Les croquis de Karen Topacio

Juin 2015 : la Revue de Presse

Chaque mois, Modelab reprend dans sa revue de presse l'actualité qui a marqué la Fashion Tech. Start-ups, évènements, applications : voici un récapitulatif des articles qui nous ont le plus marqué ces dernières semaines !

Le développement de la Fashion Tech en France !

 

Logo de Look Forward

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  • Le 8 juin, Showroomprivé.com a ouvert les portes de son incubateur Look Forward avec la présence d’Axelle Lemaire, la Secrétaire d’Etat chargée du Numérique. Cette plateforme d’innovation accueillera des start-ups qui changent les règles de la mode et du retail. Parmi les ressources à disposition : des espaces de travail modernes et conviviaux, des antennes à l’international, l’accès à un écosystème dynamique, de l’accompagnement…

  • A Angers, François Hollande aCité de l'objet connecté inauguré, le 12 juin, la « Cité de l’objet connecté », une plateforme d’innovation industrielle pour concevoir (grâce à des bureaux et machines à disposition), industrialiser et intégrer les objets connectés de demain. Ce projet est porté par 17 actionnaires dont Eolane, Indigo, Air Liquide, Bouygues… Le but est de réunir des compétences et des métiers pour innover plus rapidement et promouvoir le Made In France dans les technologies.

  • L’Institut Français de la Mode (IFM) a dévoilé son programme START qui s’adresse aux entrepreneurs sur des projets innovants liés à la mode et accessoires, au luxe, aux cosmétiques, aux designs… Seulement une douzaine d’étudiants pourront intégrer la session de Septembre 2015 et suivront le programme suivant :
    Programme IFM

Karen Topacio, gagnante des E-Fashion Awards !

Il y a quelques mois, nous vous avions présenté le concours E-Fashion Awards. Le défilé final de cette 5ème édition s’est déroulé le 10 juin dernier sous le thème « Hackers de la Mode ». Parmi le jury : le photographe et artiste Ali Mahdavi, Cécilia Gabizon la rédactrice en chef du MadameFigaro.fr, Joffrey Mongin, créateur et lauréat de l'édition 2014 et en tant que président du jury le grand couturier Alexis Mabille. Des 15 finalistes, c’est Karen Topacio qui ressort gagnante avec ses créations originales mêlant de nouveaux matériaux.

E-Fashion Awards 2015
Crédit photo : James Fonteneau

Le projet Shift Sneakers, les chaussures qui changent de couleur !

Le studio +rehabstudio a conçu des chaussures qui peuvent changer de couleur instantanément ou comment réunir en une paire toutes les chaussures de vos envies !

Selon eux :

"Le potentiel de l'habillement se trouve dans les matériaux qui changent d'état, ou qui sont conçus pour avoir des propriétés inhabituelles, combinées avec de l'électronique intégrée."

Si le projet voit le jour, 5 packs seraient proposés :

  • le « Selfie Pack » qui permet d’assortir ses chaussures à sa tenue à partir d’une photo
  • le « Running Pack » pour évaluer les performances des coureurs
  • le « Connection Pack » pour les couples qui souhaitent uniformiser leurs chaussures
  • le « Cycling Pack » pour illuminer vos baskets dans la nuit
  • le « Fashion Pack » pour obtenir un modèle unique.

http://shiftsneaker.com/img/video.mp4

 

Chez Modelab, nous avons hâte de voir ce projet se concrétiser !

 

N’hésitez pas à nous communiquer d’autres articles intéressants qui auraient pu échapper à notre veille, les commentaires sont là pour ça!


Sony dans James Bond

Le placement de produit, outil de promotion de la Fashion Tech

Bien que la notion de Fashion Tech commence à se répandre, elle n’est encore dans l’esprit collectif qu’un concept futuriste. Difficile alors de booster ses ventes quand le consommateur ne perçoit pas à quel besoin répond le produit (ou service)… La communication est alors primordiale.

Parmi les moyens de communication à disposition, il y en a un particulièrement utilisé par les grandes marques : le placement de produit. Cet outil de communication commerciale audiovisuelle consiste à introduire ou évoquer un produit, un service ou une marque dans un film, un clip, une vidéo Internet ou encore un jeu en échange d’une contrepartie financière ou d’un autre arrangement.

Découvrez en quoi le placement de produit est un outil de promotion clé pour la Fashion Tech.

Une publicité qui sort de l’ordinaire

Contrairement aux flux publicitaires où le consommateur prête à peine attention à son écran, la publicité dans un film ou une série est un moyen de marquer les esprits. Plongez dans le noir devant cet immense écran, immergé dans l’intrigue du film, le consommateur est focalisé sur ce qu’il voit. Le placement de produit est alors, pour une marque, une opportunité de faire de la publicité sans que cela ne puisse paraître, en mettant son image en valeur. Et de le faire dans le monde entier.

Même dans les films de science-fiction les plus fous, le cinéma reflète le monde réel. Il faut donc y présenter des produits connus pour crédibiliser l’histoire. C’est un moyen pour la marque de démocratiser l’utilisation du produit en l’intégrant au scénario comme par exemple dans la série Modern Family où un épisode entier a été tourné exclusivement avec des produits Apple :

Modern Family

Créer une communauté

Placer le produit dans les mains d’untel n’est pas anodin et est souvent anticipé dans le scénario. Le spectateur va s’identifier à un personnage : il aimerait pouvoir lui ressembler, s’habiller comme lui, avoir le même mode de vie… Ça, les marques l’ont bien compris et n’hésitent pas à commercialiser des produits dérivés.

Le meilleur exemple : les Nike Air Mag. Vous vous souvenez dans « Retour vers le futur 2 », Marty McFly (incarné par Michael J. Fox) voyage dans le temps pour être propulsé au 21 Octobre 2015 afin de réparer les erreurs commises lors de son premier voyage dans le temps. On y voit alors Marty portait des Nike Air Mag : des baskets à laçage automatique et lumineuses. Objet de fantasme pour alors toute une génération, c’est logiquement pour le 21 Octobre 2015 que Nike annonce la commercialisation de cette paire de chaussures mythique, conçue par le même designer que pour le film, Tinker Hatfield.

Nike Air MagRappelons qu’en 2011, Nike avait déjà édité 1500 exemplaires des Nike Air Mag avec les mêmes LED mais sans les lacets automatiques. Cette édition limitée fut commercialisée sur eBay. L’intégralité des fonds (6 millions de dollars) a été reversée à la Fondation de Michael J. Fox qui lutte contre la maladie de Parkinson.

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Ainsi, le produit qui sort du grand écran pour se retrouver chez le particulier impose un lien émotionnel fort entre la marque et le client qui se sent unique.

La bataille du moment : les montres connectées

Après avoir passé plusieurs années à placer leurs smartphones dans tous les films, les constructeurs high-tech se tournent désormais vers le produit qu’ils aimeraient vendre en masse : la montre connectée. Selon l’institut GFK, le marché en 2015 devrait s’élever à 240 millions d’euros alors qu’il n’avait pas dépassé les 90 millions d’euros en 2014.

Objet phare de l’année 2015, particulièrement avec la sortie de l’Apple Watch, chaque fabricant a dévoilé son modèle : LG avec son LG Watch Urbane, Sony et ses SmartWatches, Motorola avec la Moto 360.

Mais pour le moment, la marque qui remporte la palme du meilleur placement de produit est Samsung avec sa Galaxy Gear qui apparait dans le film et la bande d’annonce de Jurassic World au poignet de l’acteur principal Chris Pratt :

Galaxy Gear
Capture d'écran du trailer Jurassic World.

Son concurrent principal Apple se focalise plutôt sur du placement de produit auprès des stars : Karl Lagerfeld, Katy Perry, Beyonce, Pharrell Williams etc. s'affichent toutes sur les réseaux sociaux avec leur montre personnalisée.

Une stratégie gagnante

Avec Internet, le buzz autour d'un nouveau film est amplifié ainsi que la visibilité des marques.  Ces dernières peuvent elles-mêmes lancer des opérations de blogging pour signaler à leurs clients leur présence dans un film.

Publicité Omega

Bien sûr, le placement de produit reste une technique de communication réservée aux grandes marques qui ont les moyens financiers pour assurer une telle promotion. Cependant c'est une stratégie gagnante car cela permet aux films d'alléger son budget publicitaire et aux marques d'augmenter leurs ventes de produits avec des taux de retour sur investissement qui sont estimés à 440% !

Avec la démocratisation de la Fashion Tech, les placements de produits ne vont pas cesser de se multiplier. D'ailleurs, est-ce que le cinéma ne serait pas parfois précurseur de l'invention de certains objets ? La suite au prochain épisode ! ;)

 


The Next Black Affiche

The Next Black : The Future of Clothing

Modelab décrypte pour vous le documentaire "The Next Black : the future of clothing", paru le 21 mai 2014, qui explique à quoi ressemblera l'industrie textile du futur.

Qui se cache derrière ce documentaire ?

Tout commence quand AEG, le producteur allemand d'équipements électroniques et électriques grand public qui détient notamment Electrolux, vient voir l'agence de communication suédoise House of Radon pour la création d'une nouvelle campagne de publicité qui intriguerait l'intérêt commun.

House of Radon s'est alors posée une question simple : quel est l'élément le plus important de la lessive ? Les vêtements évidemment! Inspiré par AEG qui a toujours été innovant et leader dans son domaine, la stratégie proposée est d'explorer l'avenir de l'habillement à travers un documentaire et permettre d'engager un dialogue ouvert entre les consommateurs et la marque.

The Next Black

Que signifie "The Next Black" ?

Le titre "The Next Black" a été soigneusement choisi.  En effet,  "The Next Black" fait référence à l'expression "___ the new black" qui est souvent utilisée dans la mode pour désigner qu'une couleur a remplacé le noir, couleur de référence.  En dehors de la mode, cela se traduit par le fait qu'une idée devienne soudainement populaire au détriment d'une autre idée.  La proposition de ce film étant de proposer une alternative à la mode actuelle.

Quel est le sujet principal ?

Actuellement la mode évolue de plus en plus vite : toujours plus de couleurs, de nouvelles collections, de nouvelles marques, plus de styles... Mais en réalité, l'industrie textile est à court d'innovation. Comme le proclame la célèbre Lidewj Edelkoort : "La mode est morte. Vive le vêtement".

Ce film a pour ambition de découvrir ce qui nous attendra demain.  Il ne parle pas de ce qui est nouveau mais de ce qui va arriver.
Est-ce que la consommation de masse de vêtements va continuer à s'intensifier ? Ou bien reviendrons nous à des pièces de qualités auxquelles nous prêtons plus d'attention ? La mode de demain se concentrera-t-elle autour de vêtements intelligents et des nouvelles technologies ? Utiliserons-nous des méthodes traditionnelles pour la conception ?

C'est à travers des interviews de designers, d'innovateurs, de leaders des 4 coins du monde qui utilisent leur passion pour alimenter le changement que ce film apporte un regard frais sur le futur. Ce n'est pas juste à propos de ce qu'on portera mais comment seront produit les vêtements, comment interagir avec eux et comment les traiter.

CHAPITRE 1 : La fusion entre la technologie et la mode

Nous découvrons Nancy Tilbury, fondatrice et directrice créative de Studio XO (Londres). Elle dévoile son atelier composé entre 3 parties : une partie codage et programmation ; des machines de couture traditionnelles et un espace hybride avec des imprimantes 3D.

Pionnière dans son domaine : elle instaure la technologie dans la mode en s'inspirant de la science fiction. Elle créée des habits qui interagissent et évoluent. Avant de réussir à amener les vêtements dans la rue, Studio XO cherche à gagner en notoriété avec des tenues extravagantes.

Lady Gaga dans la robe Studio XO.

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La robe Anemone, portée par Lady Gaga au Itunes Festival, est une robe qui produit des bulles.

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La fusion entre la mode et la technologie reste donc peu accessible au grand public ou du moins n'est pas encore démocratisée. De plus, la plupart des solutions mises en place à ce jour sont limitées à créer de nouveaux produits sans soulever la question de comment intégrer la technologie aux vêtements traditionnels...

CHAPITRE 2 :  Les vêtements intelligents

Adidas

Matt Hymers est chef de produit au siège d'Adidas en Allemagne.
Depuis quelques temps, Adidas a intégré sur des t-shirts un capteur tissé qui permet de capter des données en temps réel (rythme cardiaque, vitesse, distance...). Le test s'effectue sur des footballers comme par exemple le Milan AC.

Matt a pour pour point de vue que les vêtements intelligents ne seront pas utilisés que pour le sport mais aussi au quotidien parce que les gens font de plus en plus attention à leur santé et surveillent leurs conditions de vie.

Une fois de plus, les vêtements intelligents ne sont développés que pour une partie de la population et requièrent d'être popularisés car le potentiel et la demande sont présents.

CHAPITRE 3 : Le brassage de tissus durables

Suzanne Lee, fondatrice de Biocouture s'est questionnée à titre personnel sur le futur de la mode dans 50 ans. Pour cela, elle est allée à la rencontre de scientifiques et d'ingénieurs. Suite à ce travail de collaboration, elle a développé un produit à base de thé vert, sucre et de levures. Ce matériau une fois séché peut être utilisé pour fabriquer des vêtements.

Biocouture

Selon elle, la biofabrication est la clé pour permettre une production textile plus durable sans déchets toxiques à la fabrication et qui soient recyclables à la fin .

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Cette interrogation prend tout son sens face à nos habitudes actuelles de surconsommation qu'on nomment Fast Fashion. .

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CHAPITRE 4 : FAST FASHION

La "Fast Fashion" correspond à une production de masse de vêtements dans des délais fixes et à des prix attractifs. La production est faite dans des pays à bas salaires et vendue internationalement. Afin de  renouveler ces collections toujours plus souvent, la production augmente mais les impacts négatifs sur l'environnement aussi.

Rick Ridgeway est responsable des initiatives environnementales pour le groupe Patagonia. Patagonia est réputée pour être l'une des marques de vêtements la plus impliquée au niveau environnemental avec par exemple son programme pour recycler les vêtements ou encore ses publicités à l'opposé des messages commerciaux :

Pub Patagonia

Le message principal c'est de n'acheter que ce dont on a besoin, penser à acheter des choses qui durent plus longtemps et acheter moins par conséquence. Patagonia invite à penser avant d'agir.

Toutefois la création de vêtements requiert des procédés particuliers.

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Pour confectionner des vêtements avec un impact faible voir neutre sur le climat il faut diminuer l'utilisation d'eau qui est actuellement abondamment exploitée et réduire l'emploi des produits chimiques.

CHAPITRE 5 : Teindre sans eau

Yeh Group

Le groupe Yeh Group implanté à Bangkok  a inventé une solution pour colorer les vêtements sans utiliser une goutte d'eau. La technologie qu'ils ont inventé utilise du dioxyde de carbone liquide.
Grâce à cela ils réalisent 50% d'économie énergétique.

Sophie Mather, la directrice Innovation du groupe pense que cette technologie pourrait avoir d'autres utilités dans l'industrie textile et qu'il faut s'inspirer davantage de la nature.

Néanmoins quand on parle de développement durable, on blâme souvent les manufactures, les marques, les vendeurs mais sans se dire que la responsabilité vient aussi de nous, les clients...

CHAPITRE 6 : Réparer les choses

Pour faire prendre conscience aux consommateurs de la valeur de leurs vêtements, Patagonia a lancé sur Internet des tutoriels et de kits de réparation.  C'est également la mission de l'entreprise IFIXIT. Pour eux, il est fondamental d'apprendre comment fonctionne un objet consommé pour ne plus être passif mais devenir un consommateur actif en s'impliquant.

Réparer un vêtement permet de créer un nouveau lien avec son porteur. On parle ici de Slow Fashion qui propose d'acheter moins mais de façon plus consciencieuse et de réinstaurer un lien émotionnel dans l'acte d'achat.

Finalement, quel futur nous attend ?

L'avenir de la mode sera plus centré sur le vêtement avec peut-être des prix plus élevés mais une qualité assurée. Le paiement par abonnement sera généralisé. La technologie va arriver dans les vêtements : on portera des ordinateurs sur nous mais qui auront la souplesse de la soie et qui seront faciles à entretenir.

Que faut-il en retenir ?

Aujourd'hui, nous sommes pris dans la boucle du Fast Fashion qui oblige à la surconsommation. Cependant, de nouveaux modèles économiques font leur apparition avec l'économie collective, le faire-soi-même et une nouvelle mentalité qui émerge.

Une nouvelle génération digitale prend place et peut changer les choses grâce à ces nouvelles alternatives.

Une opération de publicité réussie !

Convaincus ou pas par toutes ces réalisations, une chose est sûre c'est que des changements s'opèrent dans l'univers textile.

En tout cas, ce documentaire a atteint son objectif premier qui est de promouvoir AEG. On estime que 60 millions de personnes auraient visionné le film (diffusé sur Internet et en conférences professionnelles). Un an après sa date de diffusion, il suscite toujours de l'engouement sur les réseaux sociaux. Une application Facebook, qui oblige à se connecter pour récupérer nos données personnelles, a même été créée tout spécialement pour le projet.

Si vous souhaitez à votre tour visionner The Next Black :

Quel est votre avis ? Dites-nous tout en commentaires !


Application The Net Set

Mai 2015 : la Revue de Presse

Chaque mois, Modelab reprend dans sa revue de presse l’actualité qui a marqué la FashionTech. Start-ups, évènements, applications : voici un récapitulatif des articles qui nous ont le plus marqué ces dernières semaines !

L’Allemagne, promotrice de la FashionTech

Du 4 au 7 mai, Francfort accueillait le Salon Techtextil, considéré comme le principal évènement professionnel dédié au textile technique. A cette occasion, un jury composé d’experts, a sélectionné 8 gagnants pour le prix Techtextil Innovation Award 2015. Parmi les lauréats, on retrouve une ceinture pectorale créée par l’EMPA (Institut Interdisciplinaire Suisse de recherche pour les sciences des matériaux et le développement des technologies) utilisée pour électrocardiogramme.

FashionTech BerlinA présent, allons du côté de Berlin, où le 5 mai s’est déroulé la FashionTech Berlin. Deux journées de conférences qui avaient pour but de :
- Encourager un dialogue ouvert entre la technique et l’industrie de la mode
- Inspirer le monde de la mode
- Créer un environnement pro-business : en faisant émerger de nouveaux business-models accessibles aux investisseurs
- Promouvoir et connecter 2 actifs forts de Berlin : la créativité et les starts-ups

 

Notre start-up du mois : Le Slip Français

Le Slip Français

Créé en Septembre 2011 par Guillaume Gibault, le Slip Français a pour ambition de vendre des produits « Made In France ». Grâce à une communication décalée sur les réseaux sociaux, le Slip Français s’est construit une véritable communauté. Ses produits phares comme les slips et les boxers représentent 80% des ventes. En ce mois de mai, la société a levé 2 millions d’euros auprès du fonds d’investissement 360 Capital Partners. Cet argent va servir au développement à l’international en commençant par les États-Unis.

The Net Set, le réseau social mode et luxe de Net-à-Porter

The Net Set

Lancé depuis le 13 mai et disponible uniquement sur l’Apple Store, the Net Set est à la fois un réseau social qui met en contact des clients, des marques, des icônes modes, des éditeurs et un m-commerce où tout est « shoppable ». L’utilisateur peut créer sa propre liste de vêtements et accessoires pour ensuite la partager avec sa communauté, obtenir des conseils, compléter sa tenue avec de nouvelles pièces. A travers l’application, les consommateurs auront accès à plus de 350 collections de mode avec des délais de livraisons express. Natalie Massenet, fondatrice et PDG de Net-à-porter a déclaré :
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« The Net Set sera au mobile en 2015 ce que fut Net-à-porter.com à l’ordinateur en 2000 ».

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 La FashionTech au service du luxe

  • Revivre un défilé avec les Dior Eyes
    Dior Eyes

Dior Eyes est le 1er casque de réalité virtuelle qui permet de s’immiscer dans les back-stages du dernier défilé de la marque. Le prototype créé avec une imprimante 3D est capable de recréer à la perfection les sensations vécues avec une captation de l’image et du son à 360°. Le produit sera commercialisé au mois de juin dans seulement quelques boutiques à travers le monde.

  • Créer de la peau humaine avec l’impression 3D

Depuis la fin des tests de ses produits sur des animaux, le groupe l’Oréal effectuait ses tests cosmétiques sur des tissus humains provenant d’opérations de chirurgie plastique. Mais face à une forte demande de peau humaine, le groupe s’est associé avec la start-up américaine Organovo, spécialiste de l’impression 3D. Ce recours à la peau synthétique devrait se banaliser au sein de toutes les usines de production au cours des 5 prochaines années.

N’hésitez pas à nous communiquer d’autres articles intéressants qui auraient pu échapper à notre veille, les commentaires sont là pour ça!


Magasin Phygital

La révolution du Phygital est en marche !

D'après une étude réalisée par l'agence DigitasLBi, 92% des français se renseignent sur Internet avant d'acheter en magasin et 31% admettent que les réseaux sociaux les influencent dans leur choix.

On constate que le digital s'est donc intégré dans nos processus d'achat et s'invite désormais jusqu'en magasin : les vendeurs s'équipent de plus en plus de tablettes, de vitrines interactives, d'écrans... En effet, les enjeux pour ces magasins connectés sont multiples :

  1. Offrir une nouvelle expérience aux clients pour leur faciliter l’achat
  2. Augmenter le trafic en magasin en attirant grâce au digital
  3. Collecter et homogénéiser les données

En poussant le concept plus loin : c'est le Phygital qui va révolutionner le lèche-vitrine !

Le Phygital, mot totalement étrange n’est autre que la combinaison de « Physique » & « Digital ». Il désigne la mutation des magasins physiques sous l'ère du digital : des concepts totalement repensés pour offrir une nouvelle expérience client et utiliser des outils numériques comme support de vente.

Inspiration corridor

Embarcation immédiate pour une visite virtuelle au cœur du phygital !

LA PHASE ANTE ACHAT

1. Le "Pré-shopping" en ligne

Avant de se rendre en boutique, toi comme moi, nous flânons sur Internet pour découvrir  l'étendue des produits qui nous correspondent. Tu rêves, tu t'informes,  tu compares les prix, tu lis les avis pour te rassurer et te décider.

Ce que l'on attend des sites web (et mobile) c'est qu'ils délivrent les bonnes informations : les  conditions d'achats, des fiches produits précises avec de multiples photos, des vidéos, des précisions sur les stocks, les conditions de livraisons et retours, les services annexes proposés...

Le site doit être convivial : l'interaction entre les marques et les internautes devient importante car elle favorise la relation de confiance et permet aux enseignes de s'améliorer via les critiques.

 2. La préparation de la visite en magasin

Une fois ta recherche terminée et que tu te rends compte que tu viens de passer des heures en ligne,  un unique souhait : ne pas te déplacer pour rien !  Pour cela certains éléments sont primordiaux :

  • Connaître le magasin le plus proche
  • Une carte pour le localiser
  • Les différents itinéraires à suivre pour s'y rendre
  • Les heures d'ouverture et de fermeture

Ces quelques renseignements pourtant basiques sont encore inexistants sur certains sites ! Et pourquoi pas aller plus loin en permettant de réserver une place de parking ou prendre un rendez-vous avec un vendeur ?

PENDANT L'ACHAT

1. L'entrée

Voilà tu es prêt et tu rentres enfin dans le magasin ! Ce que tu attends alors c'est une assurance physique. Tu tiens d'abord à être accueilli chaleureusement par un bonjour (même si tu ne réponds pas toujours). Pour te rassurer, tu as besoin  : de voir, de toucher,  d'essayer, d'un conseiller pour te conforter dans tes choix. Le magasin ne peut aussi être pour toi qu'un lieu de retrait de commandes, d'échange ou de remboursement d'un produit. Dans tous les cas, le magasin online et physique ne représente qu'une seule et même enseigne. Il est donc normal qu'en tant que consommateur tu t'attendes à bénéficier des mêmes faveurs.

Les enseignes doivent s'assurer que l'offre entre internet et le retail (magasin physique) est cohérente. Il faut aussi pouvoir différencier les exclusivités web ou magasin. Et puis avec toutes ces fiches clients et ces données personnelles divulguées, on pourrait espérer des offres plus personnalisées ! Imagines comme dans le film Minority Report avec le beau Tom Cruise : dès ton entrée dans le magasin le système informatique te reconnaît, il retrace alors ton historique et t'envoie instantanément une offre promotionnelle sur ton mobile !

 2. Au moment de l'achat

A cet instant, certains consommateurs peuvent ressentir une frustration du fait qu'ils aient moins de visibilité que via Internet et pas de possibilité de comparaison. Malgré la présence d'étiquettes en magasin qui fournissent un descriptif du produit (couleurs, tailles...), il existe aujourd'hui d'autres outils pour faciliter l'achat.

Par exemple :Le Cintre C&A

  • Donner accès à Internet sur votre lieu de vente avec des bornes Wi-fi et faciliter l'accès aux réseaux sociaux. L'enseigne C&A avait testé le cintre connecté à Facebook pour afficher la popularité de la pièce. Attention à ne pas confondre les cintres en rangeant le vêtement  !
  • Le QR code pour comprendre les usages d'un appareil grâce à l'ouverture d'une page Internet, une notice ou une vidéo.
  • Puis pour mettre fin au showrooming, cette pratique qui consiste à se renseigner dans un magasin physique pour finalement acheter en ligne : des bornes qui donnent accès à la commande en ligne (en laissant le choix du lieu de livraison !)
  • Ou encore des imprimantes 3D pour permettre de personnaliser des produits sur demande et le récupérer à la sortie du magasin !

3. Help : besoin d'un vendeur !

Même dans le magasin phygital, le rôle du vendeur reste capital. Il est là pour apporter son expertise, sa connaissance des produits, il incarne des valeurs et représente la marque.  Ce que l'on attend c'est donc d'avoir face à nous une personne renseignée, spécialiste avec laquelle on va pouvoir échanger.

Avec Internet, de nombreux clients s'avèrent parfois mieux informés que les vendeurs et se sentent "supérieurs". Pour les aider à améliorer leur performance, ces derniers sont équipés de tablettes ou smartphones. Là encore ils peuvent explorer leur fichier de gestion de relation client pour exploiter les historiques d'achat et mieux te conseiller.

4. Le paiement

M-paiementSur le web, les moyens de paiement se sont diversifiés (Paypal, carte bleue, virement...) ; le tout de façon sécurisé et rapide. Aux magasins de l'imiter pour mettre fin aux files d'attentes interminables ! Le moment du passage en caisse peut être simplifié  grâce à des bornes ou avec le m-paiement. Cependant, les dispositifs et les montants restent encore limités. Mais quand il faut payer c'est aussi le moment de sortir sa carte de fidélité, perdue parmi toutes les autres dans un coin de ton porte-feuille : là, le mobile peut encore se métamorphoser aussi bien en programme de fidélité ou en  m-couponing.

 LA PHASE POST ACHAT

1. Quand tu quittes le magasin

Déjà, de la même façon que le bonjour, tu apprécies que l'on te dises "Au revoir".  Tu es content de ton achat alors pourquoi pas ne prolonger ces quelques minutes de bonheur ?
Par exemple avec une borne à la sortie pour noter l'expérience en magasin ou bien comme un mail de confirmation de commande, recevoir un mail de remerciement personnalisé qui montre que ton magasin reste un lieu de proximité et de convivialité et qui te donnera à coup sûr envie de revenir.

2. Si j'ai une question, une réclamation...

Peu importe le canal de distribution utilisé, l'enseigne doit se montrer cohérente et s'engager dans ses propos. Ce n'est pas parce qu'un client passe exclusivement par Internet qu'il ne doit pas être traité de la même façon que les autres clients.

De plus, le site doit assurer une transversalité et un partage des informations : si un client fait une réclamation sur Facebook ou pose une question via Twitter, il faut derrière la transmettre au Call center ou service après-vente.

Miliboo

Alors convaincu par le phygital ?

Comme vous l'avez compris, le phygital regroupe les bénéfices du e-commerce comme la recherche facilitée, le gain de temps, une visibilité sur les stocks ,etc. tout en conservant les attraits de l'achat en magasin dont le contact humain, le test des produits, l'achat immédiat. Avec "Le magasin n'est pas mort" de Catherine Barba, on comprend que cette tendance est actuellement en pleine essor et l'alliance entre le physique et le digital n'a pas fini de vous surprendre !

Quel est votre avis sur le Phygital ? Avez-vous déjà mis les pieds dans ces magasins du futur ? Dites-le nous en commentaires !


Google Glass

5 raisons de l'échec des Google Glass

Annoncé comme un produit révolutionnaire et attendu par certains depuis 2012, le projet Google Glass a fait beaucoup de bruit pour finalement pas grand-chose. Alors que les lunettes intelligentes du géant américain auraient dû être commercialisées en début de l’année 2015, c’est dès le mois de Janvier que la nouvelle est confirmée : les Google Glass ne seront pas vendues auprès des particuliers, en tout cas pas en état.

Pour comprendre pourquoi, revenons sur les 5 principales raisons d’échec des Google Glass.

1. Un produit trop avant-gardiste

Sergei BrinL’annonce des Google Glass par Sergueï Brin, co-fondateur de Google, en a fait rêver plus d’un. Le dirigeant qui ne sortait plus sans son modèle pensait révolutionner la communication avec des lunettes qui permettent d’être connecté mais sans s’exclure d’une conversation.

Projet tenu secret dans les laboratoires Google X depuis 2011, c’est pendant la conférence annuelle du groupe présentant tous les projets en cours (Conférence Google I/O de 2012) que les Google Glass sont présentées comme le produit phare, étant mises en avant dans une vidéo où des parachutistes filment leurs chutes.

Certes les technophiles sont tout de suite intéressés mais quand est-il de Mr-Tout-Le Monde ? Et bien, il se questionne sur les usages de l’appareil ou trouve cela tout simplement ridicule et inutile. En outre : le marché n’est pas prêt. Les consommateurs potentiels n'en comprennent pas l'utilité et trouvent plus d'inconvénients que d'avantages (problèmes de vie privée, danger pour la santé, prix...). Là, nous comprenons que l’enjeu pour Google est de parvenir à vendre cette innovation de rupture à des consommateurs comme vous et moi. Mission échouée car malgré une communication abondante, les consommateurs ne sont pas décidés à bouleverser leurs habitudes. Surtout que d’autres freins pèsent sur l’acte d’achat…

2. Le manque de protection de la vie privée

D’après une étude réalisée par Toluna-Group : 72% des américains refusent d’acheter les Google Glass à cause de l’atteinte à la vie privée. Imaginez-vous dans un bar et qu’une personne autour de vous porte des Google Glass. Elle pourrait très bien vous filmez à votre insu et le publiez instantanément sur les réseaux sociaux. La différence avec un smartphone : on remarque tout de suite quand quelqu’un sort son téléphone de sa poche et le tient en main pour filmer alors que pour les lunettes, seul un petit point rouge s’allume sur le côté… Difficile d’y prêter attention pour vérifier (surtout si vous êtes loin et que la lumière du bar est tamisée). Et puis avec les lunettes intelligentes, il devient facile pour votre interlocuteur de récupérer vos informations personnelles. On s’imagine que les hackers trouveront vite un moyen de contourner les barrières de protection et pourront avoir accès à vos données personnelles. Ainsi l’industrie du cinéma, des casinos ou des bars ont déjà clamés leur veto sur le port des lunettes dans leurs établissements les considérants comme une menace.

En plus d’être une intrusion dans la vie d’autrui, Google s’infiltre aussi dans la vie du porteur. Une fois les lunettes allumées, un lot d’informations est récolté via la géolocalisation qui indique où vous êtes, le moteur de recherche qui enregistre les recherches que vous avez effectuées, les applications qui mémorisent vos activités journalières… Bien sûr, toutes ces informations étant récoltées pour être utilisées à des fins commerciales.

3. Une technologie pas assez au point

Quand vous voulez acheter un nouvel appareil électronique, parmi vos premières questions vient celle sur son autonomie. Ici, la durée de vie de la batterie n’excède pas une journée. Encore pire si la fonction vidéo est utilisée : là ça se réduit directement à quelques heures. Pourtant après 4 ans de recherche et développement, ce problème majeur n’est pas résolu. Nous comprenons alors que la version proposée à la vente n’est qu’une version prototype qui n’est pas encore perfectionnée.

Glass blue

Concernant ses fonctionnalités, elles sont encore limitées. Comme votre smartphone, les Google Glass nécessitent des applications or très peu d’entre elles sont développées mises à part celles appartenant à Google. Pour y contrer, Google avait lancé sur Twitter & Google +, le hashtag #IfIhadGlass pour récolter les avis des internautes sur l’usage qu’ils feraient s’ils étaient en possession des fameuses lunettes. Des milliers d’idées ont émergés comme par exemple : du sous-titrage en temps réel, des jeux en réalité augmentée ou encore un appel automatique aux urgences si vous rencontrez une personne blessée.

4. Un produit trop technique

Glass evolution
Évolution des Google Glass

Une fois le produit en main : pour quelle utilisation ? Pour Mr-Tout-Le-Monde, rien de nouveau que votre smartphone ne sache pas faire. En plus si on compare la taille de l’écran et du clavier, le mobile reste plus simple à utiliser. Le produit est donc trop complexe pour être adapté à un consommateur lambda mais s’adresse plutôt à des technophiles. D’ailleurs, le programme Google Explorer Edition l’illustre bien. Le but du programme : créer une communauté de « bêta-testeurs » pour récolter leurs impressions avec la condition de débourser 1500$ et d’être américain.

Puis le produit est totalement impersonnel. Depuis quelques années, les lunettes de vue sont devenues de véritables accessoires de mode. C’est avec une simplicité enfantine que les branches se changent à volonté pour s’assortir à toutes nos tenues. Mais avec les Google Glass ce n’est pas la même histoire : le produit est trop spécifique avec seulement 5 couleurs disponibles.

5. Une communication vers la mauvaise cible

Google avait choisi d’orienter sa communication vers un public large sauf que sans segmentation et bien plus personne ne se sent concernée. En vérité, comme les premiers acquéreurs le prouvent, le produit s’adresse à une cible de professionnels. D’une part, parce que le prix est beaucoup plus accessible pour eux et d’autre part parce que les applications sont développées spécifiquement pour chaque métier comme par exemple la reconnaissance faciale pour les policiers ou des applications médicales pour suivre le dossier d’un patient ou encore faciliter les interventions chirurgicales.

 

Nous pouvons voir que Google a su rebondir de ses erreurs en changeant de management : en renouvelant son positionnement et modifiant sa communication. Comme quoi même les plus grands connaissent l’échec.

Fin avril, de nouveaux échos sont survenus selon lesquels le projet Google Glass 2 serait en marche avec notamment un partenariat avec Luxottica (qui commercialise Oakley et Ray-ban). Même si le projet était mis en stand-by de nombreux brevets ont continué d’être déposés. Espérons donc qu’à sa sortie le produit soit commercialisable ! Une chose est sûre, vous n’avez pas fini d’en entendre parler… !