fashiontech battle

FashionTech Paris #2 by Numa

Le Numa organise la deuxième session de la FashionTech Paris. Et, cet évènement  a pour ambition d'effectuer un état des lieux de la FashionTech mais surtout d'être un catalyseur de cette nouvelle tendance qui mêle technologie, innovation et mode. Bien évidemment,  je ne pouvais pas rater ce moment si particulier.

Voici en revue ce qui m'attends...

L'avenir de la mode le lundi

Ainsi cette semaine, je commencerai par découvrir en ouverture dès lundi soir "Quelle mode pour demain". Avec notamment Céline Lippi de FashionCapitalPartners, le premier fonds d'investissement dédié entièrement à la FashionTech, et Pierre François Lelouet, PDG de NellyRodi, le fameux cabinet de tendance. Ils présenteront les enjeux et les problématiques qui attendent les startups et les grandes maisons de mode.

Fashioncapitalpartners

Le mardi c'est pitch ou danse

Le Mardi, deux évènements pour deux ambiances différentes.

Le choix s'annonce difficile entre  un concours de Pitch sous le parrainage d'Iconity, qui me permettra de découvrir les jeunes pousses de demain. À cette occasion, je retrouverai Clother le gagnant du premier startup weekend fashiontech de septembre dernier. J'avais participé au également à ce concours et j'avais apprécié la maturité de leur projet. Au niveau design, il m'avait complétement époustouflé. En 52 heures, ils avaient accompli un travail colossale.

clother

Et, Jeanne Bloch, artiste chorégraphe qui développe des textiles lumineux. Elle utilise la danse comme moyen d'expression et s'interroge sur les alternatives écologiques à l'éclairage scénique. Durant cet atelier interactif au CND, il convient de venir habiller en noir pour profiter au maximum.

Jeanne Bloch

Le mercredi : business model et techno

L'ESCP mode organise une soirée intitulée "L'influence des technologies sur les business models de la mode". J'avoue une belle curiosité pour cet évènement et surtout j'espère qu'ils arriveront à mêler avec justesse le glamour et le business.

value proposition design

Savoir se différencier le jeudi

Jeudi une table ronde que j'aurais le plaisir d'animer (si si c'est vrai) sur "Comment se différencier grâce à de nouvelles solutions de communication et de vente en ligne" prendra place à l'ESMOD.

Pendant ce débat, vous pourrez rencontrer des jeunes startupeurs  lyonnais fougueux et talentueux. Comme, Wemood, une plateforme qui permet de créer un mur interactif en fonction des marques qu'on aime que j'avais rencontré lors du dernier Who's Next. Il y aura également Upfit qui règle les problèmes de taille mais aussi Let's Dress, qui vous permet mesdemoiselles de louer une robe le temps d'une soirée. Barlenn quant à eux organisent des évènements chez des particuliers ou dans des shops pour découvrir des produits.

public FT

Bref, nous avons préparé une soirée aux petits oignons... Au fait pour s'inscrire c'est par ici.

Le Vendredi

Enfin, la soirée de clôture, vendredi, aura lieu à la Paillasse sous l'égide d'Alice Gras du Hall Couture que j'ai rencontré récemment. Elle déploie une énergie incroyable et communicative pour développer ce lieu qui ressemble plus à un incubateur qu'à un fablab.

hall couture

Le FashionTech Showroom de cette soirée est ouvert au grand public et c'est l'occasion idéal pour découvrir de visu la mode de demain : hâte d'y être.

Conclusion

J'espère que ces temps d'échanges et de rencontres permettront aux acteurs de la FashionTech de continuer le dialogue engagé afin de promouvoir au maximum notre écosystème.

Voilà pour ce joli programme, en espérant, vous rencontrez lors de ces différents évènements... à très vite.


Fibre de lotus

Le biotextile : une innovation responsable

Et si, l'innovation consistait également à se rapprocher des savoirs ancestraux et ainsi redécouvrir les possibilités que nous offre la nature ? Je vous embarque pour le Cambodge à la découverte d'un biotextile, la fibre de Lotus.

C'est après de nombreuses expérimentations et autant de recherches dans des villages reculés, en quête d'un savoir-faire presque tombé dans l'oubli, que vont renaître les vêtements tissés de fil de lotus. Le lotus va se révéler alors comme une plante au potentiel considérable, un concentré de possibilités.

En effet, le tissu créé à partir des tiges de la fleur de lotus se présente comme un intermédiaire entre la soie et le lin. Il fut historiquement utilisé pour tisser les robes des moines bouddhistes de haut rang. Ce tissu unique et doux est respirant, infroissable, naturellement résistant aux tâches et imperméable à l'eau en raison de son origine aquatique.

En plus de cela, la fleur de Lotus est sacrée en Asie, notamment dans la culture bouddhiste du Cambodge.

La permanence et la force du bouddhisme au Cambodge est l’un des traits caractéristiques de l’histoire khmère. Avant d’adopter la religion bouddhiste, le peuple khmer, de même que les autres peuples de la préhistoire, vénérait les éléments naturels : l’eau, la terre, le feu, le vent. Représentés par des génies et des divinités, il voyait dans les forêts ou les rochers des sources de salut. Ainsi s’explique que, de nos jours encore, se soit conservée la tradition de fêtes rituelles dédiées à ces génies tutélaires. L’avènement du Bouddhisme fut un remède contre toutes ces croyances et superstitions sans pour autant les rejeter. Elles furent parfois intégrées comme des pratiques bouddhistes.

Le Lotus dans le symbolisme bouddhique.

La fleur de Lotus renvoie aux trois stades de l'existence : le passé, le présent et l'avenir.

Le caractère sacré attribué au Lotus s'explique principalement pour la pureté de ses fleurs jaillissant de la saleté des eaux stagnantes. La fleur de Lotus devint ainsi, le symbole de l'esprit pur sortant de la matière impure du corps.

Cette plante voit son potentiel se déployer sous l'impulsion de la marque Samatoa crée par Awen Delaval.

C'est en 2003, avec l'arrivée au Cambodge d'Awen Delaval, que naît Samatoa, une entreprise textile construite sur les trois piliers du développement durable : l'efficacité économique, l’équité sociale et la protection de l'environnement. L'idée de l'entrepreneur breton était de créer des ateliers de couture où des personnes en situation de handicap et des femmes en situation précaire pourraient être formées au travail de la soie, leur permettant ainsi de devenir autonome et d'accéder à une reconnaissance sociale.

Basé dans la ville d'Angkor, le fondateur et gestionnaire de l'entreprise d'éco textile est entouré par une spiritualité historique. Le lotus apparaît comme la pierre angulaire dans son projet, offrant symbolisme, noblesse de l'esprit, beauté et pureté. De plus, pour Samatoa, le Lotus représente l'apogée de la quête ultime de l'excellence par l'entreprise.

 

Depuis 2003, Samatoa a créé au Cambodge un processus unique afin d’extraire la fibre de la tige de lotus, de la tisser et d’obtenir un tissu exclusif.

Un procédé précis et fastidieux puisque la fabrication d'une veste nécessite 4 mètres de tissu, soit 12 000 mètres de fibres et 2 mois de travail pour un fileur. Il ne peut être réalisé qu'à la main, ce qui explique la rareté du tissu.

fibre de lotus

Les vêtements en lotus, un produit de luxe pour un marché de niche.
Le travail nécessaire a sa confection et les vertus propres au vêtement en lotus font qu'il est très onéreux et n'alimente aujourd'hui qu'un marché restreint. La demande pour ce tissu exceptionnel et dont la fabrication ne produit pas de déchets, elle, ne fait qu'augmenter. La qualité des confections en tissu naturel est telle que Samatoa reçu en 2012 le prix d'excellence de l'Unesco pour l'Asie du sud-est.

L’objectif de cette entreprise est d’offrir a des marques de couture éthique un service complet  de la fabrication de tissus écologiques jusqu’à la production de produits finis, sous le strict respect des engagements envers le commerce équitable.

L'éclosion de nouvelles ambitions.

Afin de diversifier la gamme des ses vêtements et accessoires, Samatoa développe, en plus du coton, de la soie et du lotus biologique, le tissage d'autres plantes comme le bananier et le kapok. D'autres fibres naturelles, uniques au monde, devraient également voir le jour au fil des années.

Aujourd'hui, Samatoa emploie une cinquantaine de salarié(e)s à temps plein, un chiffre qui va rapidement augmenter puisque l'objectif est de créer pas moins de cinq cent emplois en cinq ans ! Pour ce faire, l'entreprise va bâtir de nouveaux ateliers (dont un proche de Phnom Penh), au Cambodge et dans d'autres pays d'Asie du sud-est, qui s'ajouteront à ceux situés dans les environs de Siem Reap et Battambang. A terme, il y a la volonté affichée d'une production d'origine 100 % cambodgienne, libérée des importations, aujourd'hui toujours nécessaires, de produits thaïlandais et vietnamiens.

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur Samatoa et la Lotus Farm, je vous invite à consulter le site ici : http://www.samatoa.com/PrestaShop/

Vous l'aurez compris à la lecture de mon article, l'innovation est multiple, elle peut également être un des facteurs de la sauvegarde de la biodiversité, d'un développement économique responsable d'un territoire et dans le même temps à la pointe de la recherche.


Who's Next - image

Le who's next 2015 s'intéresse à la FashionTech

Le 23 et 26 janvier a eu lieu à Paris le 20ième Who's Next. Ce salon mythique a toujours eu pour ambition de mettre en avant le prêt-à-porter et de présenter les nouvelles tendances. C'est aussi et surtout le salon privilégié des professionnels de la filière textile, où les confectionneurs de vêtements rencontrent leurs futurs acheteurs et distributeurs.

Alors ce Who's Next, fashiontech ou non ?

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iris van herpen - photo

Comment l'impression 3D révolutionne la mode

En développement depuis les années 90, la technologie de l'impression 3D a été popularisée ces dernières années par l'implantation rapide de fablabs un peu partout dans le monde (et notamment à Grenoble !). Les utilisations de l'impression 3D sont diverses : on a entendu parler, notamment, des prothèses imprimées en 3D ou encore d'Organovo, société californienne reconstituant grâce à une imprimante 3D des tissus musculaires. Mais en dehors de la médecine, la mode et le design n'ont évidemment pas été les derniers à s'approprier la technologie.

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La Casemate FabLab Grenoble - photo

Technologie au service de la création: fablab & mode

Grenoble a été l'une des premières villes françaises à ouvrir un Fablab. Très vite des ateliers focalisés sur la création design y ont été organisés, et n'importe quel curieux pouvait s'y rendre et tester la découpeuse laser, la découpeuse vinyle, l'imprimante 3D... tout en étant accompagné pour réussir à les prendre en main ; ).

Aujourd'hui des écoles de mode intègrent ces principes en mettant ce matériel à disposition des étudiants, et autour des fablabs naissent des initiatives prometteuses, en provenance aussi bien d'associations, d'entreprises que de particuliers. Il y a de quoi faire beaucoup d'articles ; )

Aujourd'hui nous verrons celle de Fabtextiles, de Barcelone, qui met en valeur les projets expérimentaux dans le domaine de la mode.

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5 tendances de la FashionTech en 2015 - Becky Snare

5 tendances de la FashionTech en 2015

2015 s'annonce une année charnière pour la Fashion Tech. Apple a déjà sonné le carillon avec sa montre connectée. Enfin, le monde du luxe et de la silicon valley  coopèrent ensemble.

Dans le même temps, le boom des achats sur le net continue sa fulgurante progression +17,5%, entre 2012 et 2013, selon la Fevad (fédération du e-commerce), soit plus de 600 millions de transactions.

Face à ce constat, quelles seront  les tendances de la fashion tech en 2015 ?

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Pourquoi un webzine sur la Fashiontech - « skin sucka » © Nancy Tilbury

Pourquoi un webzine sur la Fashiontech

Aujourd'hui, ModeLab a décidé de lancer le premier webzine sur la Fashiontech : l'innovation au service de la mode.

Et nous voulons être ce réceptacle permettant de mettre en avant notre passion ou plutôt notre croyance que l'industrie de la mode accompagne les modifications de la société.

L'irruption du digital a modifié les règles du jeu tandis que le consommateur veut dorénavant consommer de manière intelligente.

Pour que ce rêve devienne réalité nous avons regroupé une équipe plurielle et divergente : des designers, fashionistas, innovateurs, makers, webmarketers, codeurs... en effet, la pluralité des points de vue alimentera notre réflexion.

Un webzine sur la fashiontech, pourquoi ?

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Jonathan Collin - illustration

Le crowdfunding, le super-héros de nos startups ?

Le crowdfunding (ou financement participatif) est la nouvelle révolution de nos entrepreneurs. En effet, ce mode de financement a trois objectifs :

  • valider l'appétence du marché pour la nouvelle offre,
  • trouver des partenaires industriels et commerciaux,
  • financer la première série de fabrication.

Aujourd’hui la société va vite, très vite , il n'est plus possible d'attendre  une année de préparation pour lancer un nouveau produit / service  car votre concept ou idée sera peut-être déjà dépassé !

Votre projet sera financé par des personnes qui ont été touchées par votre démarche et qui croient en votre  business.

C'est tout simple, ça plaît ? Vous êtes financés, Ça ne plait pas, il faut revoir votre copie ou la façon dont vous avez mené votre campagne de promotion.

Ces plateformes se divisent en trois grandes catégories :

  • Le prêt : Une plateforme qui permet aux internautes d’investir à leurs souhaits dans des projets avec ou sans intérêts. Le porteur de projet se doit de rembourser ces investisseurs dans une durée prédéfinie. L’avantage de ce mode de fonctionnement est de ne pas passer par un intermédiaire bancaire qui pourrait être rétif à votre concept et de tester le marché auprès de prospects.

Exemple : Hello merci

  • Le don : Le crowdfunding par le don est la plateforme la plus utilisée. Les projets sont présentés aux internautes. Les montants de leur don sont récompensés par des avantages comme : cadeau, prévente sur un produit ou un service, privilège de la part de l’entreprise.

Exemple : Iamlamode

 

  • Co-production ou equity-crowdfunding :  l’internaute achète directement des actions de l'entreprise.

Ex : Ab-funding

Les avantages ?

Les avantages de ce mode de financement sont nombreux. Mais le plus important à mes yeux est de pouvoir tester votre projet, ce qui vous permettra de créer votre communauté puisque l’acte d’investissement est une preuve de confiance.

Le crowdfunding permet d’éviter le risque d’emprunt qui est souvent difficile d’accès pour nos startups.

C’est aussi votre première campagne de communication avant même la sortie officielle de votre produit ou service.

Le jour du lancement, vos « internautes Angels » seront là pour vous soutenir.

Le crowdfunding au service de la mode ?

Il existe des plateformes de financement participatif pour les jeunes créateurs talentueux qui ont besoin de fonds pour lancer leurs marques ou leurs nouvelles collections.

Ce nouveau service dans le milieu de la mode fait parti de la Fashiontech. Il permet d'améliorer le fonctionnement de la chaîne de valeur (création, production, distribution) et bouleverse les usages pour permettre à de nouveaux talents de voir le jour.

Comme sur wepopit.fr   ou encore meetmydesigner.com où les internautes peuvent financer la collection de leur créateur en pré-commandant un modèle sur le site ou financer l'organisation d'un événement.

Pour approfondir ce sujet nous sommes allés à la rencontre de Boris Mounet, fondateur de meetmydesigner.com pour nous dévoiler le fonctionnement de ça plateforme.

Voir l'interview

Les chiffres de 2014 du Crowdfunding:

66 millions d'euros levés en France le premier trimestre 2014 pour la réalisation de projet.

1 million de Français ont investi.

*À savoir : Depuis la nouvelle réglementation rentrée en rigueur le 1er octobre 2014, l'investissement des projets permet aux internautes d'être exonérés d'impôts de 18 % sous un investissement minimal de 500 euros.

Le crowdfunding a une stratégie Win-Win, un regard communautaire et offre un nouveau pouvoir à l'économie.

Le crowdfunding tendance durable ou phénomène, qu'en pensez-vous ?

Crédit photo : Jonathan Collin