aussi efficacement qu'une doudoune.

Nore, entre innovation et tradition - le pull luminescent

Mais l'innovation qui m'a vraiment tapé dans l'œil pendant ce salon, c'est ce pull en fil photoluminescent (les bandelettes de couleur claire). Il se charge pendant huit heures à la lumière naturelle (même la lumière de la lune fonctionne !) et restitue la lumière pendant environ six heures. Pratique quand on part en expédition... ou pour se la jouer boule à facettes une fois les derniers rayons du soleil passés derrière la montagne.

Le plus : une démarche éco-responsable et de production durable, et une fabrication à Castres à côté de Toulouse qui permet de sauvegarder des métiers presque disparus. Comme quoi tradition et innovation ne sont pas incompatibles... Bravo !

Pour plus d'informations, visitez le site web de Nore.

Capranea, la veste de ski haut de gamme

Vestes de ski haut de gamme de la marque Capranea

Capranea, c'est une marque suisse au concept simple (en apparence du moins) : une fonction qui se fond dans la forme, soit des vestes ultra-techniques et pourtant élégantes.

Tweed Moessmer, en mélange de laines vierges en provenance d'Italie

Leur spécificité pour l'hiver 2016 - 2017, c'est une collaboration avec Moessmer, atelier de fabrication de tissus et laines haut de gamme qui leur produit notamment un tweed en mélange de laines vierges d'Italie. Ces matières nobles sont doublées d'une membrane qui assure leur étanchéité à l'humidité et au vent, et l'endroit du tissu est traité avec une finition hydrofuge réalisée en Autriche. Ce qui permet aux vestes Capranea d'afficher 24.000 d'imperméabilité et 27.000 de respirabilité... Plutôt impressionnant !

Visitez le site web de Capranea.

Descente : la marque japonaise (comme son nom ne l'indique pas) sur les chapeaux de roue

Descente, c'est une marque qui porte l'innovation dans son ADN. Fondée en 1935 sous le nom d'Ishimoto Shoten par Takeo Ishimoto, Descente est entre autres l'inventeur du vêtement de sport pré-formé. La marque se fait connaître sur la scène internationale lorsque le patineur de vitesse américain Eric Heiden pulvérise le record mondial dans une combinaison Descente. Et ce goût pour l'innovation est toujours aujourd'hui ce qui représente le mieux l'esprit de la marque.

Autre exemple, les wearables : le premier wearable lancé par Descente remonte à 1998. Intitulée « Mobile Thermo », cette veste résultant de la fusion du sport et de l'électronique possédait déjà un système catalytique chauffant développé en collaboration avec Panasonic.

Descente, marque japonaise de vestes de ski innovantes à technologie HEAT NAVI

Aujourd'hui, c'est la technologie HEAT NAVI que je découvre : un traitement exclusif du tissu extérieur, directement dans la fibre, permet de récupérer tous les rayons lumineux et de les restituer sous forme de chaleur, ce qui augmente la température à l'intérieur de la veste de 3°C à 9°C. Étant donné qu'il ne s'agit pas d'un traitement de surface, c'est une propriété qui ne s'altère pas dans le temps, contrairement à la plupart des tissus techniques qui perdent de leurs propriétés imperméabilisantes au fil des lavages.

Une petite Descente ?

L'innovation dans le milieu du sport a donc encore de beaux jours devant elle, et on est ravi de voir que les marques françaises savent aussi saisir la balle au bond et se réinventer pour ne pas rester sur la touche. Cocorico !

La montagne, ça vous gagne ? Évitez la congélation en altitude en lisant notre article sur ces wearables chauffants qui révolutionnent l'hiver.


Starkweather, tissus optimisant la régulation de la température corporelle

Wearables : les vêtements chauffants révolutionnent l'hiver

Après s'être longuement fait attendre, il semblerait que l'hiver soit enfin là, et les plus pessimistes parlent même d'un prolongement de la saison froide jusqu'à fin mars - début avril. Loin de moi l'idée de vouloir écouter ces oiseaux de mauvais augure, mais force est de le constater : le temps des apéros en terrasse est fini, l'avènement des doudounes et moonboots est proche. Ou pas ? Et s'il existait des alternatives wearables permettant de réguler en temps réel la température de votre corps ? Tour d'horizon.

Vêtements techniques, les précurseurs

C'est souvent dans le sport (après l'armée) que se développent les nouvelles technologies, et les vêtements chauffants ne font pas exception à la règle. Toute une flopée de vêtements techniques chauffants est déjà disponible sur le marché, mais ils restent pensés pour un usage précis et ne sont pas nécessairement adaptés à une utilisation quotidienne.

Starkweather, la régulation de la température du corps optimisée

Fonctionnement des tissus Starkweather

Heureusement, nous ne sommes pas les premiers à nous poser la question de vêtements chauffants à porter en ville. Et celle qui réussit avec brio à résoudre cet épineux problème, c'est Lee Anderson, fondatrice de Starkweather. Le principe est simple : des tissus fins mais aux propriétés chauffantes et isolantes reconnues (laine, cachemire, soie) et des superpositions de couches habilement disposées pour former un cocon protecteur qui optimise les capacités de régulation de la température du corps. Le plus : les différentes pièces à superposer peuvent être portées séparément.

Starkweather, tissus optimisant la régulation de la température corporelle

Plus d'infos ? Visitez le site de Starkweather.

SWARM, l'incroyable écharpe de Microsoft Researchers

SWARM, une écharpe intelligente développée par Microsoft ResearchersCertes, il ne s'agit encore que d'un projet, mais l'écharpe SWARM pensée par Microsoft Researchers a de quoi impressionner. Son but : aider son porteur à gérer ses émotions et à interpréter celles des autres, au moyen de capteurs sensoriels. Bien sûr, on pense immédiatement aux implications que cela pourrait avoir pour les personnes atteintes de handicaps physiques ou mentaux, comme les troubles autistiques par exemple. SWARM est télécommandée depuis un smartphone, et peut entre autres réchauffer son utilisateur. Présentée sous forme d'un maillage d'hexagones parcourus de capteurs, elle est destinée à être glissée dans un fourreau et pourra donc potentiellement être utilisée avec n'importe quelle écharpe.

Plus d'infos ? Consultez le PDF de SWARM.

 

ATTACH, le projet de recherche de l'Université de San Diego

Adaptive Technologies with Active Cooling and Heating, ou ATTACH, c'est un projet de recherche mené par des ingénieurs américains de l'Université de San Diego et qui a obtenu une bourse de recherche de la part de l'ARPA-E, l'agence gouvernementale qui finance les projets de recherche avancée sur le thème de l'énergie. Le constat de base est relativement simple : lorsqu'une ou deux personnes seulement sont présentes dans une pièce, réchauffer ou refroidir la totalité de la pièce n'est pas optimal en terme d'efficacité énergétique. Il serait plus intéressant de réchauffer ou refroidir la personne directement, au moyen de vêtements qui s'adapteraient automatiquement à la température du corps.

Plus d'infos : consultez le site de l'ARPA-E.

Allez, respirez : plus que quatre mois d'hiver !

Et pour aller plus loin : consultez notre article à propos de la protection à travers la fashion tech, une autre application pratique des wearables.

Sources :
http://stkwo.com/about-starkweather/
http://research.microsoft.com/pubs/238353/swarm.pdf
http://research.microsoft.com/apps/pubs/default.aspx?id=238353
http://www.technologyreview.com/news/534261/microsoft-researchers-get-wrapped-up-in-smart-scarf/
http://www.kurzweilai.net/smart-clothes-for-personalized-cooling-and-heating


iris van herpen - photo

Comment l'impression 3D révolutionne la mode

En développement depuis les années 90, la technologie de l'impression 3D a été popularisée ces dernières années par l'implantation rapide de fablabs un peu partout dans le monde (et notamment à Grenoble !). Les utilisations de l'impression 3D sont diverses : on a entendu parler, notamment, des prothèses imprimées en 3D ou encore d'Organovo, société californienne reconstituant grâce à une imprimante 3D des tissus musculaires. Mais en dehors de la médecine, la mode et le design n'ont évidemment pas été les derniers à s'approprier la technologie.

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