Alain-Benssouan-Avocats

Fashiontech's world - Connaissez-vous vos droits ?

Modelab conscient de l’importance du droit dans le domaine de la Fashiontech comme dans tout secteur d’activité est allé à la rencontre de Naïma Alahyane Rogeon avocate et directrice du secteur design et création au sein du Cabinet Alain Benssoussan Avocats, cabinet dédié aux technologies avancées et ce depuis 1978.

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Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis avocate directrice du département design et création. J’exerce au sein du cabinet Alain Bensoussan qui est un cabinet spécialisé dans le droit des technologies avancées et qui dispose de 35 ans d’expertise dans ce domaine.
J’assiste les designers, les stylistes mais aussi des sociétés et fédérations du secteur des industries créatives (tout particulièrement dans le domaine de la mode & du design).

J’anime des conférences, des formations et rédige des articles dans la presse professionnelle et juridique.

J’interviens aussi en partenariat avec des incubateurs.

Cette année, je participe à la Fashion Tech Week qui aura lieu en septembre prochain.

Parlez-nous du droit des technologies avancées ?

Le droit informatique recouvre l’ensemble des dispositions légales, réglementaires et jurisprudentielles relatives aux technologies de l’information et de la communication.

Je travaille tout particulièrement sur les interactions entre la mode et les technologies d’un point de vue juridique. A titre d’exemple, j’interviens sur les problématiques juridiques que peuvent poser le prototypage virtuel, les tissus intelligents, les vêtements connectés, l’impression 3D en matière de mode …

Qu’entendez-vous par le prototypage virtuel ?

Je pense au design d’une robe faisant appel à la CAO 3D.

Sur des logiciels comme Lectra par exemple ?

Oui, c’est exactement ça ! Je m’interroge sur le type de problématiques juridiques auxquelles peut être confrontée une société qui met sur le marché ce type de logiciel ou un créateur qui souhaite commercialiser un vêtement ayant utilisé ce type de technologie.

J’interviens au niveau de la protection juridique de l’innovation, tel que par exemple les textiles intelligents.

J’accompagne également les professionnels de la mode sur un plan contractuel afin de leur proposer les contrats adaptés pour leur création innovante. Je pense tout particulièrement au contrat de partenariat entre créateurs, éditeurs et distributeurs de textiles intelligents.

Je travaille actuellement sur l'écosystème des objets connectés des acteurs de la mode et du design.

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Par exemple je suis un créateur qui créé un tissu innovant, comment pensez-vous m’accompagner ?

Dans un premier temps, je vérifie si l’innovation peut être protégée et comment assurer sa confidentialité.

Sur un plan contractuel, nous réfléchissons ensemble sur le type de contrat  (partenariat, distribution …) envisageable pour pouvoir mettre sur le marché l’ innovation en respectant ses caractéristiques.

J’aborde également la question sous l’angle de l’information du consommateur, puisque il ne s’agit pas d’un produit comme un autre.

Vous accompagnez votre client au niveau juridique de la création à la commercialisation de son produit ?

Exactement.

Au sein du cabinet nous travaillons en mode projet et sur un principe de collaboration avec nos clients.

Votre expertise pour le marché de la Fashiontech ?

J’accompagne notamment des acteurs qui projettent de mettre sur le marché des tissus et vêtements intelligents qui allient mode et technologie (smart textile, objets de mode connectés …).

Je me tiens informée des nouveautés technologiques grâce à des salons, des événements, par la presse spécialisée et par le biais d’échanges et de rencontres avec les professionnels du secteur.

Les acteurs de la mode sont véritablement pionniers au niveau du numérique. C’est un nouveau terrain de création. Les acteurs de la mode et du design sont conscients du potentiel du numérique sur un plan artistique et créatif.

Les innovations technologiques en matière de mode et de design permettent de pousser les frontières de ce marché. L’interaction joue dans les deux sens, les technologies permettent de s’implanter différemment sur le marché (service, produit…) mais ces nouvelles technologies permettent aussi de repenser le travail créatif.

Effectivement, par exemple Modelab a interviewé une créatrice Fashiontech qui crée un nouveau type de tissu en s’inspirant de l’obsolescence programmée des appareils photo.

Je pense également à l’utilisation de l’impression 3D dans le secteur de la mode.

Existe-t-il de nouvelles lois en la matière?

Non, il s’agit des règles existantes mais qui sont à appliquer à ces nouvelles technologies.

satellite©titimel35-Fotolia.com

En tant que professionnel :

Comment mon comportement est surveillé sur internet en tant que professionnel ? Car je connaissais un logiciel qui permettait justement de regarder ce que mes contacts professionnels sur les réseaux sociaux faisaient, avec qui ils interagissaient etc..

Des cookies peuvent exister sur les sites, mais des règles existent en la matière. L'accord des utilisateurs du site est nécessaire.

La finalité des cookies doit être indiquée et également l'information de l'utilisateur qu'il peut s'opposer à ce que ces cookies soient utilisés lorsqu'il navigue sur le site.

Ces cookies peuvent être revendus ? Concrètement, qu'est-ce que l'on va savoir sur les utilisateurs ?

Le cookie est un traceur permettant de récupérer les informations. Non, les informations ne peuvent pas être utilisées sans le consentement du titulaire des données.

D'accord, merci !  Comment bien protégé mon site d'’e-commerce ? (piratage, copie etc). L'année dernière je travaillais pour un site d’e-commerce et un site frauduleux a copié complètement le site, donc des données d'utilisateurs ont été volées…

À titre préventif, pour informer les tiers que vous disposez de droits de propriété intellectuelle, il est recommandé de prévoir une clause Propriété Intellectuelle prévoyant que vous êtes titulaire de ces droits sur votre site et qu'aucune utilisation des signes distinctifs, logos, marques ne peut être effectuée sans votre autorisation préalable.

S'il y a copie du site, il est possible de réfléchir à l'opportunité d'une action en contrefaçon et concurrence déloyale.

Que recouvre la notion de droit de propriété intellectuelle ?

La notion recouvre la Propriété Littéraire et artistique (droit d’auteur) et les droits de propriété industrielle constitués notamment des marques, dessins et modèles, brevets ...

Et un site internet peut-il faire l’objet d’un dépôt de marque ?

Le site internet peut être protégé par le droit d'auteur, mais la société qui exploite le site peut également déposer le nom de son site comme marque.

Data-Protection©Mathias-Rosenthal_Fotolia

En tant que Consommateur :

En tant que consommateur, comment je peux me protéger de toutes ces récoltes de données ? Faut-il que je n’accepte aucun cookie ?

Le consommateur a le choix, mais s'il refuse tous les cookies, il peut perdre des fonctionnalités proposées par le site. Il est recommandé de lire la politique cookies des sites afin de savoir si on souhaite ou non donner son accord.

Où se trouve cette page en général ?

Soit dans les mentions légales (ou notice légale) soit dans une rubrique spécifique appelée Cookies ou Politique cookies, mais le souci est que tous les sites ne disposent pas de ces documents.

Ne sont-ils pas obligatoires ?

Les sites doivent comporter ce type d’informations.

As-tu d’autres choses à rajouter ?

Je suis ravie qu’un webzine comme le vôtre existe car il permet de retracer l’actualité sur la Fashion Tech et donner la parole aux intervenants du domaine.


Kimono

La musique est partout même dans les vêtements # Fashion Tech

Modelab a découvert Lise Sansen aux start-ups week-end Fashion Tech à Roubaix et ce fût avec plaisir que j'ai mené cette interview avec cette créatrice  qui invente son propre art  avec un vêtement interactif qui lie tradition et technologie. Un kimono composé de 8 notes avec des sons interchangeables. Un piano, une guitare ou des chants d'oiseaux ? Une multitude de possibilités pour vous envoûter dans l'air de notre temps, quand la Fashion Tech se confronte au monde du spectacle et de l'art...

Bonjour Lise, est-ce que tu peux nous parler de toi ?

Lise-SansenJ'ai fait un bac arts appliqués et Esmod (NDLR : école de mode), ensuite j'ai travaillé pour différentes marques.

Suite à cela, j'ai participé à un concours de jeunes créateurs que j’ai remporté : j’y ai représenté la France. Cela m'a permise de créer ma marque qui a duré 3 ans et ça marchait plutôt bien mais j'étais assez jeune et je voulais tout faire, donc je faisais le marketing, le modélisme, le style, le suivi de prod', vraiment tout ! J'ai beaucoup appris ! Puis, j'ai été démarchée par un prestataire de services qui travaille pour les maisons de couture comme Chanel, Vuitton, Nina Ricci et j'ai été embauchée pour être Responsable Développement pour les maisons de couture pour tout ce qui touche aux maillots de bain, à la lingerie et un peu au prêt-à-porter femme. Je faisais le lien entre ces maisons de couture et les ateliers, grâce à ma double formation de styliste modéliste. Ensuite la boîte a fermé, je suis donc partie travailler à Londres chez Peter Pilotto, et je suis revenue en ayant très envie d'enseigner. Maintenant, je suis enseignante à Paris dans des écoles de mode tout en continuant à travailler en freelance et sur mes projets personnels comme le Kimono par exemple.

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Aujourd'hui, tu ne crées plus de collections ?

Je ne travaille plus sur ma marque de prêt-à-porter mais je dessine encore des collections pour d’autres marques. Maintenant, j'ai découvert la mode liée aux nouvelles technologies et cela me plaît de plus en plus. Créer des collections dans ce domaine n'est pas évident, donc pour le moment j'en suis au stade de recherche.

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Raconte-moi l'innovation de ton Kimono Musical ? Comment en es-tu arrivée là ? Et comment l'as-tu créé techniquement parlant ?

J'avais envie de faire quelque chose de nouveau et quelque chose lié à plusieurs corps de métier. En explorant différents fablab et hackerspace j’ai eu l’occasion de participer à un atelier sur les textiles intelligents, j’ai appris à comprendre comment fonctionnaient les fils, les tissus conducteur ou encore les cartes arduino. Le Kimono est parti de l’envie de mettre ses nouvelles compétences en action.

Étant designer de mode, j'ai fait la structure du kimono sans problème, mais toute la partie code ; électronique, musique c'était plus compliqué. J'ai donc demandé de l'aide à différentes personnes qui m’entourent pour cette partie.

Je voulais hybrider cette technologie à son opposé c’est pour cela que j’ai choisi un kimono, vêtement traditionnel par excellence.  J'ai construit le kimono de manière traditionnelle exactement comme ils le font au Japon, c'est-à-dire en prenant un rouleau de tissu et en ne coupant que des rectangles, aucune courbe. La partie électronique une fois en marche apporte une nouvelle fonction au kimono mais lorsque qu’elle est éteinte le kimono reprend sa fonction initiale de vêtement c’est pour cela que j’ai caché toute la partie électronique. A l'intérieur de la manche du kimono, il y a du tissu conducteur relié à une carte Arduino  programmée ainsi qu’une antenne, une seconde antenne est reliée à mon ordinateur. Les deux Antennes communiquent les informations de mouvements à mon ordinateur qui transmettra la musique en live.

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Patronage Industriel du Kimono

Donc tu peux créer de la musique sur ton vêtement et la basculer sur ton ordinateur ?

Exactement, le son sort de l'ordinateur. Le son ne sort pas de mon kimono pour cela il faudrait que j'installe des enceintes et je voulais que le kimono reste portable et très léger.

Techniquement, le tissu conducteur est une membrane que tu ajoutes entre deux couches de tissus ?

Exactement, il passe à l'intérieur.

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Exemple de textile conducteur

Quelle était ta démarche artistique en créant ce kimono ?

Sortir du système traditionnel de création dans la mode et mélanger différents corps de métier pour arriver à de nouvelles créations, donner une nouvelle fonction au vêtement en l’occurrence ici c’est la musique ! J’en ai profité pour hybrider tradition et nouvelles technologies.

Habituellement en tant que designer de mode je suis plus dans le vêtement prêt-à-porter haut de gamme, le kimono n'est pas un vêtement que l'on porte tous les jours. Il se dirige donc plus vers la scène. C’est intéressant car je découvre encore un autre aspect du textile.

 

Aujourd'hui c'est un prototype, tu ne le vends pas ?

Pas celui-ci, mais on commence à en discuter pour le monde du spectacle.

Le coût de la création est élevé ?

Oui, ce sont les composants, notamment le tissu conducteur et les cartes qui sont chers. Le tissu n'est pas ce qu'il y a de plus cher.

Kimono-techniquePour ce qui est du nom, tu gardes ton nom pour cette marque ?

Cela serait plus mon nom en tant que Lise Sansen ou soit relié à FashionArtLab qui regroupe d'autres créations liées à la mode, aux nouvelles technologies et à l'innovation. Mais je n'ai pas encore de marque propre pour ce projet.

A long terme, penses-tu créer une collection musicale ?

Non pas forcément une collection musicale. Je travaille actuellement sur d'autres choses, mais ce n'est pas forcément une collection, ce sont des pièces qui découlent un peu du kimono. Ce sera quelque chose qui est plus abordable et plus facile à porter.

As-tu d'autres projets en cours ?

Oui, actuellement je travaille beaucoup sur la mode et les innovations, je cherche de nouvelles idées, de nouveaux collaborateurs, de nouvelles personnes avec des métiers différents avec lesquels je pourrais travailler.

L'idée serait de créer une nouvelle mode, la mode de demain.

Et comme je suis enseignante, j'essaie de le transmettre un peu dans mon enseignement aussi, car c'est quelque qui n'est pas encore enseigné (NDLR : Il est vrai que la fashiontech n’est pas démocratisée à travers l’enseignement, ce qui est dommage & dangereux puisqu’elle façonne les métiers de demain)   . Les élèves savent que cela existe, mais comment faire ? Ils se posent beaucoup de questions donc c'est bien de commencer à intégrer cela dans les écoles de mode, notamment l'innovation et l'éthique. C'est important de commencer à travailler sur des vêtements non polluants, avec de nouvelles fonctions etc.  il y a plein de choses à faire.

Est-ce que tu sens que les élèves sont réceptifs à ces questions ?

Oui, mais il faut l'intégrer tout doucement, par petites doses, car cela n'attire pas tout le monde. Cela reste une niche et les étudiants ont encore cette vision de podium. Je sais ce que c'est, j'ai travaillé pour les maisons de couture et c'est génial, mais il faut essayer de trouver des choses un peu intermédiaires qui pourraient faire avancer la mode. Je ne dis pas que ces maisons ne font pas avancer la mode, car ce qu'ils font est fantastique au niveau de la création, mais il faut aussi chercher de notre côté et voir ce qui est possible de faire.

As-tu quelque chose que tu voudrais ajouter ?

Je trouve l'idée du webzine super. Je pense qu'il faut faire évoluer les choses dans ce domaine de la Fashion Tech. On est peu nombreux, mais c'est tellement nouveau que tout le monde se bouge. C'est super de vivre le début de quelque chose et de voir évoluer la chose aussi rapidement !

Chers lecteurs, seriez-vous sensible à un art innovant ? Moi oui !


Exocet

Exocet - Réveillez votre côté bestial avec l'impression 3D !

La marque EXOCET allie la mode et la technologie pour des femmes actives qui souhaitent se différencier par un produit unique et original :un sac décoré d'un animal imprimé en 3D.  Modelab est allé à la rencontre de ces créatrices Fashiontech.

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Fondatrices d'EXOCET-  Morning Lau originaire de Hong-Kong & Yasmine Jaber originaire de Beyrouth

Comment Exocet est né ?

Nous nous sommes rencontrées lors de nos études à Esmod Paris en 2009 et nous avons tout de suite senti le besoin de mélanger nos deux univers pour créer ensemble.

Pouvez-vous nous présenter EXOCET ?

Exocet c'est une union entre la technologie et la mode ; un mélange d’un savoir-faire traditionnel (le travail des sacs à main) avec une technique avant-gardiste - l’impression 3D. Nous proposons une gamme de sacs à main novateurs et chaque sac et margé avec un animal hybride en impression 3D.

À qui s’adresse EXOCET ?

Nos clientes sont très spécifiques. Les femmes qui sont très modernes et qui font attention aux détails. Elles sont architectes, artistes… Ce sont des femmes puissantes et ayant du pouvoir. Elles aiment bien se distinguer avec un produit haut de gamme et unique.

J’ai vu sur votre site que : EXOCET est le nom d’un poisson volant des mers chaudes, pouvez-vous m’en dire plus ?

Exocet c’est un poisson volant ; un animal hybride. C'est une caractéristique très importante pour nous car c’est un symbole de nous deux, et de nos origines. C’est notre inspiration.

Exocet-Poisson

Où vous produisez vos sacs à main ?

Tout d’abord, les sacs sont fabriqués dans une usine en Italie, et ensuite nous assemblons les sacs avec les pièces en impression 3D dans notre studio à Paris.

Quelques mots sur l’impression 3D ?

C’est magique ce qu’on peut faire avec l’impression 3D, on peut transmettre toutes nos idées en objet réel. Il y a néanmoins des limites ; par exemple il n’y a pas beaucoup de choix en termes de matériaux, et aussi il y a une taille limite pour certaines machines. Le coût est pour l’instant super-cher aussi. C’est très bien de voir les réactions des gens lorsqu'ils découvrent que c’est imprimé en 3D, ils sont très excités et ils veulent en savoir plus sur la technique de l’impression.

Exocet-Sac-3D

L’animal imprimé en 3D est en quel matériau ?

Les animaux sont imprimés en polyamide plastic poudré, c'est un matériau qui est solide et flexible à la fois.

Comment vous créer cet animal ?

Les animaux sont créés sur le logiciel MAYA. Nous sommes parties d’une base d’un animal en carton et après plusieurs modifications nous arrivons à créer nos propres animaux. C’est très technique quand on dessine sur le programme 3D, il faut faire attention aux détails (épaisseur, largeur, les dimensions des trous,etc.). Parfois nous devons imprimer un animal plusieurs fois pour avoir le bon résultat final.

Pourquoi avoir choisi le thème de l'animal ?

Nous nous sentons très proches des animaux et de l’esprit primitif. Avec le temps, on commence à perdre nos esprits animaux. Nous voudrons exprimer ça à travers une technique assez futuriste (l’impression 3D) pour montrer que la technologie nous contrôle de plus en plus.

Excocet-Sac-3D

Quel est le prix d’un sac ?

Notre gamme de prix se situe entre 200 à 600 euros.

Comment fonctionne votre production ?

Nous imprimons l’animal quand on reçoit une commande.

Quelques projets en cours ?

Nous sommes actuellement en collaboration avec la fondation STARCH à Beyrouth. C’est une  ‘’organisation à but non lucratif’ pour les créations libanaises, et ça nous permet de présenter/vendre nos collections dans la boutique pendant un an. Donc c’est une très belle opportunité pour nous de se lancer dans le marché libanais.

L’avenir d’EXOCET à long terme ?

Nous travaillons actuellement sur d’autres accessoires et souhaiterions élargir nos gammes de produits.

Quelques mots sur la FashionTech ?

C’est toujours très intéressant de voir les autres et leurs créations à l’aide de la technologie et nous sommes contentes de faire parties de ce monde.


IOT

Les objets connectés : grande valeur ajoutée pour les entreprises.

Entrepreneurs, industriels,

Vous entendez parler des objets connectés (IOT) un peu partout mais avez-vous déjà pensé que cela puisse être utile pour votre entreprise ?

C’est vrai ; on entend beaucoup parler des objets connectés dans le sport, pour la santé où ils sont déjà démocratisés. Aujourd’hui, les médecins peuvent utiliser leur voix pour partager les données d’un patient pour plus d’efficacité via une smartwatch par exemple. Mais il existe une multitude d’objets aux fonctions différentes.

D’ici 5 ans, 50 milliards d’objets connectés (+ de 15% par rapport au marché actuel) sont prévus.
Avec ces chiffres en tête, nous pouvons facilement estimer vous et moi que les entreprises seront touchées et séduites par l’utilisation des IOT.

Que ce soit au niveau de la création, de la production, du service client ou encore de l’organisation même de l’entreprise, l’objet connecté sera utilisé à tous les niveaux de la chaîne de valeur.

Le fait que Google est retiré en Janvier les Google Glass du marché BtoC pour un repositionnement BtoB appuie mon résonnement.

Les wearables vont transformer les entreprises en multipliant leurs scénarios de travail et le fait de pouvoir accéder aux données en temps réel ce qui aura pour conséquence de booster la productivité d’une entreprise vers de nouveaux sommets.

Concrètement dans quels domaines les objets connectés peuvent être utiles ?

  • Au niveau organisationnel

Accenture Technology Labs a dévoilé une étude sur les wearables et démontre que les IOT augmentent la productivité des employés en ayant un accès aux informations en temps réel, créent une collaboration libre et plus transparente ce qui permet même aux utilisateurs les moins expérimentés de s’adapter aux valeurs des entreprises.

Aujourd’hui, grâce aux technologies, les entreprises sont plus libres. Elles peuvent travailler à distance avec différentes parties prenantes en optimisant le temps et leur efficacité. Les applications, le cloud computing sont devenus des outils indispensables pour l’organisation interne.

L'heureux hasard à fait que j'ai pu découvrir lors du forum 5I à Grenoble, le jeudi 28 mai 2015, la technologie abeeway permettant de rendre n'importe quel objet connecté.  Imaginez toutes les possibilités pour votre entreprise ?  Besoin d'un exemple ? Je le comprends !produit-abeeway

Vous êtes une entité qui loue des bennes à ordures pour les entreprises, avez-vous le contrôle de la localisation de vos bennes ?  Qui les utilisent ? Ont-elles besoin d'être vidées ?

Cette technologie permet de gérer n'importe quel objet à distance et à moindre coût.

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  • Au niveau du service client

Les magasins Phygital sont en plein essor pour offrir aux clients de nouvelles expériences. Les vendeurs sont de plus en plus équipés de tablettes pour contrôler le merchandising et la gestion des stocks.

Des trackers commencent à être intégrés en boutique pour pouvoir suivre le consommateur et lui proposer des produits adaptés.

La technologie NFC qui permet le paiement sans contact ou la diffusion d’informations d’un portable à un PC est de plus en plus utilisée.

Ou encore « Le QR code pour comprendre les usages d’un appareil grâce à l’ouverture d’une page Internet, une notice ou une vidéo. »

Le but étant de faciliter le cheminement du produit jusqu’au client en adaptant son service pour se différencier, l’un des facteurs clés de succès dans un monde hyper compétitif.

à relire -La révolution du Phygital est en marche !

  • Dans le domaine dans la logistique

L’objectif pour ce secteur d’activité est de livrer plus rapidement et que le client puisse suivre sa commande. Des IOT peuvent permettre aux livreurs d’avoir des renseignements sur les conditions de route, optimiser les temps de livraisons et un tracking en temps réel.

En effet, des technologies telle que Primo1D permettent d’intégrer un fil conducteur dans le textile pour avoir une estimation en temps réel des stocks. Ou plus récemment, l’institut de recherche sierrois Icare et l’organisation mondiale des douanes ont créé une application pour les lunettes connectées pour lutter contre la contrefaçon grâce à un code-barres. Ce dernier permet d’avoir une traçabilité du produit  jusqu’à la livraison.Infographie-Objet-connecté

  •  Mais qu’en pensent les employés ?

Si certains salariés restent sceptiques ou ont du mal à se faire au changement, la plupart des salariés sont curieux et enthousiastes vis-à-vis des IOT en entreprise.

D'après une enquête menée par PwC, 77% des répondants pensent que c'est un bénéfice d'utiliser les conseils d'un accessoire connecté pour booster leur efficacité et leur productivité au travail.
Par exemple, le fait de pouvoir suivre une procédure tout en ayant les mains libres facilitent l'accomplissement d'une tâche.

  • Au niveau de la sécurité  ?

Évidemment les objets connectés soulèvent énormément de questions. Où vont vos données ? Comment protéger vos idées ? Maddyness explique dans un de ses articles que « 80% des objets connectés présentant des failles de sécurité, soit 4 milliards d’appareils », ce qui laisse à penser que les créateurs de ces objets se lancent trop rapidement pour une histoire de « Time to market ». C'est-à-dire que les entreprises se lancent trop tôt sur le marché dans le but d'être leader ou d'en tirer un avantage concurrentiel alors que leur produit n'est pas vraiment prêt.

Pendant le forum 5i, Vincent Roca de Privatix signalait qu'à partir de 4 points de géolocalisation on peut localiser à 95% une personne.  On comprend que les entreprises peuvent être effrayés par la possibilité d'être hacker,  d'avoir tout un flux de données à stocker et les problèmes liés aux mises à jour de l'infrastructure.
Ce domaine de sécurisation des données représentent donc une opportunité pour de nouvelles entreprises.

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Une technologie infaillible peut-être LA valeur ajoutée de l’entreprise ? Qu’en pensez-vous ?


WEMOOD

Shoppe avec le mood qui te correspond ! # Wemood

Wemood.co , la nouvelle façon d'acheter en accord avec son lifestyle ! Un nouveau réseau social à mes yeux plus utile qu'un Pinterest ! On peut trouver un vêtement associé à un style, un festival qui lui est associé, une playlist musique et vidéo ! Bref, tout est fait pour trouver un univers qui nous ressemble et non un grand melting-pot de "bêtises" pour rester poli ! Je vous invite à découvrir ce nouveau concept dans mon interview avec son co-créateur Florian :)

WEMOOD

Raconte-nous ton histoire et quelques mots sur Wemood ?

Je m'appelle Florian Ardérighi et je suis un des trois porteurs du projet WEMOOD. Nous sommes trois associés avec également un développeur. J'ai un profil plutôt technique avec un DUT informatique, des études de communication web puis un master en direction artistique. Disons que j'ai des compétences à la fois technique et communicationnelle.

Il y a 5 ans, j'ai lancé un webzine qui s'appelle Le Mauvais Coton , c'est un magazine en ligne qui parle de musique, d'art, de cinéma, de culture au sens large. Il fonctionne bien en ce moment, nous sommes une équipe de 30 collaborateurs photographes et chroniqueurs entre Paris et Lyon. Cela représente entre 30 à 40 000 visites par mois. Dans ce cadre-là, j’ai rencontré Nicolas, mon associé sur WEMOOD qui est aussi responsable des partenariats sur Le Mauvais Coton, outil que l'on garde à côté comme média. Mes deux autres associés sont deux anciens étudiants d'écoles de commerce et Claire que j'ai connue en cours. Pour la petite histoire, on était au collège ensemble donc on se connaît tous bien.

L'idée de WEMOOD est de proposer un site qui a pour ambition de référencer le meilleur en termes de mode, design, déco, sortie et musique sur Internet. Référencer toutes les nouvelles tendances qui sortent sur le web à travers un format inédit qu'on a développé et nommé Mood.

Wemood Beta

Qu'est-ce qu'un mood ?

Un mood c’est un format digital qui s'inspire du principe des moodboards, ce que l'on appelle les planches de tendances. A la base, c'est traditionnellement utilisé par les graphistes, les stylistes pour représenter une direction artistique, un univers. C'est très utilisé par Pinterest sur le principe des boards, c'est-à-dire regrouper pleins d'images sur un thème commun.
Nous sommes partis de cet outil, nous l'avons amélioré en lui apportant un côté interactif.

Dans les moods, tu peux intégrer à la fois des produits que tu trouves sur Internet, mais aussi de la musique, des vidéos et un lien vers une billetterie. Une autre différence avec Pinterest, c'est que nous imposons une contrainte créative, dans un mood, tu ne peux pas intégrer une infinité d'images comme dans Pinterest.

Tu peux, au maximum, mettre 9 vignettes. L'agencement est de 3 lignes sur 3 colonnes, comme une galerie d'images, que tu modules comme tu veux. Chaque vignette est interactive et lorsque tu cliques sur une vignette, tu peux directement aller acheter le produit, lire la vidéo, écouter la musique, etc.

weemood.co
La création de mon 1er Mood :D

La plateforme est donc destinée aux professionnels et aux particuliers ?

Nous avons plusieurs types d'utilisateurs, tout d'abord : les ambassadeurs. Il peut s'agir de blogueurs, de journalistes, de personnalités ayant une grande portée virale sur Internet, une influence sur leurs lecteurs et un véritable univers à défendre.
Typiquement Le Mauvais Coton pourrait être un ambassadeur, Modelab pourrait être un ambassadeur. Nous leur apportons un outil de présentation. Nous avons développé une application web qui permet de créer les moods et l'enjeu est de pouvoir en créer un en moins de 5 minutes. De la même manière que lorsqu'on poste une photo sur Instagram, on veut offrir la possibilité de créer cette galerie très rapidement.

Le second avantage pour un ambassadeur est qu'il peut mettre ses liens d'affiliation, si un blog par exemple possède des partenariats avec des marques, il pourrait faire ses propres liens d'affiliations et gérer du cash grâce à notre outil.

Troisième point, c'est que chaque mood est exportable de la même manière qu'un player vidéo Youtube, tu peux l'intégrer partout, le partager sur les réseaux sociaux, l'intégrer sur n'importe quel blog, n'importe quel site. Techniquement, cela génère une iframe comme les vidéos Youtube et tu l'intègres en 3 secondes où tu veux en gardant toutes les propriétés interactives.

Ensuite, nous avons l'acteur : la marque. Ce que nous offrons aux marques c'est la possibilité de toucher une nouvelle cible sur Wemood.co, car à chaque fois qu'un mood est créé via l'application, il est référencé sur notre site WEMOOD. Nous visons les 18/30 ans qui sont un peu connectés, sans s'adresser aux personnes accros aux tendances, on veut quand même avoir un public assez large. Mais il s'agit quand même d'un média qui s'adresse aux personnes qui ont l'habitude d'utiliser les réseaux sociaux, qui ont l'habitude de chercher des produits sur Internet : la génération connectée. Mais on souhaite mélanger les genres et ne surtout pas s'arrêter qu'à la mode, qu’aux musiques super pointues, etc.

Chaque mood sera ciblé en fonction d'une communauté ?

Exactement. L'idée est vraiment de laisser l'outil aux ambassadeurs, ou aux prescripteurs, afin qu'ils se l'approprient et qu'ils diffusent ce qu'ils souhaitent diffuser.
On propose aux marques de toucher une nouvelle cible, de faire un lien vers leur site de e-commerce, car on a une ambition commerciale. Notre but est de booster les taux de transformations, on fait le pari qu'il y aura plus de clics, plus d'achats via WEMOOD car l'outil est plus design, plus interactif, tout simplement plus fun qu'un site de e-commerce traditionnel. Dans l'idée, on veut être l'inverse d'un Amazon dans la présentation.
Suite à cela, on analyse les comportements d'achats sur un mood, le nombre de clics sur tel ou tel produit, qui a intégré les produits de telle marque dans son mood, avec quoi l'a-t-il associé, avec tel type de musique, d'artiste, d'événement, etc. Toutes ces informations sont très intéressantes pour les marques, pour développer leur branding, pour avoir de nouvelles opportunités de partenariats, etc.

En tant que particulier, je peux mettre n'importe quelle photo ou faudra-t-il que je choisisse des photos déjà présentes dans votre site ?

Évidemment, chaque particulier peut mettre n’importe quelle photo à partir du moment où elle provient d’un lien sur le web. L’idée est qu’une photo est forcément reliée à un site web pour préserver l’interactivité qui est notre marque de fabrique.
Aujourd’hui nous limitons le nombre d’inscrits sur WEMOOD car le site est toujours en développement et n’est pas encore tout à fait stable. Nous avons lancé la première version BETA début avril et nous avons aujourd’hui 150 utilisateurs actifs et environ 300 utilisateurs en attente de validation. Nous sommes plutôt content de ces chiffres car nous ne communiquons que très peu sur WEMOOD pour l’instant (c’est d’ailleurs notre première interview web). Nous attendons d’avoir un site vraiment quali, comme nous l’avons imaginé, avant de l’ouvrir complètement.

Ndlr : je n'ai pas pu résister à l'envie de me créer un Mood ;)

Imaginons que plusieurs utilisateurs ajoutent le même groupe de musique que vous ne connaissez pas. Allez vous contacter ce groupe pour créer un partenariat ?

Tout à fait. Nous allons faire remonter l'information soit aux marques, soit aux artistes ou aux maisons de disques derrière l'artiste pour leur dire : « cet artiste a été associé à cette marque de vêtement, il y a peut-être quelque chose à faire ». J'en arrive au Business Modèle : pour obtenir cette information, on va proposer une offre pro qui permettra d'accéder à plus de fonctionnalités et surtout plus de données.
Nous sommes encore en train de travailler sur le projet, cela fait 6 mois qu'on travaille sérieusement à plein temps, on a créé la boite en mars, donc c'est tout récent. On se focalise surtout sur le produit, notre but est d'avoir un outil de création de mood qui soit hyper intuitif, simple et fun à utiliser et accessible à tout le monde. Et la monétisation viendra plus tard.

Pourquoi ne pas créer des événements co-brandé avec des groupes de musique, des marques, des objets d'art ?

C'est pour cela qu'à côté, on a une agence de webmarketing et d'événementiel qui s'appelle Wemood Agency. On travaille avec pas mal de blogs et de marques. On met en relation des marques avec des prescripteurs qui correspondent à leur secteur d'activité, on organise de l'événementiel autour. L'idée est que WEMOOD soit une première approche et que derrière, on aille plus loin en proposant de l'organisation d'événements, des collaborations, de la mise en relation.

Votre agence de communication a-t-elle été créée en même temps que la plateforme ?

On a créé l'agence avant tout pour la plateforme, car on avait déjà nos premiers clients et il fallait qu'on facture. Aujourd'hui, on n’entreprend pas pour l'agence, mais pour le réseau de wemood.co car c'est wemood.co qui est incubé à l'incubateur de EM Lyon et qui a vraiment un potentiel à l'échelle nationale voire internationale.

Avez-vous déjà des partenariats avec des marques ?

Aujourd'hui, on a une trentaine de marques partenaires au lancement qui sont prêtes à tester les moods. Il y a un peu de tout, il y a des shops lyonnais et parisien, des concept stores, des marques de vêtements, des blogueurs. Cela représente un gros lectorat qui est partant pour tester au lancement.

C'est vraiment intéressant pour les petites marques qui se lancent, pour leur référencement.

Oui, et c'est aussi intéressant pour les marques qui ont du mal à valoriser leur image de marque.
Dans les prochains mois, on souhaite développer une application qui s'intègre directement dans Chrome qui permettra de récupérer directement le produit ou alors un bouton qui s'implante directement dans les sites de e-commerce. Actuellement, on est obligé de demander de copier l'url. On travaille aussi avec Instagram pour pouvoir intégrer ses images.

Comment allez-vous rémunérer vos influenceurs partenaires ?

Dans un premier temps, ils pourront mettre leur propre lien d'affiliation. Donc s'ils possèdent un partenariat avec une régie publicitaire, avec une régie d'affiliation, ils pourront mettre un lien.
Dans un second temps, on réfléchit à un aspect plutôt de régie publicitaire internalisée dont l’intérêt est de proposer des partenariats et de la diffusion qu'on aura nous-même dealé avec nos partenaires.

Vous allez donc mettre en relation des blogueurs avec des marques ?

Exactement. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que l'outil est complètement gratuit, tout le monde peut créer des moods gratuitement, un pro, un particulier, un ambassadeur, à partir du moment où on a validé son inscription, il accède à l'outil gratuitement. Les fonctionnalités évoluées sont payantes. Pour les marques, c'est également gratuit, mais cela sera frustrant car elles n’auront pas de données sur leur moods. C'est un levier un peu stratégique, en disant : « C'est bien de créer des moods, mais c'est bien aussi de connaître l'impact sur les clients et les lecteurs ». On a d'autres fonctionnalités sur lesquelles on travaille, notamment pouvoir créer un mood privé qui ne sera visible que sur un code. L'enjeu aussi pour les marques est de pouvoir créer un mood et l'envoyer par mail à tous ses contacts presse et, par exemple, lancer une exclusivité à toutes ces Relations Presse avec un mood privé.

Pour terminer, peux-tu nous parler de la FashionTech ?

Quelques mots à dire, si ce n'est qu'il se passe beaucoup de choses en ce moment. Il y a tellement de choses qui se créent que c'est presque effrayant, mais c'est très intéressant, il y a plein de choses à faire. En ce qui nous concerne, on réfléchit pas mal au transfert entre le digital et le physique, l'idée serait de pouvoir dire à un magazine papier qu'il peut faire sa sélection de produit et les transformer directement en mood.

En apportant une nouvelle façon d'acheter, vous faîtes partie du marché de la FashionTech.

Oui et on essaye de briser les cloisons qui existent entre la mode, la musique et d'autres domaines. Je pense qu'on est une génération qui mélange beaucoup, on réfléchit plus en terme de « Lifestyle », (même si je n'aime pas trop employer ce mot) que de mode Homme, mode Femme. On est davantage sur une approche :

« Comment tu vas t'habiller en festival ce week-end ? qu'est-ce que tu vas manger ? qu'est-ce que tu vas écouter comme musique ?  »

la-boutonniere

La mode collaborative existe enfin !

La Boutonnière est une plateforme innovante puisque c'est la première plateforme de mode collaborative. Kezako ?!  Me diriez-vous.
Tout simplement, La Boutonnière vous invite à collaborer avec des marques pour créer une mini-collection à l'image de sa communauté.

Qui n’a jamais rêvé de créer le vêtement de ces rêves avec une marque qui nous ressemble ? C'est enfin possible. Modelab est allée à la rencontre de ce nouveau concept pour vous en dévoiler ces secrets.  

Fondateurs- La Boutonnière
Ralph Speyser et Coralie Loum - Fondateurs de La Boutonnière

D’où vous est venue cette idée de créer La Boutonnière ?

Ralph et moi nous nous sommes rencontrés il y a 4 ans, en 2010 dans une école de commerce qui s’appelle l’ISEG sur Lyon.

On a appris à travailler ensemble. À la fin de notre cursus on a décidé de faire un master spécialisé à l’EM. J’ai fait le master spécialisé Entreprendre et Ralph le MS Ingénierie Financière. Et durant cette année, nous avons eu la chance de pouvoir rencontrer de nombreuses entreprises. Effectivement, dans le master Entreprendre, différentes entreprises viennent voir les étudiants pour leur soumettre des projets d’activité. J’ai proposé à Ralph de travailler avec moi sur le projet de Michel Augustin. Travailler ensemble a créé un déclic  entrepreneurial.

On en est arrivé à la Boutonnière parce que j’ai toujours voulu travailler dans la mode, je m’y intéresse depuis quelques années. J’avais tenu un blog sur LVMH, j’ai eu la chance de travailler chez Clarins, Christian Dior. J’adore c’est univers de mode et de luxe donc j’ai voulu créer quelque chose dedans.

Quels besoins aviez-vous détectés pour en venir à la Boutonnière ?

Côté consommateur:

Aujourd’hui on se rend compte que tout le monde est très connecté avec les technologies. Du côté du consommateur, il y a plusieurs choses :  il y a un engouement médiatique, aujourd’hui on se rend compte que tout le monde est très connecté avec les technologies ; il devient collaboratif, c'est-à-dire qu’on voit une montée en puissance de tout ce qui est plateforme de crowdfunding et de crowdsourcing. Ce qui prouve une volonté d’implication de sa part.

Dans le monde de la mode on a constaté qu’il n’y avait pas de plateforme qui permettait une implication dans la conception du vêtement. Il y a énormément de soldes, de promotions, ce qui fait que le consommateur voit sa vision flouée, c'est-à-dire qu’il a du mal à voir le savoir-faire des marques, donc on s’est dit pourquoi pas créer un support grâce auquel la personne est impliquée dans la conception de son vêtement et du même coup, cela lui permettrait de rentrer dans les coulisses de la marque et de se rendre compte de toute la qualité du travail. Comprendre d’où il vient avec des explications sur les matières. On veut vraiment qu’il y ait une explication sur le processus de fabrication des vêtements.

Côté professionnel :

Il y a aussi un besoin du côté des marques. Le marché de la mode est très concurrentiel. Elles doivent se démarquer, ont besoin de visibilité et ça passe aussi par des concepts innovants. L’idée de la plateforme est un nouvel outil ludique pour le consommateur et permet de créer du buzz autour de la marque.

Vous pensez que le besoin du côté des marques se présentera plutôt chez les petits créateurs ou est-ce qu’à ce jour les grosses enseignes ont des attentes aussi ?

 

Je pense qu’il y a deux niveaux : le petit créateur pour qui ce sera d’entrer de jeu la visibilité parce qu’il n’est pas connu. Pour les grosses marques telles que Kookaï ou Comptoire des Cotonniers ce serait plutôt une manière ludique pour séduire, fidéliser une clientèle existante ou de cibler une nouvelle ! L’outil est flexible : il est accessible à tous les types de marque en fonction de leurs besoins.

Pouvez-vous nous expliquer comment fonctionne la plateforme exactement ?

La Boutonnière est une plateforme de mode collaborative, dont le but étant d’intégrer le consommateur dans la conception de son vêtement avec la collaboration d’une marque.

Au début le consommateur s’inscrit, il va renseigner ses goûts, en termes de matières, couleurs, motifs,  de pièces aussi (t-shirt, jean). Les besoins de toute la communauté vont constituer la planche tendance de la marque. La marque va simplement s’en servir comme moodboard.

Aujourd’hui une marque fait le même travail de son côté, elle cherche son inspiration, mais là, cela viendra directement des Boutonniers, notre communauté.

La-boutonnière-création

Deuxième étape, la marque, sur la base de ce moodboard, va faire des propositions de croquis inspirés de nos internautes et de son ADN créatif. Les utilisateurs vont voter sur la base des visuels, des explications. Ils ont la possibilité de choisir les croquis qui leur plaisent le plus.

La-Boutonnière-Vote

Et la dernière étape, les croquis qui auront été les plus appréciés sont lancés en production par la marque. On a une partie e-shop ou les gens peuvent commander les pièces.

La-Boutonnière-E-shop
Robe Adèl et Robe Ana

À terme, le consommateur se connectera sur la plateforme et il pourra choisir les marques avec lesquelles il voudrait collaborer ; nous connaissions la vente privée, nous voulons amener la « création collaborative ».

On peut voir aussi la Boutonnière comme un mode de distribution innovant.

On se rémunère sur la revente des vêtements appliquant un markup de distributeur. À terme on aura un e-shop avec tous les vêtements de nos différentes collaborations, les gens pourront les acheter tout le temps. C’est une market place de création.

Au niveau de la marque ce n’est pas trop compliqué de créer une collection en plus ?

Nous allons fonctionner sur un petit nombre de pièces, c'est-à-dire 3-4 pièces revisitées, donc ce n’est pas une collection de manière classique (dizaine de pièces). Le challenge pour nous c’est de trouver des marques qui produisent en petites séries. Et qui produisent si possible en France pour des contraintes de délais de production. Nous voulons que le processus dure entre 4 et 8 semaines. Le consommateur est impliqué, certes mais aujourd’hui il a quand même le choix d’acheter son vêtement en bas de la rue. Il ne faut pas que ça devienne trop long en termes de production. Donc pour se lancer on essaie de cibler des marques qui produisent soit partiellement ou totalement en France.

Ces marques reprennent des vêtements de base qu’elles ont dans leurs collections et qu’elles remodifient en fonction des avis des internautes ?

 Pour Mihacé, la marque avec laquelle nous avons faits notre première collaboration, il n'y a pas eu de patron, on essaie que vraiment que tout parte du consommateur pour ne pas biaiser le processus, maintenant on va forcément se heurter à des marques qui vont nous dire que c’est plus simple pour elles de repartir de patron existant, mais dans l’idéal on essaie que ça ne se passe pas comme ça. Mihacé la marque avec laquelle on a fait notre première collaboration ne l’a pas fait par exemple. 

Vous viser juste le made in France ou à long terme vous visez aussi le marché européen ?

En fait le made in France c’est uniquement pour se lancer, tester le concept, montrer que ça marche, qu’il y a de l’engouement, qu’on arrive à tenir les délais de 4-8 semaines et après collaborer avec des plus grosses marques qui elles ne produisent plus du tout ou partiellement en France et plutôt en Europe, Asie ou Maghreb, là dessus on est complètement ouvert. Par contre nous avons un positionnement plutôt moyen/haut de gamme.

Pensez-vous que le consommateur est sensible au made in France ?

C’est une bonne question : je pense que le consommateur y est sensible jusqu’au moment où il faut payer. Soit dit en passant c’est une idée préconçue aujourd’hui, et ça, je pense que les gens s’en rendent bien compte, que ce soit des vêtements produits en France, en Europe, en Asie ou autre, pour les marques qu’on vise (y compris celles qui produisent en France) on est sur une même base de prix. Il n’y a pas d’impact lié au made in France, made in China, tout le monde vend les vêtements au même prix aujourd’hui.

C’est en termes de méthode de fabrication qu’on aura des différences ?

Exactement. Mais pour les marques qu’on vise, c'est-à-dire moyen/haute gamme ; pour une marque qui produit en Europe voir en Asie on est sur les mêmes prix qu’une marque qui fait du made in France. Et c’est bien pour ça d’ailleurs qu’aujourd’hui c’est compliqué d’en vivre.

Est ce que vous pouvez m’expliquer la collaboration avec la marque Mihacé ?

Mihacé-Veste

Mihacé c’est une marque lyonnaise créée en 2013 qui a l’habitude de faire des collections éphémères. C’était déjà dans l’ADN de la marque, donc quand on lui a présenter l’outil elle a rapidement compris le fonctionnement, et a adhéré au concept.

Cette collaboration à démarrer le 27 février et on a livré les robes aux alentours du 10 avril aux clientes : ça aura donc pris 5-6 semaines de collaboration.

La marque a proposé de revisiter les robes, elles ne sont pas parties de patron existant mais elles ont quand même proposés de revisiter un type de vêtement, pour lui permettre de se cadrer.

Et ça tombait bien avec l’arrivée du printemps, des beaux jours. Donc les consommateurs ont pu exprimés leur goût en matière de style de robe (casual chic, rétro, glamour), en terme de couleurs c’était plutôt des tonalités (pastels, sombres), également ils ont exprimés leur goût en termes de motifs (voyants, discrets, uni) et enfin la possibilité de partager une photo d’un modèle qui leur plaisait bien. Tout ça a constitué le moodboard de la marque qui a fait des propositions de quatre croquis dont deux qui ont été les plus appréciés. La robe Adèle et la robe Ana.

Si les avis des internautes sont trop différents pour la marque ?

C’est plutôt au niveau des possibilités qu’ils ont qui va faire que ça va être très divergeant. Parce que comme on est dans un processus presque industriel, il faut cadrer un minimum les choses. Et si les personnes peuvent exprimer 10 ou 20 choix, oui tout sera hétérogènes, mais si elle a un choix de 4-5 propositions forcément on sera sur une concentration. C'est-à-dire qu’aujourd’hui on ne peut pas se laisser une liberté totale, ou du moins c’est pour une autre évolution de la plateforme. Parce que là on est sur un format influenceur, où les gens donnent leur avis, donc assez cadré. Mais on peut imaginer une version adaptée à des gens beaucoup plus créatifs.

Quelle est la vision stratégique des marques qui utiliseraient La Boutonnière ? Est-ce que c’est rentable pour elles ou est-ce que c’est un canal de communication ?

Pour la rentabilité, lors de la collaboration avec Mihacé on est rentré dans le minima de la marque. Pour cela, nous avons mis en commande que des prototypes, ça engage la marque à hauteur du prototype que nous pouvons prendre en charge. Cela lui permet d’avoir une prévision de ses ventes.

Maintenant pour les autres, on va tout simplement s’entendre sur un stock avec la marque ; qui sera son minimum de production que nous achèterons. Parce qu’en finalité nous sommes distributeur, nous allons passer commande pour garantir à la marque un minimum de vente.

Vous avez quelques marques à me donner pour votre prochaine collaboration ou c’est secret ?

Oui, elle a débuté le 4 mai et se termine le 31 avec la marque française Anna Studio. Nous en sommes à l’étape du vote des croquis :) !

Anna-studio-la-Boutonnière

Vous allez viser le marché de l’homme aussi ?

On aimerait ! Pour l’instant, on n’est pas du tout en démarchage de marques hommes, le marché de la mode reste quand même un milieu très féminin. Le problème c’est qu’on n’est pas dans de la personnalisation ou du sur-mesure, il y a beaucoup de contraintes liés aux tailles, l’ajustement.

Par la suite pourquoi pas des vêtements classiques pour hommes c’est vrai qu’on a pas mal de retours de personnes qui nous disent qu’ils n’ont pas non plus beaucoup d’outils pour s’impliquer et pour se retrouver autour de quelque chose.

Les marques streetwear se retrouveraient chez la Boutonnière car elles animent des communauté qui se réunissent autour d’évènements, ce qui permet de faire du buzz plus rapidement.

Et à long terme, comment voyez-vous l’avenir de la Boutonnière ? Comment va t-elle se développer ?

Déjà à l’international. D’ici un an ou deux on espère pouvoir se développer dans les pays limitrophes.

Dans un deuxième temps, proposer quelque chose pour des gens plus créatifs où ils auraient plus de liberté et donc on pourrait vraiment faire des trucs de fous en terme de collaboration entre ces artistes et les marques. Donc on veut proposer d’autres produits. Se développer en marque blanche, c'est-à-dire une marque qui ne veut pas forcément passer par la Boutonnière mais qui aime bien le processus, on peut très bien le plugger sur le site internet d’une marque. Donc il y a des tas de possibilité.

Et ce processus de collaboration en 3 étapes :

1. Expression, avant sous forme de questionnaire, désormais ce sera plus sous forme de moodboard
2. Vote des croquis
3. Commande

Pour finir est ce que vous avez quelques mots à dire sur le nouveau marché de la Fashion tech ?

Le marché de la Fashion tech pour moi ça évoque beaucoup de choses. Il y a aujourd’hui un vrai challenge au niveau textile, par exemple H&M a testé une nouvelle start-up qui propose un textile intachable. Donc aujourd’hui pas mal de choses se développe autour des matières très spécifiques, pourquoi pas connectées, mais aussi en terme d’outil, de service proposé...


Clothetome

Clothetome : l'application qui révolutionne votre dressing

 Valérie et Adeline sont amies depuis 4 ans. Leur idée est venue d’un problème qu’elles rencontraient tous les jours : "comment je m’habille aujourd’hui ?"

Valérie  « On était tout le temps en retard, et on passait des heures et des heures à ne pas savoir quoi mettre et c’était un réel problème ! »

Deux parcours atypiques :

Fondatrices

Nous nous sommes rendues compte que c’était un problème que tout le monde rencontrait et avons décidé de créer l’application en couplant nos deux parcours !

Les débuts de Clothetome :

Valérie : On a commencé à développer de notre côté l’application et c’est vrai qu’en parlant autour de nous : il y avait des idées et de la demande ! Donc nous avons publié Clothe to Me sur Kisskissbankbank ! Et on a vu qu’il y avait de l’engouement.

Adeline : On a sorti la première version de l’application en novembre 2014 et la version plus approfondie en février 2015 (avec l’intégration des réseaux sociaux et la synchronisation d’un même dressing avec tous les appareils).

Valérie​: Il y a un rapport avec la Fashiontech car outre le fait d’avoir développé une technologie de détourage que nous voulons encore perfectionner, notre objectif est d’utiliser des technologies existantes et d’en développer dans le but de faire gagner le plus de temps possible et d’optimiser le parcours de nos utilisateurs.

Nous souhaitons que la recommandation de looks soit en totale adéquation avec l’utilisateur.

Deux objectifs : gagner du temps et aider à l’inspiration stylistique

Clothetome

J’ai pu voir que si je suis en panne d’inspiration vous me concoctez une tenue ? Comment ça marche ?

Valérie​: Chaque vêtement est doté d’informations rapides à enregistrer : météo, couleur et occasion. L’option “vite une tenue” se charge de composer une silhouette en fonction des envies de l’utilisateur. Cette option va se perfectionner dans les versions à venir. Et nous vous concoctons encore bien d’autres surprises.

ClothetomeTuto#1 from clothe to me on Vimeo.

Donnez-vous des conseils stylistiques si nous sommes en panne d’inspiration ?

Valérie : C’est prévu, mais on garde quelques informations secrètes ;) ! Nous travaillons en ce moment avec des blogueuses et instagrameuses pour inspirer les utilisateurs. Ils peuvent déjà découvrir certains de nos coups de coeur et découvertes chaque semaine à l'intérieur de l'application.

Adeline​: A long terme, nous aimerions rendre l’intégration du vêtement encore plus rapide, nous travaillons encore sur ce chantier.

Vous souhaitez viser plutôt les créateurs ou les grandes enseignes ?

Tout !  Autant des petites boutiques de créateurs car nous voulons faire découvrir des nouvelles marques aux utilisateurs que des grandes enseignes.

Est-ce que vous pensez la développer sur androïd ? (pour mon plus grand bonheur !)

Hahaha (explosion de rire ) ! Évidemment !

Non mais honnêtement c’est par curiosité. Pourquoi avoir choisi de débuter sur IOS plutôt qu’android ?

Valérie​: Alors simplement parce que notre équipe excelle sur le développement iOS. En plus, il y a moins de format et moins d’appareils photo.  De notre point de vue, il était plus judicieux de créer sur iOS et ensuite de l’adapter sur Androïd. Ce n’est pas pour autant que nous oublions les utilisateurs Androïd mais nous ne pouvions pas financièrement faire les deux. Il fallait faire un choix.

C’est vrai ?! Parce qu’au final il y a plus d’appareil dans le monde Androïd que IOS ?

Adeline :  Bien sûr, c’est pour ça que nous voulons nous développer sur Androïd !

Pensez-vous vous développer à l’international ?

Valérie​: Bien évidemment, pour l’instant l’application est traduite en anglais et disponible dans les pays étrangers. Les personnes n’utilisent pas de la même manière leurs applications et n’ont pas le même rapport avec leur dressing donc c’est intéressant de comprendre ce qu’il se passe dans les autres pays. Il est aussi judicieux de profiter de la proximité de nos voisins européens.

Vous avez eu des téléchargements ?

Oui ! Aux Etats Unis, Philippines, Angleterre, Moscou et nous en sommes fières :D

Quel est votre modèle économique ?

Valérie​: Classé confidentiel ;) Mais nous nous concentrons sur la satisfaction de nos utilisateurs. De façon générale nous voulons rester proche d’eux et a​nimer une communauté​ en mettant en avant n​os partenaires.​

Vous récoltez une base de données intéressante. Vous ne pensez pas que vous pourriez vendre du conseil pour les marques ?

Valérie : Nous ne voulons pas vendre de la data. Mais utiliser intelligemment cette dernière pour proposer au mieux des bons plans en adéquation avec le dressing de l'utilisateur.

Aussi, nous ne récoltons pas les données personnelles , il n’y a pas de compte utilisateur. Nous ne voulons pas être intrusifs, nous n’aimons pas ça dans les applications nous mêmes.

 Printemps dans mon dressing

Quelques projets en cours ?

Adeline : Nous avons mis en place des vides dressings, des concours. Comme récemment : « le printemps dans mon dressing ». Nous allons chez l’utilisatrice et nous allons intégrer son dressing dans l’application. Car aujourd’hui c’est l’étape la plus difficile. Nous avons mis en place ce service uniquement sur Paris.

Il y a eu des vides dressing entre utilisatrices de l’application . Nous aimerions créer un partenariat avec une marque pour créer des événements.  D’ailleurs nous organisons le prochain le 31 Mai. Plus d’infos sur notre page Facebook :)

Valérie : On écoute beaucoup les utilisateurs de l’application et nous  essayons de mettre en place des événements en fonction de leurs désirs et leurs besoins.

Et pour l’avenir nous voulons encore développer notre application comme nous te l'avons décrite ! Notre objectif est : facilité l'utilisation. 

Pour qu’elle soit plus rapide, fonctionnelle etc..

Vous allez organiser une deuxième levée de fonds ?

Non, nous avons déjà fait une première levée de fonds sur kisskissbankbank en crowfunding grâce à nos kissbankeurs et la Banque Postale.

Cela nous a permis de faire connaître notre application et de nous faire publier par Glamour Paris.

Mais aujourd’hui c’est la grosse étape ! Nous avons besoin de d’avantage de ressource et nous recherchons activement des investisseurs.

Petit mot sur la Fashiontech ?

L’année dernière, quand nous avons commencé le mot « fashiontech » était presque inconnu ! Aujourd’hui, il est de plus en plus présent ! On sent vraiment qu’il y a​ un gros potentiel sur ce marché​ à tous les niveaux ! Et nous sommes très heureuses de faire partie son développement. Nous sommes d’ailleurs sur les Pépites tech cette semaine,

Venez soutenir le projet pour nous booster sur la French Tech !!!!


Upfit

Ne doutez plus de votre taille avec Upfit

 

Fondateurs UPFIT photo

Commençons par quelques mots sur vous ? Votre Parcours ?

Nous sommes deux a avoir cofondé UPFIT. Moi, je suis orienté business et mon associé plutôt informatique.

Nous avons voulu créer UPFIT car nous sommes grands et maigres (morphologie difficile à habiller), que faire les boutiques n’étaient pas notre kiff, donc on ne savait jamais où aller acheter nos vêtements.

On s'est dit que nous pouvons essayer par Internet, mais on a une grosse réticence à acheter car nous pouvions pas essayer le vêtement. On l'a quand même fait et on s’est complètement trompé de taille. Et là, on s’est dit « mince pourquoi il n'y a t-il pas un outil simple qui permet de trouver sa taille rapidement et sans se mesurer, ni prendre de photo ?».

À qui s’adresse UPFIT ?

Nous sommes en BtoBtoC. C’est à dire que nous vendons notre plug-in aux entreprises qui est directement installé sur leur site de e-commerce.

Pour le site marchand, nous voulions un outil simple, clé en main et centré utilisateur car nous voulions optimiser son temps d’utilisation.

 

Comment  marche votre plateforme ? 

Deux parcours pour les internautes : soit il connaît ses mensurations, soit il ne les connaît pas.

UPFIT TROUVER MA TAILLEUPFIT  JE NE CONNAIS PAS MES MENSURATIONS

Dans le deuxième cas, il passe sur le deuxième système qui est un algorithme statistique qui demande 4 à 5 informations. Et cela va nous permettre de calculer ses mensurations à partir de données de la population française.

Nous avons ajouté la taille de soutien gorge récemment car renseigner uniquement le tour de poitrine n’était pas suffisant et assez précis.

Tout simplement on a mesuré des personnes et on a créé des équations.

UPFIT JE RENTRE MES INFORMATIONS UPFIT  JE COMMANDE LA TAILLE CONSEILLEE

Nous sommes en train de lancer un nouveau système notamment pour la lingerie.  Nous demandons à l’internaute de rentrer les tailles d’un ou deux vêtements qu'il considère lui aller parfaitement. Nous aurons automatiquement ses données dans nos bases et nous pourrons lui conseiller sa bonne taille.

 

En quoi l’âge est un critère important ?

Ce n’est effectivement pas le plus important ! Mais cela joue sur des types de morphologies. Typiquement quelqu’un qui est grand et maigre aura un certain rapport taille/poids et s'il le dépasse, on sait qu’il va prendre du poids au niveau du ventre et en fonction de l’âge nous savons s'il en a pris plus ou moins. Sachant que ce critère est encore en cours de travail.

Vous avez des partenariats avec des marques ?

Oui beaucoup. Nous avons déjà des partenariats avec des marques tel que : Calipige ou Saint Bror.

Un partenariat avec un site de vente privée va bientôt arriver, nous avons un site de street wear. Et le nouveau partenaire : C-discount avec qui nous avons commencé  le 20 avril.

Calipige

Votre stratégie était d’abord de favorisez les créateurs puis les grands groupes ?

On n’a pas vraiment le choix. Les grosses enseignes mettent du temps avant de se lancer. Alors que les petites sont plus ouvertes et permettent de tester notre produit notamment sur l’ajustement et par exemple pour la lingerie. Sur un petit site de maillot de bain pour femme, nous avons pu faire nos modifications avant de nous lancer chez Etam cet été.

Donc avant d'attendre que les grosses enseignes signent, on en implante des petits et cela nous crée de la visibilité.

Les entreprises vous fournissent-elles leur grille de taille ?

Il y a plusieurs cas de figure, des entreprises nous donnent les données précises sur leurs produits, d'autres nous donnent des guides un peu standard car ils ne possèdent pas de données et d'autres n'ont pas du tout de données.

Si je décide d'acheter une chemise pour un homme, comment je connais la bonne coupe pour sa morphologie? Par exemple, chez Celio, il existe des coupes regular ou slim.

Sur l'application, nous prenons en compte les données précises du vêtement par rapport à la personne. Donc on te conseille une taille et on précise : cela va être ajusté à cet endroit-là, un petit peu serré à cet endroit-là, etc.

Que pensez-vous apporter comme solution aux entreprises de e-commerce ?

La première chose, c'est qu'on vient lever le premier gros doute chez l'internaute : « est-ce que ça va m'aller ? » Statistiquement, une partie de ces internautes ne va pas acheter à cause de ce doute.

C'est d'ailleurs pour cela que la mode en ligne, qui représente le plus gros volume de la vente en ligne, a un taux de vente qui est assez faible par rapport aux autres secteurs de e-commerce.

Ainsi UPFIT a un impact sur la marque car cela va favoriser la vente, augmenter le nombre de mise au panier, augmenter le chiffre d'affaire, réduire le taux de retours. L'idée c'est aussi d'obtenir une expérience d'achat améliorée pour le client, avec une meilleure satisfaction.

Ma crainte à moi, c'est la matière, ne pas pouvoir toucher la matière. Est-ce que vous avez une solution ?

La matière, on ne pourra la faire toucher à travers l'écran ! Mais c'est peut-être quelque chose qu'on pensera à l'avenir, mais qu'on ne fait pas l'instant pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce que les marques ne possèdent forcément pas ces données-là, ensuite, si un vêtement est un peu trop serré ou un peu trop large, on va pouvoir, statistiquement avec les retours clients, savoir comment le vêtement est taillé, autant la matière on ne pourra pas savoir.

On pourra peut-être créer une indication qui dira « attention, ce vêtement est en coton, au bout de trois lavages il sera trop petit, prenez une taille au-dessus ».

Comment comptez-vous exploiter votre base données ? 

On va proposer l'emailing ciblé. Par exemple, après les soldes, les e-commerçants se rendent compte qu'ils leur restent des tailles XL ou XXL, l'idée est donc de faire un email ciblé aux personnes à qui cela peut convenir.

Vous êtes sur un marché très concurrentiel, quelle est votre différentiation ?

Déjà, nous avons un module qui est implanté dans les sites et, contrairement à Fitizzy, il n'y a pas besoin de se mesurer.

Mais on propose aussi aux gens de se mesurer et on voit très bien que 85% des internautes n'utilise pas ce module et passent directement au second module qui ne nécessite pas de se mesurer. Donc c'est un apport assez important pour nous, on peut chiffrer et voir qu'il n'y a que 3% des internautes qui se mesurent.

Et il est assez difficile de se mesurer seul, quand on y connaît rien !

Exactement, si tu me demandes de me mesurer, je ne saurais pas faire avec un ruban.

Si on prévoit un système où il faut imprimer un ruban ou télécharger des photos ce sont des efforts en plus et on perd du monde.

Nous, on demande aux internautes des données qu'ils connaissent déjà et cela ne leur demande pas d'efforts supplémentaires. Il faut trouver un juste milieu entre précision et utilisation.

Maintenant, il y aussi WatSize à Grenoble, qui ressemblait un peu à Fitizzy, mais le fait de sortir d'un site sur lequel on est en train d'acheter pour venir sur un autre site qui va, en plus, conseiller la taille de manière très standard, cela me paraît difficile.

Après, il y a tous ceux qui font de la 3D. Fitle propose de reconstituer ton corps en 3D grâce à des photos. Pour moi, cela est voué à l'echec. Une start-up allemande, UpCload  a fait cela il y a 3 ans, mais c'était par webcam. Mais pour moi, le fond du problème c'est que cela demande un effort supplémentaire, que cela n'intervient pas au bon moment. Lorsque j'achète un vêtement et qu'on me demande de me mettre en sous-vêtement, me prendre en photo sur un fond blanc, cela demande un effort. Et une autre raison c'est : où vont les données ? Vous vous prenez en photo avec votre smartphone en sous-vêtement, c'est, pour moi, le premier gros frein. Vous demandez trop de chose à l'utilisateur.

Mais Fitle a une chance avec leur propre plateforme, car les gens seront dans une autre optique, ils viendront car ils savent que Fitle va mesurer mes mensurations en prenant en photo.

Vous comptez bifurquer vers le conseil à l'utilisateur en boutique ?

En fait l'idée, c'est de le conseiller n'importe où, sur le web, dans un magasin, chez lui...

On a vocation à être installé sur les tablettes des vendeurs ainsi, ils auront toutes les informations sur le client, (ce qu'il a acheté avant, etc), pour pouvoir lui conseiller automatiquement des produits qui pourraient lui aller dans la boutique.

Vous êtes premier lauréat du prix Numérique ?

Oui, on a gagné le prix l'année dernière ! On a eu le prix coup de coeur startup digital au salon e-marketing à Paris.

Bravo !


Salon e-marketing : les Vénus de l'innovation par digitalbusinessnews

 

Est-ce que tu peux nous parler de votre modèle économique ?

 Globalement, on propose trois mois de tests gratuits sans engagement, ce qui permet aux entreprises de voir comment cela se passe. Ensuite, ils paient un abonnement mensuel en fonction du nombre d'utilisation .

Peux-tu nous dire quelques mots sur le nouveau marché de la Fashiontech ?

Le marché de la FashionTech, nous on le voit sur le Big Data. Par exemple, avoir les données sur un vêtement : il a été acheté par ces personnes, qui sont taillés comme ci, il a été essayé par ces personnes qui sont taillés comme ça.

En analysant toutes ces données, on va être capable de redesigner des vêtements soit pour qu'ils conviennent à une plus grande majorité de personnes, soit pour qu'ils conviennent à un groupe précis de personnes.

On pourra savoir automatiquement que, cette marque là est plus achetée par des gens qui sont taillés comme ci ou comme ça.

Et puis, il y a les magasins connectés, on a vocation à faire le lien entre l'internaute et les magasins connectés, qu'ils achètent sur le web ou dans le magasin, UpFit les conseille. Mais pour le moment, on y met pas une grande énergie car on sait qu'on en vendra pas pour l'instant.

Un dernier mot ?

Oui, j'aime bien votre webzine Modelab, il n'y en a pas beaucoup !

On a également un blog professionnel qui traite de la mode connectée au sens large. C'est là qu'on se rend compte que c'est vraiment quelque chose d'émergent, et qu'il existe peu de communication sur le sujet. C'est ce que tente de faire Numa lors de la deuxième édition de la FashionTechWeek, l'idée est de commencer à structurer la FashionTech car elle va se développer, au niveau de la donnée, des objets connectés, des magasins connectés, les textiles intelligents, etc.

On aimerait bien créer une journée de rencontre, pour réunir tous ces acteurs avec des start-ups, des grands groupes. Par curiosité, ils viendraient pour discuter et il y aura possibilité de créer des choses.


Biennale Saint-Etienne

Retour sur : La Biennale internationale du Design 2015

Le 3 avril dernier, toute l’équipe de Modelab était présente à la Biennale internationale du Design à St Etienne qui se déroulait du 12 mars au 12 avril 2015. Cette année, pour la 9e édition, le thème était « le sens du beau ».

Modelab-presse

Quel message la Biennale du Design souhaitait transmettre ?

Plusieurs questions étaient au rendez-vous, comme « Quelles valeurs sont véhiculées par l’esthétique ?  Que disent les formes produites sur les modes de vie, les usages et les pratiques d’une société ? Que murmurent-elles sur l’état du monde ? »

Nous avons commencé la visite par l’exposition 2051, qui représentait le futur de notre monde vu par des designers maison EDF R&D .

Exposition inquiétante et qui nous laisse à réfléchir de l'impact qu'ont nos actions sur le monde. Les concepteurs et leurs partenaires ont créé une histoire imaginaire pour montrer les différentes possibilités du futur si notre relation avec l’énergie n’évolue pas.

Contrôle du temps, dépendances aux technologies, nature invisible, auto destruction de notre civilisation mais cela n’est que mon point de vue et ces œuvres permettent de se placer sous un autre angle.

Personnellement, je ne souhaiterais pas que l’évolution de notre société passe par un avenir futuriste représenté dans la plupart des films de sciences-fictions. J’avais l’espoir de trouver des objets avec du sens et qui pourraient apporter une évolution bénéfique en l’occurrence pour le marché de la mode.

Je n’ai pas été déçue ! En effet la suite de cette exposition montrait comment utiliser le design pour améliorer notre mode de vie et de contrer les prédictions de 2051.

 

La Fashiontech au rendez-vous !

Nous avons pu découvrir la chaussure « design to win » de sprint qui a été conçue uniquement pour les athlètes avec des matériaux innovants et des procédés d’impressions 3D. Le but était de réfléchir à comment améliorer les performances de sprint car les chances pour qu’un athlète gagne une course sont nettement augmentées si on améliore les performances de la chaussure de seulement 0,7%.

On se rend compte de l’importance du vêtement dans notre mode de vie. Qu’au-delà du « porter et de l’apparence », il existe une utilité pour faire progresser les capacités de l’être humain : que ce soit à travers le sport, l’éthique, ou la science…

Chaussure-Modelab

 

Florie Salnot - Plastic gold

C’est avec des réfugiés Sahraouis que le projet « Plastic Gold » est né. La designeuse Florie Salnot a voulu prouver qu’avec de simples bouteilles en plastique, il était possible de créer les plus beaux bijoux. La technique est simple, il suffit d'appliquer de la peinture dorée et du sable chaud sur la bouteille en plastique pour ensuite la découper et obtenir un fil doré qui sera tissé pour créer de somptueux bijoux.

Après avoir maîtrisé cette méthode, Florie Salnot a appris aux femmes réfugiées à créer leurs propres bijoux. Une démarche complètement Fashiontech que j’adore et admire. Car grâce à de simples bouteilles ; cette designeuse a permis de relancer une économie locale, de transmettre un nouveau savoir-faire qui passe par le recyclage de nos déchets, une œuvre qui mélange l’éthique, l’écologie et mode.

 

Christophe MACHET, Emilie DE VISSCHER, Audrey GAULARD, Nick PAGET - The Polyfloss Factory

Le plastique est l’une des sources de déchets les plus importantes. Pourquoi ne pas le recycler ? Sans doute que la transformation et la re-création nécessite un coût et des ressources importantes !

The Polyfloss Factory permet de recycler du plastique à l’échelle humaine. Comment ? Me diriez-vous.

Ce procédé permet de créer une grosse barbe à papa de plastique recyclé qui peut être tricotée, emballée, fondue, ou pressée infiniment.

Ces fibres non tissées sont aussi un outil pour l’isolation et utilisées depuis peu par les architectes.

Notre société doit prendre un tournant responsable car même si je suis consciente que tout à un coût, ne pensez-vous pas qu’il est important de prendre soin de notre environnement ? Car finalement c’est grâce lui que l’on tire tous ses bénéfices.

Changement de bâtiment !

Nous avons pu visiter une autre exposition qui était plus axée sur l’impact du digital sur notre mode de vie.

Cityzen Sciences  - D-Shirt

D-shirt-mode-lab

D-shirt est en cours de développement par la société Cityzen Sciences. Ce tee-shirt intelligent récupère de multiples données durant la performance sportive de l’individu. Le vêtement est composé de capteurs intégrés dans les fibres du tissu qui permettent d’analyser ces performances et de les améliorer en gérant mieux sa charge de travail. Je vous laisse découvrir ce produit à travers la vidéo ci-dessous.

Vincent DUCHE - Olivia BUDNY - Projet Dnsep

Saviez-vous que le visage fait l’objet de divers calculs, mesures et procédés biométriques sur les réseaux sociaux ?

Hier, l’identification était réservée à la justice. Demain, nous pourrons l’utiliser comme outil social et de recherche pour vérifier l’identité numérique de chacun. Le projet d’Olivia Budny et de Vincent DUCHE propose de réfléchir à ce sujet à travers le portrait et les données récoltées d’une jeune américaine présente sur les réseaux sociaux.

Simone C. NIQUILLE - Realface Glamouflage

Heureusement, à chaque problème, Modelab vous trouve une solution :)

Ce projet permet de vous camoufler du détecteur facial ! La technique s’appelle « le camouflage dazzle » et a été inventé pendant la Seconde guerre Mondiale.

Concrètement, il suffit de créer des vêtements avec différentes formes géométriques et visages imprimés. Le détecteur est incapable de faire la différence entre le visage de la personne et celui du tee-shirt porté.

 « Une manière très glam de passer inaperçu auprès des caméras sans être invisible de votre entourage » - Simone C. Niquille

Isao ECHIZEN ET Tsuyoshi ANDO - Privacy Visor

Un peu moins Glam mais toujours aussi utile si on veut trouver une part d’anonymat à l’heure où la société veut tout savoir sur les consommateurs.

Le projet Privacy Visor de Isao Echizen et Tsuyoshi Ando tente de répondre à cette problématique en créant une paire de lunettes qui éblouit les caméras et donc rend inefficace le détecteur facial.

La première paire est composée de LED infrarouges mais elle consomme beaucoup trop d’énergie. C’est pour cela qu’un prototype plus récent permet d’économiser de l’énergie tout en ayant le même résultat.

Laura-Modelab

Ou sinon vous pouvez faire comme moi ! Une technique radicale mais je suis indétectable ! ;)

 

Pour votre plaisir :

Ça aurait pu! Cette exposition a été encadrée par deux enseignants : Denis Coueignoux et Miche Lepetitdidier et une trentaine d'étudiants de l'école supérieure d'art et design de Saint Etienne. Elle représente l'identité visuelle de la 9e Biennale du Design.

Design-Modelab

 

Et pour clôturer cet article je vous parlerais de ma dernière expérience... Juste avant de sortir de l'exposition, mon oreille fut intriguée par un bruit féerique.
J'ai pu voir au loin une pièce fermée de grands rideaux. De nature curieuse, je me suis précipitée à l'intérieur .. Je vous laisse découvrir cette exposition  en vidéo . ;)

 

 


Barlenn, la nouvelle expérience d'achat

Comment Barlenn va modifier notre façon d'acheter ?

Barlenn est une plateforme innovante qui permet de créer des pop-ups store directement chez le consommateur. Une pop-up store chez le consommateur est simplement une nouvelle sorte de réunion tupperware mais pour la mode :) . La marque est basée sur la valeur du relationnel et veut donner une nouvelle expérience aux marques partenaires et aux consommateurs. Pour en savoir plus, je suis allée à la rencontre de Justin Brisset, fondateur de Barlenn.com  pour comprendre comment cela va modifier notre façon d'acheter. 

Justin, avant de nous expliquer le fonctionnement de Barlenn.com, pouvez-vous nous raconter votre histoire ?

Je m’appelle Justin BRISSET. J’ai toujours été passionné par la mode et l’événementiel.

À 15 ans, j’ai commencé à organiser des soirées. C’était mon astuce pour pouvoir rentrer en boîte sans avoir à montrer ma carte d’identité aux physios. C’était les soirées Supermercado, ça marchait pas mal.

Pendant mes études, j’ai fait tous mes stages dans la mode à Paris. Ils m’ont permis de découvrir des marques et de rencontrer des créateurs vraiment talentueux.

Je suis diplômé du programme IDEA de l’EM Lyon et l’École Centrale de Lyon. C’est une formation en entrepreneuriat et innovation.

Pouvez-vous nous présenter Barlenn.com

Barlenn c’est un réseau de vente à domicile qui met en scène les marques pour créer une expérience client ciblée et originale.

Nos vendeurs à domicile créent des pop-up stores de quelques heures chez nos consommateurs. Chaque évènement est l’occasion de passer un bon moment entre amis et de découvrir une sélection exclusive de vêtements. Barlenn utilise la vente à domicile pour recréer un lien direct avec les consommateurs et fédérer une communauté grâce à des concepts originaux.

Comment vous avez eu l’idée de créer Barlenn?

Barlenn est né du constat que la relation entre les marques et les consommateurs se digitalise de plus en plus. Avec Barlenn, on a voulu redonner de la valeur à l’expérience d’achat en apportant convivialité, conseil et proximité.  La vente à domicile est également un canal de vente très flexible qui nous permet de déployer des ventes rapidement.

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Comment fonctionne la plateforme  ? 

La plateforme est un outil qui nous permet de faciliter l’organisation des ventes et la communication avec nos conseillers.

Les consommateurs peuvent directement s’inscrire sur la plateforme. Nous leur proposons nos concepts d’évènements puis un conseiller prend contact avec eux.

La plateforme est en train de s’enrichir mais c’est encore en cours.

Comment sélectionnez-vous vos créateurs  ?

Barlenn est un mot breton qui signifie « le vêtement du travailleur ». Pour nous c’est un vêtement de qualité qui est lié à un savoir-faire. Nous sélectionnons les marques que nous aimons et que nous pourrions acheter. Parmi elles, il y a des créateurs en devenir, des fabricants plein de talents et des marques oubliées.

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Quelques noms ?

Cae qui est une marque de prêt à porter.

Nous organisons un gros évènement avec des marques d’ici un mois. Pour en savoir plus je vous invite à vous inscrire sur : Barlenn.com

Favorisez-vous le made in France ? 

Non. On favorise la qualité et le talent. En France, il y a beaucoup de savoir-faire et de très beaux produits qu’on a plaisir à distribuer. Mais il y a aussi d’autres pays qui font de très belles choses et qui les font différemment. Ça fait partie de notre richesse de les partager avec notre audience.

Comment recrutez-vous vos conseillers ? Quels avantages pour eux ?

Les conseillers que nous recrutons ont la mission de transmettre nos valeurs. Nous recherchons des personnes qui aiment le contact social et qui ont la passion des beaux produits. Ils bénéficient d’une rémunération liée au chiffre d'affaire qu'ils réalisent et des avantages exclusifs que nous avons avec nos marques partenaires.

popup-store-barlenn

Je fais un événement chez moi, comment allez-vous procéder pour sélectionner des vêtements qui me ressemblent et qui conviennent à mes amis ?

Nos conseillers connaissent nos produits mieux que personne. C’est eux qui vous accompagneront pour sélectionner les produits et les marques qui vous conviendront le plus.

Barlenn c’est avant tout une question de conseil et de relationnel.

 

Qu’apportez-vous aux marques partenaires de Barlenn ?

Nous permettons à nos marques partenaires de recréer du contact avec leurs consommateurs. Elles se positionnent au plus près des consommateurs pour valoriser leurs produits et leur savoir-faire. Les marques développent leur notoriété et positionnent leur image. La richesse et l’originalité de nos concepts de ventes permettent de recréer de la fidélité entre les marques et les consommateurs.

Quel est votre modèle économique ?

On réalise une marge sur nos ventes.

L’avenir de Barlenn ?

 On souhaite développer notre réseau sur tout le territoire français et faciliter l’accès de nos clients à des espaces d’achat privilégiés. Barlenn veut faire de chaque expérience d’achat un moment exceptionnel. Les outils numériques que nous développons nous aideront à atteindre ce but.