CES2016

Ce qu'il faut retenir du CES 2016 !

Du 6 au 9 Janvier dernier se déroulait le CES 2016 (Consumer Electronic Show), le rendez-vous annuel implanté à Las Vegas regroupant les concepteurs et fabricants de nouvelles technologies internationaux. Cette année, pas d'innovation de rupture notable mais de nombreuses améliorations à découvrir et des projets très prometteurs.

Nouvelles technologies : les 3 grandes tendances

Les trois grandes tendances de cette 49ème édition étaient :

  • Les objets connectés (montres, bracelets, drones)
  • La réalité virtuelle
  • L'automobile
♦ Les objets connectés

Avec une augmentation de 30% par an, en moyenne, on estime, pour 2016, la vente de 6,4 milliards d'objets connectés dans le monde. C'est avant tout des objets destinés à la domotique, au sport ou à la santé qui ont été présentés. L'enjeu principal pour les industriels du secteur : parvenir à séduire le public féminin, qui reste encore peu consommateur de ce type d'objets.

♦ La réalité virtuelle

Particulièrement attendus pour cette année : les casques de réalité virtuelle. Trois produits sont déjà au coude à coude pour un lancement au printemps :
- Sony avec Playstation VR (anciennement Morpheus), grand absent du salon, adapté au gaming
- l'Occulus Rift, commercialisé dès mars 2016 au prix de 699€
- HTC et son HTC Vive Pre, dédié aux développeurs avec une manette sans fil et dont plus d'informations seront dévoilées courant avril

♦ L'automobile

De multiples annonces et de nombreux partenariats ont été présentés cette année : Volkswagen va relancer son culte Combi version électrique et connectée ; Amazon et Ford s’associent pour faire communiquer la voiture et la maison ; Faraday Future se positionne comme un nouveau concurrent de Tesla…
La voiture autonome était au centre des conversations, et une conférence dédiée à l'avenir de la mobilité urbaine a mobilisé les visiteurs.

 

La French Tech mise à l'honneur

FrenchTech_CES2016

Juste derrière les États-Unis, la France est la deuxième délégation la plus représentée au salon avec 190 start-ups. Une présence remarquable avec 1/3 des entreprises exposées dans l'Eureka Park, le principal espace de démonstration du salon entièrement dédié aux start-ups et PME innovantes.

Un fort taux de participation que l'on peut expliquer par 3 facteurs majeurs :
- la bonne communication autour du label French Tech, valorisé par les politiques français
- un vrai savoir-faire français sur le secteur des objets connectés : que ce soit pour le design, la partie logicielle ou pour la créativité.
Le salon CES a servi et sert de tremplin pour les entreprises françaises de l'IoT comme, par exemple, Withings qui a bénéficié de retombées très favorables en termes de notoriété, de réseau et d'opportunités de marché.
- une crédibilité à l'international : évidemment, rien de mieux pour un fabricant d'être confronté directement avec les experts de son marché pour obtenir des retours sur son produit. Fort de son succès, l'évènement représente pour certains, la majorité du budget communication de l'année ! Une première rencontre avec les États-Unis qui permet de mieux évaluer l'attractivité du marché et parfois, de revoir sa stratégie en décidant de focaliser la partie ingénierie en France et en ouvrant de petits bureaux aux USA.

Un savoir-faire "Made In France" grandement mis à l'honneur avec de nombreuses innovations récompensées aux CES Innovation Awards.

Quelques nouveautés FashionTech

  • Oombrella, le parapluie intelligent

Avec l'accessoire de Weezzo, vous ne risquez plus de sortir trempés.  Ce parapluie connecté envoie des alertes pour prévenir des journées de pluie. Sa toile est composée d'un matériau qui réfléchit la lumière pour égayer de la grisaille. Ils lanceront bientôt leur campagne de crowdfunding sur Kickstarter.

Digitsole

  • La chaussure chauffante

Alors que nous vous parlions il y a quelques temps des vêtements chauffants, nous vous présentons maintenant la paire de chaussures qui va avec : Digitsole, venue de Nancy, qui a plusieurs fonctionnalités. Premièrement, un système de chauffe intégré mais aussi des capteurs pour mesurer son activité physique, une ouverture et fermeture automatique, une lampe-torche intégrée et un suivi de l'usure de l'amorti.

Le rendez-vous pour 2017 est déjà pris avec : la 50ème édition qui sé déroulera du 5 au 8 Janvier.


esiv

Le Lab: inauguration d'un espace créatif fashiontech

On nous invite à découvrir le Lab ; on gravit quelques marches, sous la nuit noire, et l’on dresse le regard face à l’immense bâtiment de verre aux néons vifs : La Fabrique. Puis on avance, pas à pas, au fil d’un grand hall, de couloirs impeccables, on parvient enfin à l’espace qui n’est pas sans rappeler une belle galerie marchande ; sol scintillant, vitrines sur les côtés, munie de bibelots, de sacs à main, d’objets de décoration, de rouge à lèvres. Autant d’artéfacts de merchandising, de marketing, de création, qu’a créés l’école La Fabrique.

La Fabrique, porte de Champerret
La Fabrique, porte de Champerret

La directrice ensuite, Chantal Fouqué, s’exprime, souriante. L’atmosphère est tamisée, douce, on sent, on voit les sourires des invités. Tous sont présents par envie, par joie de partager l’inauguration du premier espace créatif lié à la fashiontech. Le mercredi 9 décembre 2015, deux ans jour pour jour après la création de La Fabrique, école des métiers de la mode et de la décoration de la CCI Paris Ile-de-France.

Le discours retentit, touchant :

« Le Lab et l’Observatoire nous sont nécessaires pour rester innovants face aux évolutions permanents du secteur marqué par la révolution "fashion tech". C’est aussi un devoir, en tant qu’école, pour garantir à nos étudiants l’accès aux métiers de demain. Avec ces deux outils, La Fabrique continue à réinventer la tradition, mission au cœur de sa démarche depuis sa création en 2013 ».

Puis c’est au tour de Nelly Rodi, présidente du conseil d’établissement, de prendre la parole, et de confirmer les propos de la directrice.

« Dans un monde en transition, où les évolutions d’outils et d’usages sont très rapides, il est essentiel de réfléchir et de travailler à adapter nos techniques à la mode de demain ».

 Les applaudissements retentissent dans le couloir aux allures de galerie, pour l’inauguration du Lab.

Enfin vient la présentation des appareils et outils qui vont permettre aux étudiants, startups, créateurs, innovateurs de designer les artefacts fashiontech de demain. On pénètre dans l’une des salles de cours, et l’on a sous nos yeux le « stuff » fashiontech, une machine à découpe laser. Des morceaux de cuir trônent sur les immenses tables « so study », aux airs de dentelle cristalline. Une démonstration survient, impressionnante. Des catalogues sont sur la table, présentant l’école de La Fabrique, ses trois parcours, maroquinerie, décoration et vêtement.

La Fabrique, Ateliers Gregoire, maroquinerie
La Fabrique, Ateliers Gregoire, maroquinerie

L’espace est inédit, on sent l’effervescence, la bonne humeur ambiante, de cette ouverture d’espace dédié à la création tech, à la fashion tech.

Enfin ! un espace libre où les jeunes gens au savoir-faire français pourront laisser libre cours à leur imagination, à leur inventivité, à leur technicité. Le premier atelier numérique au sein d’une école de mode, qui permet aux talents d’intégrer dans leur travail les techniques et systèmes de la fashiontech.

La Fabrique, Visual merchandising
La Fabrique, Visual merchandising

Pour l’occasion l’école de La Fabrique a présenté brièvement son premier numéro de son Observatoire de la fashiontech. Il s’agit d’une note, d’un écrit analytique, qui propose des regards croisés, des paroles, des pensées sur les nouvelles tendances technologiques de la mode et de la décoration. Dans cet observatoire de paroles et de pensées sur la mode et les nouvelles performances technologiques, on trouve les contributions de Pascal Denizart, directeur général du Centre Europée des Textiles Innovants (CETI), et de Sophie Boutillier, docteure en économie et en sociologie. Ils s’interrogent également sur la place de la France au sein de la fashiontech.

Ne nous reste plus qu’à attendre patiemment les jeunes créatifs et créateurs, étudiants, startups, qui rempliront durant l’année 2016 l’espace du Lab, dédié à l’imagination fashiontech. Peut-être y croiserons-nous des designers comme Anouk Wipprecht, ou les créateurs innovants du Lab, qui à leur tour, seront un jour sur les catwalk de la Fashiontech week, à saluer le public.


Liz Bacelar

Liz Bacelar, à la tête de Decoded Fashion

Aujourd'hui, l'évènement Decoded Fashion est devenu un évènement incontournable pour les connaisseurs de la Fashion Tech. Exporté à travers les plus grandes villes du monde, l'idée de départ est celle de la Brésilienne/Américaine  : Liz Bacelar. Une femme pleine d'ambition qui veut faire du lien entre les mondes tech et fashion.

Retour sur son parcours

Entrepreneuse dans l'âme, Liz Bacelar commence sa carrière, dans les années 2000, à la tête du "Tribuna Connecticut Newspaper". Fondatrice et éditrice, elle rédige de nombreux articles à destination des communautés portugaises et hispanophones pour devenir un des plus influents journaux d'immigrés du Connecticut. Suite à cette réussite, elle rejoint successivement : The News-Times, NBC News et enfin CBS News.

Par la suite, elle se tourne vers l'univers digital en étant à la tête des communications de LivePerson, une entreprise de services aux entreprises pour les messageries électroniques.

En 2012, elle donne un tournant à sa carrière en se tournant vers le conseil et la mode. D'abord chez Seedcamp, où elle conseille des start-ups Mode, Beauté et Retail. Puis en tant que Mentor pour les Fashion Fellows Program de New York qui permet d'identifier les "étoiles montantes du management de la mode".

Mais c'est depuis l'automne 2011 qu'elle s'adonne à un plus grand projet : Decoded Fashion. Pour Liz Bacelar, plongée dans le monde du journalisme, il est normal de vouloir tout savoir avant les autres. C'est avec cet état d'esprit qu'elle recherche les dernières innovations. Avec Decoded Fashion, la première et unique série d'évènements reliant les start-ups technologiques aux idées destinées à la mode avec les dirigeants Retail qui en ont besoin,  elle soutient 200 entreprises et ceci n'est qu'un début...

Decoded Fashion, l'évènement incontournable de la Fashion Tech

Decoded Fashion LdnDecoded Fashion, c'est le catalyseur de la FashionTech. Sa mission est à la fois d'exposer à la communauté mode à de nouvelles idées mais aussi de démystifier la technologie pour favoriser des partenariats.  Chaque évènement est découpé en plusieurs parties : des conférences, des séances de mentorat et des compétitions de lancement pour des start-ups, des hackathons .  D'ailleurs c'est elle qui a lancé en 2013 le 1er challenge du genre avec Conde Nast.

La dernière édition Decoded Fashion s'est déroulée à Milan (le 17 & 18 Novembre) avec un contenu toujours enrichi et notamment le développement d'une application dédiée pour permettre au public d'interagir avec les participants.
Pour retrouver l'ensemble des rapports des évènements, c'est ici. 

Enfin si vous voulez rejoindre la communauté  et enrichir les débats sur les dernières thématiques, vous pouvez vous rendre sur la page Meet-up qui compte déjà plus de 3 500 membres à travers une dizaine de pays.

Concernant les prochains évènements, ils débuteront au printemps 2016. En attendant gardez un œil sur l'actualité #Fashiontech ;)


COP21

COP21 : quels enjeux pour l'industrie textile ?

Du 30 novembre au 11 décembre prochain, Paris est le pays hôte de la 21ème Conférence des Parties (COP21) sur les changements climatiques. Les dirigeants du monde se réunissent pour aboutir à un accord, applicable en 2020, qui permettra de contenir le réchauffement global de la planète.

L'industrie du textile et de l'habillement est plus que concernée : elle se situe au 2ème rang des activités économiques mondiales ayant le plus fort impact sur l'environnement, d'après une étude Carbon Trust de 2011.

L'industrie textile  & écologie : quelques chiffres alarmant

Depuis des années, l'industrie textile contribue à la pollution de la planète : forte exploitation des matières premières, coûts de transport, une surconsommation qui entraîne un gaspillage...

MyTwist, qui est une application qui permet de consommer local en se servant dans le placard de ses voisins grâce à des petites annonces, a recensé dans une infographie quelques données marquantes :

MyTwist

Certaines marques ont déjà pris en compte ces éléments et les intègrent dans leur stratégie. Par exemple, Kering, acteur majeur du textile, veut se positionner en précurseur sur ce domaine avec la mise en place d'un outil qui permet de quantifier le coût environnemental de chaque produit. Son PDG, François-Henri Pinault invite d'autres marques à l'utiliser :

«  À la veille de la COP21, il est essentiel que les entreprises partagent des solutions permettant de réduire notre impact collectif sur l'environnement et de renouveler les ressources naturelles, afin de modifier notre trajectoire actuelle ».

L'économie circulaire, une solution encore peu exploitée

L'économie circulaire est un concept qui s'inscrit dans le cadre du développement durable. Son but est de produire des biens et des services en limitant la consommation et le gaspillage des matières premières et des sources d'énergies non renouvelables.

Il pourrait être schématiser de la façon suivante :

Economie circulaire

L'enjeu pour l'industrie textile est de faire adopter le recyclage comme une étape incontournable de la vie d'un vêtement. Pour cela de plus en plus de magasins se proposent de devenir des points de collecte, en plus des quelques milliers de conteneurs Relais.

Autre que le recyclage, d'autres moyens existent pour donner une nouvelle vie à ses habits : le don, la location, la réparation...

Un évènement dédié : CHANGER LA MODE POUR LE CLIMAT

Changer-la-mode-pour-le-climat-Le 7 et 8 décembre, l'association Universal love qui défend depuis plus de 20 ans une mode qui a du sens, organisera un évènement labellisé par Mme Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie, sur "Comment réduire l’impact environnemental de la mode ?"
Changer la mode pour le climat s'articulera autour de 3 rendez-vous :
  • un colloque : quels enjeux/défis environnementaux pour la mode ?
  • un défilé de marques de prêt-à-porter  qui conçoivent leurs collections dans le respect de l'environnement et des Hommes.
  • la signature du charte

Pour vous inscrire au colloque, c'est ici.

 

Ainsi, deux enjeux majeurs se dégagent :

  • Une prise de conscience des fabricants qui doivent changer leur processus de production
  • L'adhésion des consommateurs pour une mode plus responsable : mettre fin à la sur-consommation et les engager à recycler

Rent the Runway

Rent the Runway, un exemple à suivre !

Rent the Runway, c'est l'histoire d'une success story à l'américaine. Considéré par le New York Times comme le "Netflix de la Haute Couture", l'entreprise comptabilise plus de 5 millions de clients, 375 employés et a encaissé plus de 100 millions de dollars en capital-risque.

Le concept

Fondé en 2009, Rent the Runway offre la possibilité aux femmes étasuniennes de devenir la Cendrillon du 21ème siècle.

Dress RTTLe monde a vu une robe.
Nous avons vu une opportunité.

Ce service en ligne permet de louer des robes et accessoires de créateurs. Parmi les 500 références, on retrouve les noms les plus prestigieux comme : Vera Wang,  Narciso Rodriguez, Versace ou encore Balenciaga.

Rent the Runway affiche ses ambitions :

We’re not disrupting an existing market. We’re creating a new one.

Dans cette ère du 21ème siècle, les modes de vie ont évolués (musique, films, automobile, hôtellerie) mais pas les dressings. Rent the Runway propose donc un nouveau modèle, une nouvelle façon de réinventer le magasin, un nouveau mode de consommation.

Ses fondatrices

A la tête de cet empire, deux femmes : Jennifer Hyman (CEO) et Jennifer Fleiss (à la tête du Business Development).

Fondatrices de RTRLes deux Jennifer se sont rencontrées à la Harvard Business School. Lors d'une conversation, elles discutent du fait que les femmes se plaignent souvent de n'avoir rien à se mettre ! Jennifer Hyman avoue alors que sa sœur a déjà dépensé des milliers de dollars pour acheter une nouvelle robe de designer à porter à un mariage, car en dépit de celles qu'elle possédait déjà, elle ne voulait pas être vue sur les réseaux sociaux avec  la même tenue portée plusieurs fois.

L'idée de départ est lancée. Inspirées de l'économie de partage comme Netflix et Spotify, elles décident de l'appliquer à l'industrie textile.

Sans rédiger de business-plan, les filles préfèrent passer à l'action et créent Rent the Runway. Elles effectuent dans la foulée leur première levée de fonds qui atteint un montant de 54 millions de dollars en capital-risque avec des investisseurs tels que American Express ou Conde Nast.

Le business-model : comment cela fonctionne ?

Les clientes peuvent louer des robes et accessoires de luxe depuis le site pour une période de 4 ou 8 jours pour seulement 10% du prix de vente du vêtement. Chaque location comprend la commande d'une taille "de secours" sans coût supplémentaire. A la réception, si la cliente n'est pas satisfaite elle peut obtenir un deuxième vêtement  pour la somme maudite de 32.50 dollars.  Le paquet pour retourner la robe est déjà pré-adressée et pré-payé avec un supplément de 5$ pour l'assurance. Bien sûr, les tarifs comprennent le nettoyage des vêtements.

Un système extrêmement rôdé qui ne s'arrête pas là.  L'entreprise de mode à l'âme technologique valorise 4 étape-clés à son succès :

  1. Des partenariats : Les équipes sont toujours à la recherche de nouveaux designers pour assurer un éventail de choix à leurs clients.
  2. L'ingénierie : Pour aider les clients à s'y retrouver parmi tous ces articles, le site web et l'application sont scrutés en détails par les ingénieurs qui visent sans cesse à en améliorer l'ergonomie. 15 filtres de recherche sont proposés et surtout les avis de la communauté son disponibles.
Avis RTR
Capture d'écran du site

3. Maîtrise de la supply-chain : Chaque étape de la commande est réalisée en interne, ce qui permet un suivi contrôlé et un traitement rapide pour chaque colis. Une fois la pièce revenue, des experts la nettoie, l'inspecte et la recoud si nécessaire.

4. Un apprentissage permanent : Toutes les données récoltées  permettent à l'entreprise d'analyser son service pour perpétuellement peaufiner son modèle et le rendre toujours plus efficace, rapide et flexible.

Grâce à sa bonne gestion, Rent the Runway devient l'un des click and mortar le plus connu des Etats-Unis. Dès  2013, l'enseigne ouvre son premier magasin et compte aujourd'hui 7 points de vente.
Chaque boutique est colorée, adopte les codes du luxe mais n'oublie pas son identité numérique en installant près des cabines des écrans interactifs.

RTR Store

Rent the Runway est également très présente sur les réseaux sociaux qui représentent leur service après-vente. Des stylistes restent disponibles à tout instant via des conversations sur des chats personnalisés. La CEO considère Pinterest et Instagram comme des catalogues virtuels disponibles pour les femmes du monde entier.

Un modèle à copier ?

Grâce à leur succès, les deux entrepreneuses ont décidé d'aider les femmes à connaître la voie de la réussite. En partenariat avec le géant des services financiers UBS Americas, un concours est lancé pour soutenir et encourager les projets des femmes entrepreneurs. Sur les 200 dossiers qui seront pré-sélectionnés les 3 finalistes remporteront une aide financière et un programme de mentorat.

Est-ce que vous aussi cette histoire vous inspire ?
En France des concepts similaires débarquent comme par exemple "Les Cachotières".


Nexus

Sabine Seymour : "We are the Nexus between silicon & style"

Pionnière de la FashionTech, Sabine Seymour est décrite comme une innovatrice et créatrice de tendances. Depuis plus de 20 ans, elle explore le domaine de la mode intelligente. Récemment, elle a dévoilé une partie de ses recherches portant sur un capteur qui pourrait bien révolutionner la mode de demain.

Retour sur son parcours...

Portrait Sabine Seymour

Tout juste diplômée de l'Université de New York (NYU), Sabine Seymour lance en 1998 : Moondial, un cabinet de conseil sur l'intégration des technologies dans la mode. Les projets se concentrent autour de la conception de vêtements intelligents, les concepts et la direction créative pour les environnements en ligne ou en réseau, les stratégies commerciales... Elle travaille alors auprès d'entreprises internationales telles que HP, Intel ou Motorola.

Soucieuse de partager ses connaissance, elle est à l'initiative  de l'introduction des cours : Fashionable Technologies à la Parsons School of Design  de New York et à l'université des arts appliqués en Autriche.

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Également docteur en sciences économiques et sociales, elle  compte  à son actif 3 publications majeures :
  • Fashionable Technology – The Intersection of Design, Fashion, Science, and Technology (2009) : Étude de l'interaction entre les textiles électroniques et la technologie portable.
  • Functional Aesthetics: Visions in Fashionable Technology (2010)   : Présentations et exemples de projets visionnaires dans le domaine de la mode améliorée.  L'ouvrage liste différentes conceptions portant surtout sur leurs aspects esthétiques et fonctionnelles.

  • Computational Fashion: Topics in fashion and wearable technology (2014) : L'ouvrage recouvre les publications de Eyebeam, laboratoire de R&D dont elle est membre, sur la technologie portable et la mode.

Lors d'une conférence TED sur le thème "The Beauty of the 2nd Skin", elle dévoilait ses ambitions et sa vision sur la FashionTech :

Depuis elle a lancé Moonlab, un Original Design Manufacturer (ODM - soit un producteur de concepts d'origine), qui fabriquera un produit en marque blanche.

Softspot, une nouvelle innovation

En septembre dernier, pour le lancement de sa nouvelle montre connectée la marque Huawei faisait appel à Sabine Seymour pour révéler comment l'intégration de la technologies va transformer nos gardes-robes.  La futurologue de la mode évoque alors des vêtements intuitifs, personnalisables, esthétiques et durables avec croquis à l'appui.

Peu de temps après, elle dévoile Softspot produit par Moonlab.

SoftSpot est la première wearable tech directement intégrée au vêtement. L’écosystème SoftSpot connecte le textile avec l’Internet des Objets et transforme instantanément le vêtement en un système de capteurs intelligents.

Le Softspot est donc un système de capteurs imprimés sur tissu qui transforme instantanément tout vêtement en un accessoire interactif. Il est transparent, invisible et sans fil connecté et apporte les fonctions de la technologie portable. Il pourra, par exemple, réguler les facteurs environnementaux et biométriques, en mesurant la qualité de l'air et le taux d'UV et permettre au textile de s'adapter à l'environnement.

Softspot
Cette innovation de rupture, comparée à celle de la fermeture éclair, commencera sa production pour la FashionWeek de New York. L'entreprise est basée à New York, qui regroupe l'interface client et le marketing, tandis que le design du produit est effectué en Autriche, le pays natal de Sabine.

Pour en découvrir davantage, voici une interview accordée par Sabine au sujet de  Softspot :


WSN 2015

Fashion Tech Day au Who's Next 2015

Depuis plus de 20 ans, le salon Who's Next est le rendez-vous incontournable pour tous les acteurs de la mode. A travers des défilés, des conférences et expositions, tous les secteurs de la mode sont représentés.

Source de tendances et invitation à la collaboration, ce salon semi-annuelle a conscience que l'offre digitale et les réseaux sociaux sont en train de modifier le marché de la mode et de bousculer les codes marketing.

Who's Next Édition Septembre 2015 a donc proposé une journée entièrement dédiée à la Fashion Tech.

Une sélection de 10 Start-Ups FashionTech !

  • Le Lab : Développé par Sébastien François, le Lab est actuellement incubé au sein d'INNOTEX du Centre des Textiles Innovants (CETI) à Lille. Le Lab propose des chemises antitaches et à mémoire de forme le tout dans un style élégant. Travaillées par un maître-tailleur parisien, les chemises sont coupées dans un coton innovant pour offrir une nouvelle expérience client.
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  • WAIR : Fondé par Caroline Van Renthergem, Wair c'est le 1er foulard connecté anti-pollution.  En mesurant la qualité de l'air, Wair permet de faire du vélo en ville en sécurité.

    Dupuy de LômeDUPUY DE LOME : Créée par Magali B. Roussel, la marque Dupuy de Lome offre les premiers costumes de luxe anti-hacking.  Réservés aux businessmen  soucieux de protéger leurs données et celles de leur entreprise.

  • 4BB2 : Conçue par Anthony Buisse, cette marque pour enfants propose des maillots de bain connectés qui protègent des UV.

  • Les Cachotières : Lancé par Agathe Cuvelier, les Cachotières est un site de locations de robe de designers qui permet de consommer autrement.
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  • WEMOOD : Cofondés par Florian Aderighi, Claire Maissiat et Nicolas Chapdelaine, ce nouveau réseau social permet d'échanger grâce à des moodboards : un nouveau moyen de communiquer pour les marques ou les influenceurs.
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  • STIMSHOP : Porté par Dominique Palacci, Stimshop propose un outil de géolocalisation afin que les enseignes de mode interagissent avec les clients ciblés. 
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  • FRANCK AUDRAIN, créateur de défilés en images 3D pour les marques de mode.
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  • MUSHIN : Créée par Bernard Soriano, cette application est un outil collaboratif de co-création de produits. Une aide pour les entreprises pour leur gestion de projets.
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  • HUBMODE : Orchestré par Annick Jehanne, Hubmode est la première plateforme de formation digitale pour les entreprises de mode.

L’innovation à travers 6 conférences

Conférence

Au programme :

    • "Les nouveaux business-models de la mode !"  par Annick Jehanne, Showroomprivé.com, l'incubateur Look Forward et Fashion Tech Week Paris.
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    • "Les nouvelles plateformes en ligne B2B pour les marques, les acheteurs et la presse" par la marketplace Le New Black, Fashion GPS et Fashion Capital Partners.
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    • "Produits innovants : le nouveau pouvoir des matières" avec Le Lab, Wair, 4BB2 et Dupuy de Lome.
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    • "Nouvelles aspirations, nouveaux comportements d'achat du consommateur"  avec les Cachotières, Wemood et la Boutonnière.
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    • "Les technologies d'interaction au service du client final" par Stimshop et Fitizzy.
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    • "Nouveaux outils B2B en ligne pour travailler et apprendre en mode collaboratif" par Annick Jehanne et Mushin.

Le bilan du salon Who's Next

Cette édition a enregistré 41 198 visiteurs avec de nombreux européens et également un public international (Japon, Malaisie, Afrique du Sud...). Cette saison, les marques leaders ont consolidé leurs ventes et les petites structures, surtout au style urban, se sont démarquées. Un bilan positif qui assure d'autres nouveautés à sa prochaine édition.

 

Le prochain rendez-vous Who's Next : du 22 au 25 janvier 2016 !


The Next Black Affiche

The Next Black : The Future of Clothing

Modelab décrypte pour vous le documentaire "The Next Black : the future of clothing", paru le 21 mai 2014, qui explique à quoi ressemblera l'industrie textile du futur.

Qui se cache derrière ce documentaire ?

Tout commence quand AEG, le producteur allemand d'équipements électroniques et électriques grand public qui détient notamment Electrolux, vient voir l'agence de communication suédoise House of Radon pour la création d'une nouvelle campagne de publicité qui intriguerait l'intérêt commun.

House of Radon s'est alors posée une question simple : quel est l'élément le plus important de la lessive ? Les vêtements évidemment! Inspiré par AEG qui a toujours été innovant et leader dans son domaine, la stratégie proposée est d'explorer l'avenir de l'habillement à travers un documentaire et permettre d'engager un dialogue ouvert entre les consommateurs et la marque.

The Next Black

Que signifie "The Next Black" ?

Le titre "The Next Black" a été soigneusement choisi.  En effet,  "The Next Black" fait référence à l'expression "___ the new black" qui est souvent utilisée dans la mode pour désigner qu'une couleur a remplacé le noir, couleur de référence.  En dehors de la mode, cela se traduit par le fait qu'une idée devienne soudainement populaire au détriment d'une autre idée.  La proposition de ce film étant de proposer une alternative à la mode actuelle.

Quel est le sujet principal ?

Actuellement la mode évolue de plus en plus vite : toujours plus de couleurs, de nouvelles collections, de nouvelles marques, plus de styles... Mais en réalité, l'industrie textile est à court d'innovation. Comme le proclame la célèbre Lidewj Edelkoort : "La mode est morte. Vive le vêtement".

Ce film a pour ambition de découvrir ce qui nous attendra demain.  Il ne parle pas de ce qui est nouveau mais de ce qui va arriver.
Est-ce que la consommation de masse de vêtements va continuer à s'intensifier ? Ou bien reviendrons nous à des pièces de qualités auxquelles nous prêtons plus d'attention ? La mode de demain se concentrera-t-elle autour de vêtements intelligents et des nouvelles technologies ? Utiliserons-nous des méthodes traditionnelles pour la conception ?

C'est à travers des interviews de designers, d'innovateurs, de leaders des 4 coins du monde qui utilisent leur passion pour alimenter le changement que ce film apporte un regard frais sur le futur. Ce n'est pas juste à propos de ce qu'on portera mais comment seront produit les vêtements, comment interagir avec eux et comment les traiter.

CHAPITRE 1 : La fusion entre la technologie et la mode

Nous découvrons Nancy Tilbury, fondatrice et directrice créative de Studio XO (Londres). Elle dévoile son atelier composé entre 3 parties : une partie codage et programmation ; des machines de couture traditionnelles et un espace hybride avec des imprimantes 3D.

Pionnière dans son domaine : elle instaure la technologie dans la mode en s'inspirant de la science fiction. Elle créée des habits qui interagissent et évoluent. Avant de réussir à amener les vêtements dans la rue, Studio XO cherche à gagner en notoriété avec des tenues extravagantes.

Lady Gaga dans la robe Studio XO.

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La robe Anemone, portée par Lady Gaga au Itunes Festival, est une robe qui produit des bulles.

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La fusion entre la mode et la technologie reste donc peu accessible au grand public ou du moins n'est pas encore démocratisée. De plus, la plupart des solutions mises en place à ce jour sont limitées à créer de nouveaux produits sans soulever la question de comment intégrer la technologie aux vêtements traditionnels...

CHAPITRE 2 :  Les vêtements intelligents

Adidas

Matt Hymers est chef de produit au siège d'Adidas en Allemagne.
Depuis quelques temps, Adidas a intégré sur des t-shirts un capteur tissé qui permet de capter des données en temps réel (rythme cardiaque, vitesse, distance...). Le test s'effectue sur des footballers comme par exemple le Milan AC.

Matt a pour pour point de vue que les vêtements intelligents ne seront pas utilisés que pour le sport mais aussi au quotidien parce que les gens font de plus en plus attention à leur santé et surveillent leurs conditions de vie.

Une fois de plus, les vêtements intelligents ne sont développés que pour une partie de la population et requièrent d'être popularisés car le potentiel et la demande sont présents.

CHAPITRE 3 : Le brassage de tissus durables

Suzanne Lee, fondatrice de Biocouture s'est questionnée à titre personnel sur le futur de la mode dans 50 ans. Pour cela, elle est allée à la rencontre de scientifiques et d'ingénieurs. Suite à ce travail de collaboration, elle a développé un produit à base de thé vert, sucre et de levures. Ce matériau une fois séché peut être utilisé pour fabriquer des vêtements.

Biocouture

Selon elle, la biofabrication est la clé pour permettre une production textile plus durable sans déchets toxiques à la fabrication et qui soient recyclables à la fin .

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Cette interrogation prend tout son sens face à nos habitudes actuelles de surconsommation qu'on nomment Fast Fashion. .

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CHAPITRE 4 : FAST FASHION

La "Fast Fashion" correspond à une production de masse de vêtements dans des délais fixes et à des prix attractifs. La production est faite dans des pays à bas salaires et vendue internationalement. Afin de  renouveler ces collections toujours plus souvent, la production augmente mais les impacts négatifs sur l'environnement aussi.

Rick Ridgeway est responsable des initiatives environnementales pour le groupe Patagonia. Patagonia est réputée pour être l'une des marques de vêtements la plus impliquée au niveau environnemental avec par exemple son programme pour recycler les vêtements ou encore ses publicités à l'opposé des messages commerciaux :

Pub Patagonia

Le message principal c'est de n'acheter que ce dont on a besoin, penser à acheter des choses qui durent plus longtemps et acheter moins par conséquence. Patagonia invite à penser avant d'agir.

Toutefois la création de vêtements requiert des procédés particuliers.

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Pour confectionner des vêtements avec un impact faible voir neutre sur le climat il faut diminuer l'utilisation d'eau qui est actuellement abondamment exploitée et réduire l'emploi des produits chimiques.

CHAPITRE 5 : Teindre sans eau

Yeh Group

Le groupe Yeh Group implanté à Bangkok  a inventé une solution pour colorer les vêtements sans utiliser une goutte d'eau. La technologie qu'ils ont inventé utilise du dioxyde de carbone liquide.
Grâce à cela ils réalisent 50% d'économie énergétique.

Sophie Mather, la directrice Innovation du groupe pense que cette technologie pourrait avoir d'autres utilités dans l'industrie textile et qu'il faut s'inspirer davantage de la nature.

Néanmoins quand on parle de développement durable, on blâme souvent les manufactures, les marques, les vendeurs mais sans se dire que la responsabilité vient aussi de nous, les clients...

CHAPITRE 6 : Réparer les choses

Pour faire prendre conscience aux consommateurs de la valeur de leurs vêtements, Patagonia a lancé sur Internet des tutoriels et de kits de réparation.  C'est également la mission de l'entreprise IFIXIT. Pour eux, il est fondamental d'apprendre comment fonctionne un objet consommé pour ne plus être passif mais devenir un consommateur actif en s'impliquant.

Réparer un vêtement permet de créer un nouveau lien avec son porteur. On parle ici de Slow Fashion qui propose d'acheter moins mais de façon plus consciencieuse et de réinstaurer un lien émotionnel dans l'acte d'achat.

Finalement, quel futur nous attend ?

L'avenir de la mode sera plus centré sur le vêtement avec peut-être des prix plus élevés mais une qualité assurée. Le paiement par abonnement sera généralisé. La technologie va arriver dans les vêtements : on portera des ordinateurs sur nous mais qui auront la souplesse de la soie et qui seront faciles à entretenir.

Que faut-il en retenir ?

Aujourd'hui, nous sommes pris dans la boucle du Fast Fashion qui oblige à la surconsommation. Cependant, de nouveaux modèles économiques font leur apparition avec l'économie collective, le faire-soi-même et une nouvelle mentalité qui émerge.

Une nouvelle génération digitale prend place et peut changer les choses grâce à ces nouvelles alternatives.

Une opération de publicité réussie !

Convaincus ou pas par toutes ces réalisations, une chose est sûre c'est que des changements s'opèrent dans l'univers textile.

En tout cas, ce documentaire a atteint son objectif premier qui est de promouvoir AEG. On estime que 60 millions de personnes auraient visionné le film (diffusé sur Internet et en conférences professionnelles). Un an après sa date de diffusion, il suscite toujours de l'engouement sur les réseaux sociaux. Une application Facebook, qui oblige à se connecter pour récupérer nos données personnelles, a même été créée tout spécialement pour le projet.

Si vous souhaitez à votre tour visionner The Next Black :

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Le 23 et 26 janvier a eu lieu à Paris le 20ième Who's Next. Ce salon mythique a toujours eu pour ambition de mettre en avant le prêt-à-porter et de présenter les nouvelles tendances. C'est aussi et surtout le salon privilégié des professionnels de la filière textile, où les confectionneurs de vêtements rencontrent leurs futurs acheteurs et distributeurs.

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