WSN 2015

Fashion Tech Day au Who's Next 2015

Depuis plus de 20 ans, le salon Who's Next est le rendez-vous incontournable pour tous les acteurs de la mode. A travers des défilés, des conférences et expositions, tous les secteurs de la mode sont représentés.

Source de tendances et invitation à la collaboration, ce salon semi-annuelle a conscience que l'offre digitale et les réseaux sociaux sont en train de modifier le marché de la mode et de bousculer les codes marketing.

Who's Next Édition Septembre 2015 a donc proposé une journée entièrement dédiée à la Fashion Tech.

Une sélection de 10 Start-Ups FashionTech !

  • Le Lab : Développé par Sébastien François, le Lab est actuellement incubé au sein d'INNOTEX du Centre des Textiles Innovants (CETI) à Lille. Le Lab propose des chemises antitaches et à mémoire de forme le tout dans un style élégant. Travaillées par un maître-tailleur parisien, les chemises sont coupées dans un coton innovant pour offrir une nouvelle expérience client.
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  • WAIR : Fondé par Caroline Van Renthergem, Wair c'est le 1er foulard connecté anti-pollution.  En mesurant la qualité de l'air, Wair permet de faire du vélo en ville en sécurité.

    Dupuy de LômeDUPUY DE LOME : Créée par Magali B. Roussel, la marque Dupuy de Lome offre les premiers costumes de luxe anti-hacking.  Réservés aux businessmen  soucieux de protéger leurs données et celles de leur entreprise.

  • 4BB2 : Conçue par Anthony Buisse, cette marque pour enfants propose des maillots de bain connectés qui protègent des UV.

  • Les Cachotières : Lancé par Agathe Cuvelier, les Cachotières est un site de locations de robe de designers qui permet de consommer autrement.
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  • WEMOOD : Cofondés par Florian Aderighi, Claire Maissiat et Nicolas Chapdelaine, ce nouveau réseau social permet d'échanger grâce à des moodboards : un nouveau moyen de communiquer pour les marques ou les influenceurs.
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  • STIMSHOP : Porté par Dominique Palacci, Stimshop propose un outil de géolocalisation afin que les enseignes de mode interagissent avec les clients ciblés. 
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  • FRANCK AUDRAIN, créateur de défilés en images 3D pour les marques de mode.
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  • MUSHIN : Créée par Bernard Soriano, cette application est un outil collaboratif de co-création de produits. Une aide pour les entreprises pour leur gestion de projets.
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  • HUBMODE : Orchestré par Annick Jehanne, Hubmode est la première plateforme de formation digitale pour les entreprises de mode.

L’innovation à travers 6 conférences

Conférence

Au programme :

    • "Les nouveaux business-models de la mode !"  par Annick Jehanne, Showroomprivé.com, l'incubateur Look Forward et Fashion Tech Week Paris.
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    • "Les nouvelles plateformes en ligne B2B pour les marques, les acheteurs et la presse" par la marketplace Le New Black, Fashion GPS et Fashion Capital Partners.
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    • "Produits innovants : le nouveau pouvoir des matières" avec Le Lab, Wair, 4BB2 et Dupuy de Lome.
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    • "Nouvelles aspirations, nouveaux comportements d'achat du consommateur"  avec les Cachotières, Wemood et la Boutonnière.
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    • "Les technologies d'interaction au service du client final" par Stimshop et Fitizzy.
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    • "Nouveaux outils B2B en ligne pour travailler et apprendre en mode collaboratif" par Annick Jehanne et Mushin.

Le bilan du salon Who's Next

Cette édition a enregistré 41 198 visiteurs avec de nombreux européens et également un public international (Japon, Malaisie, Afrique du Sud...). Cette saison, les marques leaders ont consolidé leurs ventes et les petites structures, surtout au style urban, se sont démarquées. Un bilan positif qui assure d'autres nouveautés à sa prochaine édition.

 

Le prochain rendez-vous Who's Next : du 22 au 25 janvier 2016 !


Août 2015 : la Revue de Presse

Chaque mois, Modelab reprend dans sa revue de presse l'actualité qui a marqué la Fashion Tech. Start-ups, évènements, applications : voici un récapitulatif des articles qui nous ont le plus marqué ces dernières semaines !

Swipecast, l’application « uber pour mannequins »

Swipecast

Créée par Peter Fitzpatrick, fondateur de l’agence de mannequinat Silent Models, l’application Swipecast permet aux marques, magazines, stylistes et photographes de recruter des mannequins sans passer par des intermédiaires.

En consultant les books des mannequins et grâce à un système de filtres (ville, couleur de cheveux…), les annonceurs peuvent recruter les modèles de façon instantanée et la facturation s’effectue directement via l’application. Contrairement aux fortes commissions et délais imposés par les agences traditionnelles, Swipecast ne prend que 10% de commissions et effectue le paiement en quelques jours.

Pour éviter toute controverse, chaque profil est examiné, vérifié et noté. Les utilisateurs peuvent également signalés ou bloqués les profils douteux. Les ambitions de Fitzpatrick sont d’étendre son service à d’autres types de réservation car selon lui l’industrie de la mode est mûre pour subir les perturbations de l’économie de partage comme Uber ou Airbnb ont pu le faire.

H&M mise sur une mode plus durable

Depuis 2013, H&M a déployé un programme de collecte de vêtements dans tous ses magasins : peu importe leur état et la marque. En échange des pièces rapportées, les participants reçoivent des bons d’achats allant de 5 à 30€. En deux ans, ce sont plus d’un million de kilos de vêtements et de linge de maison qui ont été collectés.

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Closing the loop

Cette collecte s’inscrit dans la démarche d’une mode plus durable. Préoccupée par les pénuries futures potentielles de coton (qui utilise beaucoup d’eau et de pesticides), la marque lance sa collection « Close the Loop » que l’on traduit par « Fermer la boucle ». Comme le montre le schéma ci-contre, le recyclage est le moyen le plus rapide pour que l’industrie textile puisse réduire considérablement le nombre de ressources utilisées.

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La collection sera composée de quelques pièces pour hommes, femmes et enfants sur le thème Noir & Gris.

Collection Close the Loop

Les dirigeants de H&M expliquent qu’aucune entreprise, fast-fashion ou non, ne peut continuer comme aujourd’hui. Il faut trouver une technologie qui permet de recycler les fibres avec une qualité inchangée.

Lancement du concours l’Alliance LoRa

Créée en début de l'année 2015, l'Alliance LoRa rassemble plusieurs acteurs dont IBM, Cisco, Semtech, Eolane, Kerling, Sagemcom etc pour promouvoir la technologie LoRa. LoRa, diminutif de Long-Range (longue portée) permet de faire communiquer des objets connectés grâces à des communications radio longue-portée à faible consommation d'énergie.

Cette technologie apporte déjà des solutions dans plusieurs domaines :

  • Optimisation de Supply Chain
  • Fabrication/Production industrielle
  • Bâtiments intelligents
  • Ville intelligente et connectée
  • Sécurité
  • Maison connectée
  • Normalisation
  • Santé

Afin de faire connaître leur technologie, le groupe organise un concours mondial dédié à l’innovation pour l’internet des objets connectés. Les inscriptions qui ont débutées le 31 Août s’étendront jusqu’au 15 Décembre 2015. Le concours est ouvert à tous : développeurs indépendants, start-ups, des industriels, des laboratoires de recherche ou des universités. Les meilleurs projets bénéficieront du soutien de LoRa Alliance pour le développement de leur produit. Pour plus d'informations : ici.

Notre start-up du mois : Modalist

MyModalist

Pour les deux fondateurs diplômés de HEC, le constat est simple. En majorité, on ne porte que 30% de sa garde-robe. Mais à la question "Pourquoi tu ne revends pas tes vêtements inutilisés ?" la réponse est partagée entre le manque de temps et la flemme de s'en occuper. Leur idée est donc de proposer un vide-dressing avec zéro contrainte, Modalist.

Les utilisatrices ont juste à commander un sac sur le site et le retourner gratuitement avec les vêtements à vendre. Pas de photos, pas d'annonce à publier, pas de frais. Le site s'occupe de tout. En interne avec leur logiciel, ils vont estimer la valeur du sac et appliquer le rachat cash. Une solution pour expérimenter le neuf au prix de l'occasion.

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N’hésitez pas à nous communiquer d’autres articles intéressants qui auraient pu échapper à notre veille, les commentaires sont là pour ça!


Grafitee-Homepage

GRAFITEE, la référence T-Shirt Graphique !

Depuis 2008, Grafitee explore le monde en quête de tee-shirts originaux, cools ou décalés. D’abord sous la forme d’un blog, Grafitee opère aujourd’hui sa petite révolution en lançant sa place de marché exclusivement réservée aux labels de t-shirts indépendants ! Découvrez l’histoire de ces Gurus du T-shirt, avec Damien, l’un de ses fondateurs…

Comment est né GRAFITEE ?

L’histoire a démarré en 2008 avec un blog sur les tee-shirts créé par Garry POUPIN. L’idée était de faire découvrir différentes marques aux concepts originaux et créatifs qui existent à travers le monde. Pourquoi le T-shirt ? Parce que c’est le produit textile le plus vendu dans le monde (plusieurs milliards chaque année…) et que c’est un support qui permet une rotation permanente en matière créativité artistique.

Aujourd’hui, 4 personnes composent le noyau dur de l’équipe et un cercle d’une dizaine de personnes gravitent autour du projet pour des collaborations, du rédactionnel, etc. A partir du blog, une nouvelle idée est née : la création d’une place de marché dédiée aux marques indépendantes de tee-shirts. Le projet a mûri pendant 3 ans pour aujourd’hui proposer une plateforme de qualité, qui regroupe à peu près tous les styles qu’on peut trouver (Geek / Streetwear / Trendance / Lettrage…).

Pourquoi avoir attendu 3 ans pour vous lancer ?

Grafitee Responsive

Pendant ce temps de maturation, nous avons beaucoup réfléchi au positionnement du projet et à l’ergonomie de la plate-forme. Nous avons voulu orienté la place de marché autour de 3 valeurs centrales : l’originalité, la qualité et la simplicité. Pour cela, le site a été entièrement réalisé en Responsive Design (l’interface s’adapte aux différents environnements) et en Speed Checkout (le client peut passer une commande sans créer de compte, le tout en moins d’une minute).

Pour garantir la fluidité et la simplicité d’utilisation, nous avons déployé plusieurs filtres de recherche avancés comme le tri par taille, par genre, par type, par couleur, par thème, par pays, par prix, etc. Nos fiches de produits sont ultra-détaillées avec des photos prises par nos soins, la mention de l’artiste qui a réalisé le visuel, et toutes les informations relatives aux matières, aux coupes, au pays de provenance etc. L’e-shop est également multilingue et le paiement en est disponible en 7 devises.

Comment sélectionnez-vous les marques ?

Nous choisissons les marques selon des critères qualitatifs précis : la créativité, l’éthique, l’authenticité. Il faut que ce soit de (vraies) marques indépendantes, qui ont déjà une certaine expérience (…) et qui sont capables d’expédier à l’international. Condition sine qua non pour travailler avec nous.

Pour l’ouverture de la marketplace, nous avons fédGrafitee-Brandséré une première tranche d’une centaine de marques, dans une vingtaine de pays. Certaines griffes sont déjà connues - comme Shaman et Wasted Paris en France, MNKR et Ambitious Collective aux États-Unis ou Daydream Supply et Funkrush au Royaume-Uni (…) - et d’autres sont de jeunes pousses qui ne demandent qu’à être découvertes, comme Californie Française, DRX Legend, Northbeach, Veni Vedi Vici ou encore Natri. Leur point commun : passion, audace et talent. Notre objectif est ainsi de proposer une offre à la fois large et sélective, plutôt middle range…

Quel est votre business-model ?

Aujourd’hui, le site est composé de la place de marché, d’un magazine sur la culture urbaine en générale et d’un blog plutôt dédié aux coulisses du projet. Finalement, nous voulons surtout construire « Un Temple du Cool » et nous projetons également de lancer notre propre marque à terme. Nous allons enfin élargir notre offre sur d’autres produits comme des accessoires ou des produits personnalisés, tout en conservant le Tee-shirt comme élément central.

Du côté pratique, tout se passe en Drop-Shipping, c’est-à-dire que les marques expédient directement leurs produits aux clients en contrepartie d’une commission sur vente. Nous ne sommes donc qu’intermédiaires de vente. En parallèle à la marketplace, nous continuons à développer le Magazine pour asseoir notre rôle d’ambassadeur médiatique. Nous avons également des perspectives de lancement sur différents types de médias (dont un volet sonore en préparation). En synthèse, nous sommes ce qu’on appelle une « Marque-Média », avec des leviers de croissance divers et variés.

Grafitee - Lettering Sessions - 1st Round from Grafitee on Vimeo.

Quel est votre avis sur la FashionTech ?

L’aspect de la FashionTech que je connais le mieux est celui de la chaîne de fabrication et de distribution. Je pense qu’il va y avoir un retour à des circuits de distribution courts et à des marques nationales. En France, on le constate déjà avec de belles initiatives de re-localisation dans le slip, le jean, ou encore les chaussettes, bien que les produits proposés restent encore chers pour des basiques…

La Fast Fashion commence clairement à atteindre ses limites : il commence à y avoir une prise de conscience collective sur le fonctionnement de l’industrie textile et la notion d’ « habillement responsable » émerge de plus en plus. La France étant l’un des pays pionniers du textile (200 ans d’histoire et premier exportateur mondial pendant des années), il me semble absolument vital de conserver nos savoir-faire, d’autant qu’il est déjà impossible de préserver la totalité de l’emploi. La perte du savoir-faire est la dernière limite à ne pas franchir. C’est un point de non-retour.


Awanga

AWANGA, le e-shop de la mode meilleure !

AWANGA c'est la boutique en ligne de la mode meilleure. Ce site d'e-commerce propose une sélection de marques de mode respectueuses et avant tout stylées. AWANGA, inspiré du mot Maori āwangawanga qui signifie préoccupé-concerné, traduit bien l’état d’esprit de cet acteur Fashion Tech.

Comment est né AWANGA ?

L’aventure a démarré suite à un préjugé que l'on a identifié : la mode respectueuse serait incompatible avec le style. Jusqu’à maintenant, cela évoquait des produits type ponchos péruviens, de couleur verte, qui appelaient à la non-consommation, des sites de ventes qui ne mettaient pas en avant les produits etc. Aujourd’hui, il existe des dizaines de marques respectueuses et super stylées mais elles restent inconnues et mal distribuées. Avec AWANGA, le but est permettre de découvrir plus facilement les marques de mode respectueuse et de rendre leur offre compréhensible et sexy afin qu'elles s’adressent à un plus large public.

Nous sommes deux associés fondateurs : Adrien qui s’occupe du développement technique, des partenariats avec les bloggeuses et de la partie happiness - satisfaction client et moi-même, Benoît, qui suis en charge de la partie commerciale et marketing. Ariane a également rejoint notre équipe, elle s’occupe de l’aspect rédactionnel, du design du site et des interviews avec les marques. Nous avons lancé notre e-shop à la fin du mois de mai de cette année et nous préparons de nombreux projets pour la rentrée.

Pour vous, qu’est-ce que la mode responsable ?

Nous préférons parler de mode meilleure plutôt que de mode responsable. D’ailleurs, notre slogan est « Better Clothing ».

Mais meilleure pour qui ?

  • Les clients : pour leur santé et leur peau
  • Les personnes participant à la fabrication des produits
  • La planète

Quels sont vos critères de sélection des marques ?

Nous mettons en avant sur Awanga uniquement les marques qui correspondent à nos critères. Ces marques assurent une traçabilité de leurs produits avec à l'appui des certifications…
Il y a déjà une quarantaine de marques présentes sur Awanga, mais on a signé avec beaucoup d'autres qui arrivent très bientôt sur la plateforme.

Nous avons définis 7 standards qui sont des points de repère pour le client qui lui permettent d'identifier en un clin d’œil en quoi les produits sont meilleurs :

Standards Awanga

  • Made In France : La France étant l’un des pays aux normes sociales et environnementales parmi les plus respectueuses du monde.
  • Eco-friendly : C’est la garantie d’un impact environnemental minime avec des process écologiques qui visent à mieux utiliser les ressources et l’énergie.
  • Coton bio : Le coton biologique est doux et respectueux pour la peau. C’est une matière sans additifs chimiques ni toxiques qui respecte la santé et la planète.
  • Second Skin : Des vêtements « deuxième peau » qui garantissent qu’aucun résidu de produits toxiques ou allergènes ne viennent mettre en danger la peau.
  • Made In Vieille Europe : Rigoureuse sur les normes, la Vieille Europe offre des productions respectueuses de son environnement et de ses travailleurs.
  • Second life : Des matières recyclées sont utilisées dans la conception.
  • Fait-Main avec Respect : C’est la mise en valeur de l’artisanat, les produits sont réalisés à partir d’un savoir-faire unique et dans les meilleures conditions.

Comment expliquer cette plus forte sensibilité de la part des consommateurs pour une mode meilleure ?

Les retours que nous avons sont : « un site comme ça, ça manquait », « cela n’existait pas ». Il y avait une demande de la part des consommateurs mais pas d’offre correspondante. Aujourd’hui, d’un point de vue général, le consommateur moderne est curieux. Il s’intéresse aux procédés de fabrication (qui fabrique ? dans quelles conditions? quelles matières sont utilisées ?) dans plusieurs secteurs que ce soit l’alimentation, les cosmétiques et désormais également la mode. Le drame du Rana Plaza a malheureusement été un élément déclencheur pour de nombreux acteurs. Aujourd’hui, les consommateurs sont connectés et désirent tout savoir. Ils veulent de la transparence et les outils digitaux les ont habitués à tout savoir sur tout en quelques clics. L’industrie textile, encore très opaque, doit s’adapter : la mode du futur sera transparente, il y a aura une obligation de dire ce qu’il y a derrière les produits. Et d'adapter la production en conséquence.

Awanguys

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Nous cherchons à gagner en notoriété. Pour la rentrée, nous avons préparé plusieurs projets sympas, des partenariats avec des bloggeuses, des surprises qui arrivent…

Nous souhaitons élargir notre offre et nous sommes en contact avec toujours plus de marques respectueuses pour pouvoir les distribuer sur Awanga.

Enfin, nous aimerions élargir notre communauté #Awanguys pour continuer de faire vivre notre concept de la mode meilleure et ainsi poursuivre notre mission qui est de faire de la mode respectueuse la norme de toute l'industrie !

 


Pixglass

Pixglass, le miroir photographique connecté

D'après une étude réalisée par le magazine belge Gondola, "46% des consommateurs connectés souhaitent avoir des miroirs connectés pour des essais sur point de vente et recevoir des offres personnalisées".  Grâce à Pixglass, le miroir photographique connecté c'est aujourd'hui possible.

Concept Pixglass

Comment est né Pixglass ?

Pixglass est une histoire franco-belge qui est née il y a un peu plus d’un an. C’est la rencontre d’un entrepreneur Belge, Frédéric Dubois, actif dans le domaine des nouvelles technologies depuis plus de 15 ans et d’un ancien ingénieur de chez Dassault System, Stéphane Gosset qui a développé et breveté le concept de Pixglass : un boitier avec une caméra qui se place derrière un miroir sans tain et qui permet via une tablette (iPad ou Android) de pouvoir prendre des photos ou des vidéos. A partir du moment où l’on peut se prendre en photo on offre la possibilité aux utilisateurs de pouvoir partager ces photos directement sur les réseaux sociaux notamment sur Facebook, Twitter, Instagram. Aujourd’hui il existe plein d’écrans interactifs, mais nous nous voulons être au plus proche de la réalité et c’est pour cela que nous avons choisi un miroir qui est un objet familier.

A la base, nous sommes 3 entrepreneurs avec tous les trois des expériences passées dans l’entrepreneuriat dans différents secteurs high-tech. C’est un domaine que nous connaissons bien et nous offrons la possibilité d’utiliser ces technologies (QR code, RFID, NFC…) que l’on peut dériver facilement dans un miroir. Notre structure est implantée en Belgique où nous pouvons tester les concepts et démarrer des projets pilotes avec différents profils de clients. Notre développeur produit est resté en France et s’occupe des améliorations techniques tandis que notre service commercial teste, valide, produit et commercialise le produit au niveau mondial. Nos marchés de prédilections sont la France, la Belgique, l’Italie et les USA puisque ce sont là les principaux marchés qui nous intéressent. On constate énormément de réactivité de la part du marché et une demande claire.

Quels secteurs d’activités sont concernés ?

Notre offre est orientée vers plusieurs applications et plusieurs segments.

Nous avons 3 produits différents : un miroir essentiellement pour de l’évènementiel, un miroir orienté secteur cosmétique/mode et un miroir orienté Retail en général pour des animations produits dans la grande distribution. Nous proposons 3 formats standards mais qui peuvent ensuite être totalement personnalisés : la taille est variable, l’habillage peut être fait sur-mesure (miroirs suspendus, make-up bar…).

Concernant la partie mode/optique, on constate qu’il y a une base installée de miroirs dans les magasins et notre objectif est de les remplacer progressivement par des miroirs connectés.

  • Pour le secteur de la mode, Pixglass est un outil d’aide à l’achat pour les clients qui se trouvent dans le magasin. Le miroir est un support externe aux cabines d’essayage car nous ne voulons pas être intrusifs. Le client essaye différents articles (vêtements, accessoires) et va pouvoir se prendre en photo près des cabines. Ensuite, il pourra partager en direct ses essayages avec ses amis, sa famille et puis valider son choix à travers les réseaux sociaux.Make-up Bar
  • Le secteur de l’optique et de la vente de chaussures sont aussi intéressés par notre concept. Nous travaillons sur des projets pilotes avec plusieurs grandes chaînes qui verront le jour en fin d’année.
  • Le secteur des cosmétiques est également concerné. C’est un secteur très enclin à l’utilisation de miroirs et qui cherche des innovations qui concordent avec la digitalisation des points de vente. Nous travaillons par exemple sur un projet pilote de face make-up, c’est-à-dire qu’une cliente va pouvoir se photographier avant et après une séance de maquillage pour la partager sur les réseaux sociaux. Il y a également un mode vidéo qui là va permettre de filmer la séance où une esthéticienne assiste la cliente et cette dernière pourra s’envoyer par email ou partager sur les réseaux sociaux ce tutoring.

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Quelles fonctionnalités sont disponibles ?

Interface PixglassUne fois les miroirs installés, nous proposons à nos clients d’utiliser une plateforme SAS (Sofware As a Service), une interface web sur laquelle le client peut lui-même configurer les applications qu’il souhaite mettre en place. C’est un produit simple, à la fois hardware et software tout à fait en ligne avec l’ère du phygital.

Pour les magasins qui souhaitent mieux connaître leurs clients, le miroir permet premièrement d’identifier les clients, de récolter leurs coordonnées et donc de développer son programme de fidélisation puis deuxièmement de calculer le taux de fréquentation, la localisation du client dans le magasin et d’analyser pourquoi le client n’achète pas le produit. Par exemple, pour certains produits c’est la taille qui n’est pas adaptée donc avec le miroir le client va pouvoir le signaler et le magasin pourra réorganiser son merchandising.

Il y a également un extranet disponible pour pouvoir consulter et monitorer les miroirs à distance. Ainsi, il y a des statistiques claires sur la fréquentation et le taux d’utilisation des miroirs.

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Nos perspectives sont à la fois en terme de produit et en terme d’internationalisation. Il est évident que nous sommes sur un marché international. Nous développons petit à petit de nouvelles versions, qui soient plus ergonomiques, qui permettent plus d’interactivité avec le miroir. Par exemple, nous avons un magasin dont les clients possèdent une carte de fidélité avec un capteur NFC (puce sans contact intégrée dans la carte) et donc le fait de flagger vers le miroir permet une reconnaissance automatique du porteur de carte. Ce sont des technologies qui facilitent la vie et la rapidité dans les magasins. Par la suite, nous pourrions proposer des miroirs parlants ou des vitrines photographiques connectées.

Dans un second temps, nous aimerions arriver à développer une offre pour les particuliers. Par exemple pour le Face Make-Up, il est clair que les clientes qui ont enregistré en vidéo une séance de maquillage seront contentes d’avoir dans leur salle de bain un miroir qui diffuse la vidéo. Il est clair qu’il y a un marché à développer mais cependant c’est une volonté de notre part d’éviter le côté intrusif.

Quelles précautions sont prises d’un point de vue sécurité ?

Nous sommes très attentifs à la CNIL et à la condition de la vie privée. Déjà, notre application est sécurisée : les photos ne peuvent pas être déclenchées n’importe où ni n’importe comment seulement via un réseau Wifi et par le client lui même. Notre volonté est de protéger la vie privée. Nous ne conservons aucune photo sur nos serveurs : elles sont automatiquement supprimées.

Quel est votre avis sur la FashionTech ?

La FashionTech m’évoque surtout la digitalisation des points de vente. C’est le challenge du moment. Dans le secteur de la mode, le parcours d’achat est différent : il y a la prévente qui se passe sur Internet, les magasins permettent de tester et de valider les choix effectués avec des vendeurs qui sont avant tout là pour conseiller puis le service après-vente aux conseils beaucoup plus personnalisés. La question essentielle que beaucoup de marketers se posent dans le secteur c’est : quelles technologies choisir ? Comment différencier les inventions gadgets de celles qui sont viables sur le long terme ? Il faut donc identifier les technologies qui perdureront demain dans les points de vente et qui permettront d’aider à l’achat. Beaucoup de marketers doivent faire appel à des prestataires externes et à des spécialistes de la technologie pour pouvoir les aider à monter de tels projets. Ces derniers sont relativement complexes puisqu’ils demandent de combiner à la fois du physique, du digital et de l’humain.

Avec Pixglass, nous avons réussi à créer un concept unique qui permet une interactivité entre, un consommateur, une marque, un produit, un point de vente et le tout en temps réel avec un partage sur les réseaux sociaux.


Silicon B

Juillet 2015 : la Revue de Presse

Chaque mois, Modelab reprend dans sa revue de presse l'actualité qui a marqué la Fashion Tech. Start-ups, évènements, applications : voici un récapitulatif des articles qui nous ont le plus marqué ces dernières semaines !

Adidas, ses sneakers à partir de déchets recyclés

Adidas x Parley

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A l'occasion de la journée "Les Océans. Climats et vie. " organisée par les Nations Unies, Adidas et l'organisation écologique "Parley for the oceans" ont dévoilé le fruit de leur collaboration : une sneaker conçue entièrement à partir de déchets marins, ici un filet de pêche.  Au-delà du message de lutte contre la pollution c'est également un exemple du procédé de zéro gaspillage qu'Adidas dévoile. Une philosophie bientôt utilisée sur toute une collection.

Quand le tailleur Chanel s'approprie la 3D...

Défilé Chanel
Photo Imaxtree

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Présenté le mardi 7 Juillet, le défilé haute couture de Chanel prenait vie dans un décor de casino. Karl Lagerfeld, a revisité le tailleur emblématique de Chanel grâce au procédé de frittage sélectif par laser (utilisé pour créer des objets 3D).  Le créateur a expliqué son idée de faire vivre la couture avec l'ère du temps :

"Prendre la veste la plus iconique du XXème siècle et d'en faire une version XXIème siècle, qui techniquement n'était même pas imaginable à l'époque où elle est née. La veste est d'une seule pièce, il n'y a aucune couture, c'est moulé".

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Silicon B : le 1er écosystème du commerce connecté

Silicon B

A l'initiative du groupe Beaumanoir (Cache-Cache, Bréal, Bonobo, la City...), Silicon B se veux de devenir "l'usine à idées" pour le monde du retail. Ce laboratoire du commerce connecté va anticiper les futures tendances et améliorer l'expérience d'achat des clients. A la fois incubateur et accélérateur de start-ups, sa 1ère promotion sera composée de Click-N-Dress et de la Boutonnière.

Notre start-up du mois : Liganz

Liganz

Créé en 2011, Liganz est un assistant shopping personnalisé. Grâce à un puissant algorithme, ce site intelligent propose des articles de mode  selon les goûts de chacun.  Avec plus de 2 millions d'articles et 6 000 marques telles qu'Asos, Mango, Levi's, Christian Louboutin etc., cette start-up française a pour ambition d'agrandir sa communauté et d'ajouter de nouvelles fonctionnalités.  Dans cette optique, Liganz a réalisé une levée de fonds pour poursuivre son développement stratégique.

 

N’hésitez pas à nous communiquer d’autres articles intéressants qui auraient pu échapper à notre veille, les commentaires sont là pour ça!

 


Holographie

L'holographie et la mode

L'holographie, vous connaissez ? Un peu ? Pas du tout ? C'est vrai que c'est un nom bizarre... Si je vous parle d'hologramme, ce terme vous est peut être plus familier. Non, toujours pas ? Mais si ! Souvenez-vous dans Star Wars quand R2-D2 projette l'image de la princesse Leia : et bien, ceci est un hologramme.

StarWars

Et là vous vous demandez mais quel est le rapport avec le secteur de la mode ?

Rassurez-vous cet article vous explique tout et vous dévoile toutes les utilisations possibles de l'holographie dans la mode.

Qu'est-ce que c'est l'holographie ?

Avant tout, mettons nous d'accord sur les termes. Le mot holographie vient de la contraction de deux mots grecs "holos" (en entier) et "graphein" (écrire) que l'on peut interpréter par "tout représenter".  Inventé autour des années 1940 et amélioré avec l'invention du laser en 1960, l'holographie est une méthode de photographie en relief qui utilise les interférences produites par la superposition de deux faisceaux laser : l'un provenant directement de l'appareil producteur, l'autre diffracté par l'objet à photographier.  L'image 3D projetée est un hologramme.

Des Fashion Shows qui vous en mettent plein les yeux !

Les Fashion Shows, ces défilés qui se déroulent pendant les semaines de Fashion Weeks ont pour but de présenter les prochaines collections d'un créateur.  Le vrai objectif ? Gagner en notoriété et séduire le public présent pour ensuite apparaître dans les magazines. Cependant, la concurrence est rude. Alors, comment faire pour sortir du lot ? Pour cela, les designers imaginent de véritables spectacles transportant le public dans un autre univers avec  des décors, des jeux de lumières, de la musique...

Et pour se renouveler, la mode utilise aujourd'hui les nouvelles technologies dont l'holographie. Ici, l'holographie offre aux spectateurs une nouvelle expérience et provoque facilement le buzz. Alexander Mc Queen fut le premier à l'utiliser lors de la Fashion Week de Paris en 2006 où Kate Moss renaissait de ses cendres.

Par la suite, de nombreuses marques l'ont imité : Diesel, Burberry, Forever 21 et tout dernièrement Ralph Lauren qui offrait pendant la Fashion Week de New York (2014) une projection holographique en 4D :

Des publicités interactives

Après les défilés et les magazines, il faut attirer les clients en magasin pour qu'ils valident l'acte d'achat. Pour cela, les marques communiquent abondamment. Et les écrans deviennent le support le plus utilisé pour le faire : que ce soit à la télévision, sur Internet, sur vos smartphones, la publicité est partout et est interactive.

Les magasins physiques se mettent aussi en avant avec par exemple des vitrines holographiques. La société française COMactive est justement spécialisée dans la création de créations virtuelles.

Lors de la sortie de la Free 5.0, Nike a fait appel à JCDecaux Innovate et Kinect pour créer  une publicité holographique afin de valoriser la flexibilité de sa chaussure :

Le tissu aux effets holographiques

Holographic fashion.

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Sans aller jusqu'à l'utilisation de la technologie, les créateurs peuvent utiliser du tissu aux effets holographiques. Son aspect brillant qui hypnotise apporte un avant-goût de la mode du futur. Des marques comme Chanel ou Burberry ont déjà mis en avant des pièces holographiques dans leurs défilés. Et pour ceux dont le porte-monnaie ne peut pas suivre, Asos propose aussi une large gamme de produits. De quoi apporter une touche d'originalité à toutes vos tenues !

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Des hologrammes au quotidien ?

Au-delà de votre dressing, les hologrammes pourraient bien faire leur apparition dans votre quotidien. Le groupe Microsoft travaille sur HoloLens, un casque de réalité augmentée qui permet de simuler des hologrammes dans votre champ de vision :

Microsoft HoloLensUne incroyable façon de pouvoir contrôler tous ses écrans à distance mais on peut également l'imaginer comme un outil d'aide à la conception. En effet, ce casque permettrait de mieux visualiser un objet dans l'espace, d'améliorer son ergonomie,  de pouvoir faire des démonstrations...

Et pourquoi pas avoir un smartphone holographique ? La marque chinoise Estar a dévoilé il y a un peu plus d'un an son prototype :

Vous l'aurez compris l'holographie a pour but de rendre le monde virtuel plus vrai que nature. Le potentiel de cette technologie est, pour le moment, sous-exploité mais ne devrait cesser d'être amélioré et d'offrir de nouvelles fonctionnalités.

Pour le secteur de la mode qui est sans cesse à la recherche de nouvelles sources d'inspirations, de nouvelles innovations, cette technologie permet de se renouveler, de se différencier, d'apporter une nouvelle expérience aux consommateurs. Mais l'émergence de la FashionTech n'étant qu'à ses débuts, est-ce que l'holographie serait une technologique trop futuriste ? Ce qui est sûr, c'est que c'est un procédé coûteux, ce qui explique que seules les grandes maisons l'utilisent.

 


E-beauté

La beauté connectée, futur pilier du e-commerce ?

Pendant longtemps sous-représenté sur Internet, le secteur de la beauté est en train de devenir l’un des piliers du e-commerce. Cosmétiques, coiffures, soins du corps, parfums, le marché de la beauté regroupe un large éventail de produits et services. En 2014, d’après une étude de la FEVAD, 27% des internautes achetaient leurs produits beauté et santé sur Internet. La marge de progression est donc très prometteuse … !

Découvrez comment la e-beauté va devenir un pilier du e-commerce.

Internet, le canal d’acquisition obligatoire !

Il y a encore quelques années en arrière, les marques beauté hésitaient à se lancer sur Internet. Le frein principal étant : « Comment nos clients vont pouvoir tester nos produits ? ». Mais face aux succès que les sites de prêt-à-porter ont connus, il est évident qu’acheter sans essayer c’est possible et ces marques doivent maintenant rattraper leur retard. Aujourd’hui, c’est presque chose faite puisque pour les grandes marques possèdent toutes leurs propres boutiques de e-commerce et parfois même de m-commerce !

Et oui, même dans la beauté, Internet est un canal de distribution sur lequel il est primordial d’être présent pour satisfaire ses clients. Il représente un premier point de contact entre la marque et le client, une première vitrine, un site pour trouver les informations de base (produits disponibles, localisation des boutiques…). C’est également un moyen, pour les marques, de récolter des informations et un moyen de fidélisation.

Le groupe l’Oréal l’a bien compris et fut l’un des précurseurs à se lancer dans l’aventure de la beauté connectée. Depuis 2014, l’Oréal a lancé son simulateur de maquillage : Makeup Genius.

Makeup Genius

 

A partir d’une photo, vous pouvez essayer les produits de la marque. Le maquillage en réalité augmentée grâce à votre smartphone.

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Communiquer autour de nouveaux thèmes

Avec la transformation digitale, les marques ont l'opportunité d'améliorer la gestion de leur relation client. Si on observe la communication dans le secteur de la beauté, on constate que les marques ont tendance à imposer leur vision, leur image. Mais à l'ère du digitale, il y a la possibilité d'établir une relation centrée sur les consommateurs et leurs besoins.

C'est également un moyen d'apporter plus de transparence. Par Logo Think Dirtyexemple, l'application Think Dirty permet de scanner le code-barre d'un produit cosmétique pour en découvrir la liste de ses composants, son taux de toxicité et sa nocivité pour la santé. D'après ces fondateurs : "Notre mission est d’informer les consommateurs à propos des ingrédients toxiques qui composent les produits cosmétiques, mais aussi de les encourager, et de leur donner la capacité de prendre des décisions, et de "voter" avec leur argent."

Les réseaux sociaux simplifient les codes

Selon Olivier Bailloux, Directeur du planning stratégique chez Publicis Modem :

"91% des discussions relatives à la cosmétique et aux produits de beauté se déroulent sur les réseaux sociaux".

D’un part, les réseaux sociaux inversent le rapport de force entre les marques et les clients. Les consommateurs ont pu prendre la parole et s’éloigner des diktats de la beauté. Les clientes, principalement, échangent entre elles, donnent leur avis, se conseillent, se plaignent. Les réseaux sociaux devenant ainsi une source d’information fiable et plus riche que les autres médias.

Ensuite, les réseaux sociaux avec notamment la publication de tutoriels ont bouleversé une notion importante dans le domaine de la beauté : la transmission. On le devine facilement, la transmission c’est cet échange des rituels beautés, qui avant se faisait de manière verticale :


Mère

Fille

Mais aujourd’hui, elle se fait de manière horizontale :

Copine → Copine ou Fille → Mère ou Influenceuse → Communauté

Ces nouvelles influenceuses qui ont fait leur apparition sont des Youtubeuses et des Bloggueuses. Comme le souligne Géraldine Cohen, fondatrice du site The Beautyst, l’identification aux influenceurs digitaux est due au fait que nous avons cette « impression que ce sont des filles comme les autres, et [que nous pouvons] devenir comme elles. Par exemple, quand Michelle Phan, qui est l’une des plus connues aux États-Unis, réalise un tutoriel beauté, on voit bien qu’elle n’a pas la technicité d’un maquilleur professionnel, mais, par des gestes simples, elle arrive à un résultat bluffant que les filles peuvent refaire ».

 Vers une "uberisation" de la beauté

Popmyday.

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Cependant, la e-beauté ne doit pas être mettre de côté l'aspect humain lié aux professions qui touchent ce secteur.  De nombreuses applications sont apparues pour faciliter l'expérience client. Parmi elles, Popmyday, fondée par Morgane L'Hostis et Charles Berenguer, offre un accès à la beauté (manucure, coiffure, bien-être...) sur demande, où l'on veut et quand on veut.

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Malgré un démarrage plus lent, la beauté connectée conquit le marché. D'abord en repensant sa stratégie de communication avec de nouveaux messages, de nouveaux médias et en étant plus à l'écoute de ses clients. Ensuite en innovant avec de nouveaux services et l'utilisation de nouvelles technologies comme la réalité augmentée.  Les chiffres de vente en e-commerce de ce secteur ne vont donc pas cesser d'augmenter. Et je vous laisse imaginer ce qu'il en sera quand les distributeurs seront des magasins qui valoriseront le Phygital ?

 


Catherine Barba - Image à la une

Entretien avec Catherine Barba

Catherine Barba, pionnière du Web en France, s’appuie sur son expérience du e-commerce et du digital pour accompagner les entreprises dans leur transition numérique. Chroniqueuse sur BFM TV et dirigeante de CB Group, c’est l’une des personnes les plus influentes sur le domaine du e-commerce en France.

Rencontre avec Catherine Barba, cette expert du numérique.

Catherine Barba

Quelques mots sur son parcours…

Diplômée de l’ESCP Europe, Catherine Barba a toujours été entrepreneuse dans l’âme. Dans le groupe Omnicom, elle intègre l’agence média OMD et fonde OMD Interactive dédiée à Internet et la publicité en ligne. Puis, elle rejoint le site iFrance en tant que Directeur Général. En 2004, elle créée Cashstore.fr, un portail de shopping, revendu en 2010 au groupe Plebicom et ensuite son cabinet de conseil en e-business, Malinéa, revendu en 2011 aux fondateurs de Vente-privée.com.

Impliquée auprès des jeunes et des entrepreneurs, Catherine est membre de l’Association « 100 000 Entrepreneurs » et marraine d’UnionWeb. Elle est également administratrice de start-ups innovantes et business angel. En outre, elle a publié deux rapports référents :

Vous allez prochainement déménager aux Etats-Unis pour développer un observatoire du commerce connecté, pouvez-vous m’en dire plus ?

Oui, ce sera un centre d’observation sur l’innovation du retail basé à New York, qui est la ville référente du domaine omnicanal. Cette nouvelle structure sera lancée en septembre 2015 sous le nom de PEPS (Plein d’Expériences Pour Se réinventer).

Je pense que les marques en France ont besoin de souffle pour innover et donc je pars à la recherche de sources d’inspirations pour accélérer la transition numérique et l’évolution du parcours client.

Pour cela, je vais observer, sur différents secteurs, le parcours client dans les retails (géolocalisation, utilisation du mobile, digitalisation des points de vente, techniques de drive-to-store, vendeurs «augmentés »…). Je vais également interviewer des dirigeants, des salariés pour comprendre comment se déroule la transformation en interne.

Ensuite, je restituerais de façon régulière, sous forme de vidéos et de books ce qu’il faut retenir. J’organiserais des ateliers trimestriels (en France) pour partager mes connaissances. Le but est de donner toutes les clés à nos entreprises pour leur permettre de réussir leur transformation, celle-ci doit se faire au plus vite, et répondre à la question « Comment se réinventer quand on est un magasin traditionnel ? »

Selon vous, comment les entreprises doivent parvenir à réussir leurs transitions numériques ?

Aujourd’hui, il faut oublier les canaux et penser orientation client. C’est en regardant mieux les clients et comment ils ont évolués, que les entreprises peuvent le mieux s’adapter à leurs besoins.

Sur les stratégies multicanales, il y a un décalage entre l’offre et la réalité. C’est comme offrir deux visions de la même entreprise.

Certes, il y a des besoins d’investissements. Par exemple, il est difficile de mettre en place des solutions comme l’e-réservation ou le click-and-collect. Il faut donc s’interroger sur quels sont les indicateurs de performance ?

  • Le contact. Le digital souligne l’importance du lien entre les marques et les clients. Aujourd’hui, les clients peuvent contacter les marques à presque tout instant. C’est un nouveau type de relation plus relationnelle que commerciale. Le secteur bancaire illustre bien cet exemple avec la digitalisation des points de contacts et l’accessibilité à des services à distance.
  • Les datas. Comment font les entreprises pour connaître les consommateurs ? Est-ce que les informations sont partagées entre tous les services ? Investir sur les datas est très important car elles permettent d’être plus pertinent et de personnaliser son offre.
  • L’humain. Le vendeur doit trouver sa place. L’équipement à sa disposition doit être un soutien à la vente et notamment offrir un gain de temps.

De manière générale, il y a de nouvelles valeurs à inventer et la proximité est à redéfinir.

Vous avez aussi des missions tournées vers l’entrepreneuriat, quelle en est votre vision ?

C’est vrai que j’ai deux leitmotivs : comprendre les évolutions du commerce et l’entrepreneuriat. En ce moment, le phénomène entrepreneurial prend de l’ampleur et j’essaye de l’encourager. Par exemple, j’ai lancé le programme « Entreprendre C grandir », diffusé sur M6.

Aujourd’hui, en France, l’entrepreneuriat est valorisé. C’est quelque chose qui fait bonne presse. Il y a un changement de point de vue qui s’opère : les échecs suite à l’entrepreneuriat sont mieux perçus. Je reprendrais la citation d’un de mes amis : « Les échecs en entreprise c’est comme les balafres sur le visage d’un gangster, si tu n’en as pas tu n’es pas crédible ». Cela demande de l’audace et comprendre de ses erreurs et ce sont des qualités qui sont appréciées en entreprise.

Je suis investie dans l’association « 100 000 Entrepreneurs » qui initie à la culture entrepreneuriale auprès des jeunes grâce à des témoignages dans leurs établissements scolaires. Je faisais également partie du jury pour le concours de start-up sur BFM TV. Cette année, le gagnant est David Zhang, avec Prynt, une coque pour smartphones qui imprime vos photos instantanément.

Puis avec Delphine Remy-Boutang, nous avons créé la journée de la femme digitale dans le but de pousser les femmes à entreprendre.

Que pensez-vous de la FashionTech ?

Je pense que c’est génial ! On invente, on teste, il y a beaucoup de nouveautés.  Après je me demande toujours : qu’est-ce ça apporte aux clients ?
En somme, nous avons 90% de gadgets et 10% de projets qui survivent sur du long terme. Pour moi, c’est très important que le produit ou service répond à un besoin, qu’il existe pour résoudre le problème d’un client.

Certes il y a des inventions qui sont plaisantes, divertissantes mais il faut toujours qu’il y ait une valeur ajoutée. En tant qu’investisseur, je me demande toujours quel est le business-model qui se cache derrière.

Selon moi, être un pure-player est difficile aujourd’hui car les coûts sont trop importants. Le business-model qui me semble le plus efficace c’est un modèle mix avec une partie abonnement qui assure une source de revenus récurrente et de la publicité.

Un petit mot pour la fin ?

« Amusez-vous ! Faîtes-vous plaisir dans ce que vous faîtes et soyez créatifs !
Entourez-vous de gens bienveillants qui pourront vous accompagner ! Profitez-en car la vie est courte ! »


Outfither

Outfither : LA communauté mode

Outfither est un site de recommandations dédié à la mode féminine. L’idée est à la fois de permettre aux consommateurs de trouver un endroit où puiser de l’inspiration pour leurs tenues et de créer un lieu pour les annonceurs où ils puissent communiquer en développant un espace convivial et ludique avec des outils dédiés à la promotion de produits.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Benjamin Boccara et je travaille sur Outfither depuis maintenant 2 ans. Nous avons lancé le site en janvier de cette année.

Je m’occupe du développement technique, du business développement notamment avec les plateformes d’affiliation et les annonceurs et également de la stratégie globale du projet. Avant cela, j’ai cofondé deux autres start-ups qui étaient dans le retail (Happun) et une autre dans les médias sociaux (Boosket), et j’ai occupé pendant deux ans un poste de Consultant Social Media en agence digitale. Mon expérience professionnelle m’a beaucoup servi pour créer Outfither.

Mon collègue, Eric Rambeau, s’occupe quant à lui de la ligne éditoriale du site, de la rédaction de contenus, du Community Management et de l’évangélisation du concept. Il s’appuie pour cela de 27 années d’expériences en tant qu’Attaché de presse dans la mode féminine.

Quel est le concept d’Outfither ?

Logo Outfither

Outfither est un site communautaire ludique et d’inspirations dédié à la mode féminine. Il s’adresse à trois cibles principalement :

  • Aux consommatrices mode qui sont à la recherche d’une expérience d’achat qui soit motivée par l’inspiration et la tendance.
  • Aux tendanceurs (blogueuses, personnalités ou simples fashion-addicts) qui recherchent des supports et des outils pour s’exprimer et revendiquer leur style.
  • Enfin aux marques pour lesquelles c’est un enjeu majeur d’être présentes sur un maximum de points de contacts avec les consommateurs afin de pouvoir rentrer en relation avec eux,  comprendre leurs besoins et dans l’idéal de pouvoir ensuite les conseiller et les motiver dans leurs décisions d’achat.

 

La finalité est de pouvoir retrouver une expérience de découverte, de partage de la mode qui soit ludique et sociale. Nous souhaitons proposer que la découverte de produits ne se fasse plus de manière « traditionnelle » comme au travers d’un moteur de recherche mais plutôt en papillonnant d'une curation de looks à une sélection de produits, des idées de looks ou encore des articles qui parlent de tendances et qui seraient illustrés de produits ou de looks créés par la communauté.

Comment vous est venue cette idée de créer Outfither ?

L’idée est venue d’un certain nombre de constats que j’ai fait notamment à travers mes expériences professionnelles. Il y a eu une évolution du parcours d’achat des consommateurs avec la démocratisation de l’information grand public, de l’internet mobile, du e-commerce, des réseaux sociaux et des blogs. Aujourd’hui, il y a de nouveaux points de contacts et des vecteurs d’influences qui sont apparus rendant le parcours d’achat fragmenté.

Outfither se place en amont du parcours d’achat, à une étape de prescription.  C’est l’envie de créer une communauté où influenceurs, marques et consommatrices peuvent se retrouver et (s)’inspirer.

Quels sont les outils que vous utilisez ?

Le concept principal du site tourne autour d’un outil de maquettage qui permet de créer des looks sous forme de collages de produits, à l’instar de ce que l’on retrouve dans les pages mode des magazines, et de s’improviser styliste.

Outil de créationNous proposons d’autres outils qui tournent autour de cet outil principal :

  • Un outil simple de liste pour faire de la curation de produits ou de looks et organiser ses trouvailles pour trouver de l’inspiration plus tard.
  • Un outil rédactionnel pour permettre d’aller plus loin dans l’expression de la tendance en rédigeant des articles qui peuvent être illustrés de contenus multimédia (images, vidéos), sociaux et également issus du site comme produits du catalogue ou des looks créés par la communauté.

Ces outils sont aussi disponibles pour les marques pour qu’elles puissent animer la communauté autour de leur actualité et faire du Content marketing (storytelling, parler d’une tendance ou d’une nouvelle collection) axé sur la promotion de leurs produits.

Les looks sont bien sûr partageables sur les réseaux sociaux.

Les produits que nous proposons sont issus de plateformes d’affiliation : si une utilisatrice est inspirée par un produit, elle peut l’acheter sur le site de nos boutiques partenaires.

Justement, comment faites-vous quand le lien vers lequel vous avez lié le vêtement ne fonctionne plus ?

Notre catalogue est mis à jour plusieurs fois par semaine. De cette façon, nous savons quand un produit n’est plus disponible et nous l’indiquons sur notre catalogue. Néanmoins il est vrai qu’il ne s’agit pas d’une gestion de stock en temps réel.

Si le produit a été rangé dans une liste ou utilisé sur un look ou un article, nous indiquons son indisponibilité et tentons de proposer d'autres articles qui peuvent éventuellement correspondre.

Pour le moment nous sommes sur une offre basique, c’est-à-dire que les recherches s’effectuent sur une base de mots-clés : catégories, sous-catégories, couleurs mais à terme nous voudrions proposer de la reconnaissance d’image afin que nos suggestions de produits soient les plus proches possibles.

Vous avez-mis en place un système de récompenses, comment fonctionne- t-il ?

Schéma du partage des revenusC’est une volonté de notre part de récompenser nos utilisatrices les plus inspirantes. Pour le moment nous proposons un partage de nos commissions à hauteur de 35%. Ce système est à l’essai, et nous réfléchissons à d’autres mécaniques d’incentives en collaboration avec les marques.

 

Quelles sont les marques présentes sur votre catalogue ?

Page MarquePour le moment nous avons presque une vingtaine de marques partenaires (Mango, Naf Naf, La City, Cache Cache, Zalando, Sephora…) et nous en rentrons de nouvelles de manière  périodique.

Les enseignes sont aussi bien des pure-players, des marques et des enseignes multi-marques. Pour animer la communauté et créer des looks, il faut que le catalogue soit diversifié.

Nous ciblons avant tout la mode du quotidien, celle que toute consommatrice peut acheter. Nous voulons répondre à des questions quotidiennes comme : quelles sont les nouvelles tendances auxquelles je vais avoir droit ? Quels sont les vêtements qui pourraient compléter ma tenue ?

Notre contrainte principale pour les produits que l’on intègre dans le catalogue c’est la qualité des visuels : il faut des photos de bonne qualité et que les vêtements soient photographiés soient à plat soient sur un support pour ensuite permettre à notre algorithme d’effectuer le détourage. La proposition de produits est "neutre" et permet aux utilisatrices de jouer sur la mise en page de leurs looks.

Nous aimerions que les marques s’approprient les outils pour venir animer elles-mêmes leur catalogue sur le site.

Pourquoi avoir cibler les femmes ?

En plus d’avoir une forte sensibilité pour la mode, les femmes sont décisionnaires pour leurs propres tenues, et sont très souvent impliquées dans la recherche et le choix de tenues pour leurs enfants ou leurs compagnons.

Aussi à moyen terme nous voulons nous diversifier avec des produits masculins et enfants, mais toujours en nous adressant à ce public féminin qui a cette position dans les choix vestimentaires.

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Le site est actuellement en français, mais nous aimerions nous développer à l’international. C’est une nécessité pour nos marques qui livrent déjà en Europe de rendre accessible notre site dans d'autres langues pour leur proposer d’étendre leurs points de contacts.

Quel est votre avis sur la FashionTech ?

La Fashiontech regroupe beaucoup de choses : des services sur Internet, des applications,des matériaux, des services…  J’ai participé en mars à  la FashionTech Week au Numa : on constate que sur un domaine aussi ancien que l’habillement, l’innovation est possible et que cette dynamique est réelle en France. J’espère que les grandes marques porteront de plus en plus d’intérêts envers ces projets et les start-ups qui apportent du renouveau au secteur.