Clausette

Clausette, le webzine "Future of Fashion"

Noémie Balmat,  jeune publicitaire passionnée de mode, est la créatrice et rédactrice en chef du webzine Clausette dédiée à la FashionTech. Ce webzine « Future of Fashion » est dédié à toutes les initiatives qui construisent dès aujourd’hui la mode de demain. Noémie nous raconte son histoire !

Quel est ton parcours professionnel ?

Je suis diplômée d’une école de commerce avec une spécialisation marketing international. J’ai commencé ma carrière professionnelle il y a trois ans en travaillant dans de grandes agences de publicité pour des marques comme Carrefour, Orange, Laurent Perrier, des marques de bijoux, de cosmétique…

Je suis passionnée par la mode et j’ai toujours eu envie de mêler cette passion avec mon travail. Cependant, pendant ma scolarité, on me disait souvent que c’était un milieu auquel il est difficile d’accéder sans le bon réseau de contacts, ou sans avoir fait la bonne école. Et cela s’est vérifié quand j’ai tenté de candidater chez des marques de mode, je n’avais pas de retours.

Alors que je travaillais pour Orange chez Publicis, j’ai découvert que les objets connectés s’appliquaient aussi à la mode, et j’ai commencé à explorer la FashionTech. C’est à ce moment que j’ai décidé de créer un webzine proposant un nouvel angle sur la mode. Cette idée je l’ai eu à l’été 2014, puis, il m’a fallu deux mois pour développer le site en collaboration avec un directeur artistique et un développeur rencontrés en agence. Clausette (dérivé du mot anglais Closet qui désigne le placard, un petit jeu de mot rappelant la mode) a été lancé officiellement en Novembre 2014. C’est un webzine qui propose des articles sur le sujet de l’innovation dans la mode, et j’ai depuis participé à de nombreux évènements FashionTech, où j’ai eu l’occasion de rencontrer beaucoup de personnes talentueuses dans les domaines de la mode et de la tech.

Quel est l’esprit de Clausette ?

Capture du site
Capture d'écran du site : http://www.clausette.cc/

Comme c’est un webzine tourné vers la mode, j’ai voulu lui donner un design très épuré et esthétique. Par exemple, le choix de mes sujets se fait avant tout sur le fond (pertinence du projet, viabilité, utilité pour le consommateur/l’utilisateur), mais le côté visuel a toute son importance : un bon sujet sans belle image est compliqué à mettre en avant pour moi, car je souhaite avoir une vraie cohérence esthétique sur le site. J’ai par ailleurs fait le choix de ne pas imposer de publicité (pas de pollution visuelle), et donc de ne pas monétiser par la publicité mais plutôt par du conseil pour les marques.

Le site s’adresse à une cible de « Modeurs », des passionnés de mode sensibles à la fois à l’esthétique et à la notion d’innovation, qui ont ou non des notions de technologie. Je parle principalement de mode innovante, qu’elle soit futuriste dans son esthétique ou intègre des composants technologiques / a été produite via un procédé innovant, une sorte de mode améliorée.

Je cherche aussi à intéresser le grand public. C’est pour cela qu’il était essentiel dès le départ d’avoir le site en Anglais et en Français. Cela permet de toucher une audience plus large, d’autant plus que la France est un peu en retard sur la FashionTech : les gens ne s’y intéressent pas forcément, même s’ils sont toujours surpris quand ils découvrent des innovations ; alors qu’Outre-Atlantique, le phénomène est bien plus avancé et connaît un intérêt plus important de la part des gens. Puis le fait que nous soyons submergés d’informations fait qu’on loupe beaucoup de choses, Clausette c’est un endroit qui rassemble les informations les plus cool à propos de cette mode innovante.

Pour ce qui est des sujets abordés, cela va de l’impression 3D appliquée à la mode aux textiles intelligents et connectés, en passant par des réflexions sur le développement durable et l’éthique dans la mode (via notamment des plastiques végétaux ou encore des tissus biologiques). Je cherche par ailleurs à promouvoir la jeune création, car il est primordial selon moi pour un webzine dédié à la mode de demain de parler de ses créateurs. Le jeune créateur d’aujourd’hui incarne par essence la mode de demain.

Quelle est ton actualité ?

Grâce au site, j’ai pu développer une activité freelance en tant que consultante innovation et mode, en proposant aux marques et aux agences qui ont envie d’innover de les aider. Que ce soit dans leur communication, ou via des workshops et séances de brainstorming dédiés à l’innovation dans la mode… Côté communication, avec AVE PARIS, un collectif d’artistes (qui fait autant de la production de contenus publicitaires que des collaborations artistiques sur des produits avec des créateurs ou des marques), je me positionne en accompagnement sur le développement et la production de contenus pour les marques, peu importe leur taille. Je travaille par exemple avec EXOCET sur la partie communication et commerciale ou encore KAREN TOPACIO sur la partie relations presse.

Je réfléchis aussi à comment je peux faire évoluer le site, notamment grâce à mes nouveaux contributeurs arrivés en septembre dernier et parvenir ainsi à rassembler autour de moi des gens qui partagent la même passion.

En parallèle, j’ai rejoint l’agence FRED & FARID, au sein du pôle « Digital Luxury » pour accompagner les marques de mode et du luxe dans leur communication digitale. Le fonds d’investissement du groupe fait notamment partie de Fashion Capital Partners, le premier fonds d’investissement dédié à la FashionTech.

Quel est ton avis sur la Fashiontech ?

Il y a beaucoup de choses intéressantes qui se passent. Il y a de nouvelles technologies que je travaille, à mon niveau, à faire valoriser. Toutefois, je constate qu’encore trop peu d’entreprises du CAC 40 ne semblent être prêtes à prendre des risques pour se lancer dans la FashionTech. C’est pour cela que les start-ups et freelances ont un travail de défrichage à faire pour amener le marché à devenir plus mainstream.

Interlaced 2015Je pense aussi que le grand public doit être plus impliqué. A ce sujet, je collabore avec le collectif londonien INTERLACED depuis février dernier (principalement sur la partie contenus éditoriaux) et je les ai aidés à organiser le Salon INTERLACED 2015 début septembre. L’équipe de préparation était répartie entre Londres, Paris et New York, un beau melting-pot à l’image de notre génération. Le collectif a pour vocation de démocratiser la Fashiontech et les wearables aux yeux des quatre principales parties prenantes que sont les pionniers de la FashionTech, le grand public, le domaine universitaire, et les entreprises. Dans un premier temps, avec du contenu partagé sur le site et ses réseaux. Ensuite avec des événements comme celui de septembre, donnant accès à des tables rondes, des conférences, des expositions. Notre premier événement a notamment présenté avec l’un des 1ers défilés FashionTech en Europe, qui a montré une mode innovante et esthétique, portée par des bloggeuses et mannequins. Le but de cet événement était d’éveiller la curiosité, et nous sommes ravis du résultat.

Enfin, que penses-tu de Modelab ?

J’aime bien votre webzine. Il est plus axé vers les Start-Ups avec un point de vue plus Business, qui je trouve complètent parfaitement le positionnement de Clausette. J’apprécie également beaucoup la partie développement durable, qui est également très importante pour moi, car je pense que c’est à nous, jeunes générations, de faire évoluer les choses. En ce sens je trouve votre démarche très intéressante, car il est indispensable qu’un maximum de médias poussent ce genre de sujets et problématiques afin d’amener le consommateur à remettre en question sa propre consommation, pour à terme exiger une mode plus propre, sans quoi les marques ne changeront probablement pas de comportement.

Un mot pour la fin ?

« Il faut écouter son instinct et sa passion : si on veut faire quelque chose et qu’on travaille pour, ça finira par arriver ».


Rent the Runway

Rent the Runway, un exemple à suivre !

Rent the Runway, c'est l'histoire d'une success story à l'américaine. Considéré par le New York Times comme le "Netflix de la Haute Couture", l'entreprise comptabilise plus de 5 millions de clients, 375 employés et a encaissé plus de 100 millions de dollars en capital-risque.

Le concept

Fondé en 2009, Rent the Runway offre la possibilité aux femmes étasuniennes de devenir la Cendrillon du 21ème siècle.

Dress RTTLe monde a vu une robe.
Nous avons vu une opportunité.

Ce service en ligne permet de louer des robes et accessoires de créateurs. Parmi les 500 références, on retrouve les noms les plus prestigieux comme : Vera Wang,  Narciso Rodriguez, Versace ou encore Balenciaga.

Rent the Runway affiche ses ambitions :

We’re not disrupting an existing market. We’re creating a new one.

Dans cette ère du 21ème siècle, les modes de vie ont évolués (musique, films, automobile, hôtellerie) mais pas les dressings. Rent the Runway propose donc un nouveau modèle, une nouvelle façon de réinventer le magasin, un nouveau mode de consommation.

Ses fondatrices

A la tête de cet empire, deux femmes : Jennifer Hyman (CEO) et Jennifer Fleiss (à la tête du Business Development).

Fondatrices de RTRLes deux Jennifer se sont rencontrées à la Harvard Business School. Lors d'une conversation, elles discutent du fait que les femmes se plaignent souvent de n'avoir rien à se mettre ! Jennifer Hyman avoue alors que sa sœur a déjà dépensé des milliers de dollars pour acheter une nouvelle robe de designer à porter à un mariage, car en dépit de celles qu'elle possédait déjà, elle ne voulait pas être vue sur les réseaux sociaux avec  la même tenue portée plusieurs fois.

L'idée de départ est lancée. Inspirées de l'économie de partage comme Netflix et Spotify, elles décident de l'appliquer à l'industrie textile.

Sans rédiger de business-plan, les filles préfèrent passer à l'action et créent Rent the Runway. Elles effectuent dans la foulée leur première levée de fonds qui atteint un montant de 54 millions de dollars en capital-risque avec des investisseurs tels que American Express ou Conde Nast.

Le business-model : comment cela fonctionne ?

Les clientes peuvent louer des robes et accessoires de luxe depuis le site pour une période de 4 ou 8 jours pour seulement 10% du prix de vente du vêtement. Chaque location comprend la commande d'une taille "de secours" sans coût supplémentaire. A la réception, si la cliente n'est pas satisfaite elle peut obtenir un deuxième vêtement  pour la somme maudite de 32.50 dollars.  Le paquet pour retourner la robe est déjà pré-adressée et pré-payé avec un supplément de 5$ pour l'assurance. Bien sûr, les tarifs comprennent le nettoyage des vêtements.

Un système extrêmement rôdé qui ne s'arrête pas là.  L'entreprise de mode à l'âme technologique valorise 4 étape-clés à son succès :

  1. Des partenariats : Les équipes sont toujours à la recherche de nouveaux designers pour assurer un éventail de choix à leurs clients.
  2. L'ingénierie : Pour aider les clients à s'y retrouver parmi tous ces articles, le site web et l'application sont scrutés en détails par les ingénieurs qui visent sans cesse à en améliorer l'ergonomie. 15 filtres de recherche sont proposés et surtout les avis de la communauté son disponibles.
Avis RTR
Capture d'écran du site

3. Maîtrise de la supply-chain : Chaque étape de la commande est réalisée en interne, ce qui permet un suivi contrôlé et un traitement rapide pour chaque colis. Une fois la pièce revenue, des experts la nettoie, l'inspecte et la recoud si nécessaire.

4. Un apprentissage permanent : Toutes les données récoltées  permettent à l'entreprise d'analyser son service pour perpétuellement peaufiner son modèle et le rendre toujours plus efficace, rapide et flexible.

Grâce à sa bonne gestion, Rent the Runway devient l'un des click and mortar le plus connu des Etats-Unis. Dès  2013, l'enseigne ouvre son premier magasin et compte aujourd'hui 7 points de vente.
Chaque boutique est colorée, adopte les codes du luxe mais n'oublie pas son identité numérique en installant près des cabines des écrans interactifs.

RTR Store

Rent the Runway est également très présente sur les réseaux sociaux qui représentent leur service après-vente. Des stylistes restent disponibles à tout instant via des conversations sur des chats personnalisés. La CEO considère Pinterest et Instagram comme des catalogues virtuels disponibles pour les femmes du monde entier.

Un modèle à copier ?

Grâce à leur succès, les deux entrepreneuses ont décidé d'aider les femmes à connaître la voie de la réussite. En partenariat avec le géant des services financiers UBS Americas, un concours est lancé pour soutenir et encourager les projets des femmes entrepreneurs. Sur les 200 dossiers qui seront pré-sélectionnés les 3 finalistes remporteront une aide financière et un programme de mentorat.

Est-ce que vous aussi cette histoire vous inspire ?
En France des concepts similaires débarquent comme par exemple "Les Cachotières".


LaSlate

Octobre 2015 : la Revue de Presse

Chaque mois, Modelab reprend dans sa revue de presse l'actualité qui a marqué la Fashion Tech. Start-ups, évènements, applications : voici un récapitulatif des articles qui nous ont le plus marqué ces dernières semaines !

Ces innovations qu'on aimerait avoir en France !

  • UNIQLO et son T-shirt qui correspond à votre humeur

UMOODTesté en Australie, Umood permet de trouver le t-shirt en adéquation avec votre humeur. Son utilisation est simple : le client est équipé d'un casque qui examine les ondes cérébrales afin de suivre son état d'esprit. Le client regarde alors une série d'images qui permettront de déterminer son humeur et de recommander une sélection de t-shirts les plus appropriés :

 " Un T-shirt est plus que juste un T-shirt. Il est une expression de qui vous êtes. Où vous avez été. Ce que vous aimez. Et avec des centaines d'éditions limitées de T-shirts à choisir, vous trouverez toujours un qui dit exactement comment vous vous sentez."
  • Like A Glove, le legging qui prend vos mensurations !

LikeaGlove

Le legging Like A Glove résout le problème de ne plus trouver la bonne taille de pantalon sur Internet. Équipé d'un boitier au niveau de la ceinture, celui-ci mesure le tour de taille, de hanches, de cuisses et l'entrejambe. En quelques secondes, les données sont envoyées à l'application dédiée pour proposer les marques et les modèles adaptés à chaque morphologie.

  • La collection Fossil

Les marques haut de gamme s'approprient de plus en plus la FashionTech en ajoutant de la connectivité à leurs accessoires. Cette fois-ci c'est la firme américaine Fossil qui  dévoile une collection de 4 objets connectés : la gamme Q composée de 2 montres et 2 bracelets. Différenciables grâce à un design modern et élégant, les bijoux ont des fonctionnalités basiques comme des notifications lumineuses ou liées au sportech. Chaque pièce est vendue à moins de 200€ (prix unitaire).

Fashion Futures Awards, version US

Fashion Futures AwardsLe webzine WWD (Women's Wear Daily), spécialisé sur la mode, la beauté et les tendances magasins s'est associé à Decoded Fashion pour élire les nominés des Fashion Futures Awards récompensant les innovateurs de l'industrie de la mode.

Selon les organisateurs, l'objectif est que leurs histoires inspirent des leaders de l'industrie de la mode pour qu'elles puissent à leur tour expérimenter les nouvelles technologies.

La liste des candidats balaye 10 catégories telles que la distribution, le design, les applications,  les analyses de données etc. Les noms des gagnants seront dévoilés le 29 Octobre à la suite du Sommet de New York de Decoded Fashion.

Notre start-up du mois : iskn

«  Avec  la  Slate,  votre  crayon  devient  le  crayon  du  futur.  »

Disponible depuis le 1er Octobre, la Slate est le premier produit de l'entreprise grenobloise iskn. Conçue et fabriquée en France, cette ardoise intelligente permet de numériser la trace manuscrite sans ajouter de technologie dans le stylo. En posant une simple feuille ou un carnet sur la Slate et grâce à une bague amovible (the Ring) utilisable avec n'importe quel stylo, crayon, feutre etc. ; le tracé est retranscrit simultanément sur l'application Imagink.  Déjà labellisée "Objet Connecté de l'Année", vous n'avez pas fini d'en entendre parler ;)

 

N’hésitez pas à nous communiquer d’autres articles intéressants qui auraient pu échapper à notre veille, les commentaires sont là pour ça!

 


Ocean Dress / Crédit photo : Marc Lamey (http://www.marclamey.com/) - Modèle : Ruby Soho (http://rubysoho.portfoliobox.fr/)

La FashionTech avec Alice Giordani de Smooth Wearable

Alice Giordani est une actrice incontournable de la FashionTech. A la fois, auto-entrepreneuse, bloggeuse, créatrice et vice-présidente de la Fédération FashionTech, elle nous raconte son actualité et ses projets.

Quelles sont tes activités professionnelles ?

Depuis 3 ans, je suis auto-entrepreneuse en tant que consultante et développeuse web. Passionnée d’IoT (Internet of Things) ou web 3.0, qui consistent à faire des systèmes internet qui sont reliés à des objets physiques, j’aimerais faire avancer les choses afin que les gens soient de moins en moins devant un écran tout en profitant des nouvelles technologies. Depuis un an, je suis également intervenante dans des écoles d’informatiques sur des matières de programmation.

Par ailleurs, depuis bientôt trois ans, je m’intéresse tout particulièrement à l’électronique appliquée au textile. Je suis partie du constat qu’il n’y avait très peu de documentations et d’éléments en français concernant ce domaine. Du coup, à travers mon site Smooth Wearable que j’ai ouvert il y a 1 an, j’ai voulu communiquer autour de l’e-textile en France. Je suis entièrement autodidacte sur ce sujet et j’aimerais produire plus de contenus dans les prochains mois, même si la matière présente est déjà intéressante. Mon site est moins orienté fashion mais plus DIY et découverte de l’électronique textile et systèmes embarqués en général.

Smooth Wearable

Je fais des expérimentations au DataPaulette, au sein du Jardin d’Alice, qui est un hackerspace textile où j’apprends beaucoup, entourée de gens passionnants. Je co-organise avec Florian Briand des ateliers e-textile à La Paillasse pour le TEXTILab. Je fais également partie de l’association Fédération FashionTech  via laquelle j’obtiens une nouvelle visibilité en faveur du développement de mes vêtements intelligents. Je m’inscris parfaitement dans une démarche de partage open source et toutes mes créations sont dictées par le développement durable en général. Etre entourée de personnes motivées, dans des hackerspaces et fablabs, où chacun s’enrichit de connaissances communes, me permet d’avancer sur mes créations et mon site.

Quel est le but de l’association « Fédération FashionTech » ?

Le but de l’association est d’avoir une voix commune tout simplement. Cela implique beaucoup de choses comme réseauter, fédérer des personnes autour de mêmes sujets, regrouper des informations, se faire connaître, avoir une meilleure visibilité, créer ensemble, avoir plus de poids pour ne pas se faire étouffer par les géants des industries techno ou textiles. Nous voulons démocratiser la FashionTech en France.

Quelles sont les actions menées par cette association ?

Les actions que nous menons pour le moment sont principalement la participation à des évènements. Le mois de Septembre a été assez chargé !

Il y a eu Interlaced à Londres, organisé par le collectif Interlaced dont fait partie Noémie Balmat (@noemiebalmat). Ce fut un salon très intéressant puisqu’il était ouvert au grand public et a regroupé des pionniers de la mode, accès innovation textile, systèmes embarqués, wearables…

Ensuite, il y a eu Who’s Next, le salon de mode parisien avec une journée dédiée à la FashionTech. C’est Annick Jehanne, fondatrice de Hub Mode, qui a ouvert les portes de ce salon à l’association.

Le 13 Septembre, je me suis rendue au défilé FashionTech à Dublin pour présenter l’Ocean Dress, une robe lumineuse éco-responsable, parmi d’autres création des membres de l’association. C’est une robe alimentée par des panneaux solaires, soit une énergie propre, et faite à partir de matériaux de récupération (sachets plastique, filets de pêche, toile de patronage). C’est une robe que j’ai réalisé à la Paillasse, dans le cadre des rendez-vous TEXTILab chaque jeudi soir, en collaboration avec Fang Yang de Hall Couture & Valérie Marsaudon de Studio Maximars. Le message que nous avons voulu faire passer avec cette robe est qu’il est possible de combiner progrès, technologie et environnement.

Ocean Dress 2
Crédit photo : Marc Lamey (http://www.marclamey.com/) - Modèle : Ruby Soho (http://rubysoho.portfoliobox.fr/)

Du 18 au 20 septembre, il y a eu le Greenathon, organisé par WAIR avec Caroline Van Renterghem et en partenariat avec Alice Gras de Hall Couture et d’autres acteurs ainsi qu’en partenariat avec Smooth Wearables. En plus d’être partenariat média, j’ai été mentor pour aider les équipes à mettre en place leur projet. Cette initiative qui rassemble beaucoup d’acteurs de l’association est complètement dans l’optique de développement durable, des nouvelles technologies et d’une démarche sociétale différente. J’ai particulièrement aimé cet événement pour son côté hackathon et le matériel proposé qui était très riche. Mes coups de cœur sont pour les projets Smartglove, un gant clavier, et Jungle, une salopette réalisée par mes collaboratrices de l’Ocean Dress, Fang et Valérie, ainsi que Thomas et Emmanuelle, avec une mixité des matériaux intéressante (impression 3D, bio-plastique…).

Smartglove
Source : https://www.facebook.com/Fashion-Tech-Showroom-Paris-351798608346832/timeline/

Puis le 26 Septembre, il y a eu le FashionTech Showroom organisé Alice Gras et Claire Eliot, où j’ai exposé l’Ocean Dress avec mes collaboratrices et présenté mes créations et mon site. Encore une belle occasion de présenter les initiatives mode innovante, tech et éthique !

Salopette
Source : https://www.facebook.com/Fashion-Tech-Showroom-Paris-351798608346832/timeline

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En Octobre, nous avons été présents à la FashionWeek de Beijing et à la Maker Faire de Rome.

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Quel est ton avis sur la FashionTech ?

Ocean Dress 3
Crédit photo : Romain Dona - Modèle : Alice Giordani

.Ayant un profil plus tech, je pense que ce n’est pas évident pour les milieux de la mode et de la technologie de communiquer : ce n’est peut-être pas bien vu dans la tech’ de faire de la mode et inversement mais les deux se rejoignent indéniablement en ce moment. Les personnes avec qui s’est montée l’association, sont vraiment dans cette optique de réunir les deux univers : de faire de l’innovation textile, de mettre en place de nouveaux process et pour cela il y a forcément besoin de personnes techniques. La FashionTech commence aujourd’hui mais va vraiment faire partie intégrante du futur.

En dehors de mes activités et des personnes avec lesquelles j’échange actuellement, la société est en train d’évoluer. La FashionTech est de moins en moins un marché de niche. Par exemple, Google avec le projet Jacquard, nous prépare le terrain ; ou encore Apple avec la Watch alors que les montres connectées existent depuis longtemps. D’une certaine manière, ils rendent la FashionTech accessible au grand public, ils attisent la curiosité des gens et nous allons forcément en profiter.


Les Nouveaux Ateliers

Les hommes à la mode 2.0

La mode réservée aux femmes ? Préjugé ! Depuis quelques années, les marques essayent de séduire les hommes et y parviennent. Aidé par l’effervescence du numérique et de nouveaux modèles, le marché du prêt-à-porter masculin voit son chiffre d'affaires augmenter d'années en années.

Alors comment séduire les hommes à la mode 2.0 ?

Portrait du consommateur type

Dans une étude réalisée par CCM Benchmark pour l'enseigne ChicTypes : pour 78% des hommes interrogés, se sentir bien habillé au quotidien est un critère important alors que seulement 50% d'entre eux avouent aimer faire les magasins. Pourquoi cet écart si important ?

Etude PAP Homme
Cliquer sur l'image pour l’agrandir.

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L'étude entière révèle que le public masculin n'apprécie pas faire du shopping pour les raisons suivantes :

  • un manque d'intérêt pour cette activité considérée comme une perte de temps
  • la difficulté de choisir parmi une large gamme de produits
  • le fait de ne pas trouver ce qu'il cherche
  • le manque de temps pour essayer et se décider

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Sur Internet, certains points énervent également ces messieurs comme :

  • une perte de temps liée à la recherche
  • une déception face à la non-conformité
  • le fait de ne pas pouvoir essayer

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Ces éléments négatifs ressortent parce que le consommateur masculin est différent de la consommatrice de mode. Lui :

  • sait ce qu'il veux
  • cède moins aux achats impulsifs
  • est moins sensible à la Fast Fashion et préfère acheter des pièces intemporelles
  • pose plus de questions sur les produits
  • aime prendre le temps pour choisir et également solliciter une personne de son entourage pour obtenir son approbation.

.D'après le directeur des achats MrPorter.com, Toby Bateman :

""Beaucoup d'hommes veulent des conseils. Et si vous leur donnez les bonnes réponses, ils dépenseront de l'argent. Par ailleurs, ils apprécient que leur expérience soit rapide et sans stress. Tout est question de facilité."

Et avec Internet, il est possible aujourd'hui de proposer des offres à la fois faciles, rapides et efficaces. François Soubien, associé Conseil en Stratégie chez PwC, le confirme, les entreprises qui se lancent sur le marché de l'habillement masculin "ont raison d'y croire car le digital offre une expérience client différent, une possibilité d'accéder plus facilement aux produits et de faciliter l'acte d'achat du client".

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 A la recherche d'inspiration

Comme le montre l'étude précédente, 71% des hommes préparent leur achat. Pour cela, Internet est la 1ère source d'inspiration avec notamment les blogs qui regorgent de bonnes idées .

Dans le top 3, on retrouve :

  1. Comme un camion : le pionnier qui abreuve les 18-35 ans de conseils pratiques et de sélections mode très in.
  2. Very Good Lord : le chic avant tout. Un blog qui mise sur l'élégance et apporte des conseils de style et une vision globale sur l'art de vivre au masculin.
  3. Bonne Gueule : le 1er site de mode français masculin indépendant.

Fondé en 2007, Bonne Gueule prodigue des conseils de mode. Très vite, ils ont eu la bonne idée d'évoluer en collaborant avec d'autres marques pour proposer leurs produits avant de se lancer dans leur propre marque de vêtements.

Bonne Gueule
Retrouvez l'article écrit par Fabrice Jonas sur Comment le digital a modifié notre manière d'acheter la mode ?

En plus des blogs, Instagram devient une source d'inspiration de plus en plus importante pour la mode masculine. Le site The MenLook Tribune a listé les 10 comptes à suivre.

MENLOOK-Instagram-02-iamgalla

Les bonnes adresses

Ainsi, les sites en ligne dédiés aux hommes n'ont cessé de se multiplier depuis quelques années. Difficile alors de s'y retrouver. Pour cela, l'Express a présenté sa liste des 10 sites de mode à connaitre absolument.

Sans surprise, on retrouve en n°1, le leader européen Menlook. Le site affichait en 2014, plus de 17 millions de visites avec un panier moyen de 210 Euros pour plus de 400 000 clients.  Des chiffres qui laissent rêveur et montrent le potentiel de ce secteur.

Outre le prêt-à-porter, d'autres marchés sont aussi intéressants comme la cosmétique avec l'e-shop Horace ou bien la lingerie avec Solendro, une marketplace pour sous-vêtements.

Les produits 100% FashionTech

Évidemment, le digital n'apporte pas que des changements dans la façon de consommer la mode mais aussi dans sa création et sa distribution.

Voici 3 exemples de produits 100% FashionTech faits exclusivement pour les hommes :

  • DUOO, la marque française du boxer innovant et élégant qui protège des ondes des smartphones. Leur mission "Sauvons ce que l'homme a de plus précieux !".
    Soutenez leur campagne de crowdfunding ici.

  • Les Nouveaux Ateliers, une marque de costumes et chemises sur-mesure. Leur procédé en  3 étapes utilisent une cabine de mesures en 3D.

  • Chic Types : Un service qui évite de se rendre en magasin grâce à une styliste qui propose des looks individualisés, la réception chez soi d'une malle avec une tenue complète et une semaine pour essayer les vêtements.

 

En somme, pour séduire les hommes à la mode 2.0, il faut les comprendre. C'est une clientèle exigeante, moins impulsive pour les achats et qui aiment prendre le temps de choisir et surtout d'être conforté dans ses choix. Les sites doivent donc regorger de conseils et de produits associés.


Nexus

Sabine Seymour : "We are the Nexus between silicon & style"

Pionnière de la FashionTech, Sabine Seymour est décrite comme une innovatrice et créatrice de tendances. Depuis plus de 20 ans, elle explore le domaine de la mode intelligente. Récemment, elle a dévoilé une partie de ses recherches portant sur un capteur qui pourrait bien révolutionner la mode de demain.

Retour sur son parcours...

Portrait Sabine Seymour

Tout juste diplômée de l'Université de New York (NYU), Sabine Seymour lance en 1998 : Moondial, un cabinet de conseil sur l'intégration des technologies dans la mode. Les projets se concentrent autour de la conception de vêtements intelligents, les concepts et la direction créative pour les environnements en ligne ou en réseau, les stratégies commerciales... Elle travaille alors auprès d'entreprises internationales telles que HP, Intel ou Motorola.

Soucieuse de partager ses connaissance, elle est à l'initiative  de l'introduction des cours : Fashionable Technologies à la Parsons School of Design  de New York et à l'université des arts appliqués en Autriche.

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Également docteur en sciences économiques et sociales, elle  compte  à son actif 3 publications majeures :
  • Fashionable Technology – The Intersection of Design, Fashion, Science, and Technology (2009) : Étude de l'interaction entre les textiles électroniques et la technologie portable.
  • Functional Aesthetics: Visions in Fashionable Technology (2010)   : Présentations et exemples de projets visionnaires dans le domaine de la mode améliorée.  L'ouvrage liste différentes conceptions portant surtout sur leurs aspects esthétiques et fonctionnelles.

  • Computational Fashion: Topics in fashion and wearable technology (2014) : L'ouvrage recouvre les publications de Eyebeam, laboratoire de R&D dont elle est membre, sur la technologie portable et la mode.

Lors d'une conférence TED sur le thème "The Beauty of the 2nd Skin", elle dévoilait ses ambitions et sa vision sur la FashionTech :

Depuis elle a lancé Moonlab, un Original Design Manufacturer (ODM - soit un producteur de concepts d'origine), qui fabriquera un produit en marque blanche.

Softspot, une nouvelle innovation

En septembre dernier, pour le lancement de sa nouvelle montre connectée la marque Huawei faisait appel à Sabine Seymour pour révéler comment l'intégration de la technologies va transformer nos gardes-robes.  La futurologue de la mode évoque alors des vêtements intuitifs, personnalisables, esthétiques et durables avec croquis à l'appui.

Peu de temps après, elle dévoile Softspot produit par Moonlab.

SoftSpot est la première wearable tech directement intégrée au vêtement. L’écosystème SoftSpot connecte le textile avec l’Internet des Objets et transforme instantanément le vêtement en un système de capteurs intelligents.

Le Softspot est donc un système de capteurs imprimés sur tissu qui transforme instantanément tout vêtement en un accessoire interactif. Il est transparent, invisible et sans fil connecté et apporte les fonctions de la technologie portable. Il pourra, par exemple, réguler les facteurs environnementaux et biométriques, en mesurant la qualité de l'air et le taux d'UV et permettre au textile de s'adapter à l'environnement.

Softspot
Cette innovation de rupture, comparée à celle de la fermeture éclair, commencera sa production pour la FashionWeek de New York. L'entreprise est basée à New York, qui regroupe l'interface client et le marketing, tandis que le design du produit est effectué en Autriche, le pays natal de Sabine.

Pour en découvrir davantage, voici une interview accordée par Sabine au sujet de  Softspot :


Beacon4Store

Beacon 4 Store, une plateforme de marketing de proximité !

Créée en 2011 par Christophe Verdier et Patrick Chatanay, la société Ezeeworld est une agence qui développe des solutions spécifiques innovantes sur le marché du marketing de proximité. Leur volonté est de simplifier l’accès aux technologies mobiles, particulièrement pour les magasins.

Quelle est la mission d’Ezeeworld ?

Ezeeworld était originellement une société de développement dans le monde de l’embarqué. Puis, au fur-et-à-mesure des années, nous nous sommes spécialisés dans le développement de logiciel à destination du retail. Nous voulions répondre à la problématique : Comment générer du contact à partir du smartphone, clairement rattaché à un humain, dans un point de vente ?

Grâce à notre plateforme BeaconForStore, qui est une plateforme logicielle complètement intégrée, nous pouvons créer des interactions et des nouveaux usages dans un point de vente. Cette plateforme repose sur la technologie Beacon, c’est-à-dire des boîtiers qui sont placés dans des lieux physiques et qui ont la particularité de pouvoir émettre un signal qui est reconnu par un smartphone, qui, quand il se situe à proximité peut générer une notification. A défaut d’envoyer une notification, il peut tout simplement compter le passage et récupérer cette information utilisable ultérieurement.

Cette plateforme de marketing de proximité invite finalement à notifier au bon moment, au bon endroit, le bon message à la bonne personne. Nous refusons de faire du spam. Ce que nous voulons c’est comprendre l’individu qui rentre dans le point de vente et lui diffuser un message qui correspond à son besoin. Nous sommes dans l’ultra contextualisation de messages en point de vente.

Filtres MC

Comment faites-vous pour offrir des messages si personnalisés ?

Pour arriver à personnaliser les messages, notre particularité est que nos SDK (Software Development Kit – lignes de codes mises dans les applications partenaires) ont la capacité d’analyser tout le parcours digital d’un mobinaute, c’est-à-dire comprendre son comportement de navigation et finalement son appétence, en se basant sur ses envies et son historique de navigation sur son téléphone. Nous allons être capables de corréler cela avec son parcours physique.

Concrètement quand l’utilisateur passe devant le beacon A, nous pouvons savoir quelles sont ses expériences de navigation dans l’application partenaire de l’enseigne pour lui envoyer un message qui lui correspond. Autrement, le client nous pousse des données CRM qui va nous permettre de proposer des contenus qui correspondent au profil du consommateur qui est devant le beacon.

Est-ce vous qui fabriquez les beacons ?
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Beacon rouge.
Notre particularité c’est que nous maîtrisons l’ensemble de la chaîne de valeur : à la fois la création du beacon mais aussi la suite logicielle qui permet d’interagir avec l’objet. Cet avantage fait partie de notre ADN. Maitriser l’objet, c’est avant tout pouvoir proposer des fonctions logicielles bien plus évoluées : sur la performance de l’information, le moment où l’on va envoyer le message, la sécurité du message envoyé, la mise à jour du parc déployé etc. Ainsi, nous pouvons répondre plus facilement aux différentes normes des entreprises. De plus, tout le design, l’électronique et l’assemblage se font en France. De même que 100% de nos équipes de développement sont à Paris.

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Quelles sont vos cibles ?

Avant tout, nous nous inscrivons dans la deuxième vie des applications.

Nos clients sont de plusieurs types :

  • Ceux ayant déjà développé une application : Ils ont beaucoup investi pour créer leur application et amener les utilisateurs à la télécharger. Ils sont dans une dynamique où ils ont besoin de faire vivre leurs applications, d’apporter un nouvel usage ou un nouveau service à leurs consommateurs.
  • Ceux qui ont de nombreux points de ventes : Ils sont soucieux d’amener de nouveaux usages en points de vente et de dynamiser le retail physique. Ils vont donc se servir du mobile pour parvenir à cet objectif-là.
  • Ceux qui ont à la fois le réseau de distribution et l’application correspondante : ce sont des distributeurs ou de grosses enseignes. Ils représentent la majorité de nos clients.

Nous rapprochons aussi des clients qui ont des points de vente mais sans applicatif, comme les Maisons de la Presse, de ceux qui ont des applications mais sans point de vente, comme les Editeurs de Presse. Leur collaboration permet que l’un prête son véhicule applicatif pour pouvoir créer des interactions quand le consommateur arrive dans le lieu physique.

Pouvez-vous nous citer quelques références clients ?

Justement, nous avons travaillé avec les Maisons de la Presse qui ont effectué un déploiement massif en s’équipant de plus de 5 000 beacons  et, qui avec des applications partenaires, créent des interactions pour générer des offres de proximité.

Nous travaillons beaucoup avec Vente Privée. Pour leur entité Vente Privée Le Pass, qui est leur plateforme de mise en relation de commerces de proximité et de leur audience Vente Privée, nous avons développé, en plus de la partie beacon, une partie applicative. Nous offrons la capacité à des petits commerçants de publier sur la plateforme Vente Privée Le Pass une offre exclusive à tous les clients mobiles Vente Privée. En plus, grâce aux beacons déposés dans chaque point de vente, cela va permettre à l’utilisateur qui passe à côté de réveiller son application et de lui notifier qu’il y a une vente exclusive qui se déroule à proximité.

LePass

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Actuellement, nous sommes en pleine croissance surtout grâce à la partie beacon. Nous travaillons en permanence sur des travaux de R&D autour de cette technologie. Par exemple, nous sommes déjà compatibles avec Eddystone, qui est la norme Google autour de la technologie beacon ou encore avec l’Apple Watch. Nous développons  des objets particulièrement innovants qui vont permettre de démultiplier les usages en points de vente autour d’autres technologies complémentaires reliés à l’Internet des Objets autour de LoRa. Nous allons pouvoir créer des maillages de beacons qui vont nous permettre d’aller plus loin dans la proposition de valeur en points de vente. La R&D fait partie de notre ADN, nous sommes très attentifs à garder cette longueur d’avance qui nous définit. Nous avons déposé plusieurs brevets : Ce sont plusieurs brevets déposés autour de technologies de détections du signal, de sécurisation, pour les mises à jour des beacons…

Sur la partie commerciale, nous venons d’ouvrir un bureau en Californie. Le marché est largement mûr et les distributeurs sont totalement aguerris sur la thématique du beacon.

Comment pressentez-vous l’évolution  du marché ?

Nous sommes dans un marché où le commerce physique a plus que jamais besoin d’exister. Bien que le e-commerce et le m-commerce se développent, nous sommes de plus en plus attachés à la contextualisation du message et la valorisation du client.

L’enjeu pour les enseignes aujourd’hui est de comprendre le client le plus possible et de lui proposer rapidement un message qui correspond à son besoin. Bien sûr, Ezeeworld ne détient pas 100% des réponses mais nous avons de nombreux outils pour y contribuer.

Aujourd’hui, tous les acteurs de la distribution sont en pleine mutation et s’orientent vers ces thématiques-là en cherchant des technologies pour y répondre. Le beacon est l’un de ses moyens et nous y croyons fortement.


Apple Watch Hermès

Septembre 2015 : la Revue de Presse

Chaque mois, Modelab reprend dans sa revue de presse l’actualité qui a marqué la Fashion Tech. Start-ups, évènements, applications : voici un récapitulatif des articles qui nous ont le plus marqué ces dernières semaines !

Youtube se lance dans le e-commerce

Réseaux SociauxLa tendance selon laquelle les réseaux sociaux deviennent des sites de e-commerce ne se dément pas. (Relire : Comment les réseaux sociaux modifient l'acte d'achat ?). En effet, Youtube vient d'annoncer la possibilité d'acheter des produits directement depuis les vidéos.

Pour les annonceurs, le processus sera similaire aux publicités sur Google. Des expérimentations seront faites dès cette semaine puis le phénomène sera déployé début 2016 pour un large public.

Les vêtements innovants en magasin ?

Pendant le salon Who's Next, les créateurs de mode "intelligente" étaient à l'honneur. Le moment de constater, pour les professionnels, que la commercialisation de ces vêtements reste difficile. Pourtant perçus comme une source de dynamisme et d'innovation pour l'industrie textile, rare sont les acheteurs qui sont prêts à distribuer ces nouveautés.

Déjà coûteux à concevoir et  à protéger, la distribution est une nouvelle barrière à l'entrée. Comme l'a souligné Sébastien François, fondateur de "Le Lab" :

Les "textiles innovants" comptent parmi les projets d'industrie du futur pour lesquels le ministre de l’Économie a annoncé en mai une enveloppe de 3,4 milliards d'euros. Mais, nuance de taille, "les financements [publics] sont surtout dédiés à la filière du tissu, pas celle du vêtement. Nous ne fabriquons pas de tissu, mais bien des vêtements"

Lancement de programmes "Textile du futur" par R3ilab

R3ilab, le Réseau Innovation immatérielle pour l'industrie est un laboratoire qui fédère des industriels et des exports mode et textile. Ce pôle de réflexion s'est intéressée au futur de la consommation et des usages du secteur textile.

Au total, 11 programmes sont lancés : Tech&Design, Connectitudes, Futurs Immédiats...  Des programmes qui s'appuient sur des collaborations entre des industriels et des spécialistes de l'innovation (designers, technologues) pour créer de nouveaux produits et concepts.

Pour leurs lancements, BFMTV a réuni 4 interlocuteurs :
- Nelly Rodi, Présidente de l'Agence de prospectives Nelly Rodi
- Yann Rivoallan, Co-fondateur de l'agence The Other Store
- Dan Dorell, inventeur d'une corde lumineuse et modulable
- Olivier Ducattillion, PDG de Lemaitre Demeestre qui développe un projet textile de lin 100% biosourcé themorégulant.

La collection Apple Watch Hermès

Apple Watch HermesEn début de mois, Apple annonce dans sa keynote, une collaboration avec la marque de luxe Hermès. L'objectif pour la marque à la pomme est de faire de sa montre connectée un véritable accessoire de mode. Une combinaison entre un produit innovant et un savoir-faire artisanale.

Pierre-Alexis Dumas, vice-président exécutif d'Hermès en charge de la direction artistique, a déclaré :

"Nous sommes fortement unis par les mêmes idées et les principes profondément ancrées. Je vois cela comme la création d'une alliance dans l'excellence : comme le cheval et sa calèche,  une équipe parfaite ".

La collection sera disponible à partir du 5 Octobre.

 

N’hésitez pas à nous communiquer d’autres articles intéressants qui auraient pu échapper à notre veille, les commentaires sont là pour ça!


Comment les réseaux sociaux modifient-ils l’acte d’achat ?

Depuis quelques années, les réseaux sociaux sont devenus des outils incontournables sur Internet. Transformant complètement les interactions entre les individus, les marques se les sont appropriés. Aujourd'hui, être présent sur les réseaux sociaux est devenu une nécessité. Et pour cause, les réseaux sociaux modifient l'acte d'achat.

Quels sont les réseaux sociaux les plus connus ?

Avant tout, un réseau social est un ensemble d'individus liés entre eux par des liens sociaux permettant des interactions. Voici la liste des réseaux sociaux les plus connus en France avec leurs éléments de différenciation :

  • Facebook  : Réseau social le plus utilisé au monde avec 1.5 milliards d'utilisateurs, Facebook  permet de partager tout type de contenus (photos, articles, textes, liens, vidéos...). Il convient aux marques B2C  et sert souvent de service après-ventes pour les pures players.
  • Twitter : Ciblant les 15 - 35 ans, le site de l'oiseau bleu permet de diffuser un message limité à 140 caractères pour délivrer les informations en temps réel.
  • Linkedin : Ce réseau professionnel recense les CV de ses utilisateurs.
  • Google + : Principal concurrent de Facebook, Google + offre à ses utilisateurs la possibilité de créer leur profil et de partager différents contenus.
  • Instagram : Application de partages de photos et de vidéos, son moteur de recherche fonctionne avec des hashtags (#).
  • Pinterest : Ce réseau permet de partager des photos pour ainsi rassembler ses idées et ses centres d'intérêt. Pinterest vient de franchir le cap des 100 millions d'utilisateurs mondiaux.
  • Youtube : Avec plus d'un milliard d'utilisateurs mondiaux, Youtube est le site référent en hébergement vidéos.
  • Snapchat : L'application diffuse des images et des vidéos à durée limitée pour cibler un public jeune.

Alors comment les réseaux sociaux modifient-ils l'acte d'achat sur Internet ?

LA PHASE ANTE ACHAT

 

  • Rechercher, Partager, Se décider

Pour les marques, il est important de comprendre comment les consommateurs perçoivent les réseaux sociaux pour améliorer leur stratégie de communication. D'après une étude réalisée par IBM-Ipsos Mori, 77% des internautes estiment qu'Internet est une étape importante avant l'achat en magasin. Effectivement, Internet a de multiples fonctions : il est à la fois un outil de recherche de produits, une source d'informations, un catalogue de promotions et un recueil d'avis clients.  C'est pour cela qu' 1 internaute sur 2 consulte les réseaux sociaux pour s'informer et se rassurer avant de décider d'acheter. Les exclusivités partagées sur les réseaux attirent les clients connectés qui pour plus de 50% d'entre eux s'abonnent aux marques pour bénéficier de bons de réductions ou d'échantillons de produits.

  • Séduire de nouveaux influenceurs

Avec l'apparition de ces réseaux, de nouveaux influenceurs sont également apparus. A chaque publication, des milliers d'abonnés suivent les recommandations de ces personnes devenues expertes sur une thématique. Ciblant un public jeune, qui s'identifient rapidement à leurs idoles et cherchent à se comporter comme elles, les marques ont trouvé comment les attirer. Le principe est simple : une marque envoie des échantillons gratuitement à un influenceur en lui demandant de parler d'elle dans sa prochaine publication. Et hop ! Les ventes augmentent.

Ils existent 3 types de nouveaux influenceurs :

  • Les Blogueurs : ils sont très actifs. Les blogueurs sont très nombreux et écrivent en lien avec des thématiques particulières.
  • Les Youtubeurs : Très nombreux, chaque chaîne est spécialisée sur un thème. Les vidéos de beauté et gaming sont les catégories qui fonctionnent le mieux ce qui est intéressant pour les marques de ces secteurs dont les produits sont souvent onéreux.
  • Instagrammers et Pinners : Les photos sont ici le moyen de partage pour ces influenceurs. Cette fois-ci le panel de sujets abordés est beaucoup plus grand.
EnjoyPhoenix
Capture d'écran Youtube - EnjoyPhoenix, chaîne de beauté française la plus suivie avec plus de 1 millions d'abonnés.
  • Une nouvelle vitrine de communication

Depuis l'émergence des réseaux sociaux, les marques ont su réinventer leur relation avec leurs clients. Leurs pages de profils leur permettent d'instaurer une proximité et d'informer à grande échelle. En effet, les réseaux sociaux sont des outils efficaces pour faire de la publicité à faible coût en touchant le plus grand nombre de personnes. C'est un moyen simple pour acquérir du trafic et également de créer une communauté. Grâce à l'organisation de jeux concours, les marques entretiennent des relations de type émotionnel dans le but de fidéliser.

Pour les marques de luxe, les réseaux sociaux ont permis d'instaurer un nouveau souffle et d'assurer une plus grande visibilité. Par exemple, sur Intagram, Louis Vuitton affiche 6.6 millions d'abonnés et Chanel 6.3 millions. Une bonne stratégie quand on sait que 93% des consommateurs sont plus engagés sur Instagram.

PENDANT L'ACHAT

  • Les réseaux sociaux, nouveaux sites de e-commerce

Pinterest ou encore Facebook ont récemment annoncés la possibilité d'acheter directement depuis leur site.

Pour Pinterest, cela prend la forme de "Buyable Pins", un bouton bleu "Buy It" qui est disponible uniquement aux Etats-Unis pour le moment. Après le clic, il suffit de choisir la couleur, la taille, l'adresse de livraison et de payer sans même quitter le site.

Facebook E-commerce

Facebook, quant à lui, va complètement modifier la présentation des ses pages. Comme expliqué dans son blog :

« Les nouvelles fonctionnalités des pages reflètent notre conviction que, que vous soyez un plombier, un fleuriste, un organisme caritatif ou une marque, votre page devrait contenir les informations que les gens recherchent, vous aider à communiquer avec vos clients et soutenir vos objectifs ».

De nouveaux boutons feront leur apparition comme : "Nous contacter", "Envoyer un message" et "Appeler maintenant" en plus du e-shop. Toutes les informations essentielles au client seront visibles immédiatement.  Pour Facebook, c'est une  évidence de faire de ses pages des mini-sites Internet parce que créer une page est gratuit et à la portée de tous.

Twitter et Instagram ne sont pas en reste avec des boutons en phase de tests.

LA PHASE POST ACHAT

 

  • Une nouvelle forme de service après-vente

Les consommateurs devenant de plus en plus exigeants, ils requièrent que les marques présentes sur les réseaux sociaux soient plus réactives. Une question postée sur Facebook ou Twitter doit obtenir une réponse dans la journée.

Les marques doivent particulièrement se méfier des publications visibles par tous qui peuvent rapidement devenir virales, surtout lorsqu'il s'agit de plaintes créant des bad buzz.

  • Influencer à acheter toujours plus ?

Avec les réseaux sociaux, les selfies se sont multipliés et avec une profusion de tenues toujours différentes, ringardisant le fait de s'habiller deux fois de la même façon. Les vendeurs de prêt-à-porter auraient observé une hausse des ventes lorsque les articles étaient présentés individuellement pour être associés avec plusieurs pièces. Selon Bertrand Duperrin, responsable du pôle transformation digitale à l'agence de communication Emanika : "Les consommateurs veulent vivre quelque chose après l'achat en se mettant en scène avec le produit, dans un look qu'ils ont eux-mêmes constitué. Les vêtements s'y prêtent particulièrement car ce sont des "produits très personnels, sujets de singularisation. Il y a une envie de partager, d'en parler, d'interpeller." Pour les marques, c'est un moyen de prolonger l'expérience produit. La stratégie de Primark est basée sur cela : aucun frais de communication car les clients s'en chargent.

TopShop-TwitterLors de la Fashion Week de Londres, l'enseigne Topshop s'est associée à Twitter pour identifier les tendances avec les tweets. Elle a associé ces tendances à des produits Topshop disponibles immédiatement faisant augmenter les ventes de 18% en une semaine. Les réseaux sociaux sont donc un moyen de récolter des données et de faire des études de marché.

Un nouveau défi

Les professionnels ont une opinion mitigée mais évaluent la difficulté du taux de conversion : d'une part pour Matthieu Aubusson, du cabinet de conseil PwC pense que "Pinterest, Snapchat, Facebook et Twitter sont avant tout des réseaux sociaux. Leur succès repose sur les interactions sociales, ils ne peuvent bouleverser complètement leur business-model pour entrer en collision avec les mastodontes du e-commerce. Ils pourront grignoter des parts de marché, oui, mais à une petite échelle." D'autre part, Greg Zemor, Directeur marketing de Neteven,  affirme que : "Convertir des visiteurs en acheteurs est un réel challenge. L'ajout des services marchands est un risque car les réseaux sociaux pourraient y perdre leur ADN. Il est possible que le succès des réseaux sociaux soit lié au fait qu'ils n'aient rien à vendre.

Pour les marques, elles ne doivent pas se perdre en voulant être présentes de partout, elles doivent communiquer un message unanime et rassurant et surtout être réactives. Les réseaux sociaux semblent être devenus une source sûre, d'évaluations, d'informations et de conseils.


Popmyday-app5

Popmyday : l'Uber de la beauté !

Lancée en Octobre 2014, l’application Popmyday révolutionne les services beauté et bien-être. Implantée sur Paris, la start-up a reçu le Prix du Meilleur Potentiel de l’Incubateur HEC. Derrière cette initiative, deux jeunes entrepreneurs dynamiques : rencontre avec ses fondateurs Morgane L’Hostis et Charles Berenguer.

Comment vous est venue l’idée de Popmyday ?

Morgane : Pendant mes études à HEC Paris (dans le master Entrepreneur), j’ai effectué une césure dans la Silicon Valley où j’ai découvert l’effervescence pour le numérique et qui m’a conforté dans mon choix d’entreprendre. En 2012, j’ai effectué un stage chez Airbnb alors que ce n’était encore qu’une start-up. J’ai donc appris comment mettre en place et faire fonctionner une marketplace. Je me suis demandé dans quels secteurs il n’y avait pas eu de services de réservation, une rupture comme Uber avait pu en provoquer. Je me suis aperçue que dans le secteur de la beauté il n’y avait aucune application mobile : pas un simple service de réductions mais une vraie application qui permette de réserver où l’on veut, quand on veut et qui propose un service de qualité.

Charles : J’ai une formation d’ingénieur en informatique. Pendant mon Master à HEC, j’ai rencontré Morgane. Par hasard, j’avais travaillé sur un cas d’école sur l’analyse du secteur de la beauté et j’ai réalisé que c’était un marché gigantesque dans laquelle la France était légitime avec des groupes comme L’Oréal ou Yves Saint Laurent. Lors d’un hackathon* organisé par l’Oréal à l’école 42 nous devions répondre à comment révolutionner le lien entre les coiffeurs et leurs clients. Nous avons développé une version bêta de l’application qui rapprocherait les clients et des professionnels de la beauté, recrutés au préalable. Nous avons remporté le premier prix qui nous a permis d’être incubé pendant un mois chez l’Oréal où des experts nous ont conseillés.

*Hackathon : Mix entre Hack et Marathon, cet évènement est une compétition de développement informatique. Des profils commerciaux et ingénieurs sont regroupés pour mettre au point la maquette d’un produit qui répond à une problématique et le présenter devant un jury.

Comment sélectionnez-vous les prestataires ?

Chez nous les prestataires s’appellent les Popartistes. En moyenne, nous recrutons un popartiste sur 10 postulants. La sélection se déroule en plusieurs étapes, tri sur CV suivi de plusieurs entretiens et de plusieurs essais.

Contrairement à des marketplaces, nous avons une forte sélection à l’entrée des prestataires car nous exigeons une vraie qualité dans les services rendus.

Popmyday-app4

Les médias vous ont attribué le nom de « Uber de la beauté », que pensez-vous de l’ubérisation de l’économie ?

Le terme « ubérisation » est souvent employé mais sans être réellement défini.

Du point de vue de l’offre, l’ubérisation c’est la montée des freelances dans l’économie grâce à des applications mobiles qui les connectent en temps réel à des potentiels clients. Du point de vue de la demande, l’ubérisation c’est la généralisation des services à la demande. De ce point de vue là, Popmyday se différencie légèrement d’Uber car nous ne fonctionnons pas qu’en instantané, il est possible de prendre rendez-vous jusqu’à 3 semaines à l’avance.

L’uberisation en cours va rapidement nous obliger à repenser notre modèle économique et social pour adapter nos lois, notre protection sociale à cette nouvelle forme de travail, plus souple, plus flexible mais aussi plus précaire d’un certain point de vue.

Le secteur de la beauté n’est qu’aux prémices de la transformation digitale. Il y a encore beaucoup de choses à faire. Nous sommes passés des Pages Jaunes qui listaient les instituts de beauté à des sites permettant de prendre rendez-vous en ligne. La troisième étape, c’est Popmyday, l’institut de beauté mobile et connecté qui n’a pas de murs.

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Il y a deux axes de développement qui s’offrent à nous :

  • Développer de nouveaux services. Suite à un sondage Facebook, nous avons interrogé nos clients sur les nouveaux services qu’ils aimeraient voir et c’est pour cela que nous allons ajouter prochainement du coaching sportif et du yoga.
  • Etendre notre zone géographique. Actuellement nous sommes implantés sur Paris où il y a déjà une demande importante. Par la suite, nous aimerions nous développer vers une autre ville en France ou en Europe.

Quelle est votre cible ?

Nous ciblons majoritairement les femmes mais nous invitons aussi les hommes à utiliser Popmyday. Il y a deux segments  de clients :

  • Les femmes actives qui apprécient la flexibilité  de notre service : nos horaires s’étendent de 7H à 21H, 7 jours sur 7.
  • Les femmes enceintes ou les mamans qui sont à la recherche du confort : elles peuvent bénéficier d’un soin à domicile sans se préoccuper de faire garder leurs enfants.

A quels challenges avez-vous été Popmyday-app-3confronté lors du développement de l’application ?

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Aujourd’hui presque tous les outils nécessaires sont déjà existants quand on veut créer quelque chose. Par exemple pour faire un site de e-commerce, on peut facilement s’inspirer de ce qui existe et s’entourer de prestataires qui savent comment faire. Pour Popmyday, nous avons dû construire à partir d’une page blanche « Comment trouver pour un client un coiffeur à proximité en moins de 10 minutes ? ». C’est un service notateur et risqué surtout quand on propose un service de réservation instantané, tout doit être parfait. C’est un challenge au quotidien.

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 Quel est votre avis sur la FashionTech ?

Morgane : Pour moi, c’est un ultime exemple que le monde digital va toucher tous les secteurs. Les vêtements connectés et les accessoires parviendront à séduire quand ils allieront l’esthétique et la technologie.

Charles : Selon moi, la beauté et le textile sont déjà en retard, la FashionTech est un phénomène inévitable. J’observe deux tendances : la première est une révolution qui met fin à la surconsommation et la deuxième est que nous entrons dans une nouvelle logique de conception du textile. Pour le moment on ajoute de l’intelligence à un objet mais la vraie réflexion devrait se tourner sur comment on peut modifier la nature de l’objet : faire des tissus intachables, qui ne s’abiment pas, certains scientifiques s’intéressent au biomimétisme, c’est-à-dire observer la nature pour comprendre son fonctionnement et ensuite copier ses mécanismes à d’autres domaines comme le textile par exemple.