Pyrates

Pyrates : la technologie au service de l'athléisure

Dans l'écosystème Fashiontech, je demande Pyrates ou comment une jeune marque mélange le sport, la mode et l'innovation.

Ainsi, ma première rencontre remonte à l'évènement de Lookforward (voir notre article sur cette exposition) en juin dernier où Marie, la responsable marketing de Pyrates, m'aborde afin de me présenter leur concept. Et là, je découvre que l'athléisure (contraction du mot loisir et athlète) n'est pas que l'apanage des new-yorkais. Bien au contraire, cette marque suisse basée entre Madrid et Paris tente également de relever le challenge ambitieux de combiner l'élégance d'une tenue de ville et le confort d'un produit sportif.

Mais au fait, c'est quoi exactement Pyrates ?

Poster COSMETIC

Pyrates : une ambition générationnelle

Au commencement était une jeune femme Regina Polanco qui avait une ambition simple ; celle d'allier la technologie, la nature et le style. En effet, les millennials aspirent dorénavant à un monde dans lequel leur acte d'achat correspond enfin avec leurs valeurs tels que l'écologie et le bien-être.

En outre, nos activités quotidiennes sont rythmées par des moments très variés ; ainsi, la tenue idéale devient celle avec laquelle nous enfourchons notre vélo pour aller à notre espace de coworking et avec laquelle nous pouvons assister à une réunion avec un client.

En terme de philosophie de marque, leur collection intemporelle ne se soumet pas au diktat de la mode. Être un garçon ou une fille Pyrates signifie une manière de consommer la mode comme une mise en acte de leur conscience sur le développement durable.

Et, pour arriver à un tel résultat, Pyrates a dû faire preuve plus que de créativité en développant des fibres innovantes.

Pyrates

Pyrates : une technologie naturelle invisible

En plus de sa marque grand public, la jeune marque a créé une offre BtB : Pyratex.

Avec la création de composants actifs développés qui se trouvent intégrés directement dans la fibre lors de la fabrication, Pyratex tente de répondre aux besoins de plus en plus exigeant d'un conso-acteur.

Au niveau pragmatique, cela signifie que les propriétés des fibres restent les mêmes après lavage ou au cours du temps.

Pour rentrer dans le détail, Pyratex a créé quatre type de tissus intelligents :

    • Health aide à la relaxation,
    • Power limite les irritations dues au tissu et favorise la restauration des cellules,
    • Freshness régule la température du corps,
    • Cosmectic contient des antioxydants.

Pyratex x YCJ : un Kickstarter plein de promesses

Toujours à la recherche de nouveauté et d'énergie nouvelle ;  aujourd'hui, Pyrates collabore avec d'autres marques afin de styliser les jeunes générations.

En conséquence, elle vient de lancer avec Zofia Zin, la créatrice de la marque Yellow Collar Jersey un partenariat afin de créer des vêtements innovants et design qui prennent également soin de la peau.

Pyrates

Zofia a su designer un vêtement urbain minimaliste avec des velcros détachable augmentant la visibilité lors des sorties nocturnes. Cette tenue aussi bien pour Hommes que pour Femme permet de mettre en valeur les trois S de ce partenariat :

  • Sécurité,
  • Style,
  • Soin de la peau,

Pyratex

Chez Modelab, nous sommes plutôt fan de leur projet.

C'est pourquoi, si comme nous vous souhaitez financer ce projet via Kickstarter c'est par ICI.


Morph : le tee-shirt du futur

Morph : le tee-shirt du futur

Depuis des années les marques de mode se bâtent afin de faire baisser le taux de retour de leur site e-commerce. En effet, comme vous et moi, nous ne pouvons pas ne pas encore essayer le vêtement de nos rêve de manière virtuelle, de manière satisfaisante et cela tourne souvent à la cata. Et, on se retrouve à la poste du coin pour renvoyer notre jolie commande.

Et, là Niels Thoné a eu une idée plutôt simple et ingénieuse. Au lieu de vouloir optimiser ce fameux taux de retour, il convient plutôt modifier le patronnage des vêtements afin que celui-ci s'adapte mieux à chaque personne, notamment pour les hommes.

D'ailleurs, chez ModeLab, nous avions déjà abordé la mode 2.0 dans un article précédent.

Pour mettre en oeuvre son concept, il a décidé de lancer un Kickstarter, en plein mois d'août. Et, en à peine 8 jours, il a déjà atteint son objectif de 12 000€.

 

Rencontre, avec un entrepreneur pas comme les autres.

Fabrice Jonas (FJ) : Salut Niels, pourrais-tu nous parler de ton parcours qui t'a permis de te lancer dans cette aventure pour Morph ?

 

Niels Thoné  (NT) : Salut Fabrice, je suis d'origine belge et notamment de Bruxelles (d'ailleurs pour la petite histoire nous effectuons l'interview en anglais). J'ai effectué des études en psychologie du travail, puis j'ai réalisé un diplôme en  Luxury Fashion à l'école de commerce de Belgique.

Ensuite, je me suis lancé activement dans le monde de la mode en étant manager trainer pour Suit Supply. Malheureusement, ce job ne m'a pas vraiment plu et j'ai décidé de me lancer comme Consultant à l'âge de 23 ans. Imagine qu'à cet âge tu n'as pas de réseau. J'étais un peu fou et je crois que je le suis encore (rires)...

Très rapidement, j'ai remarqué qu'il y avait un manque entre le monde de la technologie et celui de la mode. Grâce à cela, j'ai pu développer un réseau en un temps record. En effet, il n'y avait personne qui assurait le lien entre ces deux écosystèmes.

Morph : le tee-shirt du futur

Ainsi, j'ai pu voyager entre Paris, Milan, Londres...

FB : Justement, Niels pourquoi as-tu quitté si rapidement ton poste chez Suit Supply ?

NT : ils avaient une culture d'entreprise plutôt négative et qu'ils ne tenaient pas leurs promesses.

De mon côté, j'ai toujours été attiré par l'innovation et principalement par la data. Ainsi, les tailles de vêtements sont différents par pays. Et, cela devient un vrai casse-tête pour le client, notamment quand vous voyagez. Par exemple, Fabrice toi qui fait 1m80 pour 65kg si t'achètes un tee-shirt aux USA, normalement du dois faire un Médium, Et, bien à NY, il va t'arriver au niveau des genoux.

Bref, je me suis demandé comment les marques pouvaient résoudre cette problématique. Je me suis donc rapproché de l'Imperial College avec qui j'ai tenté de catégoriser les tailles de vêtements pour chaque pays : un travail colossale.

Dans nos conclusions, nous nous sommes rendus compte que pour 80% des vêtements pour homme ne "fittaient" pas. C'est complétement fou !!!!

FJ : pourquoi un tel problème ?

NL : Tout simplement à cause du patronage qui est standardisé. C'est pour cela que j'ai décidé de créer Morph, un tee-shirt qui irait à l'ensemble des garçons. Pour cela, j'ai créé 3 typologies :

  • Mince,
  • Athlétique,
  • Costaud.

Qui se déclinent, en 9 catégories.

Je précise que je ne veux pas créer un marque.

Morph : le tee-shirt du futur

FJ : mais tu veux en faire quoi de tes tee-shirts ?

NT : je suis allé voir quasiment toutes les marques pour parler de ma démarche et afin qu'elle change le patronage. Par exemple  H&M m'a répondu que si Inditex le fait nous on le fait. Bref, ce n'était pas gagné.

Pour eux s'il n'y avait pas immédiatement de cash cela ne valait pas la peine d'essayer quelque chose de nouveau.

Donc, si les mecs se sentent mal dans leurs fringues ce n'est pas à cause d'eux mais à cause des marques qui imposent des standards.

FJ : ta campagne Kickstarter marche super bien, vous avez déjà dépassé le 12 000€ de prévu. Comment vous l'avez organisé ?

NT : En fait, nous avons eu beaucoup de chance. Valery, du blog Jamais Vulgaire me donne un coup de main sur le projet.

Et, j'ai pu rencontrer le CEO de Merci Alfred et il a adoré le produit.

Bref, le jour du lancement de la campagne, il a envoyé sa fameuse newsletter et nous avons démarré en flèche.

FJ : Niels merci pour tout et très belle continuation  pour la suite.

 


Ulule présente « Les clés pour réussir votre campagne de financement participatif dans la mode et la création ».

La plateforme européenne de crowdfunding Ulule organise des rencontres spéciales : « Les clés pour réussir votre campagne de financement participatif dans la mode et la création ». La prochaine aura lieu ce Mercredi 25 Novembre !
A cette occasion, nous avons rencontré Annika Schlüter, Good Idea Manager chez Ulule, porteuse du projet. Elle nous en dit plus sur les enjeux du crowdfunding, sur son expérience et les ambitions du projet.

- Bonjour Annika, tu es « Good Idea Manager » chez Ulule, concrètement, ça veux dire quoi ?

Les Good Idea Manager chez Ulule sont ceux qui sont en contact direct avec les porteurs de projets qui veulent se lancer dans le financement participatif. Chez Ulule, chaque porteur de projet est accompagné avant, pendant et après la collecte de fonds, afin qu'ils aient en main toutes les clés de succès pour réussir leur collecte et aller au-delà de leur premier objectif. Dans leur processus de créativité ou d'innovation, nous sommes là pour leur rappeler l'importance de la communication, de l'approche personnelle et de la transparence vis à vis de leur communauté et leurs futurs adeptes. Nous pourrions dire coach, accompagnateur projet, ou encore project specialist mais nous aimons bien ce terme "Good Idea Manager" car il représente notre devise "Make good things happen". Concrètement à quoi ressemble une journée de travail ? Beaucoup d'aller-retours par mail et téléphone avec les (futurs) porteurs de projets, du suivi des projets en cours, l'animation des formations et tables rondes...

Make good things happen

- Et comment en es-tu arrivée là ? 

Je suis allemande, arrivée à Paris après mon bac pour faire des études d'économie international, parcours gestion marketing franco-allemand. Mon stage de fin d'études s'est passé chez Ulule et j'ai eu la chance de pouvoir rester pour accompagner les porteurs de projet dans leur collecte. Cela fait 3 ans déjà. Avec une passion particulière pour la mode et grâce au lancement de la marque Rehwind que j'ai crée il y a deux ans en parallèle avec mon amie de l'université Saskia Grebenstein, j'ai découvert le secteur des petits créateurs ainsi que les difficultés d'avancer rapidement dans son projet souvent à cause du manque d'argent. Voilà le déclic et un nouveau défi, me mettre plus particulièrement au service des jeunes créateurs de mode, comprendre leurs difficultés et leur permettre de recevoir un premier coup de boost au niveau du financement et de la communication grâce au financement participatif. Il y a ceux comme moi qui ne s'étaient jamais lancés sans le crowdfunding, et ceux pour lesquels c'est devenu une démarche indispensable pour tester et pré-vendre leurs collections. C'est marrant de se dire maintenant que tôt où tard j'aurais toqué à la porte d'Ulule.

- Depuis ton arrivée chez Ulule, quelle est la campagne qui t'as le plus marquée ?

Après trois ans d'accompagnement de projets, c'est difficile de ne choisir qu'une seule collecte, il a beaucoup de moments, d'actions menés, d'échanges et de mobilisations qui m'ont marqué, les moments les plus forts ont sûrement été durant mes propres collectes et cela m'aide énormément dans l'accompagnement de celles des autres depuis.
Annika & Saskia
Annika & Saskia

- Peux-tu nous en dire un peu plus sur cette marque Rehwind que tu as co-créée ?

En travaillant avec des dizaines de porteurs de projets par jour, on se pose vite la question "pourquoi pas moi ?". Avec Saskia, nous sommes toutes les deux passionnées par la création et la mode, toutes les deux allemandes et attachées à nos origines, nous avons souhaité créer une marque qui nous ressemble, qui rassemble la nature, la nostalgie de la Heimat (du pays natal) et du voyage et notre animal fétiche, le chevreuil... Rehwind est un jeu de mot, provenant du terme anglais "rewind" (rembobiner) et du néologisme des mots composés Reh (chevreuil) et Wind (vent) en allemand. En Allemagne le chevreuil est synonyme de confiance, de douceur et de gentillesse. Nos vêtements sont influencés par la nature et le bien-être tant dans les motifs que dans les tissus utilisés (coton bio et tissus récupérés). Nous avons financé deux projets sur Ulule et venons tout juste de créer l'entreprise.

- Actuellement tu portes le projet d'une présentation spéciale « Mode x Crowdfunding », qui se déroulera le 25 Novembre à Paris. Le sujet est : « Les clés pour réussir votre campagne de financement participatif dans la mode et la création ».
Comment est venue l'idée d'organiser un tel évènement ?

Nous sommes une plateforme multi-catégorie, cela fait plus de deux ans que nous organisons des formations gratuites à Paris et à travers toute la France : et nous voyons les bénéfices dans notre taux de succès de 66%. Mais pour répondre au mieux aux besoins de nos porteurs de projets il faut suivre le rythme de l'évolution de la plateforme et des différentes catégories et c'est pour cela que je souhaite tester cette nouvelle offre dédiée aux créateurs et passionnés de la mode. Les problématiques d'un projet solidaire ou d'un projet de websérie, ne sont pas du tout les mêmes que celles d'un projet "mode" au sens large du terme.
De plus, ayant fait beaucoup de salons et de marchés de créateurs et ayant assisté à des conférences même tournées très web et réseaux sociaux je me suis rendu compte que le crowdfunding ne s'est pas encore ancré dans l'esprit des personnes du secteur de la mode contrairement à d'autres domaines (l'édition, l'audiovisuel..). Puisque cela ne s'explique pas par un manque d'idées/de créativité ou des subventions importantes, j'ai voulu creuser un peu plus la question.
Passionnée du sujet (et des projets) je pense que c'est un grand plus de donner la possibilité aux futurs porteurs de projets de se rassembler pendant une matinée afin de découvrir le crowdfunding avec des exemples pertinents dans leur domaine d'activité et de pouvoir échanger avec d'autres professionnels ou passionnés du secteur. Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. Cela rejoint aussi notre concept des Officials Users qui donne une chance aux marques d'être diffusées plus largement, du programme connecteur pour créer de l'échange et d'utiliser Ulule pour lever des fonds mais aussi comme réseau social...
Formation Ulule crowdfounding
Ulule organise régulièrement des formations.

A qui s'adresse cet événement ?

La formation est ouverte à toute personne qui s'intéresse au crowdfunding mais aussi et surtout au crowdfunding d'un projet lié à la mode. Une plateforme de financement participatif est une source de projets incomparable. Pour faire un article de presse sur une collecte en cours il faut bien comprendre le fonctionnement pour ne pas juste informer mais aussi transformer ses lecteurs en souscripteurs. La formation ne s'adresse donc pas uniquement aux porteurs de projets et créateurs mais aussi aux réseaux d'accompagnement, aux journalistes, blogueurs ...

Comment se déroule t'il ?

La formation est complètement gratuite, elle a lieu dans nos locaux et dure environ 1h30 + 30 minutes de questions/réponses suivi d'un échange entre les différentes personnes qui assistent. Les inscriptions se font tout simplement par Eventbrite : ici pour la 1ère édition le Mercredi 25 Novembre 2015, et ici pour la 2nd, le 13 Janvier 2016.

Quelles sont les spécificités du crowdfunding dans la mode ?

La spécificité de ce secteur est l'occasion de pouvoir permettre un test du produit en grandeur nature. Les créateurs peuvent tester leur nouvelle collection sans prendre le risque d'investir leur argent et d'avoir des produits qui ne se vendent pas. Le financement participatif est donc beaucoup plus que du financement, c'est aussi et surtout de la communication et du marketing. J'ai un panel de personnes qui font des commandes au niveau du coloris et des tailles que je peux multiplier très facilement. J'ai un feedback. La seule problématique sur les plateformes de financement participatif c'est que le pré-acheteur ne peut ni essayer, ni toucher les tissus et ne peut généralement pas demander de se faire rembourser une fois la collecte terminée et la contrepartie reçue car le porteur de projet a déjà utilisé cet argent pour la réalisation du projet. Il est donc important de s'ouvrir à sa communauté, d'aller à la rencontre de celle-ci, de bien s'organiser pour avoir un endroit pour faire des séances d'essayage et pour faire venir les influenceurs ...
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C'est un test, le 1er petit déjeuner, quelles sont tes attentes pour cette 1ère édition ?

J'espère que cette formation va attirer des professionnels ou futur professionnels de différents univers que ce soit le lancement d'une marque, d'une nouvelle collection, l'ouverture d'une boutique en ligne ou physique, la création d'un market place... C'est toujours intéressant d'avoir des porteurs de projets avec des projets différents car cela ne peut que créer des situations gagnant-gagnant même pendant une collecte de fonds.

Comment souhaites-tu voir évoluer le projet ?

Si cette première formation rencontre du succès je vais les appliquer en ligne (webinaires) pour permettre à chaque créateur d'y assister depuis n'importe quel lieu. L'idéal serait de faire ces formations directement là où les créateurs de demain se trouvent, dans les incubateurs, les écoles...  et tous les organismes qui rassemblent des créateurs et passionnés par la mode et qui s'intéressent au sujet.

Des éditions dans d'autres villes sont elles prévues ?

J'ai déjà identifié certains lieux. Histoire à suivre...

Pour vous inscrire à l'événement du 25 Novembre à Paris, c'est par ici!
Et pour le 13 Janvier cliquez ici !

Et vous pouvez retrouver Annika sur Twitter, Linkedin et sur Ulule (et oui, c'est bien aussi un réseau social ;) ) !


La protection pensée par la FashionTech

Imprégnés de technologies, nos environnements sont constamment modifiés. Le développement technique comporte de nombreux bienfaits (on ne vous dira pas le contraire chez Modelab), mais évidemment leurs effets ne sont pas tout roses. Certains entrepreneurs en FashionTech se positionnent sur de nouveaux marchés, pour permettre à leurs contemporains (c'est-à-dire nous) de profiter des avancées actuelles, et de réduire leurs aspects négatifs.

Nous vous en présentons 3 français qui travaillent sur la protection aujourd'hui : les foulards de la marque Wair qui ont pour projet de protéger de la pollution de l'air, les costumes Dupuy de Lôme qui évitent le piratage de données, et les boxers Spartan, écrin de protection pour les "bijoux de familles".

Wair, foulard anti-pollution connecté

On a peut-être inventé Internet et toute une flopée de mondes virtuels merveilleux, mais on a pas encore trouvé le moyen de sauver notre bonne vieille terre.
En attendant, Caroline Van Renterghem (ambassadrice et membre active de la fédération FashionTech évoquée aussi ici) se lance dans entrepreneuriat avec comme projet Wair, un foulard équipé d'un petit boitier qui filtre l'air pollué et diffuse un air sain au besoin. Équipé de capteurs, il envoie également des informations à l'application "be awair" qui recoupe celles de tous les foulards en circulation et les informations publiques de la qualité de l'air. Celles-ci sont retranscrites sur une carte collaborative accessible à tous les utilisateurs de l'application, qui sera gratuite.
Un crowdfunding est prévu en Septembre 2016. En attendant retrouver le projet sur Facebook.

Dupuy de Lôme

Dupuy de Lôme, costume de l'homme 3.0

Qui dit danger lié aux nouvelles technologies dit rapidement espionnage ! Piratage ! Violation de la vie privée !
Bon, ces histoires de cookies donnent faim mais aussi la drôle d'impression  d'être constamment sous surveillance. Pour se débarrasser de ce sentiment désagréable,  on vous a déjà parlé par exemple de veste anti-papazzi...
Aujourd'hui c'est une autre innovation qui nous intéresse, le costume Ecran Total de la nouvelle marque pour homme Dupuy de Lôme. Celui-ci permet de protéger ses smartphones et ses cartes de crédits des vols de données réalisés par exemple avec la Near Field Communication. En effet, sans contact des informations comme le numéro de CB et sa date d'expiration sont récupérables. Chez Dupuy de Lôme, " les poches du costume sont conçues pour opérer telle une cage de Faraday et générer une protection bloquant les ondes".

Spartan

Spartan, boxer qui protège des ondes

Pour Spartan il est important de pouvoir continuer à utiliser les technologies actuelles, sans que cela ait un impact négatif sur la santé.  Spartan propose des boxers au design étudié, protégeant des ondes (wifi et celles des téléphones portables). Ils sont fabriqués avec des fibres d'argent pur intégrées dans le tissage de coton, afin de créer une protection électromagnétique. Les fibres d'argents ont aussi un effet anti-bactérien. La marque a lancé sa campagne de crowdfunding le Lundi 9 Novembre !


Jonathan Collin - illustration

Le crowdfunding, le super-héros de nos startups ?

Le crowdfunding (ou financement participatif) est la nouvelle révolution de nos entrepreneurs. En effet, ce mode de financement a trois objectifs :

  • valider l'appétence du marché pour la nouvelle offre,
  • trouver des partenaires industriels et commerciaux,
  • financer la première série de fabrication.

Aujourd’hui la société va vite, très vite , il n'est plus possible d'attendre  une année de préparation pour lancer un nouveau produit / service  car votre concept ou idée sera peut-être déjà dépassé !

Votre projet sera financé par des personnes qui ont été touchées par votre démarche et qui croient en votre  business.

C'est tout simple, ça plaît ? Vous êtes financés, Ça ne plait pas, il faut revoir votre copie ou la façon dont vous avez mené votre campagne de promotion.

Ces plateformes se divisent en trois grandes catégories :

  • Le prêt : Une plateforme qui permet aux internautes d’investir à leurs souhaits dans des projets avec ou sans intérêts. Le porteur de projet se doit de rembourser ces investisseurs dans une durée prédéfinie. L’avantage de ce mode de fonctionnement est de ne pas passer par un intermédiaire bancaire qui pourrait être rétif à votre concept et de tester le marché auprès de prospects.

Exemple : Hello merci

  • Le don : Le crowdfunding par le don est la plateforme la plus utilisée. Les projets sont présentés aux internautes. Les montants de leur don sont récompensés par des avantages comme : cadeau, prévente sur un produit ou un service, privilège de la part de l’entreprise.

Exemple : Iamlamode

 

  • Co-production ou equity-crowdfunding :  l’internaute achète directement des actions de l'entreprise.

Ex : Ab-funding

Les avantages ?

Les avantages de ce mode de financement sont nombreux. Mais le plus important à mes yeux est de pouvoir tester votre projet, ce qui vous permettra de créer votre communauté puisque l’acte d’investissement est une preuve de confiance.

Le crowdfunding permet d’éviter le risque d’emprunt qui est souvent difficile d’accès pour nos startups.

C’est aussi votre première campagne de communication avant même la sortie officielle de votre produit ou service.

Le jour du lancement, vos « internautes Angels » seront là pour vous soutenir.

Le crowdfunding au service de la mode ?

Il existe des plateformes de financement participatif pour les jeunes créateurs talentueux qui ont besoin de fonds pour lancer leurs marques ou leurs nouvelles collections.

Ce nouveau service dans le milieu de la mode fait parti de la Fashiontech. Il permet d'améliorer le fonctionnement de la chaîne de valeur (création, production, distribution) et bouleverse les usages pour permettre à de nouveaux talents de voir le jour.

Comme sur wepopit.fr   ou encore meetmydesigner.com où les internautes peuvent financer la collection de leur créateur en pré-commandant un modèle sur le site ou financer l'organisation d'un événement.

Pour approfondir ce sujet nous sommes allés à la rencontre de Boris Mounet, fondateur de meetmydesigner.com pour nous dévoiler le fonctionnement de ça plateforme.

Voir l'interview

Les chiffres de 2014 du Crowdfunding:

66 millions d'euros levés en France le premier trimestre 2014 pour la réalisation de projet.

1 million de Français ont investi.

*À savoir : Depuis la nouvelle réglementation rentrée en rigueur le 1er octobre 2014, l'investissement des projets permet aux internautes d'être exonérés d'impôts de 18 % sous un investissement minimal de 500 euros.

Le crowdfunding a une stratégie Win-Win, un regard communautaire et offre un nouveau pouvoir à l'économie.

Le crowdfunding tendance durable ou phénomène, qu'en pensez-vous ?

Crédit photo : Jonathan Collin