Campagne Y-3

Y-3, une marque avant-gardiste

Créateur réputé Yohji Yamamoto étonne par sa rigueur et ses créations futuristes notamment avec sa marque Y-3. Découvrez en plus sur ce personnage et ses œuvres.

Yohji Yamamoto, designer respecté

Yohji YamamotoNé en 1943, le styliste japonais Yohji Yamamoto a réussi à se faire un nom grâce à sa rigueur. Sa mère étant couturière, c'est elle qui lui donne l'envie de se lancer dans la mode. Après avoir effectué des études de droit, il poursuit sa formation au Bunka Fashion College à Tokyo.

C'est en 1971, qu'il crée sa propre maison. Il connut la notoriété de manière quasi instantanée. En 1981, il fit son premier défilé à Paris en offrant un show extraordinaire dans la Cour Carré du Musée du Louvre. En 1999, il reçoit le prix international du Conseil des créateurs de mode américains.

Depuis 2001, il collabore avec la marque Adidas. Ce discret designer se livre dans un documentaire sur son processus de création dont voici la bande d'annonce :

Y-3,  la marque futuriste

Suite à la demande du couturier à Adidas de lui prêter des sneakers pour sa collection automne-hiver 2001, celle-ci accepte et lui propose de collaborer afin de proposer une vision futuriste du sportswear...  Ainsi née Y-3 avec le Y pour Yohji, le 3 pour les bandes Adidas et le tiret pour les liens entre les deux.

Y-3" Il y a dix ans, nous avons créé avec Adidas quelque chose qui n'existait pas avant et de complètement futuriste. Mon souhait était de rendre le sportswear chic et élégant. Adidas est une véritable source d'inspiration personnelle… qui enrichit ma vie créative." - Yohji Yamamoto, 2011

Encore aujourd'hui, la marque propose des modèles high-tech : avec des matières comme le néoprène, des formes spécifiques ou aux couleurs surprenantes. Même ses défilés et ses campagnes publicitaires sont ancrés dans un univers novateur :

Dès 2017, la marque proposera une nouvelle ligne "B Yohji Yamamoto" qui proposera une garde-robe adaptée au quotidien et au style unisexe.

La 1ère collection pour aller dans l'espace

La marque repousse les limites de la créativité en étant la première à lancer une ligne de vêtements pour aller dans l'espace. Associée avec la société Virgin Galactic (la compagnie du milliardaire Richard Branson) qui a l'intention de développer le vol spatial commercial, Y-3 a dévoilé sa collection à travers une vidéo diffusée en janvier dernier.

Comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessous, les vêtements restent fidèles au style de Yohji avec des coupes larges et des tons sombres, l'utilisation du Nomex Meta Aramid une matière qui permet de profiter des propriétés du kevlar tout en disposant de plus de flexibilité.


Nasty-Gal

Saga entrepreunariale : Nasty Gal !

Sophia Amoruso, fondatrice et CEO de Nasty Girl a publié en 2014 son livre #Girlboss. Elle y retrace son parcours et comment sa petite boutique sur eBay est devenue l'une des entreprises les plus performantes des États-Unis générant des millions de dollars. Si aujourd'hui l'entreprise connaît comme beaucoup une "restructuration stratégique", elle reste un modèle pour beaucoup d'entrepreneurs FashionTech.

Sophia Amoruso, un parcours atypique

Sophia Amoruso

Présentée comme la Cendrillon 2.0, Sophia Amoruso a surmonté bien des galères avant de devenir la business-girl que l'on connait. Issue de la classe moyenne, elle a tout juste 17 ans quand elle quitte le logement familial et l'école pour enchaîner les petits boulots. Elle avoue que pendant cette période elle a déjà volé dans les magasins. Un jour, la jeune femme se fait attraper et décide de rentrer dans le droit de chemin. Elle s'installe à San Francisco. Souffrant d'une hernie, elle comprend qu'il va lui falloir trouver un travail si elle veut obtenir une assurance maladie pour se soigner. Elle devient contrôleuse d'identité dans une école d'art. Pendant son temps libre, elle commence à vendre des vêtements chinés sur eBay.

NastyGal, une croissance fulgurante

En dix ans d'existence, NastyGal est devenue une référence dans le monde Fashion. Tout commence avec sa boutique eBay " Nasty Gal Vintage". Elle a l’œil et sa première vente importante est celle de deux vestes Chanel achetées pour 8$ et revendues à 1500$. Pour attirer les clients, elle se crée un compte MySpace  (LE réseau social de l'époque). Grâce à ça, elle apprend deux leçons :

  • Il faut connaître ses clients
  • Il faut savoir comment faire du marketing gratuit

Elle comprend aussi qu'elle doit endosser tous les rôles : acheteuse, styliste, photographe, modèle, vendeuse... Sous la pression de ses clientes et des autres vendeurs eBay, elle décide de créer son propre site web. Depuis les ventes ne cessent de croître. En revendant des vêtements vintage, NastyGal parvient à se faire plus de 50% de marge brute. L'entreprise déménage souvent pour agrandir ses locaux, elle embauche de plus en plus, elle attire les investisseurs et suscite l'intérêt des médias. Le métier de Sophia change  :

"Je ne voulais pas parler de mon travail, je voulais travailler jusqu'à qu'en parler devienne mon métier."

NG Melrose

Aujourd'hui, NastyGal est l'anti-fashion qui encourage les femmes à choisir ce que le mot Fashion signifie pour elles. L'enseigne a lancé sa propre marque et deux boutiques ont ouvertes aux États-Unis. Récemment, l'entreprise connaît une restructuration, avec laquelle 10% des employés sont remerciés. Mais l'ambition affichée reste la même : continuer son expansion !

 #GIRLBOSS : une façon de penser

Son livre #GIRLBOSS est un véritable messager pour toutes les femmes. Une #GIRLBOSS c'est une personne qui prend en charge sa vie, elle obtient ce qu'elle veux parce qu'elle travaille pour, elle prend le contrôle et accepte les responsabilités. Pour le devenir : il faut beaucoup de travail et croire en soi. Le livre présente plusieurs témoignages et les conseils que Sophia applique à son quotidien.

Girlboss Foundation

Depuis 2014, la Fondation #Girlboss a accordé plus de 75 000$ de subventions pour des femmes dans le monde de la couture, de la mode, des arts et financer leur avenir de #Girlboss. Les subventions sont accordées aux initiatives entrepreneuriales et chaque projet bénéficie en plus d'une expositions sur les réseaux sociaux et la presse de Nasty Gal.

Quelle sucess story vous inspire ?


Créer ses vêtements

5 sites pour créer ses vêtements

Créer ses vêtements : tout le monde en rêve. Bien que la couture soit de plus en plus à la mode et accessible, coudre n'est pas un don offert à tous. Mais avec Internet, tout est possible !

Chez Modelab, nous avons déniché pour vous 5 sites pour créer ses vêtements.

Louis Antoinette Paris : le kit couture

Kit Louis Antoinette

Avec moins d'un an d'existence, Louis Antoinette Paris a réussi à révolutionner la mode.  Créé par 3 jeunes entrepreneurs, l'entreprise propose une expérience unique : des collections de vêtements et accessoires à faire soi-même soient sous la forme du kit complet ou le patron seul. Le kit contient le patron, le tissu, un carnet d'accompagnement, le fil, les accessoires, la griffe et quelques surprises... Déjà plusieurs modèles sont disponibles et on retrouve de nombreux conseils selon les niveaux de couture.

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Trendy Workshop : des collections personnalisables

Trendy WorkshopPrésenté comme un site marchand, Trendy Workshop, regroupe plusieurs modèles qui sont tous personnalisables : couleurs, matières, fantaisies, ajout de texte... Le concept est de satisfaire chaque membre (femme, homme, enfant) en lui permettant de créer le vêtement qu'il souhaite. Chaque membre peut obtenir le statut de "Créateur" et les revendre à la communauté.

MOOD BY ME : apportez votre touche perso' !

Mood By Me

Mood By Me c'est une marque de vêtements personnalisables en ligne pour homme et femme. Né en 2010, le site met en avant le savoir-faire des ateliers partenaires et la qualité des matières premières. Initialement focalisée sur le cachemire, l'entreprise diversifie d'année en année ses produits. Soit on achète le modèle tel quel soit on le personnalise dans le Mood Studio.

Trouver chaussure à son pied avec Shoes of Prey

ShoesofpreyShoes of Prey est une entreprise australienne, créée en 2009.  Destiné aux femmes, c'est le site qui permet de créer les chaussures que vous imaginez !
Parmi 12 modèles proposés, on personnalise les matériaux et la hauteur du talon. Le site explique en détail les 11 étapes de fabrication.  Bien que la sélection des pointures se fassent en unité US, la livraison est disponible sous un mois dans le monde entier et le produit est échangeable sous 365 jours ! Et pour celles qui manquent d'inspiration, une galerie des créations déjà réalisées les attend !

Un répertoire du DIY (Do It Yourself)

Sewing

Pour créer de nouveaux vêtements, il ne faut pas nécessairement partir ex nihilo. La customisation peut être un bon moyen pour offrir une nouvelle vie à nos habits. Ajouter quelques boutons, donner quelques coups de ciseaux, broder... il y a des techniques simples pour avoir un look unique ! La plateforme Hellocoton, dédiée aux blogs, a regroupé dans un dossier 35 idées pour personnaliser sa garde-robe.

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Vous pouvez aussi lire (ou relire) les trouvailles de Modelab sur le même sujet :


Club Monaco

Retail 2.0 : l'expérience client réinventée !

Du 17 au 20 janvier, New York accueillait la Nation Retail Federation (NRF) pour son édition 2016 du NRF Retail's BIG Show, le plus important salon mondial dédié au magasin connecté.  Au cœur de cette ville pionnière, les dernières innovations qui composeront les retails de 2016 étaient présentées. Au-delà des inventions techniques, les nouvelles tendances se focalisent sur l'expérience client.

Mission n°1 : rendre les magasins attractifs

A l'heure de la transformation numérique, les magasins doivent parvenir à passer un cap et continuer à attirer les clients.  Aux États-Unis, la pression est d'autant plus grandes que les magasins classiques doivent faire face à un concurrent de taille : Amazon.
Pour y parvenir, Isabelle Bordry, ex directrice générale de Yahoo France et co-fondatrice de Retency, une start-up de solution d'analytics destinées aux enseignes physiques, énonce la règle des 3P qui doit permettre aux enseignes de se réinventer :

  • Personnalisation
  • Prédiction
  • Pertinence

Le Hub Institute a listé les 8 tendances du retail. Parmi celles-ci, de nouveaux services sont offerts pour inciter les clients à passer plus de temps en boutique.

BrightBox propose des boîtiers de rechargement pour smartphones permettant d'améliorer le drive-to-store et d'augmenter le temps passé en point de vente.

Brightbox
Dans certaines de ses boutiques, Converse offre la possibilité de customiser ses produits dans son espace "Blank Canvas".  Un ensemble de designs, matériaux, couleurs et éléments divers sont à la portée des clients :

Blank Canvas

 

 

 

 

 

 

 

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Le point de vente, un espace multifonctions

Plus que de proposer de nouveaux services, le point de vente doit se réinventer :

« Le magasin ne doit plus seulement être pensé comme un lieu pour acheter »

Catherine Barba, experte du e-commerce

Les marques innovent de plus en plus pour offrir des expériences clients uniques :

  • Lululemon, la marque de vêtements et accessoires de yoga a ouvert un espace de coworking et des cours de yoga
  • Sephora instaure des cours de maquillage dans certains de ses points de vente
  • Club Monaco, en plus de vendre des vêtements, développe la vente de cafés, de livres, de fleurs...

Westfields Lab teste des solutions innovantes avec le projet Bespoke : un espace de 3 000 m² au sein d'un centre commercial de San Francisco pour des start-ups de l'univers du retail.

Bespoke

 

 

En plus d'un espace de coworking, les start-ups bénéficient de pop-ups stores, d'espaces pour organiser des évènements, des démos...

En Chine, l'expérience va plus loin, le centre commercial Explorium élaboré en partenariat avec IBM, mixe shopping et parc d'attraction avec un accès réservé à 12 000 membres.

Explorium

L'expérience client se poursuit hors magasin

Comme l'étudie Catherine Barba, dans son laboratoire expérimental à New York, l'expérience client ne s'arrête pas à l'acte d'achat. Dans sa chronique PEPS (Plein d'Expériences pour Se réinventer) elle fait l'état de ses premières observations.

GafaDès son arrivée "aux States", elle a pu constaté la puissance des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) qui n'hésitent pas à faire évoluer leur offre de leur métier de base dans le but d'occuper le maximum de place dans la "vie digitale" de leurs clients. L'étude Gafanomics de FaberNovel  le prouve puisque les GAFA représentent 55% de nos vies digitales en cumulant tout le temps passé à de la recherche d'informations, l'envoi de mails, l'écoute de la musique, les achats...  Un des clients d'Amazon Prime témoigne même qu'acheter un produit n'est pas le plus passionnant.

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Les GAFA réussissent à penser "parcours client" aussi bien physique et digital et orientent leur discours commercial sur la vie du client plutôt que sur la vente des produits. Un modèle pour tous les commerçants qui n'est plus seulement de vendre avec de bonnes marges mais de fidéliser, d'attirer de nouveaux clients, de communiquer...  C'est combiner un service et devenir une référence dans leur vie quotidienne. Les réponses passent toujours par l'écoute des clients !


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Albance, la marque de vêtements féminins sur mesure !

Albance, c’est l’une des start-ups gagnantes du concours Wonder Women Of Paris, organisée par Paris Pionnières, l’incubateur de l’entrepreneuriat au féminin. Charlotte Lautier-Gaud, sa fondatrice, nous dit tout sur son concept innovant qui permet d’habiller les héroïnes des temps modernes !

Quels ont été les débuts d’Albance ?

J’ai toujours su que je voulais créer mon entreprise : après un diplôme d’ingénieur, j’ai d’abord travaillé dans un grand cabinet d’audit financier. L’idée de créer une entreprise est née de cette expérience dans le monde du travail et de mon vécu de femme. Quand j’ai commencé à travailler, j’ai rapidement expérimenté une problématique vestimentaire qui est celle de très nombreuses femmes. On n’a pas toujours le temps de faire les magasins, en termes de style il n’est pas évident de trouver de jolis basiques qui soient à la fois professionnels, féminins et pratiques à porter, et quand on passe en cabine, il y a toujours un petit quelque chose qui fait que le vêtement ne nous va pas parfaitement et qu’on ne se sent pas toujours mise en valeur. C’est de ce constat qu’est née Albance, la première marque de sur mesure dédiée aux femmes modernes, avec une offre qui conjugue élégance, qualité et confort. Le nom de la marque vient du latin « albus » et évoque justement une élégance épurée et simple.

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Veste Alice

« On se demande souvent si c’est la femme qui fait le vêtement ou le vêtement qui fait la femme. Chez nous, c’est les deux. »

Vous utilisez une solution innovante pour une coupe sur mesure : pouvez-vous nous en dire plus ?

Pour chaque modèle de la collection, nous développons un patronage digitalisé et « intelligent » qui va s’ajuster automatiquement aux mesures de la cliente aux points qui sont habituellement sensibles (tour de poitrine, taille, bassin, longueur des bras, des jambes…). Pour la prise de mesures, nous proposons une solution à distance, très simple et rapide, qui sera intégrée à notre futur eshop (Coming very soon !). En 3 photos prises à partir de son smartphone, la cliente crée son avatar qui nous transmet ses mesures.

Ces innovations nous offrent beaucoup d’avantages, par exemple :

  • On ne parle plus de taille. Chez Albance, chaque cliente a son propre patron, réalisé à ses mesures.
  • Chaque pièce est confectionnée à l’unité. Cela nous permet beaucoup de flexibilité sur les collections de tissus. Nous pouvons nous permettre de travailler des fins de collections de grandes maisons à des tarifs avantageux et ainsi proposer la meilleure qualité au meilleur prix, tout en évitant le gaspillage.

Aujourd’hui, nous recevons les clientes au showroom parisien : cela leur permet de se familiariser avec le concept, d’essayer les modèles de démonstration et de découvrir les collections de tissus.

A quoi ressemble la 1ère collection ?

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Veste Alice & Jupe Lucie

Pour la première collection, nous avons dessiné une veste et une jupe qui apportent une touche élégante et moderne à vos tenues tout en tenant compte de nombreux détails pratiques. Par exemple, le modèle de veste Alice se porte aussi bien sur une robe que sur un pantalon, et sa petite poche intérieure vous permet de glisser vos cartes de visite ou votre smartphone. Pour la jupe Lucie, c’est la coupe patineuse que nous souhaitions mettre en valeur, avec LA bonne longueur (ni trop courte, ni trop longue) qui la rend intemporelle. On y a ajouté de grandes poches côté invisibles dans lesquelles on a plaisir à glisser ses mains.

Nos principales inspirations sont les femmes qui nous entourent. Toutes ces femmes qui ont chacune leurs singularités qui les rendent extraordinaires. Nous souhaitons mettre en valeur cette singularité, grâce à des pièces bien pensées et surtout ajustées à leur morphologie et à leurs envies.

Côté matières, nous avons volontairement travaillé une première gamme qui combine un tombé élégant et un entretien facile, avec une large palette de couleurs allant du noir au jaune moutarde, en passant par des pastels, du rouge intense, ou encore du bleu électrique. De quoi exprimer votre personnalité comme vous le souhaitez !

Pour la suite, nous réfléchissons à d’autres intemporels de la garde-robe féminine : un modèle de veste longue, une petite robe et une ligne de pantalons. Nous souhaitons aussi proposer bientôt une gamme de lainages, et introduire une sélection de tissus à jolis motifs pour varier les styles et les plaisirs.

Quel est votre avis sur la FashionTech ?

Il est indispensable qu’un domaine comme la mode, qui reste encore très artisanal, tienne compte des évolutions technologiques de notre temps et les tourne en sa faveur. Non pas en juxtaposant une pièce de mode et une innovation technologique, mais en intégrant l’innovation dans le processus-même de création et de distribution. C’est ce qui permet de rendre la mode plus intelligente, plus durable, et de proposer la meilleure qualité au meilleur prix.

Chez Albance, nous partons d’un concept qui préexistait au prêt-à-porter - le sur mesure féminin - et nous nous servons d’outils digitaux pour le remettre au goût du jour (grâce notamment aux réseaux sociaux), pour le diffuser à grande échelle (en passant par une vente en ligne), et surtout pour proposer des pièces abordables (ce qui ne serait évidemment pas le cas si une équipe de modéliste devait retravailler à la main chaque patron).


CES2016

Ce qu'il faut retenir du CES 2016 !

Du 6 au 9 Janvier dernier se déroulait le CES 2016 (Consumer Electronic Show), le rendez-vous annuel implanté à Las Vegas regroupant les concepteurs et fabricants de nouvelles technologies internationaux. Cette année, pas d'innovation de rupture notable mais de nombreuses améliorations à découvrir et des projets très prometteurs.

Nouvelles technologies : les 3 grandes tendances

Les trois grandes tendances de cette 49ème édition étaient :

  • Les objets connectés (montres, bracelets, drones)
  • La réalité virtuelle
  • L'automobile
♦ Les objets connectés

Avec une augmentation de 30% par an, en moyenne, on estime, pour 2016, la vente de 6,4 milliards d'objets connectés dans le monde. C'est avant tout des objets destinés à la domotique, au sport ou à la santé qui ont été présentés. L'enjeu principal pour les industriels du secteur : parvenir à séduire le public féminin, qui reste encore peu consommateur de ce type d'objets.

♦ La réalité virtuelle

Particulièrement attendus pour cette année : les casques de réalité virtuelle. Trois produits sont déjà au coude à coude pour un lancement au printemps :
- Sony avec Playstation VR (anciennement Morpheus), grand absent du salon, adapté au gaming
- l'Occulus Rift, commercialisé dès mars 2016 au prix de 699€
- HTC et son HTC Vive Pre, dédié aux développeurs avec une manette sans fil et dont plus d'informations seront dévoilées courant avril

♦ L'automobile

De multiples annonces et de nombreux partenariats ont été présentés cette année : Volkswagen va relancer son culte Combi version électrique et connectée ; Amazon et Ford s’associent pour faire communiquer la voiture et la maison ; Faraday Future se positionne comme un nouveau concurrent de Tesla…
La voiture autonome était au centre des conversations, et une conférence dédiée à l'avenir de la mobilité urbaine a mobilisé les visiteurs.

 

La French Tech mise à l'honneur

FrenchTech_CES2016

Juste derrière les États-Unis, la France est la deuxième délégation la plus représentée au salon avec 190 start-ups. Une présence remarquable avec 1/3 des entreprises exposées dans l'Eureka Park, le principal espace de démonstration du salon entièrement dédié aux start-ups et PME innovantes.

Un fort taux de participation que l'on peut expliquer par 3 facteurs majeurs :
- la bonne communication autour du label French Tech, valorisé par les politiques français
- un vrai savoir-faire français sur le secteur des objets connectés : que ce soit pour le design, la partie logicielle ou pour la créativité.
Le salon CES a servi et sert de tremplin pour les entreprises françaises de l'IoT comme, par exemple, Withings qui a bénéficié de retombées très favorables en termes de notoriété, de réseau et d'opportunités de marché.
- une crédibilité à l'international : évidemment, rien de mieux pour un fabricant d'être confronté directement avec les experts de son marché pour obtenir des retours sur son produit. Fort de son succès, l'évènement représente pour certains, la majorité du budget communication de l'année ! Une première rencontre avec les États-Unis qui permet de mieux évaluer l'attractivité du marché et parfois, de revoir sa stratégie en décidant de focaliser la partie ingénierie en France et en ouvrant de petits bureaux aux USA.

Un savoir-faire "Made In France" grandement mis à l'honneur avec de nombreuses innovations récompensées aux CES Innovation Awards.

Quelques nouveautés FashionTech

  • Oombrella, le parapluie intelligent

Avec l'accessoire de Weezzo, vous ne risquez plus de sortir trempés.  Ce parapluie connecté envoie des alertes pour prévenir des journées de pluie. Sa toile est composée d'un matériau qui réfléchit la lumière pour égayer de la grisaille. Ils lanceront bientôt leur campagne de crowdfunding sur Kickstarter.

Digitsole

  • La chaussure chauffante

Alors que nous vous parlions il y a quelques temps des vêtements chauffants, nous vous présentons maintenant la paire de chaussures qui va avec : Digitsole, venue de Nancy, qui a plusieurs fonctionnalités. Premièrement, un système de chauffe intégré mais aussi des capteurs pour mesurer son activité physique, une ouverture et fermeture automatique, une lampe-torche intégrée et un suivi de l'usure de l'amorti.

Le rendez-vous pour 2017 est déjà pris avec : la 50ème édition qui sé déroulera du 5 au 8 Janvier.


Liz Bacelar

Liz Bacelar, à la tête de Decoded Fashion

Aujourd'hui, l'évènement Decoded Fashion est devenu un évènement incontournable pour les connaisseurs de la Fashion Tech. Exporté à travers les plus grandes villes du monde, l'idée de départ est celle de la Brésilienne/Américaine  : Liz Bacelar. Une femme pleine d'ambition qui veut faire du lien entre les mondes tech et fashion.

Retour sur son parcours

Entrepreneuse dans l'âme, Liz Bacelar commence sa carrière, dans les années 2000, à la tête du "Tribuna Connecticut Newspaper". Fondatrice et éditrice, elle rédige de nombreux articles à destination des communautés portugaises et hispanophones pour devenir un des plus influents journaux d'immigrés du Connecticut. Suite à cette réussite, elle rejoint successivement : The News-Times, NBC News et enfin CBS News.

Par la suite, elle se tourne vers l'univers digital en étant à la tête des communications de LivePerson, une entreprise de services aux entreprises pour les messageries électroniques.

En 2012, elle donne un tournant à sa carrière en se tournant vers le conseil et la mode. D'abord chez Seedcamp, où elle conseille des start-ups Mode, Beauté et Retail. Puis en tant que Mentor pour les Fashion Fellows Program de New York qui permet d'identifier les "étoiles montantes du management de la mode".

Mais c'est depuis l'automne 2011 qu'elle s'adonne à un plus grand projet : Decoded Fashion. Pour Liz Bacelar, plongée dans le monde du journalisme, il est normal de vouloir tout savoir avant les autres. C'est avec cet état d'esprit qu'elle recherche les dernières innovations. Avec Decoded Fashion, la première et unique série d'évènements reliant les start-ups technologiques aux idées destinées à la mode avec les dirigeants Retail qui en ont besoin,  elle soutient 200 entreprises et ceci n'est qu'un début...

Decoded Fashion, l'évènement incontournable de la Fashion Tech

Decoded Fashion LdnDecoded Fashion, c'est le catalyseur de la FashionTech. Sa mission est à la fois d'exposer à la communauté mode à de nouvelles idées mais aussi de démystifier la technologie pour favoriser des partenariats.  Chaque évènement est découpé en plusieurs parties : des conférences, des séances de mentorat et des compétitions de lancement pour des start-ups, des hackathons .  D'ailleurs c'est elle qui a lancé en 2013 le 1er challenge du genre avec Conde Nast.

La dernière édition Decoded Fashion s'est déroulée à Milan (le 17 & 18 Novembre) avec un contenu toujours enrichi et notamment le développement d'une application dédiée pour permettre au public d'interagir avec les participants.
Pour retrouver l'ensemble des rapports des évènements, c'est ici. 

Enfin si vous voulez rejoindre la communauté  et enrichir les débats sur les dernières thématiques, vous pouvez vous rendre sur la page Meet-up qui compte déjà plus de 3 500 membres à travers une dizaine de pays.

Concernant les prochains évènements, ils débuteront au printemps 2016. En attendant gardez un œil sur l'actualité #Fashiontech ;)


COP21

COP21 : quels enjeux pour l'industrie textile ?

Du 30 novembre au 11 décembre prochain, Paris est le pays hôte de la 21ème Conférence des Parties (COP21) sur les changements climatiques. Les dirigeants du monde se réunissent pour aboutir à un accord, applicable en 2020, qui permettra de contenir le réchauffement global de la planète.

L'industrie du textile et de l'habillement est plus que concernée : elle se situe au 2ème rang des activités économiques mondiales ayant le plus fort impact sur l'environnement, d'après une étude Carbon Trust de 2011.

L'industrie textile  & écologie : quelques chiffres alarmant

Depuis des années, l'industrie textile contribue à la pollution de la planète : forte exploitation des matières premières, coûts de transport, une surconsommation qui entraîne un gaspillage...

MyTwist, qui est une application qui permet de consommer local en se servant dans le placard de ses voisins grâce à des petites annonces, a recensé dans une infographie quelques données marquantes :

MyTwist

Certaines marques ont déjà pris en compte ces éléments et les intègrent dans leur stratégie. Par exemple, Kering, acteur majeur du textile, veut se positionner en précurseur sur ce domaine avec la mise en place d'un outil qui permet de quantifier le coût environnemental de chaque produit. Son PDG, François-Henri Pinault invite d'autres marques à l'utiliser :

«  À la veille de la COP21, il est essentiel que les entreprises partagent des solutions permettant de réduire notre impact collectif sur l'environnement et de renouveler les ressources naturelles, afin de modifier notre trajectoire actuelle ».

L'économie circulaire, une solution encore peu exploitée

L'économie circulaire est un concept qui s'inscrit dans le cadre du développement durable. Son but est de produire des biens et des services en limitant la consommation et le gaspillage des matières premières et des sources d'énergies non renouvelables.

Il pourrait être schématiser de la façon suivante :

Economie circulaire

L'enjeu pour l'industrie textile est de faire adopter le recyclage comme une étape incontournable de la vie d'un vêtement. Pour cela de plus en plus de magasins se proposent de devenir des points de collecte, en plus des quelques milliers de conteneurs Relais.

Autre que le recyclage, d'autres moyens existent pour donner une nouvelle vie à ses habits : le don, la location, la réparation...

Un évènement dédié : CHANGER LA MODE POUR LE CLIMAT

Changer-la-mode-pour-le-climat-Le 7 et 8 décembre, l'association Universal love qui défend depuis plus de 20 ans une mode qui a du sens, organisera un évènement labellisé par Mme Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie, sur "Comment réduire l’impact environnemental de la mode ?"
Changer la mode pour le climat s'articulera autour de 3 rendez-vous :
  • un colloque : quels enjeux/défis environnementaux pour la mode ?
  • un défilé de marques de prêt-à-porter  qui conçoivent leurs collections dans le respect de l'environnement et des Hommes.
  • la signature du charte

Pour vous inscrire au colloque, c'est ici.

 

Ainsi, deux enjeux majeurs se dégagent :

  • Une prise de conscience des fabricants qui doivent changer leur processus de production
  • L'adhésion des consommateurs pour une mode plus responsable : mettre fin à la sur-consommation et les engager à recycler

Le Lab 1

Le Lab, l’inventeur de la chemise idéale !

Le Lab, c’est un nouvel arrivant dans l’univers du prêt-à-porter qui a pour ambition de révolutionner les essentiels de la mode masculine, à commencer par la chemise. Leur pari ? Remédier aux tracas du quotidien – la tache avant un rendez-vous important, l’auréole qui trahit notre stress en réunion, les plis qui s’accumulent tout au long de la journée – avec des tissus innovants. Deux français sont à l’origine de ce nouveau vêtement : Sébastien François et Pauline Guesné, qui a répondu à nos questions.

Quels sont les débuts de « Le Lab » ?

Du fait de son ancien métier de consultant, mon associé Sébastien se devait d’avoir une tenue irréprochable, reflet de son professionnalisme. Chemise blanche, cravate et costume sombre étaient de rigueur, bien qu’ils ne soient pas nécessairement appropriés aux longues journées et aux multiples déplacements.

Pour réinventer ces grands classiques en les adaptant aux hommes d’aujourd’hui, nous avons créé Le Lab, une start-up qui fait entrer la mode masculine dans l’ère des nouvelles technologies. Le Lab fonctionne comme une marque de mode classique, puisqu’elle mise avant tout sur le style et la coupe ; sauf qu’à la différence des marques de prêt-à-porter traditionnelles, leurs tissus innovants apportent des propriétés supplémentaires.

Grâce aux efforts combinés de stylistes, d’un tailleur et d’ingénieurs textiles, nous avons créé une chemise élégante, à la coupe ajustée, taillée dans un coton unique au monde. Il nous aura fallu pas moins de 2 ans de développement au sein d’ « Innotex », l’incubateur du Centre Européen des Textiles Innovants de Lille, pour parvenir à sortir cette première pièce.

Aujourd’hui, la société a été fondée à Lille et bénéficie d’une antenne relai à Paris. Nous sommes deux associés : Sébastien qui s’occupe de la gestion de l’entreprise et de la partie technique, et moi, Pauline qui m’occupe du marketing et de la commercialisation. Nous travaillons avec une petite équipe et, en complément, nous faisons appel à des intervenants externes. Il faut savoir que pour créer une chemise comme la nôtre, nous avons besoin de rassembler beaucoup de personnes autour de la table, mais pas à temps plein. Chacun est appelé ponctuellement pour apporter son expertise sur des sujets très pointus. Le réseau du Centre Européen des Textiles Innovants nous a aidés à trouver et mobiliser ces experts.

On parle de « Le Lab » comme l’inventeur de la chemise idéale, à quoi ressemble-t-elle ?

La première chemise commercialisée sur Kickstarter a été baptisée « l’Essentiel». Elle est blanche, à boutonnière cachée, avec des capucins cachés aux niveaux des manches. Simple, sobre et efficace.

L'Essentiel.

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Comme toutes les chemises de la collection, elle est aussi :

- Antitache : on peut verser du café, du vin, du ketchup, etc. ça résiste à tout ce qui est liquide immédiatement, c’est-à-dire qu’il suffit de prendre un sopalin pour éponger ou de mettre un peu d’eau et il ne restera plus rien. C’est vraiment fait pour éviter les accidents. Pour des éléments non liquides, nous ne pouvons rien garantir mais, d’expérience à date, il suffit de passer la chemise en machine pour que la tache parte. Nous n’avons pas encore réussi à la tacher !

- Anti-transpirante : si on transpire dans la chemise, elle ne collera pas et cela ne se verra pas. En prime, la chemise est « respirante » comme une chemise en coton classique ce qui permet d’évacuer la transpiration. En résumé, l’eau ne passe pas mais la vapeur d’eau, elle, s’évacue.

- Stretch : à l’intérieur du fil de coton nous avons mis une minuscule gaine d’élasthanne pour le rendre extensible. En tout l’élasthanne représente à peine 3% et permet de donner de la flexibilité pour que la chemise épouse la morphologie de chaque personne. Grâce à cela, nous pouvons proposer une coupe fittée qui convient à un maximum de personnes. Le stretch est également formidable pour éviter les froissements.

Et quand est-ce que la collection complète sera disponible ?

La collection complète sera distribuée sur notre site internet dès février 2016. Chaque modèle aura un design différent mais les mêmes propriétés techniques. Le prix sera fixé entre 120 et 180€, selon les modèles. Nous sommes actuellement à la recherche d’autres partenaires de distribution.

La commercialisation s’annonce intéressante à deux égards :

- Trouver des distributeurs qui souhaitent se démarquer en proposant des produits FashionTech
- Mettre en scène la technologie

Dans notre cas, nous avons une technologie invisible : c’est un challenge car il faut malgré tout parvenir à montrer les propriétés techniques qui font l’unicité de notre chemise, mais c’est également une chance car le produit s’apparente à ce que la distribution a déjà l’habitude de manipuler : une chemise blanche en coton. On part de quelque chose de connu.

Ce qui nous fait peur en parlant trop de l’aspect technique, c’est de ne convaincre qu’un public de technophiles et non pas un public mode. C’est pour cela que nous avons beaucoup misé sur le style et la coupe. Nous souhaitons que les consommateurs soient d’abord séduits par son esthétisme puis l’achètent pour sa technicité.

Le Lab 3

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Quelle est votre actualité ?

En septembre dernier, nous avons participé au Salon Who’s Next qui nous a permis de bénéficier d’une bonne visibilité dans la presse.

 

Actuellement, nous sommes en pleine campagne de crowdfunding (pour les soutenir en pré-commandant c’est ici !). Comme nous produisons notre propre tissu, nous avons un minimum de production assez élevé. Grâce aux précommandes, nous allons pouvoir financer la première production à grand échelle. Avec plus de 20 000 €, nous sommes déjà le plus gros crowdfunding français de vêtements pour hommes jamais réalisé. Pour le moment, seul le modèle Essentiel est proposé mais si nous atteignons les 30 000 € nous débloquerons un autre modèle. Il est déjà possible d’aller voter en ligne pour votre préféré, que vous souteniez le projet sur Kickstarter ou non. Donnez-nous votre avis !

Quel est votre avis sur la FashionTech ?

Nous ne sommes qu’au tout début de ce mouvement mais je suis convaincue qu’il va prendre beaucoup d’ampleur. Aujourd’hui, la chose que l’on porte le plus ce sont les vêtements et, paradoxalement, c’est la seule chose qui n’a techniquement pas évolué depuis des dizaines et des dizaines d’années. C’est l’un des derniers bastions où les nouvelles technologies n’ont pas encore fait leur entrée auprès du grand public.

Pour l’instant, nous sommes un petit pôle d’acteurs regroupés dans l’association La FashionTech à nous y intéresser, mais les gros du marché devraient rapidement s’y mettre.

Outre les entreprises, il y a un véritable enjeu d’éducation du consommateur. On va y être confronté comme les autres, mais lorsque les clients auront vu que ça fonctionne et qu’il n’y a pas de danger (actuellement les gens expriment des doutes sur l’efficacité ou des interrogations sur les risques dermatologiques auxquels nous répondons) la brèche va s’ouvrir. C’est normal que ce soit difficile pour les consommateurs d’appréhender ces questions qui sont assez nouvelles, assez techniques et qui évoluent très vite.


Salon TRAFFIC

Salon TRAFFIC 2015

Le 4 et 5 Novembre se tenait le Salon TRAFFIC organisé par la Fédération Française de Prêt-à-porter féminin, avec le soutien du DEFI. Acteur majeur du développement des marques de mode, TRAFFIC a pour objectif de mettre en relation ces marques avec des acteurs répondant à leurs problématiques.

Résumé des conférences en quelques mots

Modelab résume pour vous les points-clés à retenir des différentes conférences auquel nous avons pu assister. Chaque intervention ayant été très riche nous vous invitons à vous rapprocher des intervenants pour en connaître davantage. 

  • Les mutations du commerce

Aujourd'hui, les consommateurs achètent sur Internet et en magasin de façon indifférencié : il donc important de travailler les points de contacts avec les clients.
La facilité d'achat est un élément primordiale : elle passe par la formation des vendeurs, la disponibilité des produits, la livraison à domicile...
Les lieux d'achats se doivent d'être conviviaux et multifonctionnels en se diversifiant avec des points de restaurations, de loisirs et de culture.

  • Mode et objets connectés : quelles implications ?

Les consommateurs sont à la recherche de produits rupturistes et c'est pour cela que l'alliance mode et technologie va perdurer. Cela va donc passer par plus de prêt-à-porter intégrant des technologies intelligentes, sous différentes formes (dans les fibres, dans les fonctionnalités, dans les accessoires...) et donc plus de produits de mode connectés. Mais également dans les boutiques, la logistique, en outre sur l'ensemble de l'écosystème mode et textile.

L'adoption par le grand public passera nécessairement par la valeur d'usage et l'expérience utilisateur : à quel besoin, quelle fonction cet objet répond ? Est-ce que j'en ai besoin ?

Par ailleurs, les marques et les enseignes de mode devront s'assurer que les données collectées sur les clients utilisateurs via ces objets connectés seront uniquement "utilisées" à bon escient et anonymement.

Enfin, il faudra s'assurer que tous ces produits de mode connectés ne soient pas trop énergivores car il y a un risque.

  •  « Portrait-robot d’un brand lover »

Aujourd'hui, les clients sont de plus en plus exigeants et plus volatiles. Face à une offre élargie, ils sont moins fidèles aux marques et plus sensibles aux promotions.

L'enjeu n'est plus de les fidéliser mais de les  faire venir pour qu'ils achètent. Pour cela, ils doivent vivre une expérience d'achat unique : les marques doivent suivre l'actualité, multiplier les évènements, attirer des égéries...

D'après l'étude réalisée par Kantar Worldpanel, 5 à 6 millions de Français sont considérés comme des brand lovers. Le portrait-type d'un brand lover : un homme entre 15 à 25 ans au budget serré.  Dans 9 cas sur 10, il achètera les marques qu'il aime, en particulier les marques de sport comme Nike ou Adidas.  Il s'attend à être récompensé pour sa fidélité et aimerait une relation plus personnalisée avec les marques.

  • Sport et mode : complicité et opportunités ?

Le sport représente aujourd'hui un ensemble de valeurs positives pour lequel les clients veulent des vêtements confortables et formels.
Toutes les marques se doivent d’intégrer dans leurs collections  une gamme sportwear. L'introduction de ces vêtements doit s'inscrire dans l'identité de la marque et faire partie de son histoire (en la rattachant à un évènement, un athlète, des valeurs...).
Les marques de luxe ont su s'approprier le sujet et voient en ce créneau  une véritable opportunité pour attirer de nouveaux clients.

  • Comment affirmer son territoire de marque ?

On remarque que même si la mode est accessible par tous et l'offre abondante la demande est toujours présente. Pour que les marques, particulièrement les nouvelles parviennent à se démarquer, il faut qu'elles apportent un style identitaire et de la qualité.
La communication est à présent un jalon indispensable dans la stratégie : il faut créer des liens uniques avec les clients et les engager au cœur de l'histoire de marque.

  • Le pouvoir de l’image ou la photo à l’ère des réseaux sociaux

Avec l'émergence des réseaux sociaux, la qualité des photos n'a jamais été aussi scrutée.  On note que plus un site marchand comporte de photos et plus il génère de ventes. Pendant cette conférence, les 7 règles d'or d'une bonne image ont été partagées :

  1. Émotion : l'image doit refléter une émotion et surtout être en accord avec l'identité de la marque.
  2. Originalité
  3. Contextualisation : le produit doit toujours être mis en avant dans son contexte d'utilisation. Généralement, les photos où les vêtements sont portés (plutôt que d'être sur fond neutre) génèrent plus de ventes.
  4. Information : l'image est un moyen de montrer les détails du produit.
  5. Web-to-store : les images postées sur le site internet ou les réseaux sociaux doivent avoir pour finalité d'amener le client en magasin.
  6. Référencement : les images aident à améliorer le référencement du site, quand elles ont aussi référencées !
  7.  Droits pertinents : la notion de droit est très importante !

Le bilan pour Modelab

Présent parmi les 80 exposants, Modelab était dans l'espace Innovation au côté de 4 autres entreprises grenobloises :  Beebuzziness, Primo1D, iskn & Inventhys.

Nous avons été heureux de pouvoir montrer notre savoir-faire technologique et de rencontrer les nombreux acteurs présents et qui contribuent à faire vivre l'industrie de la mode.

L'aventure continue ici...