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La réalité augmentée et la fashiontech

A l'heure ou les innovations technologiques révolutionnent le monde de la mode ; un procédé audacieux et prometteur attise toutes les curiosités : la réalité augmentée !

Que ce cache t-il derrière cette nouvelle innovation, comment se manifeste t-elle ? Et surtout, qu'elles surprises va t-elle nous réserver ?

Nous avons donc planché sur le sujet pour vous préparer un article tout frais, prêt à consommer !

Mode in Motion : une montre virtuelle à votre poignet

ModeInMotion

C'est une PME de Besançon qui lance le concept sur son site vitrine e-commerce , Mode-in-motion ! Vous pouvez dorénavant essayer vos montres chez vous, confortablement installé devant votre ordinateur grâce à la réalité augmentée. Télécharger en un clic votre bracelet d'essai sur le site, puis admirer le modèle sélectionné sur votre écran. C'est magique !

Un millier de modèles de marques réputées (Casio, Festina, Fosssil, ...) vendues par le biais du site de la boutique, deviennent dorénavant  "essayables" sur un écran d'ordinateur et très prochainement sur des smartphones (IOS et Androïd).

Une fois que vous avez jeté votre dévolu sur une montre, il vous suffit de télécharger et d'imprimer le bracelet d'essai disponible sur le site. Une fois attaché à votre poignet, vous le placez devant le capteur photo/vidéo de votre ordinateur ou smartphone, afin qu'ensuite la montre sélectionnée vienne se placer, taille réelle, sur votre poignet. Magique je vous avais dis !

Après avoir fais un selfie à vos amis, histoire d'avoir leur avis, il ne vous reste plus qu'à commander la dite montre, que vous recevrez par la poste ou en vous rendant dans la boutique.

Bientôt la même chose pour le vestiaire ? Patience ...

Pour en savoir plus, allez voir du côté de Mode-in-Motion.

Sur le même sujet, je vous invite à voir ce que nous prépare Apple.

RideOn : la réalité augmentée sur les pistes

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casque réalité augmentée
casque
casque réalité augmentée Ride on

La réalité augmentée s'invite sur les pistes de ski. En effet, une start up israélienne devrait lancer en septembre prochain, un masque doté d'un écran capable d'afficher des informations en réalité augmentée.

Muni de ce casque sur la tête, vous aurez le loisir de vous lancer des défis en affichant des pistes de slalom virtuelles,  de localiser vos amis sur les pentes enneigées, que le temps soit clair où enfoui dans un brouillard cotonneux, d'envoyer des messages à vos contacts (uniquement en Bluetooth par l'intermédiaire de votre smartphone), d'afficher diverses informations relatives aux pistes empruntées (météo, temps d'attente aux remontées mécaniques, position des chalets ou des sapins ...). At last but not least, vous filmerez vos exploits afin de les partager sur les réseaux sociaux.

Pour ceux et celles qui meurent d'impatience d'essayer le Rideon, il faudra attendre la saison prochaine et débourser la modique somme de 899 dollars.

Reste à savoir comment le RideOn s’intégrera à l’infrastructure des pistes pour récolter, afficher toutes ces informations et en cas de prise dans une avalanche, faciliter votre positionnement par les secours.

logo Fitle
logo Fitle

Essayage virtuel

Grâce à Fitle, une plateforme de vente en ligne créée par deux français, il est bientôt possible d'essayer des habits sur le net via un avatar en 3D.

Comment ça marche, je vous explique !

D'abord, vous devez vous photographier de face, puis de profil (les 2 côtés), enfin votre dos ... tout cela en gardant vos sous-vêtement.Une fois que vous aurez bien gesticulé, n'oubliez pas de renseigner honnêtement votre poids et votre taille.  Avec ces informations,  Fitle promet de modéliser votre avatar en un temps record.

C'est donc votre avatar qui essaiera pour vous les vêtements que vous aurez sélectionné sur ce site multi marque ; ceux qui iront à votre modélisation 3D, vous ira comme un gant.

Ce n'est pas tout, Fitle retient tous vos achats et essayages, pour ensuite vous soumettre des suggestions en fonction de vos préférences et de votre taille. De cette façon, l'internaute peut ainsi voir si la chemise qui lui plait, se marie bien avec le pantalon qu'il a acheté quinze jours auparavant. Oh, et vous pourrez faire tout ça depuis votre smartphone. Génial non ?

Tentez par l'aventure ? Allez voir du côté de Fitle. En attendant que cela soit possible, entraînez- vous à vous photographier !

A bientôt pour d'autres innovations très wearable !


Bjork-Vulnicura

Art, mode, et technologies, un bouillon de cultures…

Ne tournons pas autour du pot, l'art et notamment la peinture ont depuis longtemps influencé de nombreux créateurs de mode, si ce n'est la mode elle-même. Mais d'ailleurs, la mode, de l'art ou du cochon ?

La Haute Couture a toujours été entremêlée avec des mouvements artistiques tels que l’art nouveau, le surréalisme, le dadaïsme, le cubisme, et l’art abstrait. La mode emprunte l’imaginaire aux peintres. Cependant, art et mode sont de nature différente : l’art évolue dans le temps alors que la mode se démode. De plus, elle doit s’adapter au corps humain, de ce fait le vêtement ne peut pas être une œuvre entièrement libre.

Des créateurs comme Jean-Paul Gaultier ou Karl Lagarfeld sont convaincus que la mode n’est pas de l’art. Cependant, la mode peut prendre une position aussi radicale que dans une démarche artistique, et de nombreux défilés sont de purs moments de création proposant un réel spectacle pour le public.

Yves Saint Laurent

© Copyright

Yves Saint Laurent qui a repris l’art de Mondrian pour ses robes en jersey en 1965 en est un très bon exemple.

So what ?! Me direz-vous, et vous n'aurez pas vraiment tort.

Bjork : une artiste totale

Avec l'avènement des nouvelles technologies, les frontières entre les disciplines artistiques tendent à s'estomper, voire disparaître pour certains artistes. Bjork, illustre bien ce propos, elle qui s'expose au MOMA depuis le 8 mars dernier, est une artiste totale, au sens qu'elle développe des concepts où se mêlent des sons, des vidéos, des robes, des coiffures, des maquillages, des instruments de musique, des photographies, autour de sa musique.

CNNCTD+ connecte pour un projet global

Autre projet total, cette fois-ci de l'autre côté de l'Atlantique, CNNCTD+ est une agence créative New-yorkaise qui a pour principe de ne pas se prendre au sérieux, de participer et d'accueillir dans son tiers lieu, des projets qui mêlent les genres : arts, musique, mode, technologie et sociétés. À ce jour, leur projet le plus récent est également le plus ambitieux.

En effet pour le mener à bien, le fondateur de CNNCTD+, Roman Grandinetti, aka Dj Manero, s'est associé à Bibi Cornejo Borthwick (fille de la créatrice de mode Maria Cornejo et du photographe Mark Borthwick). Ensemble ils ont sollicité 100 artistes majeurs et autres icônes culturels, pour leur demander d'enregistrer images et sons.

CNNCTD+

© Copyright

La liste des enregistrements sonores et des images inclus un ensemble de notables New-yorkais, comme Santigold, Pharrel Williams, Yoko Ono, Spike Lee, Cindy Sherman et Paz de la Huerta, pour n'en citer que quelques-uns. Pour avoir la chance de découvrir ce projet hybride, vous devez vous rendre à New York et vous procurer un « Playbuttons », un pins sur lequel est fixé un mini lecteur MP3, où encore, au hasard de vos pérégrinations, vous tomberez peut-être accroché sur un mur ou sur un poteau, une des « Sound Graffiti boxes ». Merci de les laisser là où vous les trouverez !

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Pierre Debusschere

Changement de continent, de langue, à la rencontre d'un artiste photographe, cinéaste et plasticien belge. Il s'appelle Pierre Debusschere, son nom ne vous évoquera peut-être rien, mais lorsque je vous dirai qu'à à peine 30 ans, il a déjà réalisé deux clips pour Beyoncé et des campagnes pour Raff Simons et bien d'autres projets encore…

Raff Simons

Son univers fantasmagorique s'exprime en images percutantes, que ce soit dans un de ces films comme « I know simply the sky will last longer than I », un objet cinématographique hypnotisant, dans lequel il déroule un montage d'ambiances poignantes, ou dans ses shootings de mode. Je vous invite d'ailleurs à plonger dans son univers pictural ici-même.

Glass Animals ou quand la musique

Terminons ce tour d'horizon, par un groupe anglais from Bristol, dont l'univers n'a pas fini d'affoler les fashionistas et leurs ami(e)s. On dit de Glass Animals qu'il « réécrit le psychédélisme, taillant dans les murs aveugles d'une époque poisseuse des fenêtres aux vitraux colorés qui ne refusent pas la mélancolie ».

glass animals

Sur "Zaba", leur premier album , le groupe de Bristol montre comment le calme et la douceur pouvaient être à l’origine de tempêtes incontrôlées. Car leur musique, sous couvert de pop-songs mélodiques, est un savant maelstrom d’expérimentation, de dance-music et de chamanisme new age, comme en témoigne l'excellente reprise de "Love Lockdown" de Kanye West. Mais pas d’esbroufe d’hypnotiseur apprenti : cette science de la religion vient de chez Animal Collective autant que de la fausse légèreté d’Alt-J. De Glass Animals, on attend des visions d’apocalypse, de paysages cramés et de jungle luxuriante. Oh que oui, vous voulez voir à quoi ça ressemble ...
 

Pour en savoir plus

Pour ceux et celles qui souhaiteraient aller plus loin dans le décryptage des liaisons fructueuses entre l'art et la mode , je vous conseille vivement de lire l'excellent article de la non moins excellente Elisabeth Quin !

Dernière petite chose, pour ceux et celles qui n'auront pas la chance d'aller à New-York pour voir la rétrospective de Björk au MOMA, vous pouvez voir à quoi cela ressemble sur sa page web française.

Enfin, si vous voulez connaître les 4 autres tendances de la Fashiontech en 2015 c'est par là.


Fibre de lotus

Le biotextile : une innovation responsable

Et si, l'innovation consistait également à se rapprocher des savoirs ancestraux et ainsi redécouvrir les possibilités que nous offre la nature ? Je vous embarque pour le Cambodge à la découverte d'un biotextile, la fibre de Lotus.

C'est après de nombreuses expérimentations et autant de recherches dans des villages reculés, en quête d'un savoir-faire presque tombé dans l'oubli, que vont renaître les vêtements tissés de fil de lotus. Le lotus va se révéler alors comme une plante au potentiel considérable, un concentré de possibilités.

En effet, le tissu créé à partir des tiges de la fleur de lotus se présente comme un intermédiaire entre la soie et le lin. Il fut historiquement utilisé pour tisser les robes des moines bouddhistes de haut rang. Ce tissu unique et doux est respirant, infroissable, naturellement résistant aux tâches et imperméable à l'eau en raison de son origine aquatique.

En plus de cela, la fleur de Lotus est sacrée en Asie, notamment dans la culture bouddhiste du Cambodge.

La permanence et la force du bouddhisme au Cambodge est l’un des traits caractéristiques de l’histoire khmère. Avant d’adopter la religion bouddhiste, le peuple khmer, de même que les autres peuples de la préhistoire, vénérait les éléments naturels : l’eau, la terre, le feu, le vent. Représentés par des génies et des divinités, il voyait dans les forêts ou les rochers des sources de salut. Ainsi s’explique que, de nos jours encore, se soit conservée la tradition de fêtes rituelles dédiées à ces génies tutélaires. L’avènement du Bouddhisme fut un remède contre toutes ces croyances et superstitions sans pour autant les rejeter. Elles furent parfois intégrées comme des pratiques bouddhistes.

Le Lotus dans le symbolisme bouddhique.

La fleur de Lotus renvoie aux trois stades de l'existence : le passé, le présent et l'avenir.

Le caractère sacré attribué au Lotus s'explique principalement pour la pureté de ses fleurs jaillissant de la saleté des eaux stagnantes. La fleur de Lotus devint ainsi, le symbole de l'esprit pur sortant de la matière impure du corps.

Cette plante voit son potentiel se déployer sous l'impulsion de la marque Samatoa crée par Awen Delaval.

C'est en 2003, avec l'arrivée au Cambodge d'Awen Delaval, que naît Samatoa, une entreprise textile construite sur les trois piliers du développement durable : l'efficacité économique, l’équité sociale et la protection de l'environnement. L'idée de l'entrepreneur breton était de créer des ateliers de couture où des personnes en situation de handicap et des femmes en situation précaire pourraient être formées au travail de la soie, leur permettant ainsi de devenir autonome et d'accéder à une reconnaissance sociale.

Basé dans la ville d'Angkor, le fondateur et gestionnaire de l'entreprise d'éco textile est entouré par une spiritualité historique. Le lotus apparaît comme la pierre angulaire dans son projet, offrant symbolisme, noblesse de l'esprit, beauté et pureté. De plus, pour Samatoa, le Lotus représente l'apogée de la quête ultime de l'excellence par l'entreprise.

 

Depuis 2003, Samatoa a créé au Cambodge un processus unique afin d’extraire la fibre de la tige de lotus, de la tisser et d’obtenir un tissu exclusif.

Un procédé précis et fastidieux puisque la fabrication d'une veste nécessite 4 mètres de tissu, soit 12 000 mètres de fibres et 2 mois de travail pour un fileur. Il ne peut être réalisé qu'à la main, ce qui explique la rareté du tissu.

fibre de lotus

Les vêtements en lotus, un produit de luxe pour un marché de niche.
Le travail nécessaire a sa confection et les vertus propres au vêtement en lotus font qu'il est très onéreux et n'alimente aujourd'hui qu'un marché restreint. La demande pour ce tissu exceptionnel et dont la fabrication ne produit pas de déchets, elle, ne fait qu'augmenter. La qualité des confections en tissu naturel est telle que Samatoa reçu en 2012 le prix d'excellence de l'Unesco pour l'Asie du sud-est.

L’objectif de cette entreprise est d’offrir a des marques de couture éthique un service complet  de la fabrication de tissus écologiques jusqu’à la production de produits finis, sous le strict respect des engagements envers le commerce équitable.

L'éclosion de nouvelles ambitions.

Afin de diversifier la gamme des ses vêtements et accessoires, Samatoa développe, en plus du coton, de la soie et du lotus biologique, le tissage d'autres plantes comme le bananier et le kapok. D'autres fibres naturelles, uniques au monde, devraient également voir le jour au fil des années.

Aujourd'hui, Samatoa emploie une cinquantaine de salarié(e)s à temps plein, un chiffre qui va rapidement augmenter puisque l'objectif est de créer pas moins de cinq cent emplois en cinq ans ! Pour ce faire, l'entreprise va bâtir de nouveaux ateliers (dont un proche de Phnom Penh), au Cambodge et dans d'autres pays d'Asie du sud-est, qui s'ajouteront à ceux situés dans les environs de Siem Reap et Battambang. A terme, il y a la volonté affichée d'une production d'origine 100 % cambodgienne, libérée des importations, aujourd'hui toujours nécessaires, de produits thaïlandais et vietnamiens.

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur Samatoa et la Lotus Farm, je vous invite à consulter le site ici : http://www.samatoa.com/PrestaShop/

Vous l'aurez compris à la lecture de mon article, l'innovation est multiple, elle peut également être un des facteurs de la sauvegarde de la biodiversité, d'un développement économique responsable d'un territoire et dans le même temps à la pointe de la recherche.